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Jane The Virgin [merci Netflix]

Bon.

Je me souviens, c’était un soir, je me sentais pas hyper bien, j’avais beaucoup de fatigue accumulée, j’étais peut être même éméchée après une bière.

J’avais besoin de me remonter le moral, je cherchais un bon gros film catastrophe à regarder sur Netflix, et puis, je ne sais pas, j’ai cliqué là.

Ce que j’ai aimé ?

Cela va vite ! Dès le premier épisode on apprend le pourquoi de la virginité, on apprend la grossesse, on apprend pourquoi, comment, qui, et ça avance vite. Chaque épisode on avance vraiment (parfois des bons de plusieurs semaines) et chaque épisode à son lot de retournement de situation. Les intrigues sont DU GRAND N’IMPORTE QUOI mais bordel c’est juste trop bon.

Pour une fois qu’on ne s’attend pas à la suite ! Il y a les morts qui reviennent, les morts qui reviennent pas, ceux qu’on voudrait voir mourir, ceux qu’on ne veut pas voir mourir, les méchants qui deviennent gentils, les méchants qui font croire qu’ils sont gentils, les gentils vraiment gentils, les gentils qui deviennent méchants mais c’était pour de faux…

Je viens de terminer la saison 2. Je suis incapable de résumer la première saison tellement c’était riche et énorme, alors la seconde, même pas en rêve ! Mais je me suis bien marée, c’est en effet une série très drôle … bon avec des histoires de meurtres mais c’est très drôle dans la narration.

Il y a un narrateur, qui a des idées sur ce que doivent ou pas faire les personnages, c’est assez sympa, souvent le spectateur a envie de dire « non, bordel ne fait pas ça » et lui le fait !

Les personnages sont attachants, il y a un trio féminin qui représente vraiment la maternité dans toutes ses évolutions, ses forces et ses faiblesses (la grand mère, la mère, la fille) et le reste gravite autour d’elle.

Je ne vais pas vous décrire les personnages, ils évoluent tellement vite dans l’histoire que ça vous gâcherais la série ! Je vous invite à prendre un bon plaid, un bon pot de glace et de commencer la série rapidement.

(Évitez la présence des enfants, certains épisodes sont interdis au moins de 16 ans, à cause des meurtres hein y a pas de sexe, elle est vierge, et elle l’est toujours après 2 saisons …)

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Les enfants grandissent (et nous on se casse)

La parentalité nous est tombée dessus un an jour pour jour après notre premier baiser.

On a plongé dedans à corps perdu. Heureux. Sans se méfier. Sans se douter que ça changerait tout.

Tout.

Nos baisers qui sont interrompus souvent. D’abord par les biberons réclamés, ensuite par les chutes, et puis par les câlins avec des mains pleines de chocolat, et puis par des portes qui claquent, des devoirs de maths trop difficiles, des confusions sentimentales et même…. Des fesses à essuyer !

Combien de baisers interrompus ?

Trop.

En écrivant ces lignes j’ai les larmes coincées dans la gorge. Je ne regrette pas d’avoir eu nos enfants. Ils sont ma vie et mes entrailles.

Mais..

Parfois j’ai envie de poser cette partie de moi dans un coin pour quelques heures.

Les enfants, les brossages de dents, les rouleaux de PQ, les cahiers de maths et le reste … Je voudrais laisser tout ça pour quelques heures (jours)

Notre week-end à Rome nous a fait du bien mais ce n’était pas « en amoureux ». Pas vraiment de possibilités de se regarder dans le blanc des yeux pendant 2h…

Alors quand j’ai eu la possibilité de poser un lundi le week-end où mon Dragon  avait aussi le sien… BANCO !

J’avais envie de jaccuzzi et de sauna.

Il avait envie de ballade et de découverte.

Lyon. Pleine ville. Et Love Spa. Un appartement loué pour 3 nuits. Le rêve. On fonce!

Je ne vais pas m’étaler sur la déception de l’appartement de rêve loué une blinde pour l’occasion, vous pouvez suivre mon avis sur booking, et sur tripadvisor.

