Archives de Catégorie: Lu Vu Entendu

La balise GPS Kid Connect [mais qu’est ce que c’est ?!]

Elle aurait dû arriver pour la rentrée de septembre, pile pour le collège ! Mais finalement c’est le premier jour du mois suivant que ce petit gadget a fait irruption dans nos vies.

Partagée entre l’inquiétude de savoir ma fille bien partie de la maison et la bienveillance qui m’impose à ne pas la stresser, j’ai convenu avec elle d’utiliser une balise GPS qui me préviendra chaque matin du moment où elle arrivera au collège. Le week end, elle n’en n’a pas l’utilité, j’ai pleinement confiance dans ses trajets. 

Intéressons-nous à ce petit boitier de la gamme WEENECT. D’abord le look !

Il est bleu. Avec un gros bouton rouge. Celui qu’il ne faut toucher qu’en cas d’urgence. Il est très léger, tout doux, et se range dans une housse de même couleur. Il est fourni avec un chargeur.

Petit, discret, il n’en faut pas plus pour que déjà ma fille le trouve « mignon ».

C’est le numéro IMEI au dos du boitier qui va vous permettre de créer votre compte, de choisir votre abonnement et votre espace sur le site internet. Vous pourrez ainsi choisir les notifications que vous voulez recevoir et paramétrer le boitier. C’est aussi dans cet espace que vous pourrez prendre les commandes de votre abonnement, définir l’usage des boutons (1, 2 et 3 sur le coté) et les numéros/mail qui vont recevoir les notifications (disponibles sur appli, mail, sms).

Le paramétrage est un peu longuet, parce qu’il n’y a pas de guidage ni de pas à pas, mais le site est intuitif et l’appli également.

Pour allumer le boitier on appuie sur on/off jusqu’à la vibration, idem pour l’éteindre. Un appui long sur le SOS permet de passer en mode appel. C’est le téléphone receveur qui a la possibilité de raccrocher. Si votre enfant tombe sur le répondeur, il peut laisser un message et attendre que votre boite vocale raccroche. Le GPS ne reçoit pas les appels

Nous avons défini 2 zones. Nous recevrons donc les notifications quand elle sort ou entre dans ces zones. A savoir la zone maison, et la zone collège. On devrait donc savoir qu’elle est bien partie de la maison, bien arrivée au collège, puis bien partie du collège, bien arrivée à la maison.

A priori on est pas mal, même si je pense que les heures sont pas précises (elle est partie juste avant moi ce jour là, avant 8h15)

Nous avons défini l’usage de 2 boutons (et laissé celui on/off vierge pour ne pas recevoir de notif à chaque fois qu’elle veut allumer ou éteindre la balise). Nous avons paramétré un bouton pour dire « j’ai oublié mes clés, je suis coincée dehors » (important car le mercredi sans ses clés il faut réveiller son papa qui est à l’intérieur et qui dort TRÈS profondément) L’autre bouton envoie le signal « je suis malade » ce qui ne signifie pas « viens me chercher » mais plutôt « prends rendez vous chez le médecin ou prépare le doliprane ». Le collège dispose d’une infirmerie et les parents sont prévenus en cas de soucis.

Le chargement du boitier se fait par un câble USB. Le boitier doit être allumé pour envoyer les données. En premier lieu nous demandons à notre fille de le garder allumer, puis nous lui demanderons de l’éteindre à son arrivée au collège, pour le rallumer en partant.

Le gros point positif c’est le plan satellite ! Franchement c’est top. Le live fonctionne bien pour peu que le boitier soit à l’extérieur du sac, sinon c’est en décalé, voire en pointillé.

 

Après presque 15 jours d’utilisation nous sommes très satisfaits. Je suis pleinement rassurée et je trouve que la balise fait le job.

Nous avons testé le mode SOS (avec appel), je vous donnerai le lien de la video via instagram.

