Archives de Catégorie: Blabla

J’ai 34 ans (et bordel comme c’est le pied)

Ca y est, j’ai des cheveux blancs.

Je n’ai pas fouillé dans la tignasse pour les compter, j’en ai repéré deux au sommet de mon front, bien placés, on ne peut pas les rater !

Et ils sont bien raison de se faire voir ! Ils vont quand même pas rester cacher.

J’ai ressenti un choc quand je les ai vu. Mais ça n’a duré que quelques secondes. Je me suis alors souvenue de tout ce que j’avais fait pour en arriver là.

J’ai 34 ans. J’ai connu 4 fois l’annonce de la grossesse et mis au monde 3 enfants. J’ai aimé, rencontré, épousé la seule personne avec qui je me suis sentie vivre pleinement et qui me rend heureuse jour après jour. Sa simple présence est un feu d’artifice quotidien.

J’ai connu des douleurs que je ne souhaite à personne, des pertes tragiques qui laissent pour toujours un trou béant, des silences qui rendent fous, des peurs qui rendent impotents.

J’ai créé FAIRYDESFOLIES, l’entreprise. Je l’ai porté à bout de bras. comme un bébé qui ne dormait pas, elle m’a tenu éveillé des nuits entières. Je l’ai aidé à grandir, à faire sa belle, à devenir plus forte, plus sure, plus fiable et plus connue. Et aujourd’hui, je suis encore loin d’en faire mon activité principale mais je progresse chaque année.

Je me plais dans mon travail de conseillère pour la mutuelle, j’aime ce que je fais, j’aime ce que je dis. Ce n’est pas toujours facile, et je sais bien que l’ambiance du bureau, avec des supers collègues, y est pour beaucoup, mais je me sens vraiment épanouie là dedans.

Nous avons une maison. Le grand projet se réalise. Nous avons notre maison, notre toit à nous, notre lieu de vie et d’épanouissement.

Bien sur il y a d’autres projets… Je suis jeune et bien consciente que je suis la maîtresse de mon destin, et qu’il ne tient qu’à moi de donner la direction que je veux à ma vie. Mais c’est avec une réelle sérénité que je regarde aujourd’hui le chemin qui m’a mené là où j’en suis.

J’ai été gâtée de façon extraordinaire et formidable, par mon mari, par mes enfants, et comme mon entreprise a participé, on peut dire que chacun de mes clients à participé à cet achat fabuleux !

Merci.

Merci infiniment !

Publicités

[immo] La signature de l’acte de vente (où, quand, comment) Episode 11

L’argent est là. Fictivement hein. Il est sur papier. (Si vous aviez imaginé la mallette avec les sous c’est la déception assurée!) Il est temps de faire rentrer les vendeurs.

Je passe sur l’ambiance très détendue, les blagues et les rires. c’est quand même très solennel et très millimétré.

Il y a d’abord la lecture de l’acte, en commençant par les identités, les modifications s’il y en a (un vendeur était pacsé, il est dé-pacsé, il a fallu le justificatif pour faire la modification, heureusement elle l’avait sur elle) et ensuite l’acte, le bien. Comme tout avait été vu et revu au compromis, on ne va que à l’essentiel.

On a regardé le plan de division du cadastre, très important vu les parcelles qui nous entourent. On a eu le retour de la mairie sur les évacuations des eaux usées (il semble qu’on soit unitaire au lieu de divisé, c’est une très mauvaise surprise mais il est trop tard pour faire marche arrière, on attendra l’injonction officiel de l’état pour les travaux) et on a eu l’accord de vente (renonciation de la préemption)

