J’ai mal d’oublier (putain, 20 ans!)

1997-2017

C’est un anniversaire dont je me serai bien passé. Si mes 33 arrivent à grands pas, je les vis bien mieux que ce coup de canif sur le bras, piqûre de rappel (comme si j’en avais besoin) qui vient sonner ton absence depuis 20 ans.

20 ans que je vis sans toi, sans ta voix que j’ai complètement oubliée, sans tes yeux bleus tantôt rieurs et tantôt plissés, sans la 3 dimensions pour me rappeler si tu étais grand…

J’ai oublié.

Je pensais qu’en oubliant, c’était le signe que j’allais bien, que j’allais mieux, que j’avais fait le deuil comme on dit. Et ça me fait d’autant plus mal que je n’ai jamais voulu oublier. J’aurai voulu emprisonner ta voix pour toujours.

J’ai mal d’oublier.

J’ai mal au ventre quand mes enfants me posent des questions sur toi et que je n’ai pas la réponse. J’ai les larmes qui montent car c’est un autre qu’ils appellent grand-père et qu’à chaque fois ça me fait comme une brûlure à l’âme.

J’ai le vertige quand je pense aux années sans toi, à tout ce qui est allé si vite, à ce trou dans ma vie quand tu es mort.

Je voudrai aller au cimetière, te parler, te raconter ma vie, te montrer mes enfants. Mais je suis loin, et je te parle depuis mon clavier alors … Je ne suis pas convaincue que tu entendes mieux depuis là bas.

J’ai toujours quelques photos de toi dans mon portefeuille. Ce survet’ militaire que tu ne quittais pas, à l’étang où on allait pêcher, tu souriais. Tu avais une moustache. C’est drôle, je ne m’en souviens pas. Je trouvais que ça piquais, mais j’ai oublié comment ça faisait.

Ton image s’efface au fil des années, c’est bien ça le plus douloureux… Je m’étais jurée de ne jamais oublier, de toujours me souvenir … Et puis voilà, 20 ans après, je te vois flou, à travers un rideau de larmes.

Mais je n’oublie pas tout cet amour là qui a laissé un vide énorme, un trou béant dans mon cœur et une douleur ineffable.

Tu comprendras quand tu seras plus grande [lecture]

Après avoir lu le premier jour du reste de ma vie, je me suis empressée de commander les deux autres livres de Virginie Grimaldi, que j’ai reçu rapidement et commencé (et fini) tout aussi rapidement.

Tu comprendras quand tu seras plus grand

Le livre se lit vite, l’écriture est fluide, on enquille les pages au rythme des chapitres.

La lecture est agréable, les mots sont toujours accessibles, on n’a pas l’impression de devoir réfléchir, c’est une lecture reposante.

Les personnages sont très travaillés, au début du livre, je me suis sentie perdue, comme l’héroïne au milieu des petits vieux, j’avais du mal à retrouver qui était qui. cette impression passe vite.

Julia, l’héroïne donc, est attachante. On l’aime bien. Je ne me suis pas trop identifiée, volontairement (pourtant beaucoup d’éléments s’y prêtaient) et je suis restée assez extérieure au roman mais pas neutre.

J’ai beaucoup rit, je ne m’y attendais pas, j’ai énormément rit.

J’avoue que « la blague du nombril » est sur un post-it à la maison, j’essaie de la faire au moins une fois par jour. J’en suis fan.

Le livre est très drôle, c’est un concentré de bonne humeur, de bonnes blagues, et moments qu’on visualise parfaitement (pour peu qu’on ait vu Dirty Dancing)

J’ai « moins » aimé la fin du livre, j’ai du relire LE passage plusieurs fois, sorte de rebondissement inattendu et imprévisible, car je n’arrivais pas à comprendre ce qui se passait. J’étais surement très surprise en fait, et mon cerveau a déconnecté. Une fois l’annonce assimilée, j’ai kiffé et pour une fois que je suis surprise dans un livre, j’ai savouré !

Pour résumer, je suis contente de l’avoir lu, j’ai passé un TRÈS bon moment. Le livre a pris la route il y a quelque temps pour une seconde vie chez une amie qui a besoin de rire en ce moment …

L’après semi-permanent : la tronche de mes ongles ! [Article vérité]

Je te racontais mes deux premières poses de vernis semipermanent y a pas longtemps : Lien vers l’article 

La seconde manucure a tenu le choc des vaisselles, des coutures, des cartons et du clavier. Je peux vous montrer, c’est clairement pas dégueu pour une manucure de 20 jours .