Non, retenons le rêve, la magie, l’enchantement et les paillettes.

Un diner, les yeux dans les yeux, les mains qui se tiennent du bout des doigts, les longues ballades à s’accompagner ensemble, les regards complices, les rires de la même voix…

Rien qu’en fermant les yeux je sens tout les frissons qui m’ont parcouru.

Nous étions juste nous. Et c’était bon.

Viens on va manger à Lyon (et boire, aussi)

On a eu l’occasion de partir en escapade romantique à Lyon début octobre. Ce fut aussi l’occasion de découvrir une ville qui jusque là nous était inconnu.

Nous avons commencé notre séjour par un « resto ». Bon, pour vous remettre dans le contexte il était 20h passé et on avait grave faim et il faisait nuit et on avait la flemme de faire 5 km, donc on s’est arrété dans le premier sushi shop venu ! Bon, 85.60€ le repas (à deux!) franchement c’est abusé car on est loin de l’ambiance restaurant japonais, mais oui, ça dépanne bien. Et, je suis désolée, je n’ai plus la photo.

Le lendemain, un samedi, on a décidé de s’offrir le luxe d’un brunch. On a donc arpenté les sites web, et la ville. Avec l’estomac qui réclamait sa pitance, et couvrait le son de nos conversations, je vous dis pas l’ambiance … On a donc découvert que le brunch c’était le dimanche, qu’il fallait réservé et que c’était rarement avant 11h du matin. Et puis d’un coup, le graal !

Pimprenelle, Lyon

On a pris deux assiettes frenchy (boisson chaude, jus de fruit, brioche pralines roses, cake chocolat, oeufs à la coque avec bacon et fromage, pain et confiture) On a rajouté des suppléments via la carte (une terrine de lapin et du fromage blanc avec céréales et coulis) Le prix ? 48.00€ pour deux (un peu élevé mais prévisible dans ce genre de lieu)
Un vrai régal !!!

Le midi, nous n’avions dont pas faim. On a craqué pour un café au Starbucks ! Grande première !

J’en avait entendu parler, je fantasmais sur le fait d’avoir enfin mon prénom gribouillé sur un gobelet, j’avais envie moi aussi de mettre une photo sur instagram (la loose, je les même pas fait) !

Il était 13h, c’etait petit, sale, des tables sales, non debarrassées.
Il y a avait du monde.
Le serveur etait desagréable, faisait la tronche.

Côté boisson, RAS, une decouverte pour moi, c’etait pas mal mais … ça casse pas trois pattes à un canard. Je me pose des questions sur les habitués, les fidèles, ceux qui ne jurent que par cette chaine…

Côté prix, un americano caramel + un espresso noisette 6.15€ (outch)

Le samedi soir, mon mari m’a emmené dîner dans un restaurant incroyable.

Le restaurant indien, RESERVATION OBLIGATOIRE, le Shalimar 

Je me suis laissée complètement charmée, emportée par ce restaurant ! j’ai eu l’impression de voyager !

Le lieu est un palace, j’ai eu le souffle coupé pendant de longues minutes.
Magique.

Les serveurs tous en blancs, pas une tâche, portant à bout de bras des plats brulants, sans sourciller, impeccables, quel serieux !

Côté plats, je me suis laissée guidée par mon mari, connaisseur. Le « pain », un nan (?) au fromage, mon Dieu quel délice … Gambas en entrée, agneau en plat, glace pistache en dessert. Le menu à 39.00€. Et une petite bouteille de vin. Soirée à 93.50€ à deux, payable en chèque déjeuner.

Je suis restée surprise, émerveillée et conquise pendant de longues heures après ce repas. Mon premier restaurant indien. Et quel voyage !

Dimanche matin, nous sommes repartis avec notre quête du Graal. Je ne voulais pas réserver pour le brunch, franchement, sans enfants, je n’allais pas mettre un reveil ?! Donc nous voilà à arpenter la ville (et à essuyer les refus) jusqu’à ce que …

Le café Perl Lyon

Juste comme ça, au détour d’une rue ! pfiou ! Sauvés !

