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Désillusions et feu d’artifices 

Ceux et celles qui me connaissent savent bien que je suis du genre « organisatrice compulsive ».

L’anniversaire du Dragon, ses 40 ans, je les prépare depuis des années. J’avais commencé par un plan A.

Quand je dis que je le prépare depuis des années …. été 2015 j’avais commencé à m’y pencher, et j’ai sorti les sous de l’organisation été 2016.

Le plan A est tombé à l’eau 6/8 mois avant l’anniversaire. Pour une raison qui m’est extérieure, sur laquelle je n’ai eu aucune prise et qui n’a pas su faire la place que j’aurais voulu pour mon mari. J’en ai été écœuré et j’avoue ne pas avoir digéré l’affaire…

Le plan B a pris le relais. Tout semblait fonctionner. Jusqu’à ce que je commence à travailler… J’ai du annuler avec beaucoup de sanglots dans la gorge le plan B qui nécessitait un long déplacement.

Le plan C ? C’est mon homme qui me l’a soufflé. Il m’a dit qu’avec mon travail il comprenait les difficultés d’organiser quelque chose et il m’a proposé un séjour pas très loin. Avec nos enfants. Et ma sœur et son compagnon. En Alsace.

On est finalement assez loin de la grosse fête des 40 ans initialement prévu avec la foule attendue pour l’occasion mais cet anniversaire familial, avec les gens qu’on aime et qui nous aime, avec nos enfants et un feu d’artifice époustouflant dans une des villes les plus magiques de France aura su panser nos peines.

Finalement c’est peut être ça vieillir, faire des choix différents et les apprécier.

Grace et Frankie [Merci Netflix]

Un concentré de bonne humeur !

C’est une série que j’ai découvert grâce au sextoy qui la representait.

Oui je suis comme ça : curieuse !

Au départ, rien de très drôle pourtant. C’est l’histoire de deux couples qui volent en éclat le jour où les deux hommes annoncent leur homosexualité et leur amour.

Les couples sont de l’âge de ceux qui ont des enfants adultes et des petits enfants. De ceux qui ont vécu l’oppression de la société et des tabous. Et c’est là que la série prend un virage étonnant en désamorçant les conflits.

J’ai été émue de la douleur de ses femmes criantes de sincérité.

Mais la série est drôle. Les acteurs sont énormes. Les personnages sont profondément attachiants (attachants et chiants).

Les caractères sont doubles. Il n’y a pas de méchant ou de gentil. Il y a des hommes et des femmes avec leurs qualités et leurs défauts.

Il y a beaucoup de joints et beaucoup d’alcool. Il y a de l’amour sincère et de l’amitié. Il y a des histoires de famille et la série aborde tous les sujets délicats comme l’adoption, la place de la femme dans l’entreprise, la religion, la drogue ou encore le divorce.

Ce petit bijou est plein d’amour et de tendresse. J’ai beaucoup rit et beaucoup pleuré.

Et rien que pour les bandes sons prodigieusement bien choisies vous devez courir vous mettre sur votre canapé pour la regarder.

Dites 33 !

On y est. 33 ans. Les bougies sont soufflées.

Alors concrètement, cette année le cap a été facile. Comme celui des 32. Comme celui des 31.

La trentaine m’a apporté une sérénité incroyable. J’ai du recul sur ma vie. Je suis conciliante et bienveillante avec moi même sur des sujets qui étaient presque douloureux auparavant.

J’ai pris une claque la nuit de mes 30 ans. Sorte de burn out personnel. Une crise d’angoisse mêlée de paranoïa et de panique. J’ai été effroyablement transpercée par la douleur. J’avais mal d’être moi.

Je n’étais pas qui je voulais être. Ni professionnellement, ni physiquement, ni avec mes enfants ni avec mon mari. Je n’étais pas l’amie que je prétendais être. Je me sentais comme « en construction » alors que je m’étais toujours répétée qu’à 30 ans je serai quelqu’un.

Forcement la chute a été proportionnelle à mes illusions. Finir une soirée d’anniversaire allongée sur des graviers avec les pompiers sous les yeux de mes bébés et de mon mari n’a pas été ma plus belle réussite.

Et je passe volontairement sur les ignominies verbales lancées à celui qui avait choisi de partager ma vie.

Il a fallu rebondir. Il a fallu se relever et comprendre. Il a fallu se poser les bonnes questions. Et il a fallu réparer. Me réparer.

