I comme … Il était une fois

Je me souviens qu’il y a 10 ans, je vendais la carte romantique en racontant notre rencontre. Imaginez la musique de Polnareff en fond sonore, Marylou…

Imaginez une jeune femme célibataire qui se couche en regardant son écran d’ordi car un célibataire un peu plus vieux dort la web cam allumée à quelques centimètres d’elle, de l’autre côté de la France

Imaginez les soirées et les nuits sur msn, sur skype ou sur les salons de discussions.

Imaginez la première fois au téléphone, imaginez le premier rendez vous, les mains qui tremblent. La fille qui prend le train pour franchir le pas et qui attend dans un café que l’homme de ses rêves arrive comme dans les films, avec sa grosse moto.

Imaginez le mec qui retire son casque, plante son regard dans le sien, l’attrape par la taille, la sert contre lui, et l’embrasse à pleine bouche en lui caressant les cheveux.

Le coucher de soleil en fond de photo, et Scorpions dans les oreilles, et la nuit qui tombe pour ensevelir leurs plus beaux mots d’amour.

Non, ça ne s’est pas du tout passé comme ça.

(OUPS)

A vrai dire, l’histoire est tout aussi romantique, elle est même émouvante, elle est drôle et elle pourrait faire l’objet d’un film avec ses rebondissements et sa happy end. On pourrait même en faire une série, peut être de 12 épisodes.

Par contre les gars, si vous prenez quelqu’un pour jouer mon rôle, j’insiste pour voir Rebel Wilson en rousse. Et pour mon homme, quitte à faire, si Robert DJ est dispo hein… ça me va.

Bref.

L’histoire commence avec une jeune femme complètement accro au sucre et à l’amour. Bien que célibataire, elle ne fait que rêver au Prince Charmant. Elle enchaîne les films d’amour qui font pleurer et comme elle est très seule dans sa vie, et que Twitter n’existe pas, elle passe son temps libre à manger des pizzas et des tartes au fromage devant son ordinateur et particulièrement devant les sites de rencontres. Et puis un jour, elle s’inscrit sur un chat (sorte de Twitter à thème pour ceux qui ne connaissent pas)

Elle échange avec des inconnus sur des sujets divers et comme toujours, s’attache à ceux qui sont de l’autre côté, qui ont une vie, et pour qui elle n’existe pas vraiment en dehors de son temps de log-in.

On dit qu’on ne peut pas tomber amoureux par écran, sans se voir, sans se toucher, sans se dire les choses, sans une voix, sans un regard… Et pourtant, amoureuse de l’amour, elle tombe sous le charme. Elle s’attache. Elle devient dépendante, de la connexion internet, et du chat. Le reste (la fac, les cours, les copains, les poissons rouges des copains qu’elle devait nourrir) n’existait pas, le reste ne comptait pas.

Et puis un jour, on rajoute une caméra, on rajoute aussi msn (oui, bon, c’était les années 2000…) et puis un jour on échange les numéros. C’est lui qui a appelé la première fois. Un premier janvier, pour être le premier à lui souhaiter. Je ne sais pas si c’est vrai, mais elle l’a cru. Et même si elle ne l’a pas cru, elle a fait comme si. Parce que ça lui a fait du bien.

Elle rate les cours, elle fuit la fac, elle ne répond plus au téléphone, elle fume devant son ordi pour ne pas avoir à détacher ses yeux de lui.

Elle y croit. Elle ne se considère plus comme célibataire, il occupe ses pensées.

Elle se fait violence pour envoyer des photos. Des photos qui font « pas trop grosse, pas trop conne, pas trop moche » mais des photos pour qu’il la voit.

Ils se filent un rdv (7 mois après !) et il ne vient pas. Le lapin. Le râteau. Elle fait semblant de ne pas en souffrir, retrouve quelqu’un d’autre à Paris, essaie de ravaler sa colère, sa peine, ses larmes. Elle fait comme si elle passait un bon moment avec quelqu’un qui se plit en 12 pour lui faire décrocher un sourire. Mais ça ne marche pas.

Elle doit l’effacer de ses pensées, elle doit l’oublier. Il lui a brisé le cœur par mail. Elle a beaucoup pleuré.

Comme dans les films, il y avait la musique et la caméra qui tournait autour d’elle. Elle était prostrée, malheureuse. Vous visualisez ? Comme dans Twilight, chapitre 2.

Et puis au moment où elle recommence à trouver le sourire, à vivre, à sortir, au moment où elle se sent mieux, au moment où elle reprend confiance en l’avenir, où elle se dit qu’elle sera un jour très heureuse elle aussi, il refait surface.