 

 

Publicités

Zoo [merci #netflix – ou pas d’ailleurs]

2J’avais vu l’annonce du passage de la série sur TF1, ça avait attisé ma curiosité. J’ai sagement attendu plusieurs mois (années ?) que la diffusion sur NETFLIX m’évite de patienter des semaines entre les épisodes. J’ai avalé les 3 saisons en 3 semaines. (NB, la 3ème saison en streaming)

La première saison m’a bien emballé. J’avais plein de questions, j’avais du mal à dormir, ça me stressait de ne pas savoir la suite. J’ai accroché au personnage de Mitch et j’avais beaucoup d’empathie pour Jackson. Chaque intrigue d’animaux me fascinait, j’étais à fond, je réfléchissais tout le temps sur pourquoi, comment ! La dernière minute de l’épisode final de la saison 1 m’a fait halluciner, je ne m’y attendais pas du tout.

La seconde saison, je l’ai vu pour comprendre, pour savoir, pour apprendre. Je suis restée un peu interloquée de certains épisodes « bizarres » mais j’avais toujours beaucoup de sympathie pour Mitch, et un peu plus pour Jamie. Par contre Jackson m’a soûlé… On a bien flippé qu’il devienne un méchant tueur (comme sa mère) et certaines scènes étaient quand même bien chelou (le lézard réfrigérant, le paresseux qui fait trembler le monde) L’annonce de la grossesse de Dariella m’a secoué, et ça m’a mis la puce à l’oreille, à ce moment là j’ai compris ce qui se passait, j’ai compris ce qui allait se passer sur l’île de la Pangée. J’ai été émue de l’épisode final.

J’ai découvert à ce moment là que la saison 3 était la dernière. Je m’attendais donc à avoir des réponses. Alors je l’ai regardé.

Et je n’ai RIEN compris. Il se serait passé 10 ans mais personne n’a vieilli, Mitch est en vie, Abraham est gynéco, y a une cinglée qui commande les hybrides, c’est la soeur de Jackson, c’est officiellement une hybride (mais qui, quoi ?) Jackson commande les animaux normaux, Clémentine est enceinte, le père du bébé c’est le fils de Jackson, tout le monde se fait tuer mais Clémentine sauve tout le monde. Et dans le dernier épisode, le bébé est enlevé, et Jackson créait un passage pour que les hybrides envahissent le monde. Bonne ambiance.

Donc bon, je me me souviens plus comment ça a dérapé. Je ne sais plus comment on est passé de la mutation génétique, de la coalition animale à la création d’animaux complètement « fou » comme le serpent invisible, le loup à piquant (qui fait un peu un rappel du film le Pacte des loups) le rhinocéros à poils avec carapace et autre singe avec défenses) et aux aquariums régénérants. C’était too much. Et du coup, j’ai été moins nerveuse, moins gênée. j’ai même beaucoup rit (franchement Logan en super flic, non mais vraiment ?)

Cette dernière saison n’a pas de temps mort, j’ai pas pu m’arrêter, je l’ai bouclé en 3 jours, j’avais besoin de savoir. Sauf que je pensais pas qu’elle finissait comme ça. Comme une merde quoi. Y a pas de fin, c’est une sorte de cliffhanger, en attendant la saison 4. Sauf qu’elle n’existe pas la saison 4 et que du coup, on ne sait pas ce qui se passe ensuite ! Je suis restée là, frustrée, je pensais qu’il y aurait une fin bâclée (la cinglée qui meurt, les hybrides qui meurent, l’espoir d’un nouveau monde) mais une fin. Et en fait non. Donc bon, voilà, moi j’aime pas, j’aime pas que ça s’arrête là. Je préfère une fin nette. J’aurai au moins voulu qu’on nous dise par phrases sur l’écran à la fin « 10 ans plus tard, le monde lutte encore contre les hybrides, mais l’humanité est de nouveau fertile »

Sérieux, y a que moi qui est l’impression que les personnages sont toujours coincés là bas, dans l’attente d’une aide quelqu’onque ?