J’ai commencé lentement. J’ai fait la liste de mes priorités de vie. Sans donner de date. En laissant la porte ouverte à toutes modifications possibles ultérieures. L’idée n’était pas de m’enfermer à nouveau dans sous pression infernale.

Professionnellement ?

Bon. Je suis une « indefinie ». Si tu me demandes mon métier : je n’en n’ai pas. J’ai eu différents postes dans différents secteurs mais je n’ai pas eu de vocation. J’aime le théâtre mais en faire mon métier ne me tente pas plus que retourner dans la fonction publique. Je me vois bien animatrice radio mais autant que commerciale en immobilier ou community manager de la FFR. Je suis bien là où je suis. Aujourd’hui. Mais oui, peut être que demain j’aurai envie de voir ailleurs.  J’ai décidé d’en faire une force. Mon CV n’est pas linéaire et alors ? Je me cherche encore et alors ?  Je ne souhaite pas être enfermée dans un plan de carrière. Je me sens libre.

Et puis, j’ai ma Gisèle.

Matériellement ?

J’ai longtemps pensé qu’à 30 ans je devrais être sur le chemin de l’accession à la propriété. Et aujourd’hui on en est où ?  Je ne sais pas. Je ne vois pas notre minuscule appartement comme la fin de mes rêves mais comme une transition. C’est une étape que j’assume aujourd’hui. Bien sûr que j’ai hâte de retourner vivre en maison. Évidemment que je souhaite de l’espace et une piscine. Mais je n’ai pas envie d’aller trop vite. Aujourd’hui je ne veux pas rechanger mes enfants d’école. J’ai envie de rester dans le périmètre école / boulot / rugby. Mais dans 10 ans ? J’envie parfois ceux qui achètent et savent qu’ils ne quitteront plus un endroit. Moi j’aime bouger et j’aimerais ne jamais être installée ou prise au piège d’un achat immobilier.

Acheter aujourd’hui c’est compliqué pour moi. Dans 15 ans nous n’aurons sûrement plus nos 3 enfants à la maison. Alors acheté une grande maison n’est pas forcément le mieux à faire.

Je ne sais pas non plus si je pourrais acheter une maison. J’avoue que j’ai eu tellement de déconvenue sur nos locations que j’aurai la flippe de faire un mauvais investissement.

Faire construire me semble plus opportun mais j’ai aussi vu beaucoup de copains finir en caravane devant un chantier laissé en plan. Cela m’effraie.

Aujourd’hui je ne sais pas où j’en suis sûr ce domaine là mais au lieu de le vivre comme une frustration je le vis avec le sourire. On a le temps avant de décider. On a le temps de choisir. On a un toit au dessus de la tête et on vit bien.

Le tournant des 30 ans a été également la fin de l’aventure de la maternité. J’ai 3 enfants. Je n’en souhaite pas un de plus. Je suis une maman comblée. Ma Troiz grandit et on peut sortir de plus en plus. J’apprends à leur laisser de la liberté et à savourer ma place. Je n’ai plus envie de porter une vie  je n’ai plus envie d’allaiter. Je n’ai plus envie d’avoir des couches chez moi. Les petits body ne me manquent pas. Mais je ne me sentirai pas capable de dire plus jamais. Je n’ai pas l’âge de faire un trait sur tout ça. Je peux dire que je n’en veux plus maintenant mais je ne veux pas prendre position pour les 10 prochaines années.

Je n’ai jamais aimé le « définitif ». J’ai mis des années à accepter l’idée du mariage par exemple. Et aujourd’hui je suis comblée avec mon mari. Je ne souhaite pas que notre histoire prenne fin et je me projette facilement dans 15 ans avec lui. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Et je reste lucide sur le fait que rien n’est définitif et que l’amour se travaille jour après jour.

Aujourd’hui je suis une femme épanouie qui s’est prise en main. J’ai fait des choix pour aller mieux. J’ai assumé mes faiblesses et mes failles. Je n’en vis que mieux.

Physiquement je continue d’approcher l’image que je désire avoir. J’ai des projets et beaucoup de rêves. Et même si parfois je suis déçue d’échouer, je l’accepte comme une étape de ma vie. Rien n’est jamais définitif.

Tout peut encore changer.

Le début de la fin (ou comment A little market nous a mis à la porte)

La nouvelle est tombée comme un couperet.

J’ai d’abord vu des cris et des larmes sur Facebook. Puis j’ai vu le forum de la fabrique des fées. Et enfin, LE mail.

