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J’ai lu La Sirène (roman érotique)

Présentation technique du roman

ISBN : 9791039601153 à commander sur FairyDesFolies

Titre : La Sirène

Nombre de pages : 484

Correctrice : Brigitte Grumel

la sirène roman erotique
Couverture époustouflante par Mili.D

Synopsis

Zoé, séparée, cumule les rencontres sexuelles. Elle prend son pied et repart, elle ne reste pas pour les dîners et les lessives. Elle fuit les conversations et la routine. Elle veut un feu d’artifice quotidien, des orgasmes à en perdre haleine.

Le roman s’ouvre sur la rupture de Zoé avec Matt. On comprend vite qu’elle est encore éprise de son mari Dan. Au moment où Zoé décide de le reconquérir, Sophie s’invite dans le lit de la quadra, et dans son cœur…

Le livre est construit en trois parties :

  • la reconquête
  • le choix
  • le compromis.

Les trois parties sont regroupées dans un seul livre : La Sirène.

Un extrait du roman érotique la Sirène

On est là dans l’entrée, je suis à quatre pattes, j’ai mes collants et ma culotte sur les chevilles et lui c’est son jean et son caleçon. Ma robe est au-dessus de mes seins, mon soutien-gorge est en dessous. J’ai souvent été beaucoup plus à mon avantage que ce soir, je le reconnais. J’entends le bruit de l’emballage du préservatif qu’on déchire. Il me fouille de ses doigts, il appuie sur mes reins et je le sens entrer en moi doucement. Trop doucement. Je recule d’un coup pour m’empaler sur lui. Il attrape mes cheveux d’une main et son autre main vient parfaitement épouser un de mes seins. Je commence à sentir une vague de plaisir monter, j’ai chaud, ma respiration s’accélère, j’entends Yvan qui râle derrière ma nuque. Je fais glisser mes doigts entre mes cuisses, je cherche entre mes lèvres, je caresse doucement mon clitoris, je le fais rouler entre mes doigts. J’ai de plus en plus chaud

L’autrice : G.J signe la première parution d’un de ses nombreux manuscrits. De la pièce de théàtre, à la nouvelle érotique en passant par un recueil de poèmes, elle s’est essayée à plusieurs thèmes avec une plume liberée et désinvolte. C’est sous un pseudonyme qu’elle signe la publication de son roman La Sirène.

De quoi parle VRAIMENT ce roman ? (attention spoilers)

*spoiler : je vous décrit tout le roman avec les intrigues, donc ne lisez pas si vous souhaitez garder la surprise, sinon vous pouvez le commander ici et me donner votre avis !

C’est un roman érotique, donc oui, ça parle cul, ça parle cru, ça parle orgasme et ça en parle beaucoup. Mais il y a de l’amour, des sentiments, de la jalousie, des doutes, de la frustration, de l’angoisse, des regrets, des remords, de la séduction, des questionnements personnels et c’est finalement un roman drôle sur la vie et ses aléas que nous propose G.J.

Partie 1 : la reconquête

Zoé est une quadra qui vient de rompre avec Matt. Elle est toujours follement amoureuse de son mari, Dan, duquel elle n’est pas divorcée. De façon maladroite, elle cherche à vérifier ses sentiments et à se faire pardonner leur séparation il y a plusieurs années. Elle échange beaucoup avec Aurore, sa BFF qui est une conscience sociale et morale pour Zoé (une sorte de voix du lecteur, ce qu’il pourrait dire ou commenter des agissements de Zoé). Elle rencontre Sophie et décide dans le même temps de reconquérir son mari. Le chapitre 13 est un flash back qui explique la séparation du couple Dan-Zoé et l’addiction au sexe qui en découle. Le chapitre 16 (p179) signe la réconciliation de Dan et Zoé.

Le titre de la partie fait écho à la quête sentimentale de Zoé et aussi au fait de retrouver « son cri ». En effet, n’ayant jamais réussit à se lâcher avec d’autres personnes, elle ne parvient pas à faire entendre ses multiples orgasmes. Elle retrouve sa voix avec son mari à la fin de la première partie.