Manucure semi permanent évolution J20

On voit que le bord libre est un peu dégagé, et que la lunule elle est bien visible (quazi 5mm sur mon majeur, 4mm sur les autres)

Semi permanent mains complètes J20

Sur les mains complètes tu peux voir quelques accro, main droite (majeur et annulaire).

Je devais passer à une manucure classique mais je voulais tenter une french et Camille du salon It Style se sentait plus à l’aise avec du semi permanent. Après avoir négocié le nude rosé en 2 couches (au lieu d’une) je suis sortie satisfaite. Ce n’est peut être pas la french manucure classique mais j’adore cette version qui me ressemble un peu plus.

 

Concrètement en 9 semaines de sémi permanentes, en terme de soins, j’ai mis de huile de cuticule le matin et le soir (celle de la marque It Style, j’en cherche actuellement une plus parfumée si vous avez des conseils, je prends !), j’ai lavé mes mains 120x par jours et j’ai fait plein de vaisselles. J’ai coupé mes ongles de façon assez courtes à chaque pose pour vraiment les laisser pousser tranquille 3 semaines.

Je n’utilise pas de crème actuellement, je me lave trop souvent les mains pour perdre 10min à chaque fois pour re-crèmer. Mais j’utilise un savon au thé blanc (ramené de notre voyage en Italie) et quand il fait moins de 15 degrés, je porte des gants pour sortir. Je me suis offert une manucure complète avec trempage et massage avant de partir sur une troisième sémi permanente.

Point manucure french semi-permanente après 10 jours : le drame !

APOCALYPSE ! Le soir de l’enterrement de vie de jeune fille de ma soeur, juste après les thermes, je m’aperçois d’un accro sur mon majeur droit. Je ne veux pas couper mon ongle, l’accro est trop gros, ça va se voir. Je n’ai pas de dissolvant … Je tente de glisser un ongle sous le vernis … et le vernis part !!! En une couche ! Une pellicule de vernis à la poubelle … formidable ! Bref. C’est avec un ongle nu que je suis allée danser en boîte…

Le dimanche soir, chez moi, j’ai pris le temps de nettoyer avec un dissolvant, de reposer une base (ultra long de kiko que je ne trouve plus nulle part – je suis désespérée) et un Poshé (oui j’aime bien la brillance même sur une base). Mon ongle semble en bonne santé, regardez :

Manucure French semi permanente (salon itstyle) Photo 16ème jour

Petite photo avant la dépose … Car j’en ai perdu d’autres dans la bataille  (la faute à l’épaisseur du vernis posé exprès en plusieurs couches)

Le vernis part d’un seul coup, façon écaille, l’ongle est sain, non strié.

Ils ont encore bien poussé …

On a tout enlevé, proprement (papillottes, puis retirer delicatement les particules fondues, nettoyage, un peu de ponçage délicat)..  on a juste reposé une base après une manucure flash et une petite coupe.

Après 9 semaines de manucure semi permanente, mes ongles vont bien regardez !

Je retourne dans le salon IT STYLE BOURG EN BRESSE avant le mariage de ma soeur, ça me permettra de ne pas faire attention à mes ongles, ce que je suis en train de réapprendre à faire avec des vernis classiques, écaillés après 4 jours …

Si vous voulez êtres bien traitées … demandez Camille !

Rencontrer les gens de l’internet 

Ce n’est pas arrivé bien souvent à vrai dire.

La première fois, c’était au début de mon aventure internet, j’avais encore un forfait wanadoo. Et j’allais sur le chat lycos. Haha.

(Là déjà y a que les trentenaires qui peuvent comprendre)

Je devais rencontrer mon futur mari mais il m’a posé un lapin (tu peux le huer sur twitter, n’hesite pas) et j’ai maintenu mon voyage d’une journée sur la capitale, j’ai rencontré un copain du même chat à ce moment là.

Je me souviens precisément de l’angoisse, du mal du ventre et de la panique ressentie « et s’il ne m’aimait pas autant qu’en numérique ». Haha. Je me souviens avoir pris le temps de descendre du train, de respirer calmement avant de sortir mon telephone et de tenter, au travers de la foule, de trouver le gars qui aurait le téléphone à l’oreille lui aussi.

Les regards se croisent. Le sourire apparrait. On se rapproche, on se fait la bise. Et on va se prendre un café pour dissiper les dernières tentions.