Un mail. Un mail qui nous informe que la plateforme ferme définitivement et qu’il nous reste moins de deux mois pour digérer et ramasser nos affaires avant de trouver porte close.

Genre rupture unilatérale. Je me suis fait larguée par mail. La loose.

Matériellement, je ne digère pas que le temps investi sur cette plateforme et le sacrifice familial qui en a découlé se terminent dans une mare de boue.

Je n’accepte pas l’idée qu’on nous informe que c’est fini et que c’est comme ça. Je ne tolére pas qu’on vienne annoncer que notre échappatoire est déjà prévue : etsy !

Etsy qui a racheté ALM il y a un moment. Etsy qui a fait semblant d’investir et qui nous egrenait des informations rassurantes au fil des mois. Etsy qui a délibérément coulé ALM pour absorber ses créateurs. Etsy qui aujourd’hui fait le job du cannot de sauvetage après avoir coulé le porte avion.

Etsy ?  JAMAIS !

J’ai essayé il y a longtemps. Cela ne m’as pas réussi. J’y ai perdu beaucoup de temps. Et beaucoup d’argent. Je ne remettrai pas le couvert. J’ai encore des principes et je ne céderai pas aux sirènes.

Je ne sais pas comment je vais rebondir ni je rebondirai en fait. Je sais qu’il me reste Amazon Handmade que je vais continuer de développer un peu plus. Je sais aussi que les fidèles clientes me trouveront toujours sur Facebook et Twitter.

Et ce blog. Ce blog qui prendra une dimension peut être plus commerciale dans les mois à venir.

Carpe Diem

ALM m’a tueR. Je renaitrais.

 

PS : du coup, LIQUIDATION sur la boutique, les frais de port sont offerts avec le code BONHEUR ! 

Bilan des 5 mois [no pain no gain]

Normalement les 5 mois tombaient le 16 juin, mais allez, c’est pas grave, on dira que pour une fois, je suis en retard sur ma publication…

Allez, un petit zoom sur ma courbe de poids des 5 derniers mois… c’est cadeau !

 

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Suivi nutritionnel : ce que je mange (ou pas)

Un petit exemple de mes repas, pour vous dire que JE NE ME PRIVE PAS !

De toutes façon, si tu me connais tu sais que la privation c’est le truc qui me fait prendre 10 kilos psychologiques.

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Poivron, concombre, tomates, oignon rouge et salade iceberg / huile de noix, vinaigre de vin, estragon, coriandre, basilic

Pavé de saumon poireau carottes oignons cuit en papillotte avec huile de noix, basilic et coriandre

Cabillaud citron estragon avec carottes et courgettes

***

Je ne peux pas te lister ce que je mange ni ce que je ne mange pas. 

J’ai un suivi particulier, adapté à ce dont mon corps à besoin aujourd’hui, en prenant en compte mon passif (troubles alimentaires, obésité morbide), ma santé (psychique et physique) et ma vie quotidienne (sédentarité, heures de coucher, de lever, temps de sommeil, dépenses énergétiques)

Vous voulez avoir des conseils nutritionnels adaptés à votre vie, à vos besoins, à votre objectif ? Alors OUI, levez vous et allez consulter un PRO (et pas forcément un truc en ligne qui vous fera répondre à 5 questions dont le code de votre carte bleue).

Copier les menus trouvés sur internet ou dans un magazine ne vous aidera pas. Avant de cuisiner votre assiette vous devez comprendre pourquoi vous pouvez mettre ceci, ou ne pas mettre cela. C’est le plus difficile.

Sachez qu’on ne devrait pas faire son assiette dans le but de maigrir. On devrait manger pour se nourrir, pour donner au corps ce qu’il a besoin, pour pourvoir à ses dépenses. Aujourd’hui je donne à mon corps ce qu’il a besoin, je mange pour ma santé, je mange de la qualité (et de la quantité) et par voie de conséquence : je maigris car je n’ai pas de surplus inutile.

Et regarde, j’ai l’air de me priver ?

Oui, c’est un repas de fête, je ne mange pas ça tout les jours  🙂

Là encore faites confiance à votre suivi, à votre coach, à votre nutri, aux professionnels dont c’est le métier, qui ont été formés pour ça, qui savent mieux que vous ce dont vous avez besoin (encore une fois en fonction de votre passé, de votre parcours, de vos objectifs et de votre vie)

Tout ça, je l’ai découvert ces 6 derniers mois. Et OUI, ça prend du temps. On ne perds pas près de 30 ans de mauvaises habitudes en 2 mois.