I feel pretty : la (presque) pépite #netflix !

C’était mon dernier RTT avant le déménagement, le dernier jour pour mes commandes, le dernier jour pour les cartons…

La bande annonce m’avait fait de l’œil et le thème me semblait vraiment pas mal (la grosse rejetée qui ne s’aime pas qui prend confiance en elle le jour où elle se croit belle)

source google image

L’actrice avait une tête bien sympa et j’aimais bien la bande son.

Bon. Techniquement ça vaut quoi ?

C’est presque drôle, le décalage entre Renée et le monde qui l’entoure. L’entretien d’embauche est absolument déglingo tellement le fossé entre les paroles, le ressenti et l’image est énorme !

J’ai aimé l’aplomb et la confiance dégagée par Renée mais j’ai trouvé qu’il y avait un malaise. Est ce que c’est parce que la confiance ne fait pas tout et qu’elle semble presque rendue ridicule par les réactions disproportionnées de son environnement ? Est ce que c’est par ce que le personnage de Avery semble sorti de l’imagination du scénariste de Saw ? Est ce que c’est parce que quelque chose sonne faux ?

Je suis quelqu’un de très cynique, qui fait parfois plusieurs heures de conversation en disant le contraire de ce que je pense. Et ce film m’a donné l’impression d’être coincé dans un monde parallèle bizarre. On est vraiment sur un fil étroit entre le drôle et le ridicule, comme quand Renée fait le show à l’élection du bikini.

On entend le double discours, on entend la douleur, la souffrance, on entend le mal-être de la fille banale et différente derrière Renée, ça résonne sans être plombant.

C’est un film léger qui se laisse regarder, ce n’est pas transcendant. Je m’attendais à une petite pépite dynamique et drôle dans la lignée de Bridget Jones ou de l’amour extra large, un truc soit sérieux, soit décallé, mais qui assume franchement la frontière entre le beau idéalisé et la normalité banale voire la laideur.

Renée n’est pas moche. Elle a un petit bidon, mais pas de bourrelet. Elle a un visage rond (tendance ovale) mais pas gros. Elle n’est pas grosse, elle est potentiellement ronde (un 40 ? peut être 42 ?). Elle porte des mini jupes extra courtes. Elle se tient debout nue et rien ne tombe ni ne tremble. Le film aurait été fondamentalement différent si ça avait été sa copine obèse par exemple.

source google image

Renée a confiance en elle, et heureusement, car elle n’a pas de quoi être complexée. C’est une fille normale, banale, qui a des défauts physiques qui n’ont rien de rédhibitoires et qui peuvent même paraître sympathiques. Son coup à la tête la rend fière de son corps. Le malaise se fait dans l’excès de confiance.

Bien sur qu’on peut porter une mini jupe quand on est gaulé comme Rénée, bien sur qu’on peut faire un concours de tee shirt mouillé et draguer ouvertement. Mais balancer qu’on a « un potentiel mannequin » ou « une ligne de rêve » avec un beaucoup de foi, c’est décalé. C’est décalé parce qu’on n’y croit pas. C’est ridicule parce que les gens en face n’y croient pas. Au mieux elle passe pour une folle, ou une humoriste, au pire elle passe pour une folle ou une humoriste.

source google image

La confiance qu’elle arbore lui permet d’exister, de se faire une place dans le monde professionnel de la beauté, dans les soirées privées, dans le lit des mecs.

Par contre la phrase « je suis mouillée, j’ai la diarrhée » en pleine drague, franchement comme échappatoire y a bien mieux, même pour quelqu’un qui a un excès de confiance.

Bon, la Rénée sûr d’elle gâche un peu la fête en se montrant un peu hautaine, prétentieuse et fait de l’ombre à ses amies. Elle est moins attachante, elle est beaucoup plus drôle et elle irradie de quelque chose de magique mais elle me plait moins.

