Hotel Transylvanie 3 : montez le son !

 

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LE PIED TOTAL !

Je ne suis pas souvent sortie d’un ciné avec l’envie d’enchaîner par une soirée boîte de nuit mais alors là, clairement, c’était GENIAL !

Hotel Transylvanie 3 est à la hauteur du second opus et du premier ! Il est drôle, il est rythmé, il est dynamique et toute la famille est emportée dans le voyage !

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Grand moment de fou rire pour moi quand les loups déposent leurs enfants au mini-club. Et plein de jolis moments basés sur l’acceptation de soi, de l’autre et la différence.

source google image, resultat sur https://www.washingtonpost.com

Je suis ravie de cette sortie familiale, et si vous avez l’occasion d’allez le voir, c’est vraiment un très très très bon moment !

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*film vu avec enfants de 11, 8 et 4 ans

** Les images ont été prises via google image « hotel transylvanie 3 »

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On a [encore] déménagé [mais normalement c’est la dernière]

J-10 avant la première nuit dans la maison

On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Mais nous savions il y a quelques mois que nous ne voulions plus imposer de déménagement à nos enfants.

Nous sommes dans un coin mi campagne – mi ville puisque nous sommes entourés de champs, nous côtoyons des tracteurs, la plus part de nos amis ont des chèvres, des poules ou des chevaux mais nous sommes à moins de 2h de grosses villes (Lyon, Besançon, Grenoble et même Genève)

Nous avons inscrits nos enfants dans un groupe scolaire, maternelle, primaire, collège. Ce groupe scolaire a une cantine et permets aux enfants d’être dans des classes à effectif limité.

Je ne voulais pas que mes enfants se retrouvent dans des écoles « d’anonymes » avec 35 élèves par classe et des établissements de 500 gamins. je voulais quelque chose qui les suive dans leur globalité, dans l’être et le devenir (c’est beau ce que je dis hein ?) Et le fait que ce groupe scolaire permette d’avoir un suivi (il n’y a qu’un prof de français au collège par exemple parce qu’il n’y a que 4 classe, 1 classe de 6ème, une de 5ème, une de 4ème et une de 3ème) Et ce prof connait les élèves, connait leur faiblesse et peut mettre en place des aides et des accompagnements personnalisés.

Nous voulions acheter une maison dans le village de cette école, nous n’avions pas tout de suite pris le temps de visiter LA maison à coté de l’école (moins de 100 mètres sur le même trottoir) et puis on l’a fait. Et Coup de cœur que vous connaissez.

Nous avons attendu l’accord de la banque pour emmener nos enfants voir la maison. Bien sur coup de cœur pour eux aussi. Ils la trouvent si grande (forcément vu qu’ils sont en appart minuscule depuis presque 2 ans). Pour les filles c’est « compliqué » car elles ont du visualiser leurs chambres (au moment où j’écris ces lignes le béton et les parpaing sont presque dissimulés derrière l’isolation et le placo) mais le reste de la maison a su conquérir leur cœur.

Un déménagement, ça se prépare. Mais alors nous concernant, vu le nombre impressionnant de faisage (oui, je sais) de cartons, on pourrait monter une entreprise de coaching de déménagement.

En premier : renseignez vous sur le préavis que vous aurez à donner. 3 mois la plus part du temps mais si vous avez une fin de contrat de travail, ou que vous partez vivre en logement social, c’est seulement 1 mois. Toujours faire le courrier en recommandé à votre bailleur.

En second : listez tout les organismes à prévenir. Maintenant il existe des sites sur internet qui font tout en une fois, c’est plutôt pratique, mais ça ne vous dispense pas de faire la modif pour les abonnements lectures, vos comptes Amazon et Zalando, votre employeur etc…

Pensez bien à vos abonnements téléphone, internet, eau et électricité. Surtout si vous êtes sur deux logements en même temps (en cas de travaux dans l’un par exemple)

Les cartons : Soit vous avez un grand espace de stockage et vous pouvez faire vos cartons des semaines avant, soit c’est compliqué. On a connu les deux cas. Dans le cas du compliqué, faut esperer que le nouveau logement ne soit pas loin, que vous puissiez faire des A/R en voiture facilement

J-9 avant le grand chamboulement

Aujourd’hui, je vois l’étendue et l’amplitude de ce qu’il reste à faire, j’ai conscience que les chambres des filles ne seront pas terminées. J’espère que la cuisine le sera, sinon ça va être compliqué pour le premier petit déjeuner.