Partie 2 : le choix

Dan et Zoé sont à nouveau en couple et partent en vacances ensemble. Dès le second chapitre, Sophie fait irruption dans les pensées de Zoé. Elles se revoient, couchent ensemble et Zoé organise des rencontres régulières. Tout se complique quand elle se rend compte qu’elle aime à la fois Dan et Sophie. Elle commence à douter de ses choix et à mentir pour parvenir à ses fins. A la fin de cette partie, elle découvre l’infidélité de Dan et ne parvient pas à dépasser sa colère. Zoé quitte son mari et se fait plaquer par la maîtresse dans le même temps.

Le titre de cette partie met en lumière que Zoé est complètement perdue. Dans beaucoup de dialogues avec Aurore, on sent qu’elle n’a pas envie de se prendre la tête, ni de choisir entre Dan et Sophie et c’est l’absence de choix qui entraîne la fin des deux histoires qu’elle menait de front comme lui prédisait sa BFF.

Partie 3 : le compromis

Plusieurs mois sont passés. Dans et Zoé recollent les morceaux de leur mariage. En l’absence de Dan, Zoé couche avec Sophie et ne cesse d’y penser par la suite. Les chapitres finaux 12-13-14-15-16 réunissent les trois protagonistes avec beaucoup de sexe, de tendresse et d’amour.

Le titre de la partie finale met en évidence la finalité du roman qui se termine quand Sophie s’installe chez le couple. Aurore est complètement absence de cette partie, comme un symbole que Zoé est passé au dessus de tout ce qui est socialement acceptable et qu’elle s’est libérée de ses doutes. Cette partie est très courte et le rythme est très rapide. Zoé n’a pas le temps de réfléchir et c’est son instinct qui prend le dessus.

Body de dentelle shoppé chez Bon Prix

J’ai aimé / Je n’ai pas aimé

J’ai aimé le rythme rapide du roman, il se lit facilement en quelques heures/jour selon vos disponibilités. J’ai aimé le début qui met dans le bain de suite, c’est un roman érotique, on plonge dedans direct.

J’ai aimé que Zoé soit une femme affirmée, qui assume sa sexualité, qui n’en rougit pas et qui l’impose. J’ai aimé rire de son féministe troublé, qui ne sait pas très bien se positionner. Elle est maladroite dans ses sentiments.

J’ai aimé qu’elle soit autant épanouie avec un homme qu’avec une femme au lit. J’ai aimé qu’il y ait finalement très peu de description des corps pour laisser l’imagination faire le reste.

J’ai aimé l’errance sentimentale et les coups de sang de Zoé, ça la rend très humaine, très sensible.

J’ai aimé les scènes de sexe, réalistes, intenses, répétitives sans faire redondantes.

J’ai aimé le personnage de Aurore qui donne vraiment cette illusion de ce que nous, lecteur, on pourrait dire ou commenter. Je n’ai pas aimé qu’elle ne soit pas dans la dernière partie, même si c’est un aveu de l’auteur qui s’affirme en « je m’en tamponne de votre avis ».

J’ai aimé les bribes de vie réalistes qui ressemblent à toutes les vies, et j’ai moins aimé les morceaux idéalistes et « parfait ». Il n’y a pas de pannes dans ce roman, mais il y a de la frustration, souvent.

J’ai aimé sentir à quel point Zoé aime Dan mais qu’il lui en faut plus, parce que ça arrive.

J’ai aimé qu’il me fasse réfléchir à mon couple, à mes envies. J’aimé aimé que mon conjoint est aimé.

Mon chapitre préféré

Celui avec son psy. On sent le désir, l’envie irrépressible, les pensées de Zoé qui sont brouillées par l’appel du sexe. La scène qu’elle se fait dans la tête est complètement folle, et elle parvient à maintenir la conversation avec le doc, comme si de rien n’était.

Bon, et la fin du roman aussi, évidemment. Le rythme dingue, les courtes pauses, le sexe sur du sexe, tout s’enchaîne très vite, et j’ai aimé cette escalade sensuelle et sexuelle.

Et vous, quand est-ce que vous le lisez ?

Livre disponible chez FairyDesFolies

24€ + livraison mondial relay ou colissimo

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Marque page réalisée chez MilaWithYou

Sex/Life (merci #Netflix – ou pas)

C’est à force de lire des tweets sur l’épisode 3 que j’ai cédé à l’appel de la série !

