Fast and Furious 8 [le retour de la suite du come back d’après]

Bon, maintenant que tout le monde l’a vu, on peut en parler ?

Vin, Jason, Dwayne …

Contexte : je suis fan de toute la saga, enfin, sauf de Tokyo Drift que je n’ai pas aimé du tout (du tout du tout!). C’est mon homme qui me l’a fait découvrir et je suis devenue addict (en grande partie à cause de – ou grâce à – Vin Diesel qui m’avait déjà aidé à apprécier Triple X)

NDLR : les photos viennent de google image, en cliquant dessus vous atterrirez sur les photos depuis les sites d’hébergement, certains sont des articles de critique, d’autres des image Allociné etc…

A la fin du 7, j’étais en larmes (que celui qui ne l’était pas me jette un carburateur). Au début du 8, dans la salle de ciné, je trépignais de savoir comment ils allaient faire rebondir l’histoire après la fin que l’on connait pour Mia et Brian (et pourquoi Dom vire méchant, et que lui veut Charlize Theron ?)

A la fin du 8, quand les lumières se rallument (et que tu as attendu la fin du générique pour chopper une scène bonus qui n’existe pas) je me sentais bien. J’avais passé un très bon moment, pas trop long (un peu plus de 2h) avec de vraies scènes drôles et un scénario ma foi, pas déplaisant du tout.

D’ailleurs, la grande méchante qui veut éveiller les consciences, qui veut faire péter le système pour expliquer que le système est pourri, ça ne vous rappelle rien ? Parce que moi j’ai eu les neurones connectés direct sur Die Hard 4 (mais OUI celui avec les hackers qui pilonnent le système et la scène mythique de l’hélicoptère)

Coucou Bruce ❤

De ce point de vue, j’ai aimé l’idée, et même si j’ai eu l’effet « déjà vu » j’ai quand même apprécié la grande méchante (enfin non, je l’ai détesté, mais c’est pour ça qu’elle est très douée Charlize, elle joue tellement bien que même dans la rue j’aurai envie de lui mordre un mollet). Un rôle parfait, très bien écrit, et qui ne déborde (presque) pas sur le pathos. Après le rôle de Ramsay Bolton dans GOT on avait pas vu un vrai vilain méchant (mais pas sadique, j’en conviens) avant Cipher. Et je pense qu’on la reverra cette connasse.

En parlant de GOT, si vous aviez remarqué Nathalie Emmanuel (oui habillée ça change un peu) vous avez peut être remarqué aussi  Tormund … Quelle tête à claque celui là aussi !

J’ai aimé, évidemment, les scènes d’action, même si pour moi la première est … complètement nawak. Bah oui, ça commence trop vite, trop fort, trop de flammes, trop de respect. On n’a pas le temps de s’installer. Je suis une ancienne moi, mon cerveau n’était pas prêt, j’ai eu l’impression de rater un bout du film. Les autres scènes sont formidables. OUI, même le sous-marin ! Franchement moi j’ai adoré le sous-marin. J’ai trouvé ça génial. Et le char aussi. Plus c’est gros, plus ça me plait. Oui, je suis comme ça dans la vie, aussi. Hein mon Dragon ?

Je me suis marrée une bonne partie du film. Déjà avec les dialogues entre Hobbs et Deckard sont à se pisser dessus, ils n’arrêtent pas ces deux là, jamais ! Là dessus Roman Pierce, fidèle à lui même fait son bon gros relou avec ses blagues de merde mais on s’y attache quand même … Le petit nouveau Eric, promet de grand moment de rigolade (je lui trouve beaucoup de points communs avec le rôle de Brian … et vous ?) et alors, coup de grâce avec Helen Miren !!! Mais … mais … holalala ! Mais oui mais oui, les grands méchants aussi ont une mère (et elle n’a pas l’air commode hein)

Si le film devait se justifier sur une seule scène c’est l’une des dernières, quand Shaw sauve le bébé (oui, si tu n’as pas vu le film, y a une histoire de bébé) et cette scène est juste énorme, drôle et en même temps digne des grands films d’actions, on retrouve le Jason des Transporteur et c’est vraiment grisant !

Je pourrais disserter sur la musique, toujours bien choisie, toujours à se fondre dans le décor, toujours parfaitement synchro avec les voitures, ou les sous marins ! Et pourtant j’irais pas écouter ce style là en faisant mon training le matin hein.

Bien sur que j’ai aimé Fast and furious 8 ! EVIDEMMENT ! Je crevais d’envie de demander « pourquoi Dom ? » et même si je trouve l’idée du bébé (presque) intéressante, je n’ai pas tout à fait compris le pourquoi du comment avec sa génitrice – au cas où tu l’as pas vu je ne dis rien – J’ai poussé le vice à essayer de calculer le temps qui s’est écoulé entre la fin de leur relation et la découverte … sans résultat. Bon, j’ai chouiné (encore) quand il nomme le bébé pour la première fois. Même si c’est sans surprises !

Le film est encore un bon moment, c’est tout ce que je lui demandais ! Pari réussi!

Ce que je t’ai écrit [flashback 29 janvier 2015]

Combien déjà ? 18 ans ?! Déjà  18 ans. Seulement 18 ans. C’est à la fois tellement long … et pourtant j’ai l’impression qu’on s’est vu hier.

Je ne sais pas trop quoi dire. Tu m’as manqué tu sais. Beaucoup. J’ai été en colère, je crois même que je le suis un peu encore. J’ai parfois les larmes qui montent quand je pense à toi, à la façon dont tu es parti.