Bon, alors quelque mois après, BIS REPETITA, avec le Dragon. Autant vous dire que la panique a monté d’un level. C’était presque insupportable de crispation, j’étais dans la detresse et la peur, dans la spasmophilie et la tétanie. Et puis je l’ai vu et c’est passé. Tout est retombé. D’un coup.

J’ai rencontré cette même année les copains d’internet avec qui on formait une petite bande virtuelle mais que mon homme avait dejà rencontré. On a même organisé un week end camping ensemble. Mais avec le Dragon qui me tenait la main, je n’avais plus peur.

Ensuite, la vie reelle a pris le pas sur la vie numerique, moins de temps pour l’internet, twitter a remplacé le chat lycos, et mes enfants ont grignotté la moindre parcelle de temps disponible.

En 2016 j »ai remis le couvert. profitant de nos vacances en Bretagne, je me suis tapée l’incrust’ d’une après midi chez une copine de l’internet avec qui je partage un forum créatif. Une après midi familiale, avec plein d’enfants et des parents contents. C’était bon.  J’ai remis ça peu après avec une autre membre de ce forum créatif, et c’était très bon, là aussi.

En 2017, j’ai rencontré une de mes plus proches amies. C’est drole de dire ça hein ? Youminou et moi, on se connait depuis … ho .. que nos filles ainées sont bébés. Voilà. On s’est confié, nos doutes, nos peurs sur la maternité, mais aussi nos vies, nos petits tracas quotidiens, nos petits bonheurs aussi. On est proche. Sans toutefois avoir pu une fois se tenir la main en condition reelle.

En 2017, oui, le pas a ENFIN été franchi. Un coup de tête, des valises et une nuit au volant plus tard, je la voyais enfin en 3 dimensions ! Grande et belle, souriante, remplie de joie et de bonheur  : Youminou IRL ! On est tombée dans les bras l’une de l’autre, naturellement, comme si enfin on etait réunies après des années de séparation.

Bien sur le stress, l’angoisse avaient fait son nid, le trajet etait une boule de tensions de son coté comme du mien. Même si on se connait, il y a toujours appréhension de savoir si l’autre est aussi cool, aussi gentil, aussi marrant en vrai. Après tout, internet c’est facile, tu peux couper la page quand tu en as marre, la vraie vie, ça marche pas comme ça.

Youminou et moi sommes de vraies gens, dans de vrais corps, avec de vraies emotions. Vous ne me verrez jamais dire que les relations internet sont fausses et sans avenir. Je ne balaierais pas mes années d’amitiées qui sont tout sauf virtuelles. Et je suis tombée follement amoureuse de mon mari avant de le rencontrer…

Rencontrer les gens d’internet ça fait toujours quelque chose. On concretise un lien fort, magique. On devient encore plus proche, et on se marre vraiment bien pourvu qu’on est été sur internet comme dans la vie. C’est là le bémol, car oui, dans mes rencontres, j’ai parfois eu des décéptions. Des gens droles avec qui j’echangeais nuit et jour sur internet, et qui etaient  des gens très introvertis qui ne pouvait pas faire une phrase à voix haute tant la timidité les submergeais dans la vie. C’etait compliqué de faire le lien entre deux identités differentes qui provenaient d’un même corps.

Je peux vous le dire, je suis chiante pareil. Et ça va, je le vis bien.

Fast and Furious 8 [le retour de la suite du come back d’après]

Bon, maintenant que tout le monde l’a vu, on peut en parler ?

Vin, Jason, Dwayne …

Contexte : je suis fan de toute la saga, enfin, sauf de Tokyo Drift que je n’ai pas aimé du tout (du tout du tout!). C’est mon homme qui me l’a fait découvrir et je suis devenue addict (en grande partie à cause de – ou grâce à – Vin Diesel qui m’avait déjà aidé à apprécier Triple X)

NDLR : les photos viennent de google image, en cliquant dessus vous atterrirez sur les photos depuis les sites d’hébergement, certains sont des articles de critique, d’autres des image Allociné etc…

A la fin du 7, j’étais en larmes (que celui qui ne l’était pas me jette un carburateur). Au début du 8, dans la salle de ciné, je trépignais de savoir comment ils allaient faire rebondir l’histoire après la fin que l’on connait pour Mia et Brian (et pourquoi Dom vire méchant, et que lui veut Charlize Theron ?)

A la fin du 8, quand les lumières se rallument (et que tu as attendu la fin du générique pour chopper une scène bonus qui n’existe pas) je me sentais bien. J’avais passé un très bon moment, pas trop long (un peu plus de 2h) avec de vraies scènes drôles et un scénario ma foi, pas déplaisant du tout.