Je regarde autour de moi. L’appartement est loin d’être vide. Je connais plein de techniques pour organiser un déménagement, mais là, aujourd’hui, je suis complètement démunie et tétanisée par le simple fait de vider le bureau.

Ce déménagement, je le repousse et je le désire ardemment en même temps ! IL symbolise beaucoup. A la fois un nouveau changement, et à la fois un changement presque définitif. Je suis heureuse de cette vie qui me tend les bras, j’adore la maison, ma maison, notre maison. Je me projette très bien dedans. Mais j’ai peur de m’enliser dans les cartons à défaire et les meubles à monter.

J’ai toujours préféré que tout soit fait avant d’y vivre. Et d’aussi loin que je me souvienne, ça n’a jamais vraiment été possible. Je ne cesse de me dire de prendre la vie comme elle vient, de relâcher la pression et d’être zen, que quoi qu’il arrive on a la vie devant nous. Mais dans la pratique, j’aimerai quand même que tout soit fini. Et comme ce n’est pas le cas, je suis un peu sur les nerfs. Ce n’est pas du stress, c’est de la colère. Car tout aurait pu se goupiller, mais les artisans ont vraiment fait traîner et je suis assez déçue de ce mode de fonctionnement.

J-8

Le meuble à chaussures est vidé, je vais emmener chaussures et cartons dans la maison ce matin. Le Dragon a fait la moitié du détapissage du plafond. Je vais trouver un moment pour faire le carton de mes affaires de « table de nuit » (en vrac des bijoux, des bouquins, du bordel quoi)

J-7

Il y a deux nouveaux cartons de draps, des sacs de doudous et des paniers de linge qui vont rejoindre la maison. Le détapissage est terminé. Demain il y aura une phrase d’enduit. Je laisse ça aux experts (mon homme et son collègue). Les enfants ont du linge pour une semaine, calculé à la culotte près. Je continue de préparer d’autres cartons. Certains meubles vont pouvoir partir. Mes vernis vont partir.

J-6

Je suis dépitée. La condition de ce déménagement prévu dans moins d’une semaine c’était que la cuisine soit terminée et fonctionnelle parce que 1/vivre sans cuisine c’est LA MERDE 2/les meubles de la cuisine squattent actuellement le salon et qu’on ne sait pas où mettre les meubles du salon du coup 3/cette deadline qui nous mets du bonne au cœur a été fixée par rapport à la disponibilité du camion qu’on nous prête. Le jour suivant c’est l’état des lieux de sortie de l’appartement : PAS LE CHOIX !

Bref. Aujourd’hui, l’ami et collègue de mon mari est venu. Et j’ai eu l’impression d’être une gamine qui se faisait engueuler, parce que le sol n’est pas droit, parce que je veux garder le carrelage, parce que je vais peindre la chape, parce qu’on n’a pas fait plaquer la cuisine, parce que les murs ne sont pas droits, parce qu’il faut les reprendre au ciment, parce qu’on voulait de la peinture, parce que c’est mieux l’enduit, parce que non en une semaine ça n’est pas possible, parce que, parce que, parce que …

J’ai bien assimilé que les artisans du bâtiment (oui je précise car je suis artisan et j’ai toujours tenu mes délais) n’avaient apparemment AUCUN problème à repousser les travaux, les plannings et que c’était une pratique tellement courante qu’elle en est devenue normale !

Bon, résumons. Il faut continuer de vider l’appartement pour en avoir le moins à déplacer le 4 août. On fait donc des sacs de vrac, des cartons de trucs et des paquets de machins. Mais ça va, on avance. Les chambres sont quasi vides. Reste à savoir où vont dormir nos enfants le 4 août. La chambre de mon fils est squatté par le dressing de sa sœur, le bureau est squatté par l’autre dressing. Les chambres n’étant pas terminées, nous ne pouvons pas déplacer les dressing… La salle à manger/salon est squattée par la cuisine qui ne peut pas être déplacée puisque la pièce est en travaux, et donc ne sera pas terminée avant … OULALALALALA non, pitié plus de date ! qu’on me foute la paix ! J’aurai la surprise un matin en me levant. Merci. Bref. Je pense qu’on va réunir les dressings dans une des pièces de l’étage et on mettra les trois matelas en attendant. Les lits iront au garage, avec tout le reste vu qu’on ne peut pas meubler tant que les chambres et la cuisine ne sont pas terminées.