C’est dégueulasse d’être parti comme ça. Sans dire au revoir. Comme si tu claquais la porte. Comme si tu raccrochais au nez. Tu as eu le dernier mot, je n’aime pas ça. Je n’ai pas aimé ça. J’ai été en colère, et triste. Très triste. Parce que tu as tout raté. Je te sentais bien près de moi mais c’est comme si tu ne réagissais pas. J’ai attendu des signes et je n’ai rien vu. Comme si tu te fichais bien de tout ce qui pouvais m’arriver. Comme si t’avais autre chose à faire. C’est n’importe quoi, tu n’avais rien d’autre à faire que d’être là. On aurait dû passer en priorité face au reste.

Je pensais que j’étais importante pour toi. Ta première née. Ta fille. Et puis non, apparemment quelque chose de mieux que moi à fait que tu t’es senti le droit d’aller faire ta vie ailleurs. C’est quand même dingue ce comportement ! Tu vois, je crois que je suis encore en colère ! J’ai du mal à me dire que tu n’y es pour rien après tout, ce n’est quand même pas moi qui suis partie…

Tu as raté pas mal de choses, à commencer par mon adolescence, la période où j’aurais quand même eu sacrément besoin de toi. Ce n’était facile pour personne. Maman a connu bien des difficultés avec moi. J’avais 13 ans, je ne suis pas sure que tu ais bien saisi l’enjeu de ton départ à ce moment clé de ma vie. Tu aurais pu attendre 3 ans, ou 10. Ou ne jamais partir tiens ! Je suis sure que tu regrettes ?!

Dis-moi que tu regrettes !!! Dis-moi que si tu avais su tout ce que tu allais rater, t’aurais tout fait pour rester ?! J’ai tellement l’impression que tu aurais dû être là, que ça aurait tout changé, ou que justement ça n’aurait rien changé et que tu aurais connu ceux qui font mon bonheur aujourd’hui.

Je ne me suis jamais sentie aussi malheureuse que le jour de la naissance de ma première née.

Ma fille.

Parce que ce petit être qui ne demandait qu’à  être chérie et aimée, mettait ses yeux bleus, ceux qu’elle a de moi, que j’ai moi-même de toi, dans mes yeux et suppliait un amour éternel… Et je n’ai pas compris à ce moment-là comment tu avais pu abandonner ces yeux-là, les yeux que j’ai plongé dans les tiens un peu plus de 25 ans auparavant.

Comment on peut abandonner un amour inconditionnel ?

Je me suis sentie triste, triste de me dire qu’il y avait donc quelque part, quelque chose de plus fort que l’Amour.

Tu n’as pas connu ma fille, c’est tellement dommage. Elle est géniale cette enfant. Elle est l’enfant presque parfait, celui qui dort bien, qui mange bien, qui parle bien, toujours calme, souriante … Un soleil de printemps, celui qui n’étouffe pas, non, celui qui réchauffe. Elle porte un prénom royal, parce qu’elle est celle qui gouverne nos cœurs. Avec son père on est fier d’elle.

Son père. Mon mari. Je me demande ce que tu en aurais pensé de voir ta fille de 20 ans, ramener un presque trentenaire aux cheveux longs, tatoué et motard et plaquer ses études pour partir s’installer à 800 bornes. Tu n’aurais pas beaucoup rit. Moi si ! Si tu avais vu la tête de maman … Aujourd’hui on en plaisante mais tu sais, à l’époque, ce n’était pas très drôle pour elle.

J’ai attendu 6 ans pour me marier. J’aurai voulu que tu sois là. Ce n’était ni un grand jour, ni le plus beau de ma vie, mais je m’en fiche bien aujourd’hui, on était nous, on était Un.

Si tu m’avais vu, tu aurais pleuré ! Je le sais !!!

Tu ne regrettes pas ? Pourquoi tu ne dis rien ?

Tiens, ta seconde fille va se marier, cet été. Tu vas rater ça aussi ? Je ne peux toujours pas te convaincre de revenir ? Il n’y a rien à faire ? Vraiment ? J’ai essayé tellement de fois de t’appeler, mais tu ne réponds pas. J’ai essayé de t’écrire des milliers de fois … combien de lettres laissées sur le bureau, mouillées de larmes …

Je trouve ça tellement dommage ce silence qui s’est installé entre nous.

J’aimais bien ta voix. Plus le temps passe et moins j’arrive à m’en souvenir.

Tu as raté tellement de chose. Tu ne connais ni mon fils ni ma dernière-née.

Mon fils. Vraiment, tu aurais adoré le voir grandir ! Il est tellement génial, je te jure il est … unique. Il a quelque chose de fort et de fragile à la fois, comme si il était tout. Il est poète, il est sensible, il est créatif et doux. Il est chevalier. Mais il est aussi un tourbillon, une tempête, un ouragan. Parfois j’ai l’impression qu’avec lui, rien ne sera facile. Mais je l’aime, si tu savais …

En réfléchissant, tu  ne peux pas savoir ! Si tu avais aimé comme j’aime mes enfants tu ne serais pas parti ! Tu vois, je suis encore en colère, j’ai cette boule au ventre depuis ton départ, elle ne passe pas ! Je voudrais tellement que tu ne sois jamais parti !!! Je ne digère pas cette absence si longue … 18 ans !!! Tu aurais pu revenir, tellement fois j’ai attendu !!!

Ma petite dernière a quelque chose de révolté au fond des yeux, elle est cette petite fille pleine d’amour mais aussi de contrariétés. J’ai l’impression qu’elle est le parfait mélange entre mon amour et ma colère, ma peine et ma joie, mes forces et mes faiblesses. Quand je la regarde je me vois moi en train de rire. Quand elle pleure ce sont mes larmes qui coulent. Elle est moi comme je suis infiniment elle.

Tu ne viendras pas la voir? Et pourtant tu en crèves d’envie ! Ce n’est pas possible de ne pas craquer ! De faire marche arrière, de regarder derrière ! Je suis une mère, j’en mourrais de passer des années loin d’eux … des jours … des minutes … Comment peux-tu faire croire à ton monde que tu ne reviendras jamais ?