Première partie (épisode 1 à 5)

Une fois passé le choc de retrouver la voix française d’Izzie Stevens dans la bouche d’une bombasse brune assoiffée de sexe, j’ai commencé à suivre les péripéties mentales de l’héroïne : Billie

Billie, presque 40 ans, deux gosses (dont un bébé de 6 mois allaité – je le précise car pour une fois qu’on voit dans une même série des seins qui servent autant à nourrir qu’à jouir hein), une maison chic de banlieue, un mari (Cooper) très (trop) gentil. Bon, quand tu vois le tableau, forcément c’est la vie idéale.

Sauf que Billie, elle s’ennuie. Elle a une femme de ménage et une garde d’enfant, faut la comprendre. Du coup, elle cogite, et elle se met à écrire un journal (sur ordi – so 2021!) pour raconter sa vie d’avant (quand elle ne s’ennuyait pas)

C’est vrai que avant, elle ne risquait pas de s’ennuyer, elle passait son temps à baiser. Partout. Tout le temps. Et en fait, on ne la voit pas se faire prendre (cette expression est tellement moche!) tant que ça en y réfléchissant bien, elle se fait beaucoup toucher, beaucoup embrasser, beaucoup lécher. C’est ce qui semble lui manquer : être l’objet de tous les désirs de son mari.

Ouais, il bosse (oserais-je dire… lui…) et il avoue de lui même que même si sa femme lui plait et qu’il a envie d’elle, bah au quotidien, il n’y pense pas tant que ça. Parce qu’en même temps, quand tu es en train de vendre un projet à des investisseurs, c’est plutôt normal de ne pas penser à ta femme qui te suce (question de concentration)

Bref. Billie, du coup, plongée dans ses souvenirs du passé, fait une fixette sur son ex, Brad. Brad c’est le pseudo bad boy égratigné avec l’histoire douloureuse. Le bad boy que toutes les filles rêvent de transformer en gentil gars à la Cooper tout en conservant l’aspect passionné, passionnant et sexuellement chargé des gars comme Brad. Bon, les filles, je ne voudrai pas gâcher le suspense mais ça ne marche pas. Le bad boy est BAD justement parce qu’il est sur l’instinct. Et le gentil est GENTIL parce qu’il pense à vous. Le second est RATIONNEL, il va penser à vous faire plaisir, anticiper vos envies, vos besoins, prendre soin de vous et construire le couple avec vous. Le premier est IMPULSIF alors oui, c’est génial au lit (et dans une voiture et dans un ascenseur et dans une piscine…) mais il ne peut pas être IMPULSIF et REFLECHI en même temps. Donc soit on cède un peu de passion pour trouver un couple équilibré, soit on lâche sur l’aspect couple équilibré pour prendre son pied comme jamais. Ok, troisième option, on garde Brad pour les nuits endiablées à la Tequila et Cooper pour les brunchs du dimanche avec le verre de rosé.

Dès le début on sent (instinct féminin de préservation de l’espèce) que Brad est dangereux, nocif et toxique. Sacha (la BFF de Billie) emploie même le mot « kryptonite » pour le décrire. Et si nous, derrière un écran on le sent, alors Billie, après des années le SAIT forcément.

Parce que malheureusement, les femmes sont nostalgiques. On a tendance à se rappeler des bons (voire TRES BONS) souvenirs d’une relation et à occulter les mauvais. Pourtant, si on a rompu, y a bien une (ou DES) raison !

On a huit évènements, jusque là en tout cas, qui font un gros signal DANGER au dessus de Brad.

1/ la scène chez sa mère. Il explose un verre sur un mur (en visant le beau-père)

Techniquement, la violence est injustifiable. Peut importe les mots du monsieur en question. Brad explose.

2/ en bas de l’immeuble, il quitte Billie comme une merde.

Encore une fois, peut importe l’émotion qui le submerge à ce moment, il se comporte égoïstement. Billie était assez bien pour danser avec sa mère mais pas assez pour lui tenir la main à ce moment là ? Il avait envie d’être seul, il a fait au plus court en la laissant sur le trottoir.

3/ il balance des canettes sur une fenêtre (non mais sérieux ?)