Tout ça je l’ai découvert par mon suivi, avec mon suivi, au travers mon suivi. Suivi qui est multiple : suivi nutri, suivi psy et suivi sportif. J’ai appris quelle huile est la meilleure dans ma salade et que ce n’est pas la même qu’on met dans la poêle. J’ai appris la valeur des protéines (celles à privilégier, celles à utiliser occasionnellement). J’ai appris à ne plus consommer de trucs industriels – sauf en cas de « cheat meal » – et à cuisiner moi même pour faire la guerre aux produits transformés.

J’ai appris à boire de l’eau en quantité suffisante. J’ai appris qu’un filet de poulet suffisait (et non 2, ou 3…) dans une assiette de légumes.

Je peux vous rassurer : je n’ai pas de migraines (sauf quand je ne porte pas mes lunettes et que je passe 4h sur l’ordi) et je ne suis pas fatiguée (pas plus que la normale après une journée de travail, des gosses et des soucis personnels). Je digère mieux (c’est déjà ça). Non je ne meurs pas de faim.

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Un resto, un resto… des tartes flambées partout …

Je fais l’impasse sur le passage sur les Ig bas, l’utilité des glucides, l’insuline, les hydrolises, le glycogène, les acides gras libres et le glucagon (qui n’a rien à voir avec Calgon) parce que d’autres font ça vachement mieux que moi… et que ENCORE UNE FOIS (punaise si t’as pas compris hein…) on (des PRO) a évalué MES besoins (à moi) qui ne sont pas ceux du voisin, du petit frère, de la cousine ou de la grand mère ! Donc ça ne te servirait à rien que je te donne une liste de ce que tu peux toi, manger !

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Le japonais c’est un peu mon pot de glace ben&jerry #drogue

Et si vous voulez comprendre les glucides, leur fonctionnement, leur utilité et leur quantité, je vous invite à regarder cette vidéo (jusqu’au bout, surtout si vous êtes en surpoids)

Suivi sportif : ce que je commence à faire (ou pas)

Ces dernières semaines j’ai découvert des exercices comme les montains climbers, les donckey kicks et aussi les rowing et les biceps curl …

Coucou pinot noir sur mes ongles, coucou l’haltère 3 kilos de sport2000

J’ai découvert que j’avais des muscles sous mon gras. Et j’ai certains de ces muscles qui se développent assez rapidement. C’est le cas du biceps (la petite bosse quand vous relevez votre avant bras) qui m’impressionne de bonne volonté ! Même mon homme a remarqué que c’était plus dur, plus ferme et que mon bras changeait. (je pouvais pas commencer par changer du cul, non, d’abord le bras, super …)

Ce n’est pas facile de tenir le rythme et la cadence des training, je respecte le temps de repos tant que les courbatures, la « douleur » est là. Parfois je laisse 2 jours, parfois 4. Ensuite je recommence.

Et bis repetita.

Je n’irai pas courir demain, peut être dans 1 an qui sait ? Encore une fois, VOTRE entrainement n’est pas celui du voisin, qui n’a ni les mêmes motivations, ni le même métabolisme, ni le même parcours, ni la même génétique, ni la même alimentation, ni le même corps ! Mes genoux, mes chevilles, mes hanches, mon bassin sont d’autant d’articulations qui ont soufferts de mon obésité pendant des années, je n’ai pas le droit de les malmener, je dois encore perdre du poids, puis les réparer (muscler) en douceur pour qu’elles puissent ensuite me porter et m’aider à travailler d’autres parties de mon corps.

Le suivi passe aussi par des soins particulier. J’ai commencé par voir un médecin, j’ai continué avec un ostéo. C’est important de soigner votre corps, de l’écouter, de l’aimer. Vous faites équipe avec lui.

Allez Tata Gwen, un avant/après (ou pas)

D’abord contexte, j’ai commencé le 16 janvier, j’ai écrit l’article le 16 juin, donc 5 mois.

Côté fringues, je suis passée de la taille 56 à la taille 48.

Je rentre même dans le XL/46 de pimkie  (mais pas celui de camaïeu) !!! 

Côté poids, je suis passée de 120 kilos à 98 kilos (depuis je suis passée à 97 kilos)

***

Objectif réalisé (et dépassé) avec un mois et demi d’avance : atteindre les 99 kilos.