On regarde les annexes attentivement sur le prêt, l’argent disponible. Il y a aussi la facture de l’agent immo (qui ne nous concerne pas car payée par les vendeurs) et il y a la taxe foncière. D’un commun accord avec les vendeurs nous choisissons de leur faire un virement (de la moitié du montant, correspondant aux 6 mois). Le virement sera effectué le lendemain, avec justificatif au notaire pour mémoire. Les autres annexes sont les mêmes qu’au compromis avec les documents du prêt et de l’hypothèque en sus. On passe un temps sur les « mauvaises surprises » genre si dans 5 ans un homme vient contester la vente en se disant héritier et oublié de la division des autres … (et bah là, nous, techniquement, on est couvert et on garde la maison, par contre le notaire, lui, il est mal barré)

On prend le temps de nous faire expliquer les frais de notaire (hypothèque, enregistrement et compagnie) et on nous demande de signer. Nos vendeurs avaient déjà mis sur la table les trousseaux de clés. J’attendais de signer pour les toucher. C’est fait, nous signons (sur tablette Electronique) ensuite on nous remet deux attestations, une précisant notre achat (faisant office d’acte de propriété en attendant le vrai dans plusieurs mois) et une pour nos démarches (attestation logement).

Nous sommes propriétaires !

Nous avons fêté ça avec le notaire des vendeurs (notre voisin) l’agent immo (notre voisine) les vendeurs (qui habitent tous près de la maison) et nos nouveaux voisins (bretons !) Nous avons beaucoup rit, beaucoup bu, et je suis très heureuse d’avoir sauté le pas de cette aventure !

Les billets continueront, j’ai encore plein de choses à vous raconter !

Vivre #rugby Penser #rugby Vibrer #rugby 

Mardi 18h40 chez les Dragon-Fée

Je rentre du travail. Un bisou à la tribu et au Dragon. On échange sur la journée de enfants, un point sur les devoirs et sur notre vie professionnelle. Le Dragon prépare son sac quand je défais le mien.

Bandoulière sur l’épaule, il quitte la maison. Entraînement. Rugby.

Quand il rentrera endolori je serais sur le canapé ou au creux du lit. Parfois il a « droit » à un massage et on débriefe ensemble. Parfois je me contente de lui sauter dessus (j’y peux rien, les quadra sportifs ça m’excite !)

Le vendredi même chose. À la nuance près que je récupère nos enfants au stade quand ils terminent le leur et laisse Mon Dragon à son propre entraînement. Là c’est moins drôle car récupérer 3 nains plein de sueurs (oui, la petite aussi) dans la voiture, les « contraindre » à se doucher (la grande est en période rebelle qui veut pas se laver, le fiston transforme la salle de bain en piscine, la petite préfère rester crasseuse parce que SAYPAGRAV…) et tout ça en faisant le dîner pour ensuite espérer me vautre devant Netflix tranquille avec ma bière.

Mon homme joue, il se blesse, parfois il doit sécher les entraînements le temps de se remettre, puis la reprise, et les matchs. Il y a des saisons plus compliquées que d’autres. Sa première saison, le club enchaînait défaite sur défaite, du coup, côté ambiance dans les vestiaires, c’était pas extraordinaire.Sa seconde saison, le club enchaîne les victoires, sauf que cette année, côté temps de jeu on peut dire qu’il n’a pas été très gâté. Les blessures ont eu raison de ses forces et malheureusement, même s’il s’est remis juste à temps pour les phases finales, il n’était pas sur la feuille de match.

Il était pourtant sur le terrain. Soigneur. Le gars qui court pour la bombe de froid et les bouteilles d’eau. C’est le mien ! Il n’aura pas abandonné son équipe, jusqu’au bout avec eux, au bord du terrain, sur la pelouse, au repas d’avant match, dans le bus du retour ou dans les vestiaires !

L’emploi du temps est toujours un peu difficile avec les entraînements (mari, enfants) et les tournois (mari, enfants). On jongle un peu sur l’organisateur familial quand on veut partir en week end ou qu’on a un anniversaire à fêter, surtout quand ça tombe toujours en plein milieu du 6 nations … Mais on kiffe cette vie.