Typiquement le mec qui va forcer la nana à réagir dans SON sens. Pace que je ne connais personne (= pas une seule femme) qui n’irai pas essayer de calmer la situation à la place de Billie. Donc comme elle, on irait lui dire de se calmer et comme elle on se retrouverait en face de celui qu’on aime (et qui nous faisait jouir 3h avant) et FORCEMENT EVIDEMMENT qu’on lui pardonnerait (il a passé une mauvaise soirée, le pauvre)

Brad est un manipulateur, oserais-je dire, pervers narcissique.

4/ il ne discute pas des conséquences de ses mots

Hop, sous le tapis le verre sur le mur, hop sous le tapis la canette dans la fenêtre. Il sait qu’elle est sexuellement chargée, il se la tape.

5/ la grossesse inopinée

Bon, alors comment dire que c’est typique de la réaction d’un connard égoïste « qu’est ce que TU veux faire ? » Même si ça aurait pu être défendable (c’est SON corps, SA décision) le dialogue du moment nous fait comprendre que c’est seulement un reflexe de préservation pour Brad. Il ne veut pas partager le corps de sa femme, ni sa femme, ni sa vie, ni rien en fait. C’est rigolo, sur le moment ça m’a fait penser à la réaction de Edward dans Twilight…

6/ le téléphone

Sérieusement, le mec prend le téléphone de la nana avec qui il couche pour contacter son ex. Y a que moi que ça choque ? Dans le genre forcing…

7/ le facetime

Pervers bonjour. Alors, vous allez me dire que Billie n’était pas obligée de regarder, mais le problème n’est pas là. Il a l’idée dans son cerveau, de se taper la BFF devant une cam (sans l’informer hein!) et de montrer ça à son ex (si c’est pas une belle preuve d’amour ça…).

8/ les toilettes

QUI accepterait ça ? Tu es dans les chiottes pour femmes, et le mec il rentre, et il ferme à clé derrière lui. Tu es donc contrainte de le voir / de l’écouter et potentiellement tu es (en plus) à sa merci physiquement ! Sérieusement, moi mon panneau DANGER il clignotait mais alors là il reste en rouge pour un moment.

Pour rappel : 5 épisodes visionnés

On sait que Billie est dans une mauvaise passe (elle frise la quarantaine, elle a lâché son job passionnant pour pouponner et ça semble moins la faire kiffer que prévu, et en plus elle s’ennuie au lit)

On sait que Brad est un pervers narcissique et qu’il ne va pas la lâcher de sitôt.

On sait que la BFF qui est la même qu’avant (le boulot en mieux mais pas de vie de couple/enfants) va forcément faire cogiter la banlieusarde en lui renvoyant l’image de ce qu’elle a choisi de ne pas être.

Ce qu’on ne sait pas encore c’est qui est Cooper.

J’avoue, le personnage me questionne. Bon, j’ai une méfiance naturelle pour les beaux mecs propres et chics. La scène du match de foot (ou de basket ?) m’a fait rire. Typique du mec qui n’a pas (ou vaguement) envie de faire plaisir à sa femme. Faut voir la plus part des ébats « réussis » (du moins jusque là) il n’y a que lui qui jouit et même finir sa femme du doigt semble difficile…

Il lit le journal intime de sa femme (et se branle même devant – de là à en déduire que la sexualité débridée de sa femme l’excite hein… – la célèbre dualité de la mère et de la putain bonjour !) il prend Billie sans la regarder sur le plan de travail (cette scène m’a fortement dérangée, il répétait qu’il la possédait, qu’elle était à lui, il était en colère) il squatte une propriété privée pour un bain de minuit juste pour reproduire une scène torride entre sa femme et son ex, il va jusqu’à suivre Brad (et payer 600 balles pour une heure de sport) et prendre une douche à côté de lui. Il n’écoute pas quand Billie essaie de le guider sexuellement. Il va jusqu’à lâcher sa femme en plein diner pour rejoindre sa boss (qui lui a déjà fait des avances) et à la fin du dernier épisode que j’ai vu, il propose carrément un verre à sa boss après avoir essayé de l’embrasser.

Cooper est toxique (surprise!) Mais à la différence de Brad qui l’est « depuis toujours », Cooper semble l’être devenu par les circonstances mais il y a forcément un terrain (on ne se met pas à lire subitement le journal de sa femme par hasard).

Il y a autre chose qui m’interpelle : le fric.