D’ailleurs, la grande méchante qui veut éveiller les consciences, qui veut faire péter le système pour expliquer que le système est pourri, ça ne vous rappelle rien ? Parce que moi j’ai eu les neurones connectés direct sur Die Hard 4 (mais OUI celui avec les hackers qui pilonnent le système et la scène mythique de l’hélicoptère)

Coucou Bruce ❤

De ce point de vue, j’ai aimé l’idée, et même si j’ai eu l’effet « déjà vu » j’ai quand même apprécié la grande méchante (enfin non, je l’ai détesté, mais c’est pour ça qu’elle est très douée Charlize, elle joue tellement bien que même dans la rue j’aurai envie de lui mordre un mollet). Un rôle parfait, très bien écrit, et qui ne déborde (presque) pas sur le pathos. Après le rôle de Ramsay Bolton dans GOT on avait pas vu un vrai vilain méchant (mais pas sadique, j’en conviens) avant Cipher. Et je pense qu’on la reverra cette connasse.

En parlant de GOT, si vous aviez remarqué Nathalie Emmanuel (oui habillée ça change un peu) vous avez peut être remarqué aussi  Tormund … Quelle tête à claque celui là aussi !

J’ai aimé, évidemment, les scènes d’action, même si pour moi la première est … complètement nawak. Bah oui, ça commence trop vite, trop fort, trop de flammes, trop de respect. On n’a pas le temps de s’installer. Je suis une ancienne moi, mon cerveau n’était pas prêt, j’ai eu l’impression de rater un bout du film. Les autres scènes sont formidables. OUI, même le sous-marin ! Franchement moi j’ai adoré le sous-marin. J’ai trouvé ça génial. Et le char aussi. Plus c’est gros, plus ça me plait. Oui, je suis comme ça dans la vie, aussi. Hein mon Dragon ?

Je me suis marrée une bonne partie du film. Déjà avec les dialogues entre Hobbs et Deckard sont à se pisser dessus, ils n’arrêtent pas ces deux là, jamais ! Là dessus Roman Pierce, fidèle à lui même fait son bon gros relou avec ses blagues de merde mais on s’y attache quand même … Le petit nouveau Eric, promet de grand moment de rigolade (je lui trouve beaucoup de points communs avec le rôle de Brian … et vous ?) et alors, coup de grâce avec Helen Miren !!! Mais … mais … holalala ! Mais oui mais oui, les grands méchants aussi ont une mère (et elle n’a pas l’air commode hein)

Si le film devait se justifier sur une seule scène c’est l’une des dernières, quand Shaw sauve le bébé (oui, si tu n’as pas vu le film, y a une histoire de bébé) et cette scène est juste énorme, drôle et en même temps digne des grands films d’actions, on retrouve le Jason des Transporteur et c’est vraiment grisant !

Je pourrais disserter sur la musique, toujours bien choisie, toujours à se fondre dans le décor, toujours parfaitement synchro avec les voitures, ou les sous marins ! Et pourtant j’irais pas écouter ce style là en faisant mon training le matin hein.

Bien sur que j’ai aimé Fast and furious 8 ! EVIDEMMENT ! Je crevais d’envie de demander « pourquoi Dom ? » et même si je trouve l’idée du bébé (presque) intéressante, je n’ai pas tout à fait compris le pourquoi du comment avec sa génitrice – au cas où tu l’as pas vu je ne dis rien – J’ai poussé le vice à essayer de calculer le temps qui s’est écoulé entre la fin de leur relation et la découverte … sans résultat. Bon, j’ai chouiné (encore) quand il nomme le bébé pour la première fois. Même si c’est sans surprises !

Le film est encore un bon moment, c’est tout ce que je lui demandais ! Pari réussi!

Ce que je t’ai écrit [flashback 29 janvier 2015]

Combien déjà ? 18 ans ?! Déjà  18 ans. Seulement 18 ans. C’est à la fois tellement long … et pourtant j’ai l’impression qu’on s’est vu hier.

Je ne sais pas trop quoi dire. Tu m’as manqué tu sais. Beaucoup. J’ai été en colère, je crois même que je le suis un peu encore. J’ai parfois les larmes qui montent quand je pense à toi, à la façon dont tu es parti.