J’aime chausser mes crampons et descendre sur le terrain avec eux, même si c’est juste pour lancer des ballons, faire des passes ou tenter des drops. J’aime bien être là, partager ça. j’aime crier au bord du terrain. Je prends autant de plaisir au Stade De France qu’au bord du terrain du village. Je crie pareil.

J’ai même une fierté de plus. Je couche avec un joueur. Si c’est pas la classe ça !

Je vous mentirai pas, j’ai bien les boules d’aller encourager enfants ou mari les jours de flotte. J’ai autant les boules quand je sais que c’est dans ma machine (qui coûte trois reins et 12 bras) que vont aller les fringues dégueulasses. Je gueule aussi quand les crampons ne sont pas tapés, et alors y a rien qui m’énerve plus que les blessures. Se chopper un arrêt de travail de 6 semaines pour un mauvais placage, y a rien de sympa je vous assure.

Mais cette vie là, on ne la changerai pour rien au monde.

De l’accrobranche près de chez toi ! #bourgenbresse #ain #bugey

Premier mai, temps gris mais sans pluie, mi chemin entre les copains et notre domicile, nous avions réservé nos harnais à AVENTURE DU BUGEY et sommes arrivés de bonne heure pour en découdre avec la hauteur !

Réservation obligatoire ?  OUI !

  • pour des raisons de sécurité, en effet le nombre de harnais est limité,  et il ne faut pas saturer les parcours
  • pour des raisons pratiques, car perdus dans la pampa de la montagne, faire la route pour rien ça énerve toujours !

Tout le monde peut pratiquer ?

Presque. En fait, la seule limite c’est vous, votre condition physique et vos éventuelles appréhensions.

  • mon bébé fille (4 ans) a pu faire le parcours dédié (une trentaine de fois). J’aurai pu être assise avec un mojito, qu’elle aurait pu gérer sa petite vie tranquille (à quelques nuances près donc je vous parlerais plus tard)
  • mon mari et son mètre 92 a trouvé des raccourcis dans les hauteurs pour faire de la tyrolienne sans jouer à tarzan pendant 3h !
  • le copain en très gros surpoids a eu un harnais adapté et à pu faire le parcours qu’il souhaitait sans aucun souci !
  • l’enfant tétanisé à 5 mètres de haut, qui présumait de ses possibilités a pu être débloqué et remis sur un parcours moins effrayant
  • si tu ne veux pas monter, tu ne payes pas !

Petite astuce si tu as plusieurs enfants de plusieurs âges différents, essayer de venir avec des amis qui ont des enfants dans les mêmes tranches d’âge. Du fait mon mari est allé avec les grands, mes amis sont allés avec les moyens et je suis restée au sol avec ma petite. Cela évite de frustrer tout le monde en faisant chacun son tour un parcours avec le parent dédié.

Les parcours

  • Pour les tous petits, il y a un parcours sans ligne de vie, avec quelques tyroliennes (d’où la présence des parents nécessaires et l’absence de bar à mojitos), des ponts, des passerelles, et c’est très bien pour une première fois en accrobranche. Hauteur du sol plus petite que l’enfant, c’est rassurant pour tout le monde. Une trentaine de tours pour ma fille d’amour, avec des petites pauses pour maman (qui s’ennuyait un peu, quand même, à regarder sa fille s’éclater)

  • Pour les 5/8 ans, il y a un parcours déjà plus travaillé, le parcours vert, avec une ligne de vie continue, des franchissements d’obstacles. La présence d’un adulte, au sol ou dans les arbres est impérative.

 

  • Ensuite, attention, ça devient « sérieux ». Les plus téméraires (9/10 ans) pourrons s’essayer à une tyrolienne au dessus du lac (parcours bleu) avec adulte dans les arbres avec eux. Le parcours a été testé par notre couple d’amis et tout les enfants sauf ma miniature

  • Ensuite il y a le parcours rouge (1m40 du sol, avec du kart dans les arbres, des filets, et encore de la tyrolienne, toujours plus haut, toujours plus loin) qui a été testé par ma grande fille (11 ans), son copain, et mon mari. Mon fils (8 ans) réclamait d’essayer, malheureusement, certains passages du parcours demandent de la force physique (pour finir la tyrolienne au dessus du lac avec les bras !) et nous avons décidé que ça serait l’occasion de revenir quand il serait un peu plus grand.