Tu le sens poindre comment mon énervement ?

J-5

En me levant ce matin, outre mon nouveau coup de soleil qui me piquait, j’étais plutôt imbibée de joie. On va dormir chez nous bientôt. Bordel.

Et ce soir je suis passée prévenir Orange. Mieux vaut tard que jamais !

J-4

Inventaire des pièces de l’appartement, tour d’horizon !

Entrée, couloir : il reste un meuble à chaussures vides et un placard rempli de mes tissus et pare pipi.

Salon : deux tables basses, la télé, un séchoir à linge, un fauteuil de bureau, un bureau, une tour à documents (façon helmer) et le PC de bureau. Le canapé reste là, il ira directement en déchetterie.

Chambre des filles : deux lits

Chambre du fils : un lit

Chambre parentale : un lit (et du bordel autour qui ira dans un gros sac poubelle LOL)

Salle de bain : deux petits meubles de rangements.

Cuisine : ma machine à laver qui coûte trois bras, le frigo qui en coûte 2 et la gazinière qui en coûte 1. Et tout plein (4) meubles de rangements. Et un lave vaisselle mais lui il va en déchetterie direct.

Dans la réserve : un congélateur, et un sèche linge. Et des fûts de bières. Haha.

Dans le garage : un living (énorme et en 5 parties) et un bureau (ou 2 d’ailleurs)

Bon, ça va, ça semble moins dramatique que ce que je croyais. Comme on fera du camping dans la maison, je vais vider un maximum de chose pour la cuisine aujourd’hui. Et pareil la salle de bains. Je vais garder le minimum pendant les jours à venir. Mais au moins ce qui peut partir déjà, partira !

J- 3 

Hier on a voulu installer les nouvelles douches. Et on a cassé un tuyau de cuivre. Quand je dis « on » c’est le Dragon mais j’était avec lui et j’ai rien fait pour sauver le dit tuyau. Bref. Nous n’avons officiellement plus d’eau dans la maison (si nous ouvrons la vanne, c’est l’inondation) Hahaha. Pas de cuisine, pas d’eau… La totale ! Bref, on a couru chez le plombier qui viendra donc demain.

Les autres artisans ont eu subitement besoin d’eau. Électricien, plaquiste… Du fait, oui, évidemment, le chantier est à nouveau décalé. Je ne sais pas quand cette (putain de) maison sera enfin habitable mais ça me gonfle, vous n’avez pas idée ! Surtout qu’on a du taf derrière et que j’ai pas envie de sacrifier nos vacances pour des artisans incapables qui font des chantiers en pointillés. Et qu’on arrête de me dire que c’est NORMAL et que c’est COMME CA, moi je m’en fiche, je trouve ça nul, irrespectueux et anormal. Un chantier doit être honoré dans les meilleurs délais et sans des pauses de plusieurs jours en plein milieu pour la moindre raison. Bref, oui, on fera du camping samedi, on aura une cafetière, un micro onde et un frigo dans le salon. Super ambiance. Et si maintenant faut brûler des cierges qu’on puisse avoir de l’eau, je vais finir par louer un appart’ le temps de ses (putains de) travaux.

J-2

On a un artisan qui est venu (surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise) et qui a ouvert l’eau. Et qui a inondé notre salle de bain. Je vous passe les détails, je suis entre la colère et le dégoût. Et un peu blasée aussi.

J-1

Le artisans ne viennent même plus. Cela fait des jours qu’il ne se passe rien dans la maison. J’en suis au point où je pète des câbles contre leur seul qui est là et me soutient, et j’en ai honte ! On est sur le point de devoir annuler nos vacances parce qu’ils ont mis des mois à faire ce qui devait être fait en une semaine ?! Je suis furieuse ! Je suis bien contente de partir de l’appart miteux mais putain je n’ai pas envie d’aller dans la maison qui est encombrée d’un tas de truc partout !