Comme une andouille (qu’on pourrait huer dans les sitcoms) elle tombe dans le panneau. Elle décide de tout faire pour aller au bout de l’histoire. Elle y va, elle fonce, elle débarque. Elle se tape 7h de train le jour de ses examens (qu’elle rate, donc) pour traverser la France. Elle espérait qu’il serait à la descente du train. Il n’y est pas. Elle aurait voulu une surprise, des fleurs à l’hôtel, une lettre à la réception. Mais comme on n’est pas dans un film, il n’y a rien qu’un vieux réceptionniste qui lui donne la clé de sa chambre.

Là si on faisait un film, on mettrait une musique genre ACDC, le temps qu’elle se douche, se change, enfile ses talons, se maquille et traverse la ville dans la pénombre avec un aplomb incroyable et un sourire qui dit « ce soir je suis éblouissante ».

On ferait ensuite plein d’ellipse, parce qu’elle a passé un temps fou à attendre à à-peu-près tous les bars de la rue. C’est là qu’on reconnait la Bretagne, il y a plein plein PLEIN de bars ! Bref. Elle attend, elle fait semblant de lire, semblant d’écouter son discman (oui le MP3 c’était encore le truc hors de prix qu’on ne pouvait pas s’offrir) et lui laisse des messages. Et puis à un moment il la rappelle. Et il la rejoint.

Quand il arrive, on pourrait faire l’entrée en scène avec un ralenti sur le mec qui enlève son casque hyper sexy, façon pub cocacola (le mec torse nu, allez, vous vous souvenez ?) mais en fait non. Sa moto faisait plein plein de bruit. Et puis il ne s’est pas approché d’elle.

Adieu baiser langoureux et caresse dans les cheveux.

Des banalités affligeantes sont échangées. Et dans sa tête à elle, c’est déjà la fin, la fin d’une histoire, le retour en train, l’annonce aux copains, l’aveu de ce nouvel échec. Le mail lui revient dans la tête. Pourquoi est ce qu’elle est venue ? Elle est ridicule ! Il ne l’aime pas. Il ne la connait pas. Il ne voulait pas d’elle dans sa vie. Elle a envie de crier, elle a envie de pleurer, elle a envie de pleurer, elle voudrait lui jeter son paquet de clope à la gueule, elle voudrait partir.

Et puis il lui fait le coup du portefeuille oublié. Le coup de grâce. Elle paie le café. Et elle voudrait juste être chez elle, loin de lui, de cette ville qu’elle ne connait pas. Elle est avec lui mais n’a jamais été aussi seule.

Ils font quelques pas. Ses talons se coincent dans les pavés. Elle essaie de rester digne (c’est un échec)  Et puis il se penche sur elle pour l’embrasser, pour lui voler un baiser. Elle sent ses lèvres se presser sur les siennes. Il ne se passe rien de magique, il n’y a pas d’étincelles, il n’y a pas de musique. Elle le repousse.

Et puis ils reprennent leur marche, un peu embarrassés. Ils échangent comme des copains, elle essaie de trouver la ballade agréable mais ces (putains de) talons commencent à la soûler (quelle idée aussi, tout ça pour gagner 5 cm).

Finalement il y a comme une musique dans le fond, il y a comme un soleil qui va se coucher, il y a le vent qui se lève et son cuir à lui qui vient sur ses épaules. Il y a les marches d’une esplanade, il y a le théâtre, il y a la rue de l’hôtel, il y a les premières étoiles.

Il y a le ralenti sur des lèvres qui s’approchent l’une de l’autre, sur des mots chuchotés, il y a comme une main d’homme qui se glisse dans ses cheveux. Et ils n’arrivent pas à se dire au revoir, ils restent là, des heures. Il ne veut pas monter dans la chambre, elle est vexée. Elle rentre seule après un dernier baiser. Elle sourit. Elle tient ses talons à la main. Elle se jette sur le lit, un soupir s’échappe.

****

Je sais que cette histoire n’est pas la plus belle, la plus romantique, qu’elle n’a pas le plus beau fond sonore ni la lumière la plus magique.

Mais c’est ma plus belle histoire, parce que oui, merde, c’est con, mais presque 14 ans après j’entends encore la musique quand il m’embrasse, je suis encore baignée de lumière quand il me touche, je me sens toute puissante quand il est avec moi, et je ne me suis jamais sentie aussi heureuse que dans ses bras.

C’est mon histoire imparfaite.