  • Et pour finir, il y a le le parcours noir (que personne n’a fait lors de notre venue!)

Vous pourrez voir d’autres photos sur le site https://www.aventuredubugey.fr/

Le prix et les horaires

Il y a de quoi pic niquer sur le site, et pas besoin que le site soit ouvert. Nous sommes donc arrivés pour midi, on a pu déjeuner tranquillement avant l’ouverture du parc ! Nous y sommes restés les 3h. Il n’a pas plu, il faisait un peu froid, il faut prévoir des polaires, c’est la montagne et on est en hauteur, ça caille franchement vite ! Nous avions prévu le goûter, il y a des tables sur le parcours pour ne pas avoir à ressortir.

Une sortie FAMILIALE très agréable, au cœur de la foret, au bord du lac, avec les oiseaux et les cris d’enfants (Tarzan n’a qu’à bien se tenir) avec une mention coup de cœur à la disponibilité des responsables, l’entretien du site et la présence de toilettes sèches et propres.

A REFAIRE !

[immo] la banque a dit OUI (épisode 10)

Nous avons reçu le 14 avril notre offre de prêt éditée. De là démarre le fameux délai des 11 jours à respecter.

La banque nous a donné un guide explicatif. On fait +11 jours (quand on a reçu l’offre éditée et pas en partant de la date d’édition hein) et on sait quand on peut signer et renvoyer. Dans notre cas, réception le samedi 14 avril, on pourra donc officiellement dater, signer et renvoyer les documents au 25 avril.

Pour anticiper un peu nous prévenons les notaires le lundi 17 avril que nous avons eu l’offre (avec donc 1 mois d’avance, car d’après le compromis nous avions jusqu’au 28 mai pour le faire) afin qu’ils puissent fixer une date pour l’appel de fond et pour la signature définitive (prévue initialement au 15 juin, au moment où j’écris ces lignes, j’espère bien qu’on pourra avancer cette date d’un mois !)

Nous en profitons pour contacter les artisans pour les informer et bloquer leurs engagements.

Le notaire des vendeurs est en congés. Le notre nous contacte le 20 avril pour récupérer la totalité de notre offre de prêt. On en profite pour faire les papiers de l’assurance habitation, pour l’instant on reste sur le 15 juin, on changera au besoin.

Le 25 avril, nous signons et renvoyons l’offre de prêt. La banque avait fournie une enveloppe « T » (je le dis car je pensais renvoyer en reco et la banque m’a dit d’utiliser son enveloppe, donc pas de suivi, et coup de stress)

Le 3 mai, on signe « en catastrophe » un document pour le cadastre (un oubli du notaire) et on obtient le précieux sésame : la date de signature est portée au 30 mai à 17h !

On commence à rameuter les artisans pour prévoir les travaux et fixer des délais. On aimerait temps être dans la maison très rapidement !

Le 5 mai, rebelote, l’agent immo nous fait signer un plan pour le cadastre (encore un oubli du notaire des vendeurs) On en plaisante mais ça met pas en confiance…

Le 9 mai, nous recevons un texto de la banque nous annonçons que notre dossier de prêt est maintenant finalisé et complet. Nous recevons la confirmation par mail avec une invitation à prévenir le notaire pour qu’il puisse faire l’appel de fond pour organiser la signature de l’acte de vente.

C’est aussi la date retenue par la banque pour prendre les 900€ de frais de dossier et prélever les assurances du prêt, certaines assurances ne commencent qu’au jour de signature, la notre au jour d’enregistrement du prêt. Lisez les petites lignes, ou demandez à votre banque !