Jour J

La journée est passée très vite. On a chargé les voitures, puis les copains sont arrivés pour les gros meubles. J’ai essayé de gérer les gosses en aidant les « gros bras ». On a eu très chaud (plus de 38 degrés !) et on a eu du mal à trouver de la place pour tout. On se marche dessus dans cette maison tellement encombrée, c’est triste d’avoir autant d’espace et de ne pas l’utiliser ! On a dîné à l’arrache, les enfants ont dormi sur des matelas. Il ne faut pas que ça s’éternise. Mais ça y est, on est dans notre maison.

#CallTheMidwife – Merci netflix !

Je viens de finir la saison 5.

Je crois que j’ai pleuré au moins une fois par épisode.

Source Allocine

Cette série est un bijou humain, frais, rassurant, emprunt d’amour et de dévotion sur fond de discussions religieuses et médicales.

L’avortement, les bébés mal-formés, les prémices des médicaments donnés à tort pendant la grossesse, l’arrivée des laits infantiles, les maisons maternelles, l’homosexualité, la pauvreté, la mort, la foi, l’alcoolisme, la violence conjugale, les filles-mères, les maladies psychiatriques, la contraception et la propagande du gaz relaxant sont des thèmes abordés, parfois plusieurs fois, parfois en toile de fond sur certain personnage.

L’univers est féminin. Il s’agit de sages femmes, infirmière et/ou religieuses. Elles sont la dévotion même, au côté de la femme, de la future mère, de celle qui accouche. Les scènes d’accouchements sont réalistes de ce que j’ai pu voir des accouchements à domicile et chaque instant de l’accouchement ressemble à une bulle d’amour et de sérénité. Cela me replonge en 2009, quand j’envisageais la naissance de mon fils et que je me renseignais sur l’accouchement à domicile, tellement respectueux de la femme, de ses envies, de sa douleurs, de son silence, de ses cris….

La saison commence dans les années 50, la saison 5 se termine dans les années 60. Les personnages changent, évoluent. Il faut se dire au revoir, parfois en souffrance, comme dans la vie. Les personnages sont très attachants.

Source telequebec

Vivement la suite !

A comme Elle

C’est au cours de l’interview avec le GRAND Maître Roger que l’idée a surgit.

J’ai commencé par lister l’alphabet et à prendre le premier mot qui venait, parfois j’avoue j’avais plusieurs possibilités alors j’ai noté pourquoi et ce que je voulais dire, je trouverai bien une autre lettre pour placer tout ça.

Ou alors je ferai un tome 2 de l’encyclopédie en 26 volumes.

La première lettre, je ne vous l’apprends pas c’est le A.

Le A de la première lettre du prénom de ma première fille.

C’est sur elle que j’ai eu envie d’écrire.

Quand le Dragon et moi n’étions que des amis, nous parlions déjà prénoms, lui avait déjà celui de notre fille greffée au cœur. Et moi, j’ai fondue immédiatement !

Son prénom est un mélange de douceur et de poésie. Il est peu connu (mais il a beaucoup de dérivés). Il est celtico-breton. Evidement.

Nous savions dès le premier jour que si nous avions une fille, elle porterai ce prénom. D’ailleurs il lui allait déjà si bien pendant ma grossesse, elle qui n’était déjà que douceur (jamais un coup de pied violent, que de mouvements doux). Nous avions gardé le secret du prénom pour la nommer ensemble, pour la première fois, quand nous pourrons plonger nos yeux dans les siens. Ce jour là j’ai pris une claque, et j’ai su que ce prénom lui irait merveilleusement bien !

Elle est ma vie, elle est mon sang. (situ te souviens de ces paroles alors bienvenue dans le monde des gens qui sont vieux) J’ai un attachement fort avec chacun de mes enfants, mais le premier enfant, cette première naissance, ce premier attachement à un être qui a besoin de toi, qui dépend de toi, de qui tu deviens responsable, c’est quelque chose de tellement fort et intense…

J’ai vécu sa naissance comme un tsunami, un truc de dingue qui n’arrive qu’une fois, une premier enfant, tu n’en n’as qu’un, la magie du battement de coeur, la magie du premier regard, tout ça. Et puis le premier bobo, les premiers pleurs, les premières douleurs. J’ai compris qu’aimer pouvait être douloureux. J’ai mal quand elle a mal. Plus jamais je n’ai été la même, j’ai été changée, transformée.

On peut faire tout les discours que l’on veut sur le rester jeune, le fait de continuer à faire ce qu’on veut, le fait de se garder du temps pour soir, mais avoir un enfant ça vous change à tout jamais, dans l’âme. J’ai des cicatrices dans le cœur.