Allez, dis-moi papa, pourquoi tu es parti ?

C’est ce qu’ils ont dit il y a presque 18 ans, ils me l’ont dit à moi, à nous tes enfants, à maman aussi.

Ils auraient dû dire la vérité, que tu n’étais pas parti, ce n’est pas toi qui es parti. On t’a enlevé. Tu n’as rien décidé, tu n’es pas parti !!! Tu ne serais jamais parti !!! Tu ne serais jamais parti loin de ta femme, loin de tes filles !!! Jamais jamais !!! Et partir où ? Quand on part on va quelque part, tu n’es pas parti puisque tu n’es nulle part !!!!

Non, non tu n’es pas parti, on t’a fait partir, on t’a mis dehors. On t’a emporté, on t’a enlevé. C’est ce ON que je dois combattre, sur qui je dois mettre ma colère, ce ON qui nous a tour pris, qui a volé notre enfance, notre amour de père. Ce ON qui a emporté une partie de moi en même temps que le regard azur et bienveillant que tu posais sur nous.

On t’a tué.

J’ai de la colère contre les médecins, contre la maladie, contre tout ce qui a choisi de faire de moi une fille sans père. J’ai de la colère contre toi, parce que je te croyais plus fort que tout, plus fort que ce cancer, plus fort que la Mort. C’est des conneries alors ce qu’on dit aux enfants ? Que leur papa c’est le plus fort ? Je t’en veux tellement de ne pas avoir été le plus fort.

Oui je pleure encore, 18 ans après. Je ne suis que ta petite fille tu sais, je ne suis qu’une boule de tristesse et de colère, je ne suis qu’une gosse qui s’est toujours sentie abandonnée. Parce qu’un jour, il y a 18 ans, tu es mort papa.

 

 

 

 

(texte écrit le 29 janvier 2015 sur un autre blog que celui là, et finalement aujourd’hui je trouve qu’il a toute sa place ici, ça m’a donné une raison de dégager l’autre support et je vais écrire un article qui va y faire écho rapidement)

Yverdon les bains (la Suisse, les bulles et des filles en maillots de bain)

Pour l’enterrement de vie de jeune fille de ma sœur, ses copines avaient choisi une après midi sous le signe de la détente. Nous étions réunies pour l’occasion à quelques minutes de la Suisse, c’était donc naturel que nous passions la frontière le temps d’un ressourcement bien mérité !

Imaginez, vous êtes 5 femmes, 5 mamans (nombre total des enfants 9) et pour une fois vous délaissez lessives et haricots verts pour presque 36h de grosse déconnade dont une après midi  aux thermes d’Yverdon ! Il n’en fallait pas plus pour me faire venir, sur le papier et sur le site internet : ça envoie du lourd !

photo prise via mon téléphone à la sortie vers 21h

Nous sommes arrivées vers 15h30 (nous n’avions pas vu qu’il nous fallait autant de temps – 1h30 – pour y accéder et la route de montagne n’a pas aidé à appuyer sur le champignon). Il a fallu patienter une bonne grosse demi heure (le samedi y a foule mais une seule caisse d’ouverte) avant de pouvoir passer en caisse. Nous avions beaucoup de questions et la liste à rallonge des options ne nous a pas aidé à faire notre choix sur ce qu’on voulait… La caissière s’impatientait, elle nous a dit que le mieux c’était la formule piscines pour 3h. C’est ce qu’on a donc validé. On nous a remis un bracelet (on aurait aimé savoir s’il s’auto détruisait après les 3h) et on a été se changer aux vestiaires.

NDLR : le temps s’écoule de l’entrée à la sortie des locaux, donc le temps de séchage, de déshabillage etc…  doit être pris en compte. Sur un forfait de 3h, si vous passez déjà 15min avant d’arriver à mettre les pieds dans l’eau et 30 minutes (douche, séchage, brushing) avant de repartir vous passerez 2h15 dans l’eau.

Le petit plus : vos bracelets vous donnent accès aux salles et ils servent à verrouiller et ouvrir votre casier. Ils peuvent être roses ou bleus. Classe hein ?

Il est interdit de prendre des photos, j’ai donc récupéré les photos sur le site internet du centre thermal pour écrire cet article.

Une fois toutes en tenue de compet’, on arrive au niveau des piscines. Là, on est un peu surpris. On a vue sur un bassin interieur rempli de brassards rouges (des enfants). Il y a un petit escalier et un passage qui mène à deux bassins extérieurs, de là où nous sommes on ne voit pas le dehors et on cherche le jacuzzi … on se dit que c’est pas possible, y a forcement autre chose …

Quand c’est rempli d’enfants ça fait moins vendeur

On décide de revenir un peu sur nos pas. Nous voyons un panneau « espace détente ». Nous suivons l’escalier et arrivons à l’étage dédié au bien être après avoir passé la salle de sport et le salon des massages. D’ailleurs l’escalier est assez casse-gueule, on prendra l’ascenseur pour redescendre … Nos badges refusent d’ouvrir la porte, nous n’avons apparemment pas le bon forfait. Nous en parlons avec la personne chargée de la surveillante, elle nous fait valider un accès supplémentaire que nous devrons payer à la sortie.

Nous passons enfin le petit portillon.

A gauche le bain japonais (40 degrés sans bulle) En face le jacuzzi exterieur (34 degrés avec bulles) sur la terrasse

Nous décidons de commencer par le jacuzzi. Non sans s’être fait déjà reprendre par la surveillante générale « pas de bruit, ici c’est le silence » … OUPS Pour un enterrement de vie de jeune fille, le silence n’était pas sur la liste des animations … OUPS bis !

Nous profitons du jacuzzi, de la vue extraordinaire (il pleut, on est en pleine montagne, le ciel est orageux) et de nous retrouver entre nous. Nous rions (dehors la surveillante ne vient pas nous engueuler, il doit y avoir une tolérance ou alors elle a froid) !