C’est dégueulasse d’être parti comme ça. Sans dire au revoir. Comme si tu claquais la porte. Comme si tu raccrochais au nez. Tu as eu le dernier mot, je n’aime pas ça. Je n’ai pas aimé ça. J’ai été en colère, et triste. Très triste. Parce que tu as tout raté. Je te sentais bien près de moi mais c’est comme si tu ne réagissais pas. J’ai attendu des signes et je n’ai rien vu. Comme si tu te fichais bien de tout ce qui pouvais m’arriver. Comme si t’avais autre chose à faire. C’est n’importe quoi, tu n’avais rien d’autre à faire que d’être là. On aurait dû passer en priorité face au reste.

Je pensais que j’étais importante pour toi. Ta première née. Ta fille. Et puis non, apparemment quelque chose de mieux que moi à fait que tu t’es senti le droit d’aller faire ta vie ailleurs. C’est quand même dingue ce comportement ! Tu vois, je crois que je suis encore en colère ! J’ai du mal à me dire que tu n’y es pour rien après tout, ce n’est quand même pas moi qui suis partie…

Tu as raté pas mal de choses, à commencer par mon adolescence, la période où j’aurais quand même eu sacrément besoin de toi. Ce n’était facile pour personne. Maman a connu bien des difficultés avec moi. J’avais 13 ans, je ne suis pas sure que tu ais bien saisi l’enjeu de ton départ à ce moment clé de ma vie. Tu aurais pu attendre 3 ans, ou 10. Ou ne jamais partir tiens ! Je suis sure que tu regrettes ?!

Dis-moi que tu regrettes !!! Dis-moi que si tu avais su tout ce que tu allais rater, t’aurais tout fait pour rester ?! J’ai tellement l’impression que tu aurais dû être là, que ça aurait tout changé, ou que justement ça n’aurait rien changé et que tu aurais connu ceux qui font mon bonheur aujourd’hui.

Je ne me suis jamais sentie aussi malheureuse que le jour de la naissance de ma première née.

Ma fille.

Parce que ce petit être qui ne demandait qu’à  être chérie et aimée, mettait ses yeux bleus, ceux qu’elle a de moi, que j’ai moi-même de toi, dans mes yeux et suppliait un amour éternel… Et je n’ai pas compris à ce moment-là comment tu avais pu abandonner ces yeux-là, les yeux que j’ai plongé dans les tiens un peu plus de 25 ans auparavant.

Comment on peut abandonner un amour inconditionnel ?

Je me suis sentie triste, triste de me dire qu’il y avait donc quelque part, quelque chose de plus fort que l’Amour.

Tu n’as pas connu ma fille, c’est tellement dommage. Elle est géniale cette enfant. Elle est l’enfant presque parfait, celui qui dort bien, qui mange bien, qui parle bien, toujours calme, souriante … Un soleil de printemps, celui qui n’étouffe pas, non, celui qui réchauffe. Elle porte un prénom royal, parce qu’elle est celle qui gouverne nos cœurs. Avec son père on est fier d’elle.

Son père. Mon mari. Je me demande ce que tu en aurais pensé de voir ta fille de 20 ans, ramener un presque trentenaire aux cheveux longs, tatoué et motard et plaquer ses études pour partir s’installer à 800 bornes. Tu n’aurais pas beaucoup rit. Moi si ! Si tu avais vu la tête de maman … Aujourd’hui on en plaisante mais tu sais, à l’époque, ce n’était pas très drôle pour elle.

J’ai attendu 6 ans pour me marier. J’aurai voulu que tu sois là. Ce n’était ni un grand jour, ni le plus beau de ma vie, mais je m’en fiche bien aujourd’hui, on était nous, on était Un.

Si tu m’avais vu, tu aurais pleuré ! Je le sais !!!

Tu ne regrettes pas ? Pourquoi tu ne dis rien ?

Tiens, ta seconde fille va se marier, cet été. Tu vas rater ça aussi ? Je ne peux toujours pas te convaincre de revenir ? Il n’y a rien à faire ? Vraiment ? J’ai essayé tellement de fois de t’appeler, mais tu ne réponds pas. J’ai essayé de t’écrire des milliers de fois … combien de lettres laissées sur le bureau, mouillées de larmes …

Je trouve ça tellement dommage ce silence qui s’est installé entre nous.

J’aimais bien ta voix. Plus le temps passe et moins j’arrive à m’en souvenir.

Tu as raté tellement de chose. Tu ne connais ni mon fils ni ma dernière-née.