Des oeufs, du saumon, du fromage, des tartines, une gaufre, un café, du jus de fruit … sucré, salé ! Le prix est correct et l’estomac est heureux !

Le dimanche soir, on a fait livrer par ALLO RESTO !

haha, j’avais téléchargée l’application pour l’occasion, on n’a pas l’occasion de s’en servir chez nous ! ici, ça fonctionne très bien. Il y a un vrai choix de livraison. Nous, vous l’avez deviné, c’etait japonais (le Kyo Sushi) !

On a terminé notre week end, avec un petit dej traditionnel, un lundi matin, dans une petite boulangerie, à grignoter des brioches de pralines roses (je suis tombée amoureuse de cette bête là) autour d’un café.

#MoisSansTabac [cette fois c’est la bonne ! BORDEL !]

Enième article sur le sujet (ahem), je sais, j’assume !

A l’heure où j’écris ces lignes, je m’appète d’ailleurs à aller en griller une, sous les huées de la foule en délire de mes enfants et de mon mari.

J’ai arrêté si souvent que j’ai arrêté de compter. je garde seulement en tête les difficultés qui se dressent devant moi, et le record de près de 5 ans obtenus précédemment (c’est vrai que c’est con de craquer après 5 ans hein!)

J’ai peur, peur de ne pas tenir, de ne pas y arriver, de re-craquer dans 2 mois, 5 ans, 12 ans … Je ne me suis jamais vue comme non-fumeuse, ni comme ex-fumeuse, je me voyais en pause, toujours le paquet dans le sac (oui, même après 4 ans d’arrêt) et je me sentais vulnérable à chaque soirée, chaque sortie, chaque moment de solitude…

Je suis soutenue par mes proches, évidemment, mais ils ne sont pas là quand je prends ma pause au boulot, ni quand je traverse la ville avant de rentrer chez moi, ni quand j’ai cette envie de décompresser après une journée difficile.

Je me sens nulle et faible, je me sens dejà en difficulté rien qu’à l’idée d’arrêter de fumer ! je n’ai plus autant le choix qu’avant, ça devient compliqué de justifier mon choix de nicotine devant mes enfants et mon mari. Mon licken pourrait s’aggraver. Je me suis mise à manger mieux, à faire du sport, alors merde, cette clope, faut qu’elle dégage !

Je veux voir grandir mes bébés, je veux les voir s’épanouir. Je veux vieillir avec l’homme que j’aime. Je fuis le cancer.

Cette fois, j’ai choisi une date officielle, novembre le mois sans tabac. j’ai commandé mon kit, je me suis inscrite sur internet, j’ai même une page fcb qui me soutient. cette fois, ça va marcher !

[Immo] et si on achetait une maison ? [épisode 1]

Octobre 2017

Source Google images

Tu n’es pas sans savoir qu’il y a un an nous lachions la maison que nous occupions depuis notre arrivée dans l’Ain, en location, pour un minuscule appartement de 3x moins de surface, toujours en location.

Cette année en « espace réduit » c’est passée difficilement. Déjà parce que nous avions dû sacrifié un certain nombre de nos habitudes de confort comme le fait d’avoir une chambre par enfant. Ici les filles sont réunies dans 12m². Elles ne s’en plaignent pas, mais nous sentons bien que ça commence à peser à notre grande qui a l’âge de reclamer de l’intimité et de l’indépendance.

Nous avons renoncé au droit d’être seul. L’appartement ne permet pas d’être seul, d’être tranquille. D’abord au sein même de l’appart’, sa configuration fait que nous nous marchons littéralement dessus. Et dans l’immeuble en général. Forcément, en maison, on perd l’habitude de supporter les aléas du voisinage.