Nous nous essayons ensuite au sauna. Le site en propose 2. Le premier à 90 degrés, le second à 70 degrés. Nous optons pour le second. La nudité est tolérée, il vaut mieux être prévenue. Cela sent bon l’eucalyptus.

Assis, couché, vautré .. le sauna c’est toi qui voit

Nous sommes assises toutes les 5, nous chuchotons. Un couple discute avec nous, ils sont suisses et ont une réunion de famille, ils logent à l’hôtel. Il semble prestigieux (l’hôtel pas le couple). Ils félicitent ma sœur pour son mariage et nous prenons congés après avoir perdu la moitié de notre peau déshydratée…

Douche tropicale à gauche, bain japonais en face. Photo depuis l’espace restauration.

Une bonne douche tropicale pour moi, froide avec le seau pour les plus courageuses, et on s’engouffre dans le bain japonais.

On y reste debout ou on s’assoit sur l’escalier. C’est petit. C’est très chaud. Et on ne peut pas discuter. Et en vrai y a pas de fleurs. Et les serviettes – personnelles qu’on a emmenées – sont en vrac à l’entrée, dans des casiers ou sur un rebord de carrelage.

Une fois bien détendue de la fesse, on décide de redescendre. On a surement raté quelque chose, il y avait des bassins dehors, allons voir ce qu’il en est …

Ha bah voilà. Ils sont là les bassins.

On commence par le premier bassin (au second plan sur la photo, on ne voit pas bien, je vous mettrai le plan après) On en fait le tour grâce à un circuit organisé. Il y a différents jets d’eau placés au bord de la piscine. A chaque signale visuel (gyrophare) vous vous déplacez vers le jet sur votre gauche. Ainsi vous faites le tour du bassin. Il y a des jets au niveau des mollets, des cuisses, des fesses, de votre clitoris selon la taille que vous faites, du dos, des épaules, de votre nuque etc… C’est un circuit très agréable mais on est assez espacé entre les jets donc on ne peut pas discuter à 5. Et certains baigneurs squattent un jet ad vitam eternam, c’est assez frustrant. L’eau était à 34 degrés et on a passé un très bon moment.

La seconde (au premier plan sur la photo du dessus) est à 28 degrés (et on l’a bien senti passer) c’est un bassin avec des mini jacuzzi. On n’y a rien trouvé d’extraordinaire, on s’en ai vite échappé en grelottant !

Avec plein de monde et de jour ça rend moins bien, je ne saurai pas expliquer pourquoi …

Nous sommes allées dans le bassin intérieur, cette fois vidé des enfants. Nous avons là encore un circuit avec différents jets, mais plus rapprochés qu’à l’extérieur, nous pouvons parler, crier, rire à gorge déployée, c’est un peu plus agréable ! L’eau est à 34, on pourrait y rester dormir.

On décide d’aller refaire un point détente. La surveillante est ravie de nous revoir … hahaha… Les filles veulent faire le bain japonais, j’embarque une des copines dans le hammam. Mon premier ! Il y a 3 salles. Une salle réservée aux femmes, une salle pour les hommes, une salle mixte. Et la nudité est là encore tolérée. Vous êtes prévenues par des panneaux sur les portes. En même temps avec la vapeur qu’il y a, on dirait un brouillard épais, on ne voit rien. On s’installe sur le carrelage, on s’allonge … Je crois que je me serais endormie. On respire bien mieux que dans un sauna, mais le moindre mouvement est coûteux en oxygène. Je me suis sentie mal après 10 minutes. J’ai rejoins le bain japonais après une douche tropicale (je veux ce truc chez moi!)

Nous avons passé un bon moment, nous guettions l’heure. Avec le rallongement de notre forfait, on avait 1h de plus, 4 h donc de l’entrée à la sortie. On était entrée vers 16h, il nous fallait badger à 20h.  On est sorti de l’eau vers 19h15.

Nous n’avons pas trouvé de cabines de douches individuelles, ça nous a manqué. Nous avons dû nous contenter d’un rinçage en maillot, d’une douche rapide en maillot et ensuite il a fallu batailler pour occuper un des vestiaire. Ils sont très petits. Je pense à ceux qui sont venus avec des enfants, c’est carrément pas possible d’en habiller un là dedans sans se cogner les coudes sur mes murs !

La salle des sèches cheveux – photo tripadvisor

Bref, nous avons apprécié la salle des sèches cheveux, miroirs, sièges … La très bonne idée du site pour pouvoir faire le brushing correctement ! Et nous avons été régler notre dépassement budgétaire à la caisse. A 19h55 nous étions dehors.

Côté prix

  • espace piscine (les deux bassins exterieurs + le bassin interieur) pour 3h : 19 CHF (environ 17 €) par personne
  • espace détente (la totalité des bassins piscine + l’etage jacuzzi sauna etc… ) pour 4h : 30 CHF (environ 27€) par personne

Il y a toute une carte des soins, massages etc … prodigués ainsi que le spa privatif (ça doit être top en amoureux) à cette adresse

Le parking est gratuit, on trouve facilement avec un GPS (suivre « bains, thermes » et pas l’hôtel). Prévoir de quoi se restaurer après, car sur place c’est hors de prix et on sort de là affamé !

Le site peut fournir la prestation EVJF, pour 40CHF (36.50 €) par personne vous avez accès illimité aux bassins et à la zone détente + une coupe de champagne. Nous n’avons pas souscrit cette option (10 CHF de plus que celle pour laquelle on a opté) car on n’aurait pas passé la journée complète dans le lieu, aussi douillet soit il (et ça fait cher la coupe de champagne). Les offres proposées (fête des mères etc…) peuvent vous intéresser si vous êtes dans les parages, voir sur le site directement.