Parce que même les films (malgré toute la merveilleuse prestation de Robert) ne pourrait pas rendre ni dépeindre les sentiments que j’ai pu ressentir pour lui à l’époque ni pour lui aujourd’hui.

Aucune musique n’aurait les notes pour crier tout ce qu’on ressent quand on aime. Aucune lumière n’aurait les nuances pour mettre en beauté tout ce que le cœur a de plus beau.

Regardez les films d’amour, à l’eau de rose, les merdes romantiques, les anti-romantiques, les trucs qui font pleurer, les trucs qui vous font croire que ça n’arrivera pas, ou que ça n’arrive qu’aux autres, les trucs qui vous redonnent un peu le sourire, qui vous font rire, les trucs qui vous donnent envie de changer de vie…

Continuez de fantasmer, de rêver, d’y croire. On s’en fiche bien que votre vie soit différente que celle de Anastasia Steele. Elle ne pourra être que forcément mieux, si vous écoutez votre musique !

 

 

Perdre du poids avec #Yazio [semaine 1 à 4]

Nouvelle année, résolution, perte de poids.

EVIDEMMENT !

Je me suis lancée samedi 5 janvier. Par hasard, je ne sais plus comment je suis tombée sur des avis très positifs, et le fait qu’il y ait une grosse communauté derrière m’a mis le petit coup de pied au cul qu’il me fallait peut être. Alors j’ai installée (la version gratuite) et je me suis pesée.

Pourquoi ?

Et je me suis prise une sacré claque. Je savais que j’avais repris tout le poids perdu il y a presque deux ans. Mais je ne pensais pas avoir repris avec un bonus. Oui, ça fait mal.

Ho non pas que je ne me sente ni aimée, ni désirable, ni belle, bien au contraire, je me sens bien dans mon corps gras et gros, je m’habille presque comme je veux grâce à la mode du #curvy et j’ai un mari, des ami(e)s et des enfants qui me répètent quotidiennement combien je leur plais en l’état.

Mais j’ai un manque dans ma vie, celui de ne pas faire de sport, hé oui, malheureusement, quand tu fais deux fois le poids d’une personne normalement constituée, tu ne peux pas t’inscrire au club de rugby du mari… J’ai toujours l’espoir fou de suivre un cours de pole danse, mais tant que je ne peux pas monter les escaliers sans être essoufflée, à quoi bon…

J’ai une peur aussi, celle de mourir prématurément. Parce que j’ai envie de voir le mariage de mes enfants, j’ai envie de voir mes petits enfants, j’ai envie de faire ma retraite en Bretagne et d’accompagner le Dragon dans ses envies de voyages au soleil. Je ne pense pas que le corps actuel que je trimbale me le permette. Malheureusement.

Le top départ

Alors voilà je me suis (re)lancée pour ses deux raisons. J’aurai pu retourner voir du côté de Weight Watcher, du coté de la Chrononutrition, du côté d’un nutritionniste. Si j’avais pu j’aurai sauté le pas de la sleeve (mais ce n’est pas médicalement possible à cause de mes antécédents).

Non, je me suis dit, après tout ce que j’ai enduré sur ce terrain, je sais exactement quoi faire et quoi manger, je sais les bonnes combinaisons, je sais ce qui est bon, ce qui est sain, je sais ce qu’il ne faut jamais faire, ce que je peux faire parfois, je sais les doses, je sais comment perdre du poids.

J’ai besoin de le mettre en pratique, de façon presque « disciplinée » alors c’est comme ça que je me suis tournée vers cette application, déjà pour me limiter dans les quantités, car ça sert à rien de manger sain si c’est pour manger le double, et aussi pour voir, pour relever mes erreurs, mes faiblesses.

Dès le premier jour j’ai apprécié les rappels « à boire ». Un verre d’eau à jeun, un verre d’eau avant le déjeuner, un verre avant le dîner, mine de rien, ça m’a rappeler que… je buvais bien assez, et oui, quazi 2litres par jour. J’ai par contre pu me prendre en pleine tronche que mon « droit aux calories » bien que très élevé (en comparaison à une femme d’un poids convenable de mon âge) ne me suffisait pas et j’avais donc explosé « le budget »

C’est relou ou pas de tout peser ?