Le 11 mai nous passons voir notre notaire pour poser nos dernières questions (combien prévoir pour la taxe foncière à payer au prorata le jour de la vente, peut on demander une visite de la maison la veille du rendez vous, avons nous des démarches à faire pour le déblocage des fonds) et prévoir la succession pour nos enfants (organisation d’un testament pour légitimer une tutrice)

Si vous continuez de lire mes péripéties, vous méritez quelques photos…

On a bien sur plein de projets pour l’arrière de la maison, bétonner là où il y a des cailloux (pour la terrasse) et couper quelques arbres pour mettre une piscine (hors sol mais avec coffrage pour un accès en hauteur)

Merci Pinterest

Le 12 mai nous allons chez Castorama finaliser les devis électroménager. Et nous retournerons faire ceux des chambres prochainement car on avait oublié les plans. Oups !  Nous avons reçu par courrier des documents à transmettre au notaire pour l’appel de fond. Nous allons pouvoir utiliser ses documents pour débloquer les fonds pour l’électricien après la signature (évidemment, même si c’est tentant de commencer avant, n’oubliez pas que vous devez attendre la signature du bien pour vous engager financièrement. S’il arrive quoi que ce soit, imaginez maison brûlée, vendeur décédé, vous même etc… vous seriez dans de mauvais draps – surtout si vous êtes morts, certes)

Le 15 mai nous rencontrons l’agent immo qui pense que la signature ne se fera pas le 30 mai, il semble que les documents du cadastre prennent du temps. Punaise faut pas être cardiaque quand tu achètes une maison ! C’est un stress de malade ! je vous parlerai de ce qui m’a aidé à tenir le coup (même pas un petit joint ! J’ai tourné aux fleurs de Bach)

Le 18 mai, je relance notre notaire pour confirmation de la date de signature. Pour lui c’est Ok. Le 22 mai, après avoir eu la banque qui n’a pas encore reçu d’appel de fond, nous recontactons le notaire pour lui REfournir tous les éléments nécessaires au cas où.

Mon mari se rend compte à ce moment là qu’il a oublié de faire passer un devis dans le prêt. Et c’était pas le petit devis. Il faudra faire autrement. Tant pis. (Si tu me lis, si tu envisages d’acheter une maison, bon courage! Et je pense sérieusement que y a du potentiel pour du « achat immo planner » à la façon des wedding planner, un bon coach pour l’achat maison ça peut etre pas mal, pas juste un courtier qui vous déniche votre banque, non, un coach qui va gérer les devis, les travaux, faire toutes les relances régulièrement et à la fin vous dira juste que tout va bien LOL)

On en profite pour prévoir le raccordement eau, électricité et gaz pour le 31 mai, lendemain de signature.

Le 23 mai, le notaire (le notre) nous annonce que la demande de fond est faite ce jour. Nous nous organisons de notre côté avec notre banque pour pouvoir faire l’avance (sereinement) des frais de travaux (que la banque nous « rendra » sur production de facture ensuite).

Le 24 mai, nous recevons un décompte de frais, avec la (douloureuse) surprise de voir que les frais de notaires estimés à 11000€ sont de 13500€. Le budget n’avait pas vraiment prévu ça, je vous laisse imaginer quels sont les travaux qu’on ne fera pas, moi je sèche… Nous recevons également notre convocation pour la signature. Nous attendons encore le montant de la taxe foncière à payer au prorata au vendeur (donc juin à décembre) et nous relançons l’assurance pour la maison (à présenter le jour de la signature)

Le 28 mai, nous envoyons l’attestation d’assurance au notaire. Nous fixons la date de la pré-visite aux heures avant la signature.

Le 30 mai, jour de la signature, 4 heures avant le rdv, le notaire nous demande de venir avant le rdv pour signer d’autres documents. Je crois que je pourrais pleurer. je quitte le travail à 16h45, il pleut, mon mari m’attend avec un parapluie, nous allons ensemble au rdv, le notaire nous accueille. Nous relisons ensemble les documents de deblocage du pret, nous relisons ensemble les documents pour l’hypothèque, nous relisons ensemble nos accords pour l’utilisation des fonds. Nous signons. Le notaire a maintenant l’argent.