Mon fils. Vraiment, tu aurais adoré le voir grandir ! Il est tellement génial, je te jure il est … unique. Il a quelque chose de fort et de fragile à la fois, comme si il était tout. Il est poète, il est sensible, il est créatif et doux. Il est chevalier. Mais il est aussi un tourbillon, une tempête, un ouragan. Parfois j’ai l’impression qu’avec lui, rien ne sera facile. Mais je l’aime, si tu savais …

En réfléchissant, tu  ne peux pas savoir ! Si tu avais aimé comme j’aime mes enfants tu ne serais pas parti ! Tu vois, je suis encore en colère, j’ai cette boule au ventre depuis ton départ, elle ne passe pas ! Je voudrais tellement que tu ne sois jamais parti !!! Je ne digère pas cette absence si longue … 18 ans !!! Tu aurais pu revenir, tellement fois j’ai attendu !!!

Ma petite dernière a quelque chose de révolté au fond des yeux, elle est cette petite fille pleine d’amour mais aussi de contrariétés. J’ai l’impression qu’elle est le parfait mélange entre mon amour et ma colère, ma peine et ma joie, mes forces et mes faiblesses. Quand je la regarde je me vois moi en train de rire. Quand elle pleure ce sont mes larmes qui coulent. Elle est moi comme je suis infiniment elle.

Tu ne viendras pas la voir? Et pourtant tu en crèves d’envie ! Ce n’est pas possible de ne pas craquer ! De faire marche arrière, de regarder derrière ! Je suis une mère, j’en mourrais de passer des années loin d’eux … des jours … des minutes … Comment peux-tu faire croire à ton monde que tu ne reviendras jamais ?

Allez, dis-moi papa, pourquoi tu es parti ?

C’est ce qu’ils ont dit il y a presque 18 ans, ils me l’ont dit à moi, à nous tes enfants, à maman aussi.

Ils auraient dû dire la vérité, que tu n’étais pas parti, ce n’est pas toi qui es parti. On t’a enlevé. Tu n’as rien décidé, tu n’es pas parti !!! Tu ne serais jamais parti !!! Tu ne serais jamais parti loin de ta femme, loin de tes filles !!! Jamais jamais !!! Et partir où ? Quand on part on va quelque part, tu n’es pas parti puisque tu n’es nulle part !!!!

Non, non tu n’es pas parti, on t’a fait partir, on t’a mis dehors. On t’a emporté, on t’a enlevé. C’est ce ON que je dois combattre, sur qui je dois mettre ma colère, ce ON qui nous a tour pris, qui a volé notre enfance, notre amour de père. Ce ON qui a emporté une partie de moi en même temps que le regard azur et bienveillant que tu posais sur nous.

On t’a tué.

J’ai de la colère contre les médecins, contre la maladie, contre tout ce qui a choisi de faire de moi une fille sans père. J’ai de la colère contre toi, parce que je te croyais plus fort que tout, plus fort que ce cancer, plus fort que la Mort. C’est des conneries alors ce qu’on dit aux enfants ? Que leur papa c’est le plus fort ? Je t’en veux tellement de ne pas avoir été le plus fort.

Oui je pleure encore, 18 ans après. Je ne suis que ta petite fille tu sais, je ne suis qu’une boule de tristesse et de colère, je ne suis qu’une gosse qui s’est toujours sentie abandonnée. Parce qu’un jour, il y a 18 ans, tu es mort papa.

 

 

 

 

(texte écrit le 29 janvier 2015 sur un autre blog que celui là, et finalement aujourd’hui je trouve qu’il a toute sa place ici, ça m’a donné une raison de dégager l’autre support et je vais écrire un article qui va y faire écho rapidement)

Yverdon les bains (la Suisse, les bulles et des filles en maillots de bain)

Pour l’enterrement de vie de jeune fille de ma sœur, ses copines avaient choisi une après midi sous le signe de la détente. Nous étions réunies pour l’occasion à quelques minutes de la Suisse, c’était donc naturel que nous passions la frontière le temps d’un ressourcement bien mérité !

Imaginez, vous êtes 5 femmes, 5 mamans (nombre total des enfants 9) et pour une fois vous délaissez lessives et haricots verts pour presque 36h de grosse déconnade dont une après midi  aux thermes d’Yverdon ! Il n’en fallait pas plus pour me faire venir, sur le papier et sur le site internet : ça envoie du lourd !

photo prise via mon téléphone à la sortie vers 21h

Nous sommes arrivées vers 15h30 (nous n’avions pas vu qu’il nous fallait autant de temps – 1h30 – pour y accéder et la route de montagne n’a pas aidé à appuyer sur le champignon). Il a fallu patienter une bonne grosse demi heure (le samedi y a foule mais une seule caisse d’ouverte) avant de pouvoir passer en caisse. Nous avions beaucoup de questions et la liste à rallonge des options ne nous a pas aidé à faire notre choix sur ce qu’on voulait… La caissière s’impatientait, elle nous a dit que le mieux c’était la formule piscines pour 3h. C’est ce qu’on a donc validé. On nous a remis un bracelet (on aurait aimé savoir s’il s’auto détruisait après les 3h) et on a été se changer aux vestiaires.