Oui, j’avoue, mais c’était nécessaire POUR MOI et tant pis, c’est une contrainte que aujourd’hui (pendant 1 mois sans vouloir casser le teasing) je suis prête à assumer. Et comme je prépare mes plats du midi à la maison et que je dîne chez moi le soir, ça fonctionne. Et pour les restos, l’application enregistre en portion, il suffit de doser « à l’œil ». Je précise pour moi car l’application permet de compter en cuillère, en tasse etc…

Il y a une communauté facebook autour de l’application. On rencontre des gens, hommes, femmes, qui ont des parcours très différents, avec parfois du lourd sur les épaules, qui viennent pour 5kg ou pour 50kg, qui sont là depuis plusieurs mois, qui ont perdu beaucoup, qui mettent des photos etc… je ne sais pas dans quelle optique j’aurai (pu avoir) ma place parmi eux mais les lire permet de ne pas se sentir seule dans ce combat.

La position du Dragon

Il m’aime comme je suis, il n’aime pas quand je suis au « régime » car il sais que j’aime manger, j’aime les plats riches, j’aime le gras, j’aime la raclette et la tartiflette, j’aime la pizza, j’aime les burgers, mais même quand tout ça est fait maison, ça reste des plats qu’on doit manger en quantité limitée, et moi, je n’ai pas de limite. Je pourrais faire raclette le midi, tartiflette le soir. Et la salade ? Non, ça prend trop de place dans l’assiette du coup il y a moins de fromage.

Il sait que c’est important car il veut qu’on fasse du sport ensemble. Alors il est prêt à être à mon côté pour aller de l’avant et faire au mieux pour que ça fonctionne.

Total et bilan des 4 semaines

J’ai désinstallé l’application.

Les rappels et notifications ont eu ma peau

Et il n’y a pas eu de grand WAWHOU avec les resultats.

[je reviens vite avec un autre article, car j’ai peut être opté par une autre approche]

 

La farine de châtaigne

Cela faisait plusieurs mois (années ?) que j’échangeais avec une Amie sur le sujet des farines. J’avais jusque là testé celle de blé, celle de maïs, de sarrasin, de blé noir et celle de petit épeautre. A l’occasion d’une ballade chez ma maman, j’ai été attirée par le Biocoop local (qui venait d’ouvrir avec plein de promo) et donc j’ai pu acheter de la farine de coco (donc je vous parlerai une autre fois) et de la farine de châtaigne.

7.45 € les 500 grammes

C’est la même marque que celle dispo en ligne ici

L’avantage de la farine de châtaigne c’est qu’elle est sans gluten, riche en fibres, et qu’elle parfume vos préparations de façon naturelle.

Sa texture assez dense fait qu’il vaut mieux la « couper » avec une autre farine (de riz ou de maïs par exemple) car elle épaissit beaucoup les préparations. Dans les crêpes par exemple, il faudra rajouter un peu plus de liquide que d’habitude, sous peine de finir par faire des pancakes (délicieux malgré tout)

RECETTE DE CRÊPES (12 crèpes)

  • 300g de farine (200 de châtaigne / 100 de maïs)
  • 4 oeufs
  • 70cl de liquide (boisson végétal à l’amande ou lait demi écrémé)

RECETTE DE PANCAKES

  • 250g de farine (200 de châtaigne / 50 de flocons d’avoine mixés)
  • 2 œufs.
  • 30 cl de liquide (boisson végétal à l’amande ou lait demi écrémé)
  • 40g de sucre, roux de préférence.

Vous pouvez adapter n’importe quelle recette avec la farine de châtaigne, vous découvrirez un gout différent. Pensez juste à rajouter un peu de liquide sous peine d’avoir quelque chose de trop dense et de bourratif 😉

Adieu, Mirena !

Je n’irai pas (aujourd’hui) dans le sens de ces nombreux articles décriant le Dispositif intra-utérin Mirena (Diu, Stérilet). Si vous êtes arrivé(e)s là, pour ça, alors je vous invite à reformuler votre recherche sur Google.

En préambule, je vous invite à jeter un œil à un petit rappel sur la contraception en générale et le Mirena en particulier

Le DIU hormonal contient une hormone progestative (lévonorgestrel) délivrée en petite quantité pendant cinq ans. Cette hormone a plusieurs effets :
– un effet contraceptif : elle épaissit les sécrétions du col (« entrée » de l’utérus) et les rend infranchissables par les spermatozoïdes.
– un effet thérapeutique : le DIU hormonal diminue la durée et le volume des règles ainsi que les contractions douloureuses qui les accompagnent ; certaines utilisatrices n’ont d’ailleurs pas de règles pendant 5 ans, ce qui est sans danger pour la santé ou la fertilité.