Je suis quelqu’un de respectueux, et j’élève mes enfants comme tels. Mais bordel, quand tu as un samedi soir sur deux la fête avec musique à fond, discussions (cris) et meubles qui bougent jusqu’à 4h du mat’, que personne ne peut dormir et que la seule chose que disent les voisins c’est « on a le droit de s’amuser quand même », que les flics ne viennent pas, que le gestionnaire de l’immeuble ne se sent pas concerné, à un moment, oui, tu autorises encourages tes enfants à jouer aux voitures et à faire tomber les piles de Kapla à 7h du matin le dimanche, au moment même où tu lances la machine à laver et que tu passes l’aspirateur, quittes à faire !

J’ai fais des efforts, je vous assure que j’ai serré les dents sur tous les défauts de cette vie en appartement. J’ai essayé de ne pas raler sur les gens mal garés et ma voiture rayée. J’ai arrêté de harceler le gestionnaire pour la douche mal montée qui fait piscine. J’ai essuyé des larmes quand j’ai dû me débarrasser des jouets faute d’espace de stockage…

J’ai changé de boulot, la seule chose réjouissante a été de finir les fins de mois correctement et de profiter du fait d’avoir un « appartement insupportable » pour passer plus de temps dehors.

Et puis, voilà, début octobre, on voit passer une annonce, comme ça, la maison qu’on occupait avant est à nouveau à vendre. Mon homme me dit qu’il veut l’acheter, je suis plus réticente (à l’achat en lui même, et à cette maison en particulier) mais je l’encourage à appeler la banque, pensant qu’elle se chargerait de mettre fin aux rêves de propriétaire.

La banque est partante. Pas forcément pour cette maison là, mais elle nous suit dans notre envie d’achat immobilier. Elle définit un budget, une fourchette confortable quand on veut une maison avec 4 chambres et reste à notre disposition pour toutes les démarches.

Je vous avoue que ça fait bizarre. J’étais tellement sure de ne jamais être propriétaire que de passer de « non jamais » à « la banque est ok » ça fait bizarre. J’ai assimilé l’idée qu’on allait acheter une maison. Reste à trouver laquelle.

Chéri, on attend un bébé ! [GPA inside]

Cet article vient faire echo à celui ci, ecrit il y a des années par votre serviteuse :

La GPA, je suis pour ! 

Pour aller plus loin je vous invite à venir decouvrir :

Me concernant, quand je dis que suis POUR, et bien, en réalité, je ne devrai même pas donner mon avis ! Je ne devrai pas avoir à me prononcer sur les droits des autres, qui devraient être égaux aux miens.

Mon passé de femme qui aime les femmes ne rentre même pas en ligne de mire. Je ne conçois pas qu’on aille interdire ou limiter les droits d’un être humain si un autre être humain à ses droits là pour acquis.

Mariage, PMA, mêmes droits pour tous (bordel de merde!)

La GPA, je sais que pour certains, c’est le « pire du pire » ou « la porte ouverte au démon ». Je sais qu’on va sortir les dossiers « marchandisation du corps » et le « c’est pour l’argent » et enfin, à un moment on me demandera si quand même « j’ai pensé au bébé ».

Je ne pense qu’à ce bébé. Je ne pense qu’à ces bébés là.

Il y a des témoignages plus précieux que d’autre, et aujourd’hui j’ai envie de vous faire partager l’interview d’un twitosien que j’apprécie beaucoup, qui est marié, qui a des jumelles et qui vient d’avoir à nouveau une petite princesse ! (quand j’écrivais cet article, bébé était encore in utero avec un sexe indéfini)

https://twitter.com/maviedepapa

Je me la suis jouée indiscrète, avec quelques questions basiques, et parfois un peu déplacée, mais j’ai essayée d’être respectueuse de chaque personne en tout cas.

******

Ce qu’il est ressorti, c’est l’Amour, l’Amour de deux êtres, l’Amour de deux âmes, qui se sont rencontrés et aimés, qui ont concrétisés leur Amour grâce à une mère porteuse (et deux fois en plus!)

Quand on dit aux couples homo qu’ils ont « d’autres solutions » je crois qu’on se mets un sacré doigt dans l’œil. Car en fait, il n’y en a pas tant que ça, des solutions. On en a gardé 3 ici, la coparentalité, l’adoption, ou la GPA.