NDLR : le temps s’écoule de l’entrée à la sortie des locaux, donc le temps de séchage, de déshabillage etc…  doit être pris en compte. Sur un forfait de 3h, si vous passez déjà 15min avant d’arriver à mettre les pieds dans l’eau et 30 minutes (douche, séchage, brushing) avant de repartir vous passerez 2h15 dans l’eau.

Le petit plus : vos bracelets vous donnent accès aux salles et ils servent à verrouiller et ouvrir votre casier. Ils peuvent être roses ou bleus. Classe hein ?

Il est interdit de prendre des photos, j’ai donc récupéré les photos sur le site internet du centre thermal pour écrire cet article.

Une fois toutes en tenue de compet’, on arrive au niveau des piscines. Là, on est un peu surpris. On a vue sur un bassin interieur rempli de brassards rouges (des enfants). Il y a un petit escalier et un passage qui mène à deux bassins extérieurs, de là où nous sommes on ne voit pas le dehors et on cherche le jacuzzi … on se dit que c’est pas possible, y a forcement autre chose …

Quand c’est rempli d’enfants ça fait moins vendeur

On décide de revenir un peu sur nos pas. Nous voyons un panneau « espace détente ». Nous suivons l’escalier et arrivons à l’étage dédié au bien être après avoir passé la salle de sport et le salon des massages. D’ailleurs l’escalier est assez casse-gueule, on prendra l’ascenseur pour redescendre … Nos badges refusent d’ouvrir la porte, nous n’avons apparemment pas le bon forfait. Nous en parlons avec la personne chargée de la surveillante, elle nous fait valider un accès supplémentaire que nous devrons payer à la sortie.

Nous passons enfin le petit portillon.

A gauche le bain japonais (40 degrés sans bulle) En face le jacuzzi exterieur (34 degrés avec bulles) sur la terrasse

Nous décidons de commencer par le jacuzzi. Non sans s’être fait déjà reprendre par la surveillante générale « pas de bruit, ici c’est le silence » … OUPS Pour un enterrement de vie de jeune fille, le silence n’était pas sur la liste des animations … OUPS bis !

Nous profitons du jacuzzi, de la vue extraordinaire (il pleut, on est en pleine montagne, le ciel est orageux) et de nous retrouver entre nous. Nous rions (dehors la surveillante ne vient pas nous engueuler, il doit y avoir une tolérance ou alors elle a froid) !

Nous nous essayons ensuite au sauna. Le site en propose 2. Le premier à 90 degrés, le second à 70 degrés. Nous optons pour le second. La nudité est tolérée, il vaut mieux être prévenue. Cela sent bon l’eucalyptus.

Assis, couché, vautré .. le sauna c’est toi qui voit

Nous sommes assises toutes les 5, nous chuchotons. Un couple discute avec nous, ils sont suisses et ont une réunion de famille, ils logent à l’hôtel. Il semble prestigieux (l’hôtel pas le couple). Ils félicitent ma sœur pour son mariage et nous prenons congés après avoir perdu la moitié de notre peau déshydratée…

Douche tropicale à gauche, bain japonais en face. Photo depuis l’espace restauration.

Une bonne douche tropicale pour moi, froide avec le seau pour les plus courageuses, et on s’engouffre dans le bain japonais.

On y reste debout ou on s’assoit sur l’escalier. C’est petit. C’est très chaud. Et on ne peut pas discuter. Et en vrai y a pas de fleurs. Et les serviettes – personnelles qu’on a emmenées – sont en vrac à l’entrée, dans des casiers ou sur un rebord de carrelage.

Une fois bien détendue de la fesse, on décide de redescendre. On a surement raté quelque chose, il y avait des bassins dehors, allons voir ce qu’il en est …

Ha bah voilà. Ils sont là les bassins.