Elle grandit, elle a maintenant 11 ans, elle échange avec moi sur des sujets qui font rougir Christine Boutin, j’achète des soutien gorge à la pelle, elle porte des bijoux qui ne sont plus marqués Hello Kitty mais Mila With You. Elle mets du 14 ans et des bottines en taille 36 venues du rayon femme.

Je regrette tout les jours de ne pas avoir la possibilité d’échanger plus encore, de passer des heures à l’écouter, d’aller boire un ice tea avec elle sur une terrasse ou un cinéma. Je souffre de ne pas être la maman-copine toujours dispo. Mais on trouve des moments qui nous le permettent et on essaie d’en profiter.

Je voudrai que ce lien si fort, si plein d’amour et de respect puisse rester toujours. J’appréhende évidemment l’adolescence, je me souviens des confrontations violentes avec ma maman. J’espère nous préserver de tout ça.

En ce moment elle a deux inquiétudes majeures. Quel sera le mur de sa chambre qu’on va « starwarisé » et quand est ce que je vais la ramener à Decathlon pour lui acheter de nouvelles brassières de sport. Les boobs c’est son obsession du moment. LOL Je pense qu’il y a des situations plus compliquées qui feront leur apparition un jour, alors je savoure ces crises existentielles « mais enfin maman pourquoi je ne peux pas mettre un mini short pour aller à l’école / peut être parce qu’il neige ma chérie » avec beaucoup de tendresse !

Elle me ressemble beaucoup dans ses gestes démesurés et sa tendance à en faire trop. elle a un trop plein émotionnel et toujours l’euphorie au bord des lèvres. J’essaie de la conseiller dans la gestion de son quotidien, j’essaie de l’aider à se trouver elle même, à se connaitre, à s’apprendre et à s’aimer. Parfois je crois me parler à moi même. Parfois sa douleur me brise, parfois son bonheur me renverse. Je me trouve démunie quand elle pleure, et tellement fière d’elle à chaque instant.

J’aimerai qu’elle grandisse de façon passionnée et passionnelle. Je n’ai pas de projet pour elle, je ne l’imagine pas médecin ni prof de sport. Je sais qu’elle deviendra une belle personne, qu’elle aura dans le ventre tout le catalogue d’émotions nécessaires à un épanouissement personnel et je sais qu’elle fera chavirer le monde comme elle a fait chavirer mon cœur.

#TheCrown S01 et S02 (merci Netflix)

La Bande Annonce m’a piqué au vif.

photo netflix officielle

Comment rendre aussi épique, aussi fort, aussi poignant, comment captiver, comment romancé, comment mettre du suspense et du drame dans une sorte de biopic distillé en épisodes ?

NETFLIX l’a fait !

The Crown est une série qui raconte la Reine, ou plutôt l’histoire d’Elisabeth II d’Angleterre.

photo netflix officielle

La série commence juste avant le mariage, la naissance ces premiers enfants, traverse la mort du roi Georges, le couronnement d’Elisabeth, les difficultés pour son mari Philippe de trouver sa place, les crises politiques, de défilés des premiers ministres, la dualité avec Margareth etc…

Je ne connais pas l’Histoire de cette Reine, je n’en sais que très peu, et je me découvre presque suspendu à cette série tant elle me passionne.

J’ai eu envie de lire l’autobio de Chruchill par exemple. Quel homme, quel plume ! Quel orateur extraordinaire ! Et l’acteur John Lithgow est incroyable !

Les acteurs sont formidables.

On a reconnu des acteurs de passages sur un épisode, comme la sœur de Théon de GOT qui joue une secrétaire de journaliste (à contre emploi, fade, timide, presque ennuyeuse) et Dexter qui vient jouer Kennedy.

Mais les rôles titres… excellents choix !

Margareth

Margarteth est ENORME. Physiquement l’actrice Vanessa Kirby est extraordinaire mais aussi dans les gestes, le regard. le rôle est très complet, méticuleusement découpé entre les facettes de sa personnalité, entre la douleur et la joie.

Philippe

Matt Smith (Philippe) est désarçonnant de vérité. Je n’aime pas l’acteur mais son rôle brillant me convint jour après jour que j’aurai mis des claques au Prince Philippe si j’avais été Elle.