Ce qui nous interresse c’est le parcours GPA.

Sachez, que ce n’est pas aussi rose et facile que sur les forums internet. Pierre a été adorable et s’est rendu disponible pour m’expliquer tout ça.

Pour s’inscrire dans une démarche de GPA, il y a en premier lieu, un passage obligé, dans une agence, qui va coordoner le projet bébé. Les futurs parents passent des tests, remplissent des sortes de CV, donnent des photos….

De « l’autre côté » il y a des femmes, à qui on présente des CV, des tests psy, et le projet. Si la femme donne son accord, alors l’Agence fait la mise en relation.

Pierre et son compagnon sont passés par une agence, une agence dans laquelle tout le monde ne pouvait pas devenir mère porteuse, il fallait des garanties (psy, médicales, familiales, financières). Si vous cherchez sur internet vous trouverez des annonces qui n’ont rien à voir avec ce projet là.

La grossesse démarre, et comme dans toues les grossesses, au début, on flippe de la fausse couche (Pierre me parle des « fameux 3 mois »).

Il y avait une question qui me démangeait, Pierre a répondu à sa façon, avec toute la pudeur qu’on connaît. Le bébé à venir est à eux, mais la grossesse ?

Il y a beaucoup d’échange (photo, discussions, skype…) mais « C’est SA grossesse ».  Il y a un tel respect du corps de l’autre, une telle reconnaissance du don de soi dans cette phrase. Elle m’a beaucoup touchée.

Comme ça se passe à l’étranger, il a fallu s’organiser pour les voyages (et la langue). L’accouchement était prévu par césarienne, Les papas ont pu être présent ainsi que le mari de la mère porteuse.

« C’était un moment merveilleux. » La naissance d’un enfant est une merveilleuse chose, et j’ai des frissons juste en écrivant ces lignes et en imaginant l’émotion qui a dû les envahir. Tous.

La prise en charge est respectueuse, Pierre et son amoureux sont restés à l’hôpital, ils avaient une chambre.

Qui est cette femme qui a donné la vie aux enfants de Pierre ? C’est une sage-femme, maman de 3 enfants, qui n’a fait qu’héberger un bébé qui n’est pas le sien pendant 9 mois. Pierre et son compagnon ont en effet fait appel à une donneuse d’ovule (anonyme mais qui a transmis des informations sur sa génétique et les maladies possibles)

Ce que j’aime quand je lis Pierre, c’est que tout parait EST simple. Regardez : « On est considéré comme des parents comme les autres ! Par l’école comme par les parents ».

Là, aujourd’hui (jeudi 19 octobre quand j’écris ces lignes) Pierre et sa tribu sont en route pour une nouvelle aventure. Il y a un nouveau bébé en route !!!!

Cette fois-ci pas d’agence, ils ont faits appels à la première mère porteuse, devenue depuis une Amie. Je connais le sexe du bébé, et j’ai même eu le droit aux hésitations concernant les prénoms, mais ce dont je suis sûre plus que tout, c’est que ce bébé va être accueillis dans l’Amour avec un grand A.

Il faut savoir qu’administrativement, c’est encore un peu la merde en France. Bah oui, la GPA c’est interdit.  Pierre m’a expliqué que les certificats de naissance n’étaient pas retranscris. Mais ça pour personne ni homo ni hetero. Avec l’avancée de la loi (Taubiera je crois) les enfants peuvent  avoir une carte d’identité. (source)

« Est français l’enfant dont l’un des parents au moins est français« . Et « le seul soupçon  » de recours à une mère porteuse « *ne peut suffire à opposer un refus aux demandes de certificat de nationalité française ( CNF )* « , indique la circulaire. C’est ce point que le texte souhaite rappeler aux greffiers des tribunaux d’instance, pour qu’ils délivrent le document nécessaire aux familles dans les cas où la situation bloque.