NDLR : nous avons passé un bon moment, nous étions détendues (et nous avions très faim – je radotte) en sortant. Nous avons seulement regretté ne pas pouvoir discuter mais nous avons respecté le silence exigé (on n’a pas eu le choix, sinon on était viré^^)  J’aurai peut être envie d’y aller avec mon homme (quitte à prendre une suite à l’hotel pour l’occasion) après tout nous ne sommes qu’à 2h20 … A suivre 😉

Le plan des thermes – photo Tripadvisor

No more baby ! [plus jamais ça]

Cet article va faire écho avec celui là   de 2012

Ho BORDEL que ce blog est vieux xD  haha je m’épate moi même !

Donc on a rangé le lit bébé il y a un petit moment, et là, je peux le dire, je n’ai PLUS AUCUN incontinent sous mon toit !

J’ai cherché JOIE et j’ai adoré ce GIF – Sheldon, épouse moi ❤

Donc ça y est, grand tournant chez les Dragon-Fée ! Je peux officiellement dire QUE JE N’AI PLUS DE BÉBÉ !!!!

Tu la sens la JOIE bordel ?

Bien sur, j’en entends parmis vous qui souhaite citer la grande Elle Driver … allons y ensemble, voulez vous ?

Quel sentiment est le plus fort en toi ? Le soulagement ou le regret ?

Paradoxalement, c’est le soulagement, le soulagement et la joie ! Je suis soulagée budgétairement déjà ! Il n’y a pas de petites économies hein. Et je suis soulagée pour mon fils dont je n’aurais plus à laver les draps détrempés… Evidemment !

Je suis joie et bonheur pour #monbébéfille ! C’est mon dernier bébé (et je pense que ce hashtag la suivra jusqu’à ses 15 ans, peut importe le réseau social qui aura englouti twitter à ce moment là) et je suis vraiment contente qu’elle entre dans la « cour des grands ».

Déjà l’entrée à l’école m’avait propulsé dans le gang des mamans d’enfants (et non plus de bébés), et ça m’avait fait beaucoup de bien. Maintenant, quand je la vois évoluer, grandir, parler, jouer, faire sa belle et soûler tout le monde, je me dis que je suis vraiment contente qu’elle ait été mon dernier enfant !

Avec mon Dragon on profite pleinement de pouvoir les faire garder sans craintes. 3 enfants, je vous assure que c’est compliqué à caser ! c’est simple, ma mère ne veut pas les prendre les 3 en même temps, elle a fait une exception pour l’Italie mais ça ne se reproduira pas. Donc pour un resto ou un ciné, on fait appel à notre babysitter L. L a 16 ans et c’est un garçon adorable, attentionné et surtout qui a la grande habitude des enfants en général (maman assistante maternelle) et des miens en particuliers (sa maman était la nounou de ma petite) et franchement ça soulage ! C’est simple, il maîtrise parfaitement ma situation : il réussit à les coucher quand il faut, sans pleurs etc … Et ça pour moi c’est l’essentiel !

On ressort régulièrement, on essaie une fois par mois, une fois toutes les 6 semaines… On se donne du temps pour nous, pour être deux. Même le week end, les enfants jouent, on est dans les bras l’un de l’autre. Ce n’était pas arrivé depuis longtemps de ne pas s’interrompre pour quelqu’un qui a soif, faim, fait caca ou autre …

Je ne serais plus capable de me sacrifier pour retomber dans l’époque du maternage. Je n’en n’ai plus du tout envie.

La nostalgie ?

Non, ça va merci.

Bien sur que je kiffe les mini bébé de moins de 6 semaines, evidemment. c’est un gros kiffe ça en plus, ça sent bon, ça remue pas et ça dort tout le temps. Mais je sais que ça ne dure pas, et aujourd’hui il n’y a rien dans le fait d’avoir à nouveau un bébé qui m’attire. Ni la grossesse (j’ai adoré les miennes) ni l’accouchement (j’ai aimé ce qu’il y avait à aimer) ni l’allaitement (ha, hormones de mon coeur) ne me feraient retomber dans un desir de maternité !

The End !

EVIDEMMENT !

Devoir d’inventaire [pause lecture au club de rugby]

Espace culturel Leclerc, un mercredi après midi vers 16h, je suis avec mes filles (père et fils sont chez le coiffeur) et on erre près des bouquins rugby.

Coup de coeur de ma miniature qui attrape le guide des rugbymen dont je vous parlerai bientôt. Mon regard à moi s’attarde sur le livre de PSA qui date un peu maintenant. J’hésite.

Des livres de rugby on en a quelques uns. Des qui racontent des belles histoires et des qui remuent la merde. Je pensais connaître le bonhomme et agrandir la première collection. J’ai acheté le livre.

Ça commence fort. Dans les 30 premières pages c’est Mermoz qui s’en prend plein la tronche. J’ai décroché complètement à ce moment là. J’ai lu le livre comme on lit un journal du mois dernier chez le dentiste. On n’y prête pas vraiment attention.

Mermoz, la taupe. Et rien à voir avec les yeux.

J’ai lu jusqu’au bout. Je n’ai pas aimé ce que j’ai lu. Je n’ai pas aimé l’amertume ni le sarcasme. Je n’ai pas aimé connaître certains secrets. Je n’ai pas aimé la colère qui s’en dégage, il y a de la peine, du regret, j’ai trouvé ça déplacé.

J’aimais beaucoup le bonhomme. Son côté « calimero taciturne » me faisait rire. Il avait une voix timide. Je pensais qu’il fallait ça au XV de France : un leader non charismatique qui ferait la lumière sur l’équipe et le jeu. Un anti-Lievremont (que j’adorais au passage)

Bon. Apparemment je me suis trompée.