On commence par le premier bassin (au second plan sur la photo, on ne voit pas bien, je vous mettrai le plan après) On en fait le tour grâce à un circuit organisé. Il y a différents jets d’eau placés au bord de la piscine. A chaque signale visuel (gyrophare) vous vous déplacez vers le jet sur votre gauche. Ainsi vous faites le tour du bassin. Il y a des jets au niveau des mollets, des cuisses, des fesses, de votre clitoris selon la taille que vous faites, du dos, des épaules, de votre nuque etc… C’est un circuit très agréable mais on est assez espacé entre les jets donc on ne peut pas discuter à 5. Et certains baigneurs squattent un jet ad vitam eternam, c’est assez frustrant. L’eau était à 34 degrés et on a passé un très bon moment.

La seconde (au premier plan sur la photo du dessus) est à 28 degrés (et on l’a bien senti passer) c’est un bassin avec des mini jacuzzi. On n’y a rien trouvé d’extraordinaire, on s’en ai vite échappé en grelottant !

Avec plein de monde et de jour ça rend moins bien, je ne saurai pas expliquer pourquoi …

Nous sommes allées dans le bassin intérieur, cette fois vidé des enfants. Nous avons là encore un circuit avec différents jets, mais plus rapprochés qu’à l’extérieur, nous pouvons parler, crier, rire à gorge déployée, c’est un peu plus agréable ! L’eau est à 34, on pourrait y rester dormir.

On décide d’aller refaire un point détente. La surveillante est ravie de nous revoir … hahaha… Les filles veulent faire le bain japonais, j’embarque une des copines dans le hammam. Mon premier ! Il y a 3 salles. Une salle réservée aux femmes, une salle pour les hommes, une salle mixte. Et la nudité est là encore tolérée. Vous êtes prévenues par des panneaux sur les portes. En même temps avec la vapeur qu’il y a, on dirait un brouillard épais, on ne voit rien. On s’installe sur le carrelage, on s’allonge … Je crois que je me serais endormie. On respire bien mieux que dans un sauna, mais le moindre mouvement est coûteux en oxygène. Je me suis sentie mal après 10 minutes. J’ai rejoins le bain japonais après une douche tropicale (je veux ce truc chez moi!)

Nous avons passé un bon moment, nous guettions l’heure. Avec le rallongement de notre forfait, on avait 1h de plus, 4 h donc de l’entrée à la sortie. On était entrée vers 16h, il nous fallait badger à 20h.  On est sorti de l’eau vers 19h15.

Nous n’avons pas trouvé de cabines de douches individuelles, ça nous a manqué. Nous avons dû nous contenter d’un rinçage en maillot, d’une douche rapide en maillot et ensuite il a fallu batailler pour occuper un des vestiaire. Ils sont très petits. Je pense à ceux qui sont venus avec des enfants, c’est carrément pas possible d’en habiller un là dedans sans se cogner les coudes sur mes murs !

La salle des sèches cheveux – photo tripadvisor

Bref, nous avons apprécié la salle des sèches cheveux, miroirs, sièges … La très bonne idée du site pour pouvoir faire le brushing correctement ! Et nous avons été régler notre dépassement budgétaire à la caisse. A 19h55 nous étions dehors.

Côté prix

  • espace piscine (les deux bassins exterieurs + le bassin interieur) pour 3h : 19 CHF (environ 17 €) par personne
  • espace détente (la totalité des bassins piscine + l’etage jacuzzi sauna etc… ) pour 4h : 30 CHF (environ 27€) par personne

Il y a toute une carte des soins, massages etc … prodigués ainsi que le spa privatif (ça doit être top en amoureux) à cette adresse

Le parking est gratuit, on trouve facilement avec un GPS (suivre « bains, thermes » et pas l’hôtel). Prévoir de quoi se restaurer après, car sur place c’est hors de prix et on sort de là affamé !

Le site peut fournir la prestation EVJF, pour 40CHF (36.50 €) par personne vous avez accès illimité aux bassins et à la zone détente + une coupe de champagne. Nous n’avons pas souscrit cette option (10 CHF de plus que celle pour laquelle on a opté) car on n’aurait pas passé la journée complète dans le lieu, aussi douillet soit il (et ça fait cher la coupe de champagne). Les offres proposées (fête des mères etc…) peuvent vous intéresser si vous êtes dans les parages, voir sur le site directement.

NDLR : nous avons passé un bon moment, nous étions détendues (et nous avions très faim – je radotte) en sortant. Nous avons seulement regretté ne pas pouvoir discuter mais nous avons respecté le silence exigé (on n’a pas eu le choix, sinon on était viré^^)  J’aurai peut être envie d’y aller avec mon homme (quitte à prendre une suite à l’hotel pour l’occasion) après tout nous ne sommes qu’à 2h20 … A suivre 😉

Le plan des thermes – photo Tripadvisor