La circulaire vise donc à unifier les pratiques. Même en cas de doute du greffier, le CNF devra être délivré. Le certificat de nationalité française n’est qu’une attestation. Mais en être privé peut virer au casse-tête pour obtenir un passeport, une carte d’identité ou pour une candidature dans la fonction publique.

L’avenir ? Je ne le connais pas ! Mais comme Pierre, je souhaite l’égalité totale et que personne ne puisse porter un jugement sur le corps de l’autre, ce qu’il en fait, et le mode de conception d’un enfant.

 

La GPA, on n’a pas le droit d’être contre, surtout si ça ne vous concerne pas ! 

Adultère [le jour où ma mère m’a prêté un livre]

« Je te le prête, tu vas adorer »

La prochaine fois je décline! Juré!

Ce livre m’a déplu. Je suis allée jusqu’au bout pour ne pas regretter (des fois qu’il devienne bon sur la fin) et comprendre ma mère

Qu’a t elle aimé dans ce livre ?

Une femme. Trentenaire. Qui perd pied en prenant son pied.

C’est l’histoire de beaucoup de femme tiraillée entre le bonheur qu’elles ont, leur confort quotidien et le désir d’une autre vie, aventureuse et surprenante.

L’histoire en elle même ne m’a pas posé de problème. Mais la façon d’être plongé dans les pensées floues de cette femme m’a fatigué.

Je veux. Je ne veux pas. Oui. Non. Peut-être. Et puis oui. Ho mais non. Pourquoi pas. Parce que. Dépression. Bipolarité. Changeante. Malade. Psychotique…

J’ai été vite lassée de ces pages noircies de flou. On ne peut pas suivre l’héroïne. Elle est incompréhensible.

Le sexe. Tantôt justifié par la narration. Tantôt gratuit. Tantôt trash.

Une scène m’a profondément choqué. Elle se fait sodomiser. Elle a mal. C’est violent dans la narration et le geste. Et pourtant à la fin elle est satisfaite et contente. Culture du viol ?

« au lieu de pénétrer mon sexe, il commence à me posséder par derrière. Cela me fait peur »

« j’attrape seulement les draps et me mords les lèvres pour ne pas crier de douleur »

« <<dis que ça te fais mal. dis que tu n’as jamais fait ça. Crie.>> ordonne t il »

« Il gémit de plaisir. Moi, de douleur »

« Il me saisit par les cheveux comme si j’étais un animal, une cavale, et le galop s’accélère. il sort de moi d’un seul coup, arrache le préservatif, me retourne et jouit sur mon visage »

« Silencieusement je l’insulte et je le hais, mais je le masque d’un sourire »

« j’ai envie de vomir. J’ai attendu tellement longtemps pour me comporter comme une tigresse et je viens d’être utilisée comme une jument »

 » en vérité c’était formidable »

Je pose ça là. Oui ça m’a dérangé. Quand on veut pas on veut pas. Ici ce n’est pas un jeu sexuel. C’est un homme qui impose par la violence  (Il lui tient les cheveux) des actes sexuels non consentis  (il ne lui laisse pas le choix)

Ce passage aurait pu s’arrêter là. Mais le fait d’avoir une héroïne qui a posteriori a aimé ça me gêne terriblement.

Bref. Jusqu’au bout le livre m’a ennuyé. Jusqu’au bout l’héroïne m’a fatiguée de ses pensées troublés et à la limite psychopathes. Elle  été jusqu’à acheté de la drogue pour la dissimuler dans le bureau de la femme de son amant. Pas pour l’évincer et récupérer son coup du soir, juste pout le libérer lui de son joug. Franchement? Super héroïne des temps modernes…

On a un mari qui est tout sauf normal. Il comprend ses sautes d’humeurs et essaie de la rassurer. Il lui apporte un soutien indéfectible. Le gars il réagit à rien. Il pige pas. Mais il fait comme si.

Le roman se finit comme il a commencé. Plat. Morne. Sans issues.

Je suis passée à côté. Mais je suis intriguée… qu’est ce que ma mère a aimé dans ce livre ?