Le livre est difficile d’accès. Les phrases sont longues. Il y a plein de subordonnées et le langage est parfois très familier. J’ai eu du mal à lire, on est loin des livres de Galthié, de Papé ou de Lievremont justement qui sont tellement proche du personnage qu’on a l’impression de l’avoir en face. ici, le « je » de PSA ne ressemble pas du tout à PSA, ce n’est pas du PSA, et ça sonne faux !

Anecdotes (croustillantes ?) coucou Choupi

Je n’imagine pas PSA dire « bite » et pourtant il l’écrit !

Mon homme m’a gentiment fait remarquer que c’était écrit sur la couverture que je n’allais pas aimer. Ça parle de « branlée »…

Blablabla

La quatrième de couverture parle de déclaration d’amour au rugby. Honnêtement je n’ai trouvé de vibrants hommages que dans la lecture de ses années sous le maillot du XV, et non dans le management de l’équipe de France. C’est dommage. Surtout pour un livre bilan.

Coucou Guy Novès !

Donc là, on comprend que PSA  a écrit le livre pour Guy Novès  « attends Guy, je vais te dire comment c’est trop la merde, et tu vas te planter aussi, mais c’est pas grave, c’est le job qui veut ça »

Je pensais que le livre ne ferait que le constat de soucis pratiques et techniques et qu’il établirait une volonté de changement dans le comportement du rugby à XV. Management et joueurs. On s’en approche à la fin du livre avec un programme intéressant et qui j’espère aura retenu l’attention de la fédé.

demandez le programme !

Le livre montre de jolies choses mais c’est comme le XV de France, il ne sait pas concrétiser. Pas encore ?

Joyeux 40 ans ! [idées cadeaux – boîte à surprises]

Mon emploi du temps actuel et la logistique familiale m’empêchent de me rendre à l’anniversaire de mon Amie. Elle fête ses 40 ans.

Il est évident que nous nous verrons à une autre date pour célébrer notre amitié et trinquer. Mais pour l’heure, j’ai demandé à l’organisatrice de lui transmettre mon colis à son attention.

J’y ai glissé des notes de mon humour légendaire et quelques cadeaux symboliques pour celle qui a passé une année difficile au rythme d’une séparation compliquée…

Ce porte clé vient de la boutique MilaWithYou. Je trouvais qu’il contribuait parfaitement à lui rappeler que la vie peut être merveilleuse si on croit en les licornes et au pouvoir du mojito. Et la créatrice (Mila) est un amour de petite Fée à qui je fais toujours confiance pour le cadeau fête des mères et fêtes des grands mères ! Elle fait des trucs magnifiques personnalisés avec prénom ou photo ! (la photo est prise via le site de Mila, ma photo était trop sombre pour être utilisée)

Les lingettes, vous les connaissez. Ce sont les Big One de ma boutique. Un assortiment plaisir pour se démaquiller en douceur et dans la bonne humeur. j’ai hesité avec le petit format mais celles-ci me plaisaient bien mieux.

Le bracelet de cuir 2 ou 3 tours selon la taille de votre poignet vient de Bois De Soluthé. J’aime le fait qu’il brille. Un détail chic qui peut faire mouche. Sa boutique est une véritable caverne d’Ali Baba, il y a des boucles d’oreilles, des bracelets, des accessoires de décoration et depuis plusieurs mois des bandeaux pour enfants équipés d’implants auditifs. Foncez, si vous ne la connaissez pas, vous ratez quelque chose ! Elle s’appelle Amandine et elle est trop belle (en plus d’avoir le même piercing que moi)

Deux vernis de la marque It Style. Je les ai acheté dans le salon où j’ai fait mes manucures semi-permanentes. C’est un clin d’œil au fait qu’elle m’a avoué un jour envier ma collection. J’ai pris des couleurs classiques.

Craquage chez Nocibé, où j’ai eu ne mal fou à choisir tellement les crèmes étaient jolies et les adjectifs me plaisaient beaucoup. C’est une gamme « humeur » très colorée, et vraiment j’ai hésité à tout embarquer !

Le thé c’est celui au nougat de la Compagnie anglaise des thés. La tasse est un craquage Super U, tout comme la cuillère. Je sais que ce thé va lui faire du bien au corps et au coeur ! C’est un doudou !

Le livre est une pépite achetée grâce aux conseils de Twitter. Le marque page est home made. La dédicace à l’intérieure lui dira tout ce que je ressens aujourd’hui pour elle. J’ai dévoré le livre avant de l’emballer, je n’ai qu’une envie maintenant, m’offrir les autres !

Parce qu’il faut toujours du chocolat. Le chocolat c’est antidépresseur. C’est bon. Vive le chocolat.

Putain de souffrance(s)

 

tintintin, tin, tintin, tintintin … (marche de l’Empereur)

[avant propos ON] Je tiens d’abord à m’excuser pour cet article « vrac ». Quand je l’ai commencé c’était très clair dans ma tête et très ordonné. Et puis j’ai commencé à écrire, et petit à petit j’en rajoutais ici ou là. Et du coup, je me suis parfois un peu emportée dans le flux des idées … Bref. Bonne chance et bon courage si vous avez toujours envie de lire. Bisous. [avant propos OFF]


Je crois que j’ai pris conscience de ma « différence » autour du Cm1/cm2. Déjà là j’avais des difficultés avec les autres. J’étais souvent rejetée. On ne voulait pas jouer avec moi. J’ai développé à ce moment là une sorte de naïveté sarcastique. Je riais de moi même. Je faisais face. L’humour comme porte de sortie. Et du fait, c’était bien accueilli et les gens « me supportaient » dans le quotidien.

En 6 ème la gène est montée d’un niveau. Je me souviens du vestiaire de sport. Des douches collectives. Des copines à poil(s). De mon maillot de bain. Je me souviens de ma poitrine qui était déjà flagrante. Et de mes pantalons de velours dans lequel mes copines s’amusaient à rentrer à deux. Je riais de leur blague. J’en faisais même sur moi même. Je m’auto flagellais, ça faisait rire. J’étais le clown et j’avais la pression, toujours faire rire, toujours faire diversion de ce corps. Alors j’ai commencé à être insolente. L’agressivité que je ressentais, je la balançais aux adultes qui voyaient et laissaient faire sans intervenir.