Evidemment, elle se recogne la tête, elle redevient elle même, la fille banale qui a conscience de sa banalité. Celle qui a des complexes, qui se trouve grosse, qui se trouve moche, qui ne veut pas sortir de chez elle, qui ne veut pas qu’on la regarde.

Cette Renée là, avec ses failles est attachante, et émouvante. Quand elle vient supplier ses amies pour un escape game, elle me fait de la peine. Quand elle pense que son mec ne la reconnaîtra pas au bar, c’est complètement hors du temps, cette scène où elle ne pense pas qu’il parle d’elle, c’est magique. Et ça fait tellement mal au cœur quand elle est au téléphone. Quand elle ne se rend pas compte de qui est elle, de comment elle est, de ce que les autres voient d’elle.

Le cours de vélo donne PRESQUE envie de s’y mettre.

source google image

Le dialogue dans les vestiaires entre la bonasse qui s’est fait plaquer et Renée est complètement hors du temps. Renée prend conscience du décalage entre le ressenti et la réalité, entre la tête et le corps, entre la confiance et les complexes.

Le film pourrait presque s’arrêter là. Mais non…

On remet un peu de ridicule avec Rénée qui se prend une porte en voulant la défoncer, Rénée qui se rend compte en plein discours qu’elle est est la même, avant, après le coup sur la tête.

Son discours est beau, poignant, émouvant et on y croit. Et sa requonquête d’Ethan est très mignone.

« je te vois depuis toujours »

Je crois que c’est une phrase vraiment magique et elle résume vraiment bien l’idée de cette confiance, qu’on gagne ou qu’on retrouve grâce aux personnes qui nous aiment.

source google image

Par contre, Ethan aurait il craquer, draguer Renée si elle n’avait pas eu cette confiance ? Le frère d’Avery aurait il tenter sa chance avec la Renée fade du début ou du supermarché ?

Non, non et non.

C’est ça qui peut être me rend mal à l’aise au générique de fin. Que cette sempiternelle morale « soyez vous même » et « aimez vous comme vous êtes » ne rime pas à grand chose puisque malheureusement il faut compenser quelque part et essayer d’attirer l’humain par un autre moyen que le physique. Soyez drôle, soyez gentil, soyez sympa, soyez généreux. C’est une injonction désespérante à l’acceptation de l’autre différent.

Je suis d’accord, quelqu’un qui chouine, qui se sent mal, qui le vit mal, qui se plaint, qui est triste en continu ne donne ABSOLUMENT pas envie de s’y intéresser !!! Mais il ne faut pour autant pas surjouer, ni tricher. Il ne faut pas faire semblant de s’accepter avec ses défauts (ça ne sert à rien à part craquer un jour et tout lâcher). Il faut les accepter vraiment.

Les gens autour de vous sont le meilleur miroir que vous pourrez trouver. Les mains que l’on vous tend, les baisers qu’on vous donne, les textos qu’on vous envoie sont les plus belles déclarations d’amour et d’amitié. Il n’y a aucune raison que votre regard soit moins bienveillant que leurs regards.

Aimez vous comme on vous aime.

(bordel, ça serait top sur un tee shirt ça !)

 

 

 

Vacances dans les Hauts de France

J’ai toujours beaucoup aimé le Nord, la convivialité et l’accueil qu’on m’y a fait n’a jamais été égalé ailleurs (et pourtant j’ai bien bourlingué !)

Cette année, entre l’achat de la maison, les travaux qui se sont éternisés et les finances un peu compliqué avec le déménagement, il a fallu revoir notre planning et nos ambitions estivales. Nous avons fait le choix d’aller passer une vraie grosse semaine (du lundi au lundi) dans les Hauts de France, dans le 62, quelque part entre Lens, Le Tréport et le Touquet !

Côté hébergement, vous n’aurez pas de review de grand hôtel, cette année nous avons été adorablement (je vous l’ai dit!) accueilli par une amie-collègue-patronne-associée-créatrice que j’aime tendrement. Nous n’avions pas à nous soucier d’emmener des oreillers, des draps et de savoir si nous aurons une belle vue. Nous allions avoir la plus belle qui soit, celle de nos amis au petit dej !