Clairement, j’ai du mal à imaginer la série transposée en milieu modeste français (= normal) avec un Cooper qui bosse chez Peugeot et Billie mère au foyer. Déjà vous enlevez la femme de ménage et la nounou. Brad aurait été un musicos banal connu un été grâce à son clip sur TF1 et ensuite il aurait fait les animations à Intermarché. Pas de quoi fantasmer donc. Et forcément la scène de sexe en voiture familial avec les sièges enfants, de ce point de vue là est tout à fait réaliste !

Bref, Billie va bien, c’est une femme bouleversée par ses hormones post partum mais qui s’ennuie. Et comme elle n’a pas de boulot (ou du ménage à faire) pour s’occuper l’esprit, elle fantasme à gogo sur son ex le super beau gosse et son appartement de luxe avec sa piscine sur le toit. Normal.

Là où c’est moins normal c’est de communiquer sur son fantasme (à son mari – même pas le biais d’un ordinateur laissé à portée de main) et de communiquer AVEC son fantasme (et surtout pas de diner avec les deux en même temps). Un fantasme doit rester un fantasme, c’est le principe du fantasme. Sinon c’est un plan (ou un ménage) à trois consenti par les trois parties et assumé par les trois parties.

Maintenant, je pense que Billie a aussi le droit d’envoyer bouler sa vie de quadra au foyer, de divorcer et d’aller pécho du Brad (ou du qui elle veut). Techniquement, elle ne serait ni la première, ni la dernière à jeter sa vie stable et rangée pour le feu de la passion. La public juge toujours plus durement la femme qui quitte que l’homme qui quitte. Un mec qui fait ça c’est un connard. Une femme c’est PIRE QUE TOUT. Pourquoi ? Parce qu’elle ABANDONNE ses gosses. Hé ouais. En 2021 on en est encore à penser qu’une femme ne doit pas envoyer bouler ses gosses.

Comprenez moi bien, je crois que Billie a besoin de soirée pinard entre filles pour évacuer tout ce qu’elle ressent. Pas de bol, elle n’avait personne (elle a trouvé trop tard les meufs du quartier). Elle a besoin d’un nouveau sex toy, et très certainement que son mari s’occupe d’elle. Elle a besoin de travailler. Mais je crois que Billie c’est aussi une femme libre. Oui, je crois que Cooper est le pansement et qu’elle s’est enlisée dans ce qui était bon pour elle, et TANT MIEUX. Il faut aller dans des relations bienveillantes, qui font du bien. Mais si aujourd’hui, elle a envie d’autre chose, de plus fort, de plus intense, alors pourquoi (et au nom de quoi ?) devrait-elle s’empêcher de VIVRE SA VIE ?

Si la réponse est le mariage, je dirai que ce n’est qu’un engagement sous forme contractuel prit à un moment donné et qui peut être réévalué en fonction des circonstances et des projets de chacune des parties prenantes

Si la réponse est les enfants, je dirai que la maternité ne doit pas être un sacrifice, ni un sacerdoce. Et qu’il faut être tordu pour mettre en péril une sexualité épanouie et une vie amoureuse intense sous couvert de bébé qui va brailler toutes les 3h pendant 6 mois (allant même jusqu’à 2 ans pour certains)

Si la réponse est la raison, je dirai qu’elle n’existe pas en amour. L’amour n’est qu’une pulsion de vie, conditionnée par la société. Etre raisonnable c’est réfléchir. Réfléchir c’est penser. L’amour ne se pense pas, il se ressent.

Si la réponse est le confort, je dirai que c’est malheureusement bien souvent le confort qui fait qu’on s’est engagé là dedans et qu’on a maintenant du mal à en sortir. Mieux vaut tard que jamais, non ?

J’en viens, par féminisme assumé, à souhaiter que Billie s’envoie en l’air avec Brad après avoir quitté Cooper. Quitte à revenir en rampant par la suite, désespérée parce qu’elle s’est rendue compte que la vie de banlieusarde c’est quand même plus reposant que les bringues toute la nuit, surtout avec une garde alternée…

Seconde partie, épisode 6 à 8

On arrive à l’épisode « clé » qui nous apporte quelques réponses concernant la séparation entre Brad et Billie.