Il est temps de signer l’acte de vente de notre maison.

[teasing, encore!]

Sans regrets ?

Un matin (encore bien trop tôt pour les autres gens) je suis tombée sur le tweet d’Ali (bisous au passage)

Sur l’instant, j’ai pensé que c’était vachement mieux d’être au milieu des moutons que dans des bibliothèques poussiéreuses ou des musées aseptisés.

Et puis j’ai commencé à repenser à mes études, aux choix que j’avais fait, ou pas d’ailleurs. Et je me suis sentie assez mal finalement d’être passée à côté de ce que je voulais (à cette époque là). je ne sais pas si je regrette vraiment, mais il y a quelque chose qui me « chiffonne »

C’est au collège que j’ai du pour la première fois formuler des vœux pour la suite de mes études et choisir comment y accéder au travers d’options. Soyons honnête, j’avais quoi ? 14 ans ? Je ne comprenais rien à la vie, je venais de vivre la décès de mon papa et j’ai donc annoncé, fièrement, que je serais chercheuse pour la lutte contre le cancer. J’ai coché que je voulais donc faire des études scientifiques mais coté laboratoire (j’avais déjà compris que le bac S c’était mort pour moi) et je m’orientais doucement mais surement vers un Bac STL.

Ma classe de seconde s’est faite de façon très compliquée sur tout les plans. J’avais le « choix » : refaire ma seconde pour doubler (ou tripler) mes notes en maths et physique ou aller en première littéraire pour conforter mes excellentes notes en français. A ce moment là, je n’avais pas DU TOUT envie de refaire une année de seconde. Je me suis dit que l’important c’était le Bac et peut importe le reste, le Bac m’ouvrirait la porte des universités, on verrait bien à ce moment là.

J’ai eu mon bac. Mais je me suis sentie un peu malheureuse de ne plus toucher aux tubes à essai et au bleu de méthylène ces deux autres années. Mais je m’en suis remise, comme quand on termine la dernière saison de Breaking Bad. J’aime pas quand quelque chose de chouette prend fin.

En terminale il a fallu formuler des vœux, bon, je ne sais pas si ce jour là j’étais énervée après quelqu’un mais en tout cas ça m’avait bien gonflé d’éplucher toute la documentation fournie sur les formations sur les laboratoires, et pire, j’avais vu qu’il existait un BTS pour ça. Moi je rêvais à de longues études du coup, déception ! Impossible d’imaginer travailler dans les 2 ans, ho, pis quoi encore ?

Idée de génie, sortie de nulle part, faire de la psycho. Mais je voulais un truc bien particulier qui ne se faisait pas près de chez moi, un truc de psycho clinique spécialisée enfants et ado genre 7 ans d’études.  J’ai demandé Dijon. J’ai eu Besançon.

Quand j’ai vu le nombre de place dans l’amphi, quand j’ai vu les élèves debout dans les allées, quand j’ai compris que je ne pourrais pas prendre de note debout pendant 3h, je me suis dit que ça allait me gonfler. J’ai demandé dès la première semaine à changer de voie, je me suis inscrite en lettres modernes.

J’ai travaillé un peu au début. je suis passée en seconde année mais avec la nécessité de rattraper des cours de 1 ère année. Ils n’ont pas voulu faire ça pour la troisième année, j’ai redoublé. Redoublement fictif puisque techniquement je ne suis jamais allée en cours. J’ai tout envoyé bouler. Je me suis tirée de l’autre côté de la France. L’Amour !

Après la naissance de ma fille aînée et le cumul des petits boulots de merde, je n’avais toujours aucune idée de ce que j’avais envie de faire. Bien sur que je voulais être astronaute, commentateur sportif de rugby, animatrice radio, sage femme et même homéopathe. Mais techniquement, choisir de m’engager dans une voie professionnelle revenait à rejeter les autres, je n’étais pas prête.