Objectif suivant 1: atteindre 89 kilos pour Noël.

Objectif suivant 2: rentrer dans du 42 en juillet 2018 (la taille sous laquelle je n’ai jamais réussi à descendre)

… to be continued …

 

J’ai mal d’oublier (putain, 20 ans!)

1997-2017

C’est un anniversaire dont je me serai bien passé. Si mes 33 arrivent à grands pas, je les vis bien mieux que ce coup de canif sur le bras, piqûre de rappel (comme si j’en avais besoin) qui vient sonner ton absence depuis 20 ans.

20 ans que je vis sans toi, sans ta voix que j’ai complètement oubliée, sans tes yeux bleus tantôt rieurs et tantôt plissés, sans la 3 dimensions pour me rappeler si tu étais grand…

J’ai oublié.

Je pensais qu’en oubliant, c’était le signe que j’allais bien, que j’allais mieux, que j’avais fait le deuil comme on dit. Et ça me fait d’autant plus mal que je n’ai jamais voulu oublier. J’aurai voulu emprisonner ta voix pour toujours.

J’ai mal d’oublier.

J’ai mal au ventre quand mes enfants me posent des questions sur toi et que je n’ai pas la réponse. J’ai les larmes qui montent car c’est un autre qu’ils appellent grand-père et qu’à chaque fois ça me fait comme une brûlure à l’âme.

J’ai le vertige quand je pense aux années sans toi, à tout ce qui est allé si vite, à ce trou dans ma vie quand tu es mort.

Je voudrai aller au cimetière, te parler, te raconter ma vie, te montrer mes enfants. Mais je suis loin, et je te parle depuis mon clavier alors … Je ne suis pas convaincue que tu entendes mieux depuis là bas.

J’ai toujours quelques photos de toi dans mon portefeuille. Ce survet’ militaire que tu ne quittais pas, à l’étang où on allait pêcher, tu souriais. Tu avais une moustache. C’est drôle, je ne m’en souviens pas. Je trouvais que ça piquais, mais j’ai oublié comment ça faisait.

Ton image s’efface au fil des années, c’est bien ça le plus douloureux… Je m’étais jurée de ne jamais oublier, de toujours me souvenir … Et puis voilà, 20 ans après, je te vois flou, à travers un rideau de larmes.

Mais je n’oublie pas tout cet amour là qui a laissé un vide énorme, un trou béant dans mon cœur et une douleur ineffable.

Tu comprendras quand tu seras plus grande [lecture]

Après avoir lu le premier jour du reste de ma vie, je me suis empressée de commander les deux autres livres de Virginie Grimaldi, que j’ai reçu rapidement et commencé (et fini) tout aussi rapidement.

Tu comprendras quand tu seras plus grand

Le livre se lit vite, l’écriture est fluide, on enquille les pages au rythme des chapitres.

La lecture est agréable, les mots sont toujours accessibles, on n’a pas l’impression de devoir réfléchir, c’est une lecture reposante.

Les personnages sont très travaillés, au début du livre, je me suis sentie perdue, comme l’héroïne au milieu des petits vieux, j’avais du mal à retrouver qui était qui. cette impression passe vite.

Julia, l’héroïne donc, est attachante. On l’aime bien. Je ne me suis pas trop identifiée, volontairement (pourtant beaucoup d’éléments s’y prêtaient) et je suis restée assez extérieure au roman mais pas neutre.

J’ai beaucoup rit, je ne m’y attendais pas, j’ai énormément rit.

J’avoue que « la blague du nombril » est sur un post-it à la maison, j’essaie de la faire au moins une fois par jour. J’en suis fan.

Le livre est très drôle, c’est un concentré de bonne humeur, de bonnes blagues, et moments qu’on visualise parfaitement (pour peu qu’on ait vu Dirty Dancing)

J’ai « moins » aimé la fin du livre, j’ai du relire LE passage plusieurs fois, sorte de rebondissement inattendu et imprévisible, car je n’arrivais pas à comprendre ce qui se passait. J’étais surement très surprise en fait, et mon cerveau a déconnecté. Une fois l’annonce assimilée, j’ai kiffé et pour une fois que je suis surprise dans un livre, j’ai savouré !

Pour résumer, je suis contente de l’avoir lu, j’ai passé un TRÈS bon moment. Le livre a pris la route il y a quelque temps pour une seconde vie chez une amie qui a besoin de rire en ce moment …