Il ne faut pas tout mettre sur la fausse-couche de Billie. Parce que le côté « holalala mais le pauvre garçon, il n’a pas su exprimer sa peine autrement qu’en la trompant et en la mettant dehors ensuite » c’est quand même bien gonflé.

Le côté psy du rôle du père est peu creusé, c’est là, c’est dit, c’est assumé mais pas assez développé. Mais voilà, le hic c’est qu’il le résout son problème avec son père et donc il « guérit » (oui c’est magique hein?) et revient reconquérir sa belle en mode « allez, c’est bon regarde, même pas de pansement ! »

Quand Billie le plante dans la rue, qu’elle le laisse en plan pour rejoindre Cooper (après 100000 messages) j’étais heureuse qu’elle le fasse ! Vraiment, un bon gros soulagement, parce que ça venait d’elle, parce qu’elle n’avait pas envie d’être avec lui à cet instant.

Bon, l’épisode de l’échangisme est assez paradoxal. Déjà, personne n’est surprit que Trina les embarquent là dedans. Alors, outre l’aspect presque « naturel » (ils sont dans une maison traditionnelle, avec des photos de la vie quotidienne, des objets de la vie quotidienne, des gens d’une apparence classique loin des mensurations mannequins) il y a le choc pour Billie. Concernant Cooper, s’il semble presque amusé au début, mais c’est la colère et la jalousie qui le domine quand il se laisse sucer par Trina. Il y a une volonté de faire mal, de blesser Billie, et de lui dire « bah alors ? tu as vu que je me laisse aller, c’est pas ça que tu voulais ? » Quand je vous disais que Cooper était toxique…

Billie semble terrorisée quand Devon s’approche d’elle. Pour lui c’est un terrain conquis, on est exactement dans le cliché habituel et encore tellement ancré dans la tête des hommes (et de quelques femmes) : « tu as envie de sexe tout le temps = tu as envie de sexe tout le temps donc ne dis pas non si je te demande » Sauf que ça ne fonctionne pas comme ça dans la vie. On peut dire non, quand on veut, avant, pendant, on peut refuser un baiser et sucer, on peut refuser de sucer et embrasser, on peut tout refuser, on peut tout accepter, on peut se lever et partir, quand on veut.

La colère de Cooper, débordante, s’abat sur Devon. C’est un peu gros pour le spectateur mais ça ne sonne pas faux pour autant. Cooper ne veut pas partager sa femme (on le sait depuis le début, il est jaloux, il est possessif, il considère qu’elle lui appartient).

On est sur la fin de la saison (de la série ?) on s’attend donc à ce que Billie fasse ce que tout le monde attend d’elle : un CHOIX ! Le discours de Cooper à la fête de l’école est plein de bons sentiments et de sincérité. Autant que celui de Brad quand il la demande en mariage. D’ailleurs quand elle refuse, on ne sait pas trop pourquoi. Est ce que c’est la peur de perdre ses enfants ? Est ce que c’est la honte infligée par les voisines ? Est-ce que c’est la culpabilité qu’elle ressent (sans fondement d’après moi) concernant la carrière de son mari ?

Les mots de Sacha sur la 3ème voix (et ceux de Trina qui est contrainte à une vie plus rangée) viennent raisonner en elle et réveille la petite voix qu’elle avait passé sous silence. Elle a acheté un nouvel ordi (et ne cherche pas à récupérer les donnés), elle est prête à « rentrer dans le rang ». On y croit, d’ailleurs Cooper aussi (scène de l’invitation sous la douche) et puis, BOOM, juste après un spectacle sur le thème de l’espoir (mais LOL) on la voit courir rejoindre Brad. Elle annonce la couleur : elle ne quitte pas son mari, elle veut « seulement » baiser. FIN.

Alors, je comprends complètement que ça laisse les spectateurs pantois.

Billie a écrit un article (bien avant Cooper) dans lequel elle expliquait que c’est d’avoir un seul partenaire et de s’abandonner corps et âme qui entrainait les meilleurs orgasmes. Du coup, personnellement, j’imagine qu’elle se lance dans cette aventure pour vérifier sa théorie.

Si on n’a pas à juger de sa décision, on peut quand même essayer de réfléchir à ce qu’elle a dit à Cooper avant de partir en courant.