Elisabeth

Claire Foy, la Reine, Elisabeth, est parfaite. Tout à tour émouvante, et forte. Parfois j’ai de la compassion, de la peine, peut être une certaine tendresse envers celle, si jeune, qui n’a jamais (en tout cas pas les premières saisons) pu se dégager du joug de la couronne et de la pression protocolaire.

Photo netflix officielle

N’hésitez pas longtemps à découvrir cette série !

Les acteurs vont changer pour les saisons S03 et S04, je vous ferai un debrief quand on aura vu le résultat !

[Immo] Synthèse des délais pour l’achat immobilier

Petites précisions : nous avions commencé les simulations de prêt dès la fin de l’été 2017 avec notre banque, nous avions donc un budget très défini et surtout nous ne voulions pas interroger d’autres banques, si ça ne passait pas avec notre banque nous avions accepté l’idée de ne pas devenir propriétaires.

Le 18 janvier 2018 : visite de LA maison (puis plusieurs autre visite, avec artisans)

Le 14 février : nous faisons une offre (après une nouvelle simulation de la banque incluant les travaux)

Le 15 février : l’offre est acceptée

(disons que c’est le J1) Le 19 mars : signature du compromis

Le 20 mars : envoie du compromis par mail à la banque

Le 21 mars : réception des documents pour le prêt à signer avec les questionnaires médicaux pour l’assurance

Le 24 mars : renvoi des documents à la banque par courrier recommandé

(J11) Le 29 mars : nous recevons (à notre demande) une attestation de demande de prêt en cours / accord de principe à transmettre au notaire.

(J16) Le 3 avril : nous recevons la réponse (positive) de l’assurance que nous retransmettons à la banque

(J27) Le 14 avril : réception des offres de prêts par courrier

(J38) Le 25 avril : signature et renvoie des offres de prêts signées dans l’enveloppe fournie

(J73) Le 30 mai : signature de l’acte de vente

Les plus belles roses sont celles qui sont les nôtres

Les délais les plus longs ne sont pas toujours ceux qu’on croit.

Je pensais sérieusement être courte en date, je m’étais tellement imaginé que l’assurance ça allait merdé quelque part, que nous allions devoir attendre des convocations, refaire des documents… Et finalement en moins d’un mois nous avons eu l’offre de prêt éditée de la banque !

Il est impossible de fixer l’achat moins de 60 jours après le compromis, pour la bonne et simple raison que c’est le délai de réponse pour le « droit de préemption » (la possibilité des mairies d’acheter le bien). Dans notre cas, la mairie avait jusqu’au 19 mai pour faire connaitre sa décision d’acheter, nous avons donc du patienter jusque là.

Il faut aussi compter sur le délai « post réponse de banque ». Quand vous renvoyez vos documents signés, ensuite il y a parfois des démarches à faire par le notaire (appel de fond par exemple, document pour hypothèque etc…) et le notaire est quelqu’un qui est très demandé, qui a donc peu de case libre dans l’emploi du temps. Même si votre banque vous affirme que les fonds peuvent être débloqués sous 48h, parfois il se passe une semaine. S’il y a deux notaires, le temps n’est pas forcément rallongé mais il faut que tout le monde soit disponible. Notre notaire était dispo dès le 14 mai (avec attente au 19 pour le droit de préemption) mais celui des vendeurs n’étaient pas dispo avant le 30 mai. On s’est tous pliés en 4 pour y être (sinon on décalait sur juin). Plus il y a de protagonistes, plus c’est « compliqué » de faire avec les emploi du temps de tout le monde (on galère déjà à trouver une date entre mon mari et moi alors en rajoutant 2 notaires, une veuve, 3 enfants et un agent immobilier, imaginez !)

Ce temps là peut être mis à profit pour préparer l’après, les travaux éventuels, la planification du déménagement, les changements d’adresse et faire les cartons ! Nous avions attendu la certitude d’avoir la maison (donc une date de signature) avant de faire le prévis du logement actuel. Du fait, nous honorerons nos loyers jusqu’à mi aout, ce qui nous laisse le temps des travaux et du déménagement.