Je voudrais leur demander un jour pourquoi ils ont été méchants avec moi ? Il y a un prestige à taper sur la grosse ?

Le lycée a été l’apothéose de toutes ces années de souffrance. J’ai surpris ma classe de seconde à écrire des insultes sur le tableau. A mon intention. Et la surprise était préméditée, c’était un piège organisé pour que je vois ce tableau. L’année suivante il m’est arrivé à peu de choses près la même chose avec une autre classe. J’avais beau savoir qu’on ne m’aimait pas, quand ce sont des personnes différentes qui vous rejettent, vous pensez forcément que le problème vient de vous. Et ça fait évidemment super mal !

J’étais pas spécialement susceptible, mais je le suis forcément devenue. A force de m’en prendre plein la tronche j’ai fini par penser que la moindre personne qui m’adressait la parole finirait sa phrase par une insulte.

Plus j’étais rejetée et plus je cumulais les conneries : les joints, la bouffe, l’alcool, le séchage de cours… Je savais que j’étais un problème et je ne savais pas le résoudre. Je m’enfonçais et je n’ai pas trouvé comment tenir la tête hors de l’eau.

Pendant toutes ces années, de la primaire au lycée, les régimes et les rendez vous avec les nutritionnistes ont rythmé ma vie. Les crises de larmes, la spasmophilie et les tentatives de suicide aussi.

Ma maman n’a jamais été la main tendue. Ou alors on ne s’est pas comprises sur le principe. Elle a essayé de me priver de bouffe (imaginez, vous avez 12 ans, vos soeurs ont accès libre au ptit écolier chocolat et vous vous ne pouvez même pas manger un demi biscuit dans la semaine – la variante « pâtes » et « riz » a été tenté aussi) et de se la jouer « sorcière ». Je m’en prenais plein la tronche devant mes soeurs, mes amis, j’etais la grosse, pour elle aussi. Peut être qu’elle pensait que ça me mettrai un coup de pied au cul. Raté !

Humiliation sur humiliation. Je ne pense pas qu’elle ait cherché à me faire mal, je pense qu’elle ne s’est pas rendue compte de la portée de ses mots et que mon ressenti était exagéré par ma tristesse et ma colère. Les virées shopping étaient une souffrance. La carte bleue brûlait pour mes frangines. Et moi j’avais un haussement d’épaules « bah oui mais tu rentres dans rien, c’est pas ma faute ». Vous imaginez comment j’ai été soulagée de « quitter » le nid après mon bac !

La fac a été une sorte de renaissance. Je rencontrais celle qui allait devenir une amie, un brin de femme qui assumait pleinement son corps et son obésité. Pour la première fois je n’étais pas obligée de me cacher, je pouvais faire comme elle. Pour la première fois je pouvais commander une pizza et aller la chercher, j’en n’avais rien à foudre du regard des gens. J’ai acheté de la lingerie à la limite du porno et je me suis éclatée en boite de nuit dans les salles techno à transpirer comme un bœuf ! Peut être que ça dérangeait certaines personnes mais pour la première fois je m’en foutais.  

Il n’y avait ni peine, ni honte, ni souffrance. Je me sentais bien. Je me sentais moi. Je pouvais rire aux éclats sans retenue, je ne regardais plus les autres, je me regardais moi et je me plaisais. Et plus je me plaisais, moins je me sentais agressée, plus j’étais entourée et moins je me sentais seule !

J’ai pris encore du poids à ce moment là jusqu’à atteindre les 120 kilos au compteur. Et des conquêtes dans mon lit qui faisaient la moitié de mon poids. J’étais épanouie et je le faisais savoir. J’avais beaucoup de relations. Je m’affichais beaucoup en public. J’étais dans le trop, trop grosse ? Peut être mais surtout « trop bruyante, trop drôle, trop allumeuse, trop sympa et trop géniale ». J’arborais des fringues très voyantes, des cheveux très rouges, du maquillage très « voiture volée » et un langage très fleuri. Dans le trop, toujours le trop !

Paradoxalement, j’ai commencé à ce moment là à surfer sur internet pour rencontrer des gens, au départ c’était mon occupation pour ne pas aller en cours. Et puis très vite, je me suis rendue compte que j’aimais ça, j’aimais créer du lien avec des gens sur qui je ne me serais peut être pas attardé dans la rue !

Et puis il y a eu la rencontre avec mon Dragon. Je me suis sentie mal quand il a fallu envoyer une photo. J’ai beaucoup pleuré à ce moment là. J’étais de nouveau la gamine qui n’était pas à l’aise. J’ai longtemps cru que je m’étais trompée de monde et qu’il fallait que j’en sorte vite, que le Dragon n’était pas fait pour moi, qu’il y avait une raison (merdique) à sa volonté de se mettre en couple avec moi, que j’étais la roue de secours, le faire valoir, que j’étais là au bon moment, que je lui faisais bien à manger ou que je voulais des enfants et surtout pas me marier…

Je n’ai pas été complexée quand il a fallu me déshabiller pour notre première fois ensemble, ni pour la visite gynéco où j’allais apprendre ma grossesse. Je n’ai pas été complexée pour me lever la nuit à poil pour allaiter mon fils. Ce n’était pas mon corps, c’était mon âme qui me complexait ! J’étais trop vulgaire, trop méchante, trop branchée cul, trop chiante, trop plaintive, trop colérique. J’avais peur qu’il me rejette pour ça.