« Je suis désolée Cooper, mais si tu m’aimes, laisse moi coucher avec mon ex »

Elle a eu tellement de mal à exprimer ces idées clairement, je n’imagine pas qu’elle puisse lui dire ça après un spectacle scolaire. Elle s’est peut être simplement levée, à dit qu’elle était désolée et s’est enfuie.

Et oui, on peut se lever et partir. Quand on veut.

Personnellement, je trouve que d’aller voir Brad (et coucher avec lui) n’est pas une mauvaise chose en soit (on a dit qu’on ne jugeait pas, je donne mon avis) elle va au bout de ce qu’elle ressent, elle assume son désir. C’est peut être égoïste mais ça semble nécessaire pour qu’elle se sente bien et c’est ce qui compte vraiment : être épanouie.

Les 85% ne servent à rien si les 15% manquants créaient un gouffre de souffrance.

Maintenant, que ce passe t-il si les 85% sont manquants ?

La question est : est ce que Brad sera à la hauteur du « reste » ? Parce que Billie, imaginant parfaitement Brad dans le job du mari parfait, n’est pas satisfaite (et le repousse à ce moment là). Elle veut le frisson et la vie trépidente. Sauf que, lors de la discussion Brad/Cooper, Brad avoue qu’il a envie de se poser, que la passion et le frisson ça ne dure pas toute la vie. Alors forcément, on se demande si Billie ne va pas se réveiller avec un bon gros mal de crâne une fois l’adultère consommé !

On voit Cooper fliquer sa femme (tracker GPS) et contacter sa boss (avec qui, il parait qu’il ne s’est rien passé encore). C’est énervant ! Le mec, il n’aime pas Francesca, il ne la désire même pas, mais comme il se sent abandonné, meurtri, il va aller là où la porte est ouverte : chez sa boss. C’est ridicule ! Apprend à vivre seul bordel !

En bref

La série se regarde vite (8 épisodes de 45min)

Les musiques sont sympas. Il y a même quelques moments où l’intrigue psychologique prend le pas sur la vie sexuelle des protagonistes. On reste quand même sur notre faim.

Allez, Netflix, si tu ne mets pas une suite, je m’achète le bouquin 44 Chapters About 4 Men » de BB Easton

Jurassic Word Evolution sur Xbox

J’étais tellement contente de le trouver que j’ai demandé à chéri une photo… Et après l’avoir posté sur les RS, j’ai déchanté !

J’ai soulevé une polémique plus folle que le vaccin (si si), plus dingue que l’allaitement (non mais je vous jure)

J’avais, attention y a du lourd, acheté un jeu 30€ alors qu’on le trouve actuellement presque gratuitement !

Imaginez donc, j’étais devenue une pauvre folle bien stupide, et la foule de me convaincre à quel point je m’étais fait avoir !

Un lynchage dans les règles sur la twittosphère, du jamais vu pur moi qui garde bien souvent tout ce que je pense (avec l’âge, j’essaie de ne plus faire de vagues). J’en suis carrément venu à supprimer mon tweet !

LAISSEZ LES GENS DEPENSER LEUR FRIC COMME ILS VEULENT ! BORDEL !

Alors, sinon, le jeu ?

Il se prend en main très facilement, un beau design, de beaux dinos et des personnages récurrents qu’on kiffe bien !

L’évolution est rapide, on accède rapidement à des nouveautés.

On n’a pas le temps de s’ennuyer, entre les dinos malades, les gamelles à remplir et le parc à organiser, si on ne surveille pas l’heure (ou qu’on oublie de mettre une alarme) on oublie vite de faire à manger (et on dégaine des sandwich pour continuer à jouer)

J’ai joué dans mon salon, avec mes enfants en spectateurs. C’est mon fils de 11 ans qui gère l’hélicoptère et les jeeps. Il a bien aimé joué avec les modifications génétiques aussi.

Je vous avoue que j’ai hâte de voir la suite et j’hésite bien sur à m’offrir les extensions !

Méchant Facebook !

Cette photo a été jugée contraire aux règles du grand et puissant Facebook.

Elle enfreint surement celle de la nudité (trop de peau)

Cette photo, et toutes celles qui y ressemblent (bébé à poil qui fait pipi) est pourtant passée un nombre incalculable de fois sur le même réseau social

Allez savoir pourquoi, ce jour là, Facebook a considéré que c’était la fois de trop.