Ce délai qui me semblait infiniment long et tortueux, finalement est passé à une vitesse folle, nous sommes en juin (quand j’écris cet article) et si il y a un an on m’avait dit que j’aurai ma propre maison, je ne l’aurai jamais cru (et je me serai sauvée en courant)

Brèves de canapé (le linge, Jane the Virgin, la maison et l’arrêt de travail)

11h30

Je regarde la pile du linge à plier sur la gauche, celle qui menace de tomber du canapé, celle qui représente un certain nombre de jours d’application de la technique dite de l’Autruche…

Je viens de commencer la saison 4 de Jane and the Virgin, qui, du coup, n’est plus vierge depuis la saison 3. Mais qui est veuve. Mais ils n’ont pas changé le nom de la série.

J’essaie de m’occuper l’esprit, j’ai envie de faire beaucoup de choses (et le linge n’est pas ma priorité). Je voudrai être dans ma maison, décoller la tapisserie et ranger la salle à manger pour la soirée pizza prévue avec les enfants.

Je suis contrainte au repos. Le médecin m’a laissé le choix entre rester au lit, ou rester sur le canapé. Je suis bien heureuse d’avoir Fred (mon pc portable, NDLR) sinon je ne suis pas convaincue que j’aurai suivi cette recommandation.

J’ai écopé d’un arrêt de travail de 4 jours.

Tout a commencé dimanche, en fin de journée, je me sentais un peu patraque, un peu faiblarde et fiévreuse. J’ai mis ça sous le compte de la piscine de la veille, sûrement une insolation, avec un peu de clim pleine de microbes et la fatigue accumulée de ces derniers mois.

Lundi, malgré une nuit en pointillée, j’étais fidèle au poste et au bureau à 8h. Mes jambes ont commencé à fourmiller et à sembler tremblotante, comme du coton, je ne me sentais pas capable de marcher, les fourmillements ont monté progressivement sur les mollets, les genoux, les cuisses. J’ai reçu comme des coups de jus dans le dos, dans le bassin et les hanches. Ensuite mon estomac c’est fait très douloureux et mes intestins et mon utérus ont décidé de communiquer entre eux à grands coups de crampes. Vers 11h j’avais les épaules douloureuses (comme avec un sac à dos trop lourd) et les doigts étaient douloureux au contact du clavier. A midi, mon nez ne laissait plus passer assez d’air et les yeux larmoyants, ma capacité respiratoire était devenue celle d’une chèvre naine dans le Sahara. Et à 13h, je rentrais chez moi pliée en deux et au bord du malaise après avoir pris soin de demander un rdv auprès de ma toubib (fixé le lendemain matin) et poser un demi RTT pour l’après midi manqué.

J’avais récupéré mes fonctions motrices dans la journée mais je restais endolorie, et très fatiguée. J’avais l’impression d’un lendemain de sport à haute doses (d’après ce que j’en lis sur les réseaux, puisque non, je ne fais pas de sport à haute dose) et je n’avais pas récupéré beaucoup d’amplitudes de mouvements. Monter un escalier était par exemple impossible.

La nuit entre lundi et mardi était à nouveau compliquée. J’ai fait 2 ou 3 siestes plutôt qu’une vraie nuit. C’était un peu le brouillard, et toujours cette sensation de ne pas pouvoir faire tout ce que je voulais, d’être limitée.

Mon médecin a fait un examen très approfondi, très long, et m’a même fait répéter plusieurs fois pour tout consigner. Elle s’est montrée rassurante sur le fait que ça ressemblait bien à une grosse grippe. Mais les symptômes « ascendants » et cette amplitude réduite, tant pour les mouvements que la capacité respiratoire, ne lui inspirait pas confiance. Elle a évoqué une maladie neuro, et m’a envoyé aux urgences pour un avis. Deux infirmières et un médecin plus tard, je rentrais chez moi. On m’a conseillé de voir un neurologue car pour éliminer cette maladie à laquelle ma toubib pensait il aurait fallu une IRM et une ponction. Je vous avoue que j’avais autre chose à faire ce jour là que passer des heures à attendre ces examens, surtout après avoir vu, lu et entendu que cette maladie ne s’améliore pas spontanément, et encore moins en 2 jours. J’étais debout, vivante, et en bon état général. Ma généraliste a appuyé ma décision. Du repos ! Des efferalgan et du repos.

Nous sommes au jour 2 et je préférerais être au travail. Ce n’est pas que je m’ennuie, mais se reposer, quand on ne sait pas faire c’est compliqué. Je peux regarder des séries mais je me sens obligée de gérer mes mails, de m’occuper en même temps du linge et je culpabilise de ne pas utiliser ce temps disponible pour la maison.