Je me suis dit qu’on allait me foutre la paix si je faisais un petit parcours tranquille sur 2 ans, genre BTS alternance. J’avais choisis l’école (ISIFA PARIS) et demandé le bts communication. Et puis y avait pas de place, j’ai demandé où je pouvais m’inscrire « assistante gestion » allez, VENDU !

J’ai été diplômée, j’ai travaillé, on m’a proposé un CDI, j’ai flippé, je suis partie. J’ai fait un second bébé, j’ai refait une formation métiers de la logistiques en rêvant de devenir responsable d’exploitation. Cela a duré 3 mois. J’ai trouvé un poste dans un établissement scolaire, j’ai eu envie de présenter les concours d’adjoint administratif, que j’ai foiré la première année et oublié par la suite. J’ai fait un autre bébé.

Si j’avais pu je serais repartie à l’école. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, à un moment, on est censé travailler, utiliser ses compétences. Moi j’aime bien avoir plein de compétences et être « polyactif ».

J’ai été commerciale le temps d’une période d’essai. J’ai presque cru que j’allais devenir riche. Et puis non. Et pour finir mon CV j’ai ce CDI, mon premier, le premier de ma vie (les autres ne comptent pas puisque j’étais en période d’essai quand je suis partie) et j’en suis très fière.

Je suis aussi TNS, je travaille le textile, je m’emploi à le faire bien. je n’ai eu que la formation de mon mari pour ça, et ça a plutôt bien marché. FairyDesFolies se développe, continue de progresser et j’en suis très fière !

J’ai toujours envie d’être animatrice radio, ou commentateur sportif, mais je ne me sens pas capable de quitter mon « confort » pour faire ça. J’ai envie de croire que le destin me fera évoluer et que le reste ne sont que les rêves d’une ado tourmentée que je trimbale encore dans ma besace d’étudiante.

On n’a pas juste une vie, on en a autant qu’on veut.

 

Werber, Depuis l’Au-Delà. (attention, c’est un avis sur un livre lu)

Je suis une addict de cet auteur, je l’aime tellement d’amour que j’ai dévoré ses livres précédents, qui ont été maintenant malheureusement sans surprise car à force de lire l’auteur on devine ses trames (le cycle des dieux par exemple)

Oui mais là, je viens de lire les 80 premières pages. Et Même si on reconnait la plume de Werber, le texte est nouveau. C’est lui mais c’est nouveau. Ce n’est pas différent mais c’est quand même autre chose. C’est le style mais je suis surprise et là, je peux le dire, non je n’ai aucune idée de la suite du roman.

****

Je viens de tourner la dernière page du roman.

J’ai été surprise jusqu’au bout ! Je n’ai pas été d’accord avec tous les choix mais j’ai aimé l’histoire, la trame et la fin. J’ai aimé le fil d’Ariane qui nous conduit doucement mais surement à la fin du roman. J’ai aimé approcher du doigt LA révélation sans la deviner.

FairyDesFolies lit Werber

Le roman est bien construit, toujours avec la richesse de l’encyclopédie du savoir relatif et absolu glissée au fil des pages. Que c’est agréable à lire, c’est si fluide.

Le roman nous plonge dans le suspense et la traque d’un roman policier, presque thriller, mais avec ce talent et ce gout de dépeindre l’après vie, qui réussit si bien à Werber. On a presque l’impression qu’il a lui même visité l’au delà pour savoir si bien expliquer ce qui s’y passe(rait). Il y a un peu des Thanatonautes dans ce roman. C’est grisant de retrouver un environnement qu’on connait et qui plait

J’ai aimé retrouver une plume familière dans un nouveau contexte. Je me suis sentie bien et en confiance, ni trahie ni déçue. Au contraire, valeur sure des écrivains qui donnent envie de lire, je suis agréablement surprise d’être … surprise !