Mon histoire avec le Mirena a commencé en 2008. Auparavant j’avais pris une pilule (trinordiol – daily Gé) (après un bébé en 2017) et je suis tombée enceinte sous cette contraception. Je n’ai pas le souvenir de l’avoir oublié, j’ai juste le flou et les larmes quand j’ai senti les symptômes identiques surgir dans ma vie. Mon premier enfant n’avait même pas 1 an. J’ai fait une fausse couche autour des 10 sa. J’ai alors souhaité une contraception « esprit libre ».

J’ai essayé le patch mais j’ai fini aux urgences après 4h, J’étais en état de choc, mon coeur battait beaucoup beaucoup trop fort, j’ai fait une réaction allergique (possiblement au solvant de la colle). L’anneau ça ne me tentait pas trop, alors j’ai demandé à ma gynéco de banlieue parisienne à 90€ la consultation de me poser un stérilet.

J’ai pu choisir en toute connaissance de cause.

Le DIU en cuivre est plus naturel, respectueux du corps et préserve les cycles à l’état normal. Parfois ça augmente un peu le volume sanguin.

Le DIU Mirena est aux hormones, il imbibe le corps d’hormones de synthèse, il peut inhiber les cycles naturels et faire disparaître les règles.

Quand j’étais assise dans le bureau de la gynéco, moi et mes 24 ans, avec 10 ans de règles derrière moi, avec un bébé dans un cosy à mes pieds, je me suis revue :

  • au collège, au test de gym de 3ème, avec mon survet’ qui a viré au rouge, avec le sang qui coulait le long de mes cuisses, et pourtant oui, j’avais mis 1h avant une serviette maxi volume…
  • au lycée, à l’internat, à devoir me lever en pleurant pour me traîner à l’infirmerie pour supplier qu’on appelle la mère, j’avais le ventre en feu, je ne pouvais pas me redresser.
  • en fac, où j’ai dû traverser un amphi de 200 personnes avec un jean bleu clair imbibé de sang et la remarque du gros con de prof qui m’a demandé de revenir nettoyer ma chaise…
  • au travail, à devoir expliquer que je ne pouvais pas venir travailler tellement les crampes étaient violentes.
  • en soirée, à expliquer que je devais rentrer plus tôt que prévu car le tampon + la serviette n’ont tenu que 3h
  • en boule dans mon lit, à implorer qu’on m’arrache les tripes.
  • sous la douche à regarder le sang couler entre mes pieds
  • dans les toilettes à me demander jusqu’à combien de serviettes je pouvais superposer

Tout ça, et tellement plus encore m’a fait réaliser à quel point j’ai toujours vécu mes règles de manières traumatisantes

Le choix n’a donc pas été difficile, j’ai opté pour le Mirena.

Il a tenu ses promesses, posé en février 2018, retiré en juin 2019, je n’ai pas vu mes règles une seule fois. Je n’ai pas eu de symptômes de perte de cheveux, de douleurs, de migraine, ni de spotting, ni de maux de ventre. Pendant près d’un an et demi, j’ai vécu sans règles et sans maux associés.

J’ai fait retirer le Mirena pour fabriquer un bébé. Ce qu’il faut savoir c’est que les spermatozoïdes peuvent rester actif jusqu’à 7, 8 parfois 9 jours après un rapport sexuel. Et le fait est que retirer le Mirena juste après un rapport sexuel, à entraîné une grossesse. Je n’ai pas vu mes règles, je ne ‘inquiétais pas, je pensais qu’il faudrait du temps. Et puis j’ai commencé à manger du maquereau à la moutarde au petit dej. On était ravi.

Mon fils est né en 2010, j’ai refait posé un Mirena au rendez vous des 6 semaines. J’en étais ravie. Je n’ai pas attendu le retour de couches par sécurité, il est arrivé d’ailleurs autour des 8 mois, j’allaitais mon fils. J’ai eu de gros saignements ce mois là, je me mariais 15 jours après, j’angoissais que ça s’éternise !!! Et puis plus rien.

En 2013, je fais retirer le Mirena à nouveau pour faire un bébé. Après le retrait, j’ai saigné beaucoup, plusieurs jours, et j’avais mal, plusieurs jours. Puis un cycle, long, et les règles. Je ne sais plus si elles étaient fortes ou pas. Mais on était au camping, on avait passé quelques jours à Cap Coz avec les enfants pendant les vacances d’avril. Au second cycle j’étais enceinte.

6 semaines après la naissance de mon bébé fille, mai 2014, j’ai refait poser un Mirena. J’ai eu quelques cycles, d’après mon application, 13 fois mes règles en 5 ans. J’ai pu tester la cup. Je n’avais que 2 jours de saignements, et sans douleurs. Et en mettant la cup le matin et la vidant le soir, je n’ai jamais eu de mauvaise surprise. D’ailleurs, je ne portais rien la nuit, ça n’a jamais coulé la nuit en 5 ans.