Je me sens faible, je me sens nauséeuse, je me sens mal et je ne tiens pas très bien debout. Mon cerveau est embrouillé et je bénis mon ordi qui a un super correcteur d’orthographe sinon je ne pourrais même pas écrire.

11h56

Je vais me faire un plateau repas, qui va se résumer à des carottes rappées, un concombre et peut être quelques tomates.

11h58

Je suis toujours assise. J’hésite à plier le linge. Cette pile est pire que la Tour de Pise et elle occupe mes pensées. J’aimerai un jour prendre la panière et la retourner par le balcon.

12h09

La mère de Petra est revenue.

12h13

Pâtes-boulettes

12h45

Heureusement que mon estomac est douloureux, ça me donne une excuse pour ne pas finir mon assiette… Quoi que entendre le BORDEL de ces putains de voisins de merde me coupent l’appétit. Et l’accouchement de Darcy aussi (le bébé est de Roguellio). Que j’ai hâte d’être dans notre maison, de pouvoir ouvrir les fenêtres sans 1/ sentir les clopes, joints, sardines grillées 2/ entendre les gosses qui pleurent, les parents qui jurent, les couples qui gueulent. Je crois qu’on est le seul couple qui a des relations sexuelles, les autres s’engueulent en continu, se menacent et même se crèvent les pneus et explosent les pare-prise.

12h55

On va dire que 1/ c’est le dernier épisode avant la sieste 2/ je plie le linge

13h29

Le linge est plié. Et Rafael a annoncé à Catherine la vieille qu’il s’était foutu de sa gueule. Et elle a essayé de lui passer dessus en voiture. Je ne peux pas aller dormir maintenant !!! Je veux la suite.

13h48

Je prends conscience de tout ce qu’il reste à faire pour pouvoir être dans la maison le 4 août. Et je trouve ça dommage de devoir être coincée sur mon canapé au lieu d’avancer. Mais je relativise. Je devrai être au travail. Donc je n’ai pas de temps « bonus » à utiliser. Je culpabilise de ne pas avoir autant de temps à accorder à la maison que je le voudrai. J’essaie de faire des petites choses le soir quand je rentre, mais c’est compliqué avec Fairy. J’espère qu’on sera dans les temps, même si ça va être très sérieusement compliqué. On a 10 jours. Dans 10 jours on devra vivre dans la maison. Donc la cuisine devra être installée. Et les chambres, bon, on fera comme on pourra, au pire, matelas dans le salon.

13h58

Petite pub pour la vasectomie dans Jane the Virgin. D’ailleurs si le Dragon le fait, je vous raconterai. Oui, parce qu’on y pense fort. On cherche une alternative contraceptive au Mirena. Il me convient bien, mais je dois changer l’année prochaine et c’est l’occasion de se tourner vers une méthode sans hormones, qui ne serait pas mécanique et qui pourrait se faire oublier. La durabilité, l’aspect définitif est un bonus.

14h07

Les filles vont faire du camping. Elles vont adorer. Et puis dans quelques mois tout ça sera derrière nous. On va avoir une maison. On va profiter de notre maison. On va pouvoir la faire à notre image. On a toute une vie. On a la vie entière. On va la payer pendant 20 ans alors on pourra bien mettre 20 ans à la fignoler.

14h14

Je vais dormir après la fin de cet épisode. Mon mari est réveillé. On s’est raté pour la sieste. Mais on a aussi la vie devant nous. Pour toujours. Et à jamais.

15h04

Une sieste plus tard, le mari est parti travailler dans la maison. Je regarde le meuble près du bureau, qui est à vider. Et je lance un nouvel épisode de Jane. J’ai un vrai coup de cœur pour cette série. Je vous en avait déjà parlé. Elle est très drôle et il se passe tellement de chose que ce n’est pas possible à raconter. Et puis Jane, écrit. Et est publiée. Et ça me fait toujours quelque chose les gens venus de nulle part, qui sont déjà quelqu’un mais qui un jour, sont reconnus pour leur Art, ou leur talent.

15h31

Je somnole. Je vais mettre un réveil pour être à l’heure dans la maison. Je rejoindrais mon mari toute à l’heure.

15h33

J’ouvre un magnum.

L’image du jour

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