La sanction est tombée immédiatement : 3 jours de suspension !

Impossible de liker, commenter, partager que ce soit sur le fil ou en story, avec mon profil perso, avec mon compte pro Fairy et même par celui de la créatrice de bijoux avec qui je collabore.

Impossible de prévenir mes clientes, impossible d’expliquer mon silence. Je n’ai pas pu répondre ni interagir pendant 72h parce qu’un robot a décidé que la photo dépassait les bornes.

Je n’ai pas l’impression d’avoir commis un crime, et je n’ai même pas pu plaider ma cause ni argumenter. Mon compte a été suspendu immédiatement. J’ai envoyé 4 ou 5 messages pour montrer la photo et expliquer que c’était clairement abusé comme décision. Je n’ai eu aucun retour. Evidemment.

Cette façon de faire m’a vraiment dérangée. Il devrait y avoir un humain qui vérifie et qui remet en ligne les pages quand le robot a pris une décision injustifiée. Clairement je suis d’accord que nos réseaux soient sûrs et fiables et que les règles soient appliquées. Mais cette photo n’est pas un attentat à la pudeur ! Par contre les nanas à poils vautrées sur des Ferrari, elles passent bien trop souvent entre les mailles du robot …

Bref, Facebook m’a viré 3 jours et vous savez, c’est long 3 jours. J’ai vu des messages privés sans pouvoir y répondre, sans pouvoir rassurer mes clientes ou sans donner de nouvelles à des copains. Pour mes proches, j’ai pu passer par des mails et des textos mais concernant les prospects ce n’est pas possible.

Je reste persuadée que cette décision injuste peut avoir des conséquences néfastes, et franchement ça ne me plait pas du tout que Facebook applique cette façon de faire. Malheureusement, à partir du moment où j’utilise ce réseau, je dois me plier aux règles qui l’encadrent.

Je me suis donc évertuée à prendre mon mal en patience.

Au bout des 3 jours j’étais enfin libérée, délivrée mais avec maintenant le doute au moment de choisir les photos à publier : « est ce que je prends un risque là ? »

Le Mans

C’est sous un ciel d’orage que nous avons découvert Le Mans le 30 aout 2020. Nous avions l’habitude de passer à proximité pendant nos séjours en Bretagne, mais nous n’avions jamais pris le temps de garer la voiture et de traverser la vieille ville.

Ce jour là, il n’y avait pas foule : Covid + Dimanche + rentrée scolaire approchant

Nous avons été forcément très impressionnés par la fabuleuse cathédrale qui surplombait la ville. Les couleurs du ciel l’ont rendu presque ténébreuse et inquiétante

Le nombre de marches ne nous a pas effrayés, mais je me suis quand même dit qu’il valait mieux ne pas avoir mangé avant. L’immense parvis accueillis doit être magnifique en saison de mariages !

Je pense que si ce restaurant avait été ouvert, nous y aurions mangé !

Malheureusement, l’équation Covid + dimanche de fin de saison ne nous a pas laissé le choix. Il n’y avait qu’un seul restaurant ouvert sur la place de la Mairie. Nous avons dû attendre l’heure du service ce qui a été assez contraignant avec des enfants (sous la pluie, j’aurai préféré qu’on nous laisse entrer et prendre l’apéro en attendant midi !)

Vous avez remarqué ? Le Dragon était en couleur locale… Toujours à se faire remarquer hein !

Nous avons déjeuné au restaurant Le Saint Pierre

Le service a été rapide et très efficace, il n’y a pas eu de temps mort. Nous avons déjeune à notre rythme mais sans perdre notre après midi !

La serveuse semble connaître tous ses clients et ils étaient finalement très nombreux à passer la porte après nous (en même temps, si c’était le seul resto ouvert hein…)

Les plats étaient copieux et délicieux. On s’est vraiment tous régalés sans y laisser un rein.

Coup de cœur pour les frites en rabe apportée pour l’ado affamée en pleine croissance, c’était adorable !

L’après midi s’est clôturé chez des amis, après une dernière ballade sur les pavés

C’est vraiment une jolie ville qui mérite qu’on prenne le temps de la voir !

J’espère qu’on aura l’occasion d’y passer un week end dans un avenir proche (et sans Covid)