Aujourd’hui, 2019, mon 3ème Mirena arrive à date de péremption. Mon mari ayant fait réaliser une vasectomie (de son propre choix, ça parait évident mais je précise au cas où) je suis libérée de cette pression contraceptive qui pouvait peser sur mes épaules (et dans mon utérus)

J’avais rendez vous avec une appréhension habituelle (levez la main celle qui vont détendue de la culotte chez le gynéco, qu’on vous demande comment vous faites ?). Mais je dois avouer que ça c’est mieux passé qu’avec l’espèce de gros con que j’avais vu en 2013 (pas le même hôpital, pas la même région, peut être une autre époque! J’avais gobé deux spafons en salle d’attente et 1 efferalgan avant de partir. Au cas où !

J’ai été accueillie par un vieux gynéco (du genre à te dire qu’il t’a vu naître, et ta mère aussi LOL) et une jeune étudiante. J’ai échangé quelque mots avec elle (5ème année, voulait faire sage femme mais ne connaissait pas la possibilité à la fac de médecine, s’est donc tourné vers le médical, a assisté à son premier accouchement hier et en étant encore très émue)

Le gynéco est arrivé, souriant, plaisantant. Me demande pourquoi je viens. Pour virer le Mirena. Il me demande si on en repose un, non merci, si je veux une autre contraception, je lui dit que le mari a eu une vasectomie. Il me sourit en me disant « ha vous avez bien fait de l’épouser, c’est un gars bien » Il me dit que mon dernier frottis a 2 ans et que c’est l’occasion de m’éviter de revenir l’année prochaine mais c’est moi qui décide. Vendu. L’étudiante demande mon autorisation de faire le prélèvement, c’est OK.

Je vais enlever mon pantalon, ma culotte. je garde chaussette, soutif et teeshirt. On ne m’a pas pas fait de remarque là dessus (suffisamment rare pour être souligné, c’est affligeant de devoir le préciser alors que ça devrait être si normal de ne pas avoir à se mettre entièrement nue pour un examen gynéco)

J’ai EVIDEMMENT du mal à me détendre, le gynéco s’excuse de l’inconfort de la table d’examen « ce sont des hommes qui ont inventé ça vous savez, ils ne comprennent pas ce dont les femmes ont besoin » J’essaie de me calmer mais je suis très crispée. Je ferme les yeux. Insertion du spéculum. AIE (sérieux, 2019 les gars, il est temps de trouver une autre façon de faire non ?). L’étudiante ne trouve pas le col, il est toujours si loin et si « de travers ». C’est très inconfortable. J’ai quelque pics douloureux quand le gynéco appuie et sur mon ventre et sur le spéculum pour voir le col. Et le coton tige c’est quand même pas le truc le plus sympa du monde (et dire qu’un jour je devrai dire à mes filles qu’elles vont vivre ça !!!!). Le frottis est fait. Quitte à faire, on enchaîne avec le Mirena. L’étudiante doit attraper les fils avec la pince et tirer. Premier essai raté, elle demande si j’accepte qu’elle refasse un essai. Oui ! Second essai ok. Je la remercie d’avoir été rapide et efficace (j’avais peur que mon Mirena ait migré je ne sais où !)

Pas de douleur particulière à ce moment là. Le retrait du spéculum m’a fait presque défaillir par contre. L’étudiante a donc appris ce qu’était un malaise vagal et que la sensibilité des femmes pouvaient varier. Et qu’il faut de la douceur et beaucoup de bienveillance pour ne pas faire mal. J’ai pu prendre mon temps pour me redresser.

Le gynéco me demande si je veux bien lui montrer mes seins, si je le laisse les examiner. Il attend mon consentement. Je lui donne. RAS.

J’ai pu me rhabiller, j’avais prévu un protège slip, je saignotte.

Le gynéco derrière la porte me dit que si j’ai besoin il y a des serviettes dans l’armoire. Il me prévient juste d’éviter les tampons aujourd’hui, car le col est sensible.

Je retourne m’asseoir dans le bureau. Le gynécologue me dit que je peux revenir dans 2 ou 3 ans, évidemment sous condition que les résultats du frottis soient bons. Il en profite pour me rappeler que je dois passer une coloscopie et que l’année prochaine on refait une mammographie si je le souhaite, que je peux voir ça avec ma généraliste si je veux éviter de revenir à l’hôpital. Il me raccompagne, je le salue, et salue l’étudiante.