Là, c’est là que j’ai compris que mon poids c’était peut être l’excuse idéale. Quand on me rejetait, quand on se moquait, quand on ne voulait pas de moi, je disais toujours que c’était pour mon poids. Et puis, en fait, c’était surement pas le cas pour tout le monde. Je pense juste qu’il y a des gens qui n’aimaient pas qui j’étais dedans. C’est la véritable douleur d’être mal aimée pour ce qu’il y a en dedans.

C’est là, la véritable souffrance : savoir qu’on est pas quelqu’un d’assez bien.

Dans les bras de mon mari j’existe en tant que moi. Il m’aime pour le dedans. Et je suis jolie. Et je me sens bien. Il suffit qu’il plonge son regard dans le mien et je me sens Julia Roberts ou Demi Moore. Il suffit qu’il m’enlace la taille et je me sens comme Bébé dans Dirty Dancing.

Mais je reste la femme qui crie sur son mari, sur ses gosses. Vous trouvez le personnage de Bernadette mignon dans Big Bang Theory ? Welcome dans mon monde ! Je crie tout le temps. Pour tout. Je parle fort. Je ne sais pas chuchoter. Je suis en colère pour tout et pour rien. C’est ce caractère et cette personnalité qui sont aujourd’hui mon véritable fardeau. Bien sur que je me soigne, bien sur que je corrige le tir à chaque sortie de route, mais c’est dur, et ça fait mal. Et pas que à moi. Alors parfois je referme les yeux, j’éteins les oreilles, et je me regarde dans le miroir. Cette fichue enveloppe !

Je n’ai pas de complexe à être en maillot de bain, en robe courte ou en top moulant. Je me sens désirable dans les yeux de mon mari et c’est bien tout ce qui semblait compter jusqu’à présent.

Mais (sinon ce serait trop simple) je ne me sens pas moi. Quand j’achète un pantalon grande taille, je me demande si c’est possible que ce ne soit pas pour moi. Je voudrais avoir le corps que je visualise en pensée. Je me sens toujours très sexy sur mes talons et avec ma robe noire. Mais le miroir ne me donne pas l’image que je veux.

Tiens, l’autre jour j’ai enfilé une robe violette (offert par mon amie Youminou) et je me sentais trop belle dedans, sauf que j’ai fait une photo et que ça rendait pas du tout comme dans ma tête, du coup j’en ai fait une autre où on voit quasi rien… C’est pas moi avec ce gras qui dépasse ? si ? sérieux ? Mais enfin comment c’est possible qu’il y a 10 tailles d’écart avec ce que je vois dans ma tête !?

Alors j’ai fait ce que j’avais pas fait depuis des millions d’années. Je me suis mis en sous vêtements et j’ai essayé de me prendre en photo dans le miroir. Oui. Mais non. Je ne rentre pas dans le miroir. Je. Ne. Rentre. Pas. Dans. Le. Miroir.

Je déborde du miroir.

La claque.

Je pense que même le jour où je rentrerai dans un 40 vous ne verrez pas ces photos. J’en ai refaite sans miroir après cet épisode. Et celles ci je vais les garder précieusement avec celles que je prendrais chaque mois maintenant. Et celles ci seront peut être le point d’origine d’un avant-après. Qui sait ?

Je suis frustrée de ce décalage entre ma tête et mon image (d’où l’importance des photos). C’est pour ça aussi que je veux le gommer et faire en sorte de coller au plus près à l’image que je veux voir dans le miroir. Merde je vais avoir 33 ans, j’ai déjà eu l’occasion de ressembler à ce que je voulais, il est temps de remettre ça et de tout faire pour changer ce qui ne me plait pas !

La souffrance du corps est passagère. La souffrance de l’âme, elle … En fonction des gens qui m’entourent et des mots qui sont dits, je ne ressens parfois qu’un simple malaise. Ça va de celui qui se dit bienveillant en te conseillant le dernier régime à la mode à celui qui pense que tu t’en fous et te sers un « j’adore ta façon d’assumer ton obésité » … Parfois ça fait mal. Parfois pas. Mais j’ai grandis et la gamine du lycée n’encaisse plus comme avant.

Aujourd’hui je ne peux pas être celle que je veux. Je ne peux pas faire du pôle danse, je ne peux pas faire mes lacets sans me couper la respiration ni courir dans un escalier. Je ne peux pas m’asseoir sur les genoux de mon mari. Je ne peux pas m’habiller partout et j’ai toujours peur de casser la chaise sur laquelle je m’assois.

J’aimerai m’asseoir sensuellement sur un coin de table, ou faire l’amour debout contre un mur, des conneries futiles, des caprices peut être mais si j’en ai envie, après tout, pourquoi ne pas tout faire pour les réaliser.

Tu vois, je fantasme sur le fait que mon homme pourrait me porter pour un pas de danse … (bon la morsure dans le cou et la jambe en vrac je passe mon tour)

 

Ce sont des détails qui sont devenus important pour moi aujourd’hui. J’ai déplacé le curseur de la souffrance. Je vais morfler physiquement et moralement pour perdre ces putains de kilos. Et j’espère que ça paiera.

Bien sur que c’est douloureux moralement, au fur et à mesure que l’enveloppe s’ouvre je libère des émotions, des sensations, des doutes qui sont comme Kiubi pour Naruto, un peu de moi mais beaucoup de « je n’en veux pas ».

On a les références qu’on mérite 😉

La souffrance physique, oui, je suis dedans. J’ai découvert les mountains climbers et j’ai failli vomir dans mon salon. Mais je vais remettre ça. Encore, et encore, et encore ! 

NDLR : le mois d’avril a été très bof, mais je suis à – 18 (donc sur 4 mois) et je m’accroche à ma nouvelle alimentation, à mes nouvelles habitudes (eau, thé, marche, fitness) j’ai pu m’offrir des fringues de 2 tailles de moins qu’en décembre, et je suis à 3 kilos de l’objectif fixé pour le 12 juillet !