Aucune remarque sur mon poids, aucune pesée, aucune remarque sur le suivi annuel, aucune remarque sur rien. Je me suis sentie respectée. A aucun moment il a été intrusif ou agressif comme j’ai pu le vivre par ailleurs ou le lire par endroits. Franchement, si tu es de Bourg En Bresse, que tu veux le nom du gynéco en question, demandes !

Bref.

4h plus tard, je vais bien. J’ai quelques tiraillements. Mon utérus va reprendre possession de toute sa muqueuse, mes hormones naturelles vont s’en donner à cœur joie et j’ai évidemment très peur de revivre les années 90/2000 et les inondations sanguines qui ont marquées mon esprit !

J’ai 15 ans de plus, il parait que le corps change, les hormones aussi. Non ?

J’ai une cup (deux en réalité, une offerte par ma chérie @Youminou et une bleue à paillettes. J’en garde une dans mon sac, l’autre est dans l’armoire à pharmacie de la maison). Je pense en acheter une autre pour la travail. Rose peut être ?

Bref (2)

J’ai dit Adieu à Mirena. Je vous dirai donc ce que ça fait de vivre sans hormones de synthèse ni contraceptif et peut être que je vais morfler ou au contraire vous dire que j’avais des milliers d’effets secondaires et que je suis liberée maintenant et totalement moi même ! Total Free Fairy !

Avoir un enfant en 6ème

A. est rentrée en 6ème en septembre.

C’est un collège privé, une petite structure très encadrée, à moins de 500m de la maison. Il s’agit d’un collège de campagne, il n’y a qu’un seul prof de français, qu’une classe de chaque niveau.

A. a toujours été bonne élève, pas forcément excellente faute de travail, mais ces facilités lui permettent d’avoir le SATISFECIT de ces enseignants sans se fouler.

Ce que l’entrée en 6ème a changé, c’est déjà son ressenti. Malheureusement ça a peut etre été très brutal pour elle. En effet, A. est hypersensible. Elle ressent les choses parfois de façon violente. Le fait d’être moins « maternée » par rapport à la primaire, a été troublant. Elle a mis plusieurs mois (peut être 4 ou 5) à se comporter comme on l’attend d’un élève de 6ème qui apprend en autonomie.

A. a passé les premières recréations dans le CDI (planque idéale quand il pleut!) juste pour éviter d’être confronté aux autres élèves, plongeant le nez dans ses bouquins, ou en train de dessiner ou d’écrire, à l’abri des regards.

A. a grandit, a pris un peu en maturité. Petit à petit elle a su faire fasse au quotidien et à ce collège qui l’intimidait. Petit à petit elle a montré aux professeurs qu’elle n’était pas que cette fillette qui venait les voir à chaque fin de cours pour se plaindre ou raconter son week end comme sa soeur de 5 ans rapporte ses trésors en maternelle …

Je suis fière qu’elle grandisse chaque jour un peu plus. Je n’en suis pas moins sa maman. je continue de la prendre dans mes bras, de l’embrasser, de lui caresser les cheveux et de lui raconter la vie.

La vie. C’est précisément ce que je lui ai dit quand elle m’a demandé pourquoi elle m’entendait crier de joie le soir dans ma chambre. OUPS

Le shop bouge, bougez avec moi !

Plein de nouveaux tissus sont arrivés sur la boutique ces dernières semaines, voici un petit tour d’horizon des disponibilités !

Les essuies-tout lavables 

Les pare pipi

Côté pare-pipi, vous êtes assez assidus à la page facebook, du coup vous n’avez pas raté les annonces concernant les petits nouveaux. Mais je vous en remet une couche !

Et il y a encore plein, plein d’autres modèles que je vous invite à découvrir par le lien ci contre : https://www.amazon.fr/handmade/FAIRYDESFOLIES

Les lingettes, les serviettes

C’est la nouveauté sur le shop (avec le kit de démarrage zéro déchet) de quoi tenter sans se ruiner.

Et il y aura surement encore plus d’ici la publication de l’article, parce que j’avoue, je ne me lasse pas de vous créer des modèles colorés : N’hésitez pas à venir sur le shop : https://www.amazon.fr/handmade/FAIRYDESFOLIES

Les gâteaux d’anniversaire [recettes, astuces et gourmandise]

5 ans et 12 ans !

Une première fois chacune le jour J, un gâteau simple pour chacune (enfin, simple, je me comprends … hahaha), un pour l’école pour la miniature, un avec les grands parents (là, attention, on change de niveau) et enfin, les anniv’ avec les copains copines.

Février, entre les anniversaires, les crèpes, les bugnes, je vous assure que la balance n’a pas supporté, alors je l’ai laissé jusqu’en mars au fond du placard. Pour son bien.

Alors celui-ci c’est facile ! D’ailleurs ce gateau est à la portée de tout le monde ! Pour ça, j’ai juste adapté une recette « passe partout » !

Le cake double-chocolat ! 

200 g de beurre – 280 g de farine tamisée – 200 g de sucre – 4 oeufs – 1 pincée de sel – 1 cuiller à soupe de cacao amer – levure chimique ou bicarbonate de soude: 1 sachet (11 gr) – deux tablettes de chocolat noir – une tablette de chocolat blanc

1. Mettre le beurre en pommade.
2. Beurrer grassement le moule à cake
3. Placer le beurre pommade dans la cuve du robot et ajouter le sucre et une pincée de sel
4. Mélanger l’ensemble
5. Ajouter le premier oeuf
6. Incorporer
7. Ajouter le deuxième oeuf
8. Incorporer et continuer de la même façon jusqu’au dernier oeuf.

La masse doit être souple, crèmeuse. On doit deviner l’émulsion. Ne pas battre trop longtemps pour éviter de dédoubler le beurre.

9. Tamiser levure et farine ensemble et mélanger à petite vitesse

10. Séparer la pate en deux et ajouter dans une le chocolat blanc fondu et dans l’autre le chocolat noir fondu

11. Répartir et lisser les deux couches puis mettre au frigo 30 mn avant d’enfourner

12. Mettre au four à 220° pendant 10 mn (phase de pousse) puis 40 mn à 180°
Piquer pour contrôler la cuisson. Si rien n’y adhère on peut considérer que le cake est cuit. Pour éviter que le cake noircisse il est recommandé de poser une feuille de papier d’aluminium en fin de cuisson si votre cake colore un peu trop.

J’adapte cette recette très souvent. Par exemple au lieu de faire un cake, je prends un moule rond, je zappe le chocolat blanc (je vanille un peu plus la pâte ou j’ajoute un peu de poudre d’amande par exemple) et je mets le chocolat au dessus de l’autre, un coup de fourchette et vous faites un zebré !!!)

J’ai aussi dejà mis des éclats de caramel beurre salé (toujours à la place du chocolat blanc) ou des m&m’s par exemple. Cette recette est facile.

Alors là, pareil, j’ai zappé le chocolat blanc, j’ai vanillé un peu plus, et j’ai surtout mis du colorant en gel (Wilton, acheté chez FairyCake il y a plusieurs années – oui – mais dispo ici). Dans mon moule rond, j’ai mis les pâtes de couleurs tout autour, et j’ai mis la pâte chocolatée au milieu. Le résultat est plutôt convaincant !

J’ai fait un RAINBOW de chez Youminou. La recette était sur son blog – feu Glubbuk – mais heureusement tellement relayée sur la toile que je l’ai recuperée ici .

Je me suis fait avoir (encore) car j’ai fait dans un moule de 15cm (je vous dis pas le bordel, et la hauteur du gâteau…) mais le résultat en vaut bien la chandelle !!!

Pour l’anniv’ « copains », j’ai opté pour du SIMPLE. Déjà pour ma petite puce de 5 ans, déception totale, une copine sur les 4 invités… Donc ça a été un gâteau en forme de 5 avec un peu de décoration (mascarpone coloré qui servait au glaçage du gâteau de la grande LOL) et le tour est joué (recette basique du double chocolat, avec vanille + M&m’s/chocolat, moule à mini cake pour assemblage facile).

Pour la grande, le buffet de compet’ ! En même temps, 12 ans, mini boom et compagnie. Donc on a sorti les bols à bonbons, les moules à cannelés et le gâteau rempli de confiserie. Evidemment Champomy ! j’ai encore une fois adapté la recette du double chocolat. Le kiffe !

On a sorti les bonbons, en mode BUFFET !

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Élus parents de l'année 😎

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Ma fille aînée avait été très claire au sujet du gâteau. Il faudrait BEAUCOUP de couleurs et surtout des SMILEY !!!

Là encore, double chocolat, et une deco à base de mascarpone fouetté avec du sucre glace. Les colorants en gel ont fait le reste. Les smiley ont été acheté au Carrefour Market. J’ai craqué dessus et ma gamine a adoré !

Bref, encore un mois de passé et quel mois gourmand !