Nous avions prévu l’itinéraire via mappy, avec l’autoroute des anglais pour éviter Paris. L’ordi annonçait 6h, le GPS 12. Bon, quelques réglages plus tard tout le monde était raccord : OUF ! La route de nuit est agréable pour tout le monde, les enfants dorment, je dors, le Dragon roule. Il avait la route pour lui seul (1h du mat’, une nuit de dimanche à lundi) et il en avait l’habitude (faut bien que travailler de nuit serve à quelque chose, en plus d’aller chercher les enfants à l’école je veux dire) Nous n’avons même pas eu un seul vomi à déplorer. Je ne veux pas relancer le débat mais même si c’est l’effet placebo des granules de Cocculine, bah croyez moi, je prends !!!

Nous sommes arrivés au petit matin, après une ballade dans le village voisin (j’avais rentré la mauvaise adresse dans le GPS) et avons pris un petit déjeuner bien copieux avec nos amis. L’accueil du Nord, vous savez !

Les enfants ont pris leur marque, ma grande a décidé de jouer les babysitter avec le bébé de nos amis, ma mini a squatté le parc et les jouets du bébé, et j’ai été faire les courses pour notre séjour. L’après midi a été rythmé par la plage et un américain savoyard (oui, je sais, mais c’était bon). Je n’avais pas mon maillot, j’ai quand même accompagné mes bébés dans l’eau, et forcément, j’etais trempée. Pire que les gosses à ne pas s’avoir s’arrêter… Autant vous dire qu’on a plutôt bien dormi !!!

La première nuit a donc été reposante et douce! On a presque eu des grasse matinées. Je dis presque, parce que moi mon cerveau il n’est pas paramétré pour dormir. Donc c’est un peu chiant et beaucoup fatiguant.

Le mardi, second jour, mon cheri est allé rendre visite à son frère avec les enfants. J’en ai profité pour travailler, car oui, allier vacances et travail c’est aussi travailler ! Nous avons fait une pause WELSH dans un joli resto de St Pol sur Ternoise et j’ai bu un jus vert qui n’était pas degueu !!!

Du pains de mie trempé dans la bière brune, du jambon, du cheddar trempé de la bière brune, et un oeuf. Et des frites maison. Et une bière. Et c’est Mium.

Le troisième jour : PLAGE ! Et là, je peux vous dire que j’avais le maillot de bain sur les hanches et j’ai fini avec du sable dans le cul ! Mais c’était bon. On a passé une superbe après midi. Une très très très longue ballade nous a emmené voir les phoques, et on a fini par une glace extra dans un petit resto sympa !

Parfum Oréo, Tiramisu, citron meringué avec chantilly et chocolat chaud.

Le jeudi, quatrième jour, c’était le jour dédié aux copains. Cuisine (muffins, tarte aux maroilles) et mojitos dans un chouette pub à Bruay la Buissière LE CARBET qui sont aussi les patrons de l’entreprise artisanale MYLITTLEDECOR que vous pouvez découvrir ici ! On était avec la créatrice de Entre Fil et Terre (et son mari) et toujours la délicieuse Mila de MILAWITHYOU (avec homme et enfant). Une journée bien sympa qu’on a terminé avec Mojitos et Fricadelles !

Vendredi, 5ème jour, nous avons passé la journée à Nausicaa à Boulogne sur Mer. Ici le lien vers l’ article dédié tellement il y a à en dire ! Mais c’était juste ENORME pour une fan de requins comme moi !

Samedi, mon mari a profité de la seconde journée « all work » pour rendre visite à sa sœur. Les enfants ont profité des cousins et moi j’ai avancé dans le travail. Le travail n’a pas empêché la pause moules-frites du midi, le jus brocolis poire du matin, ni le vin l’après midi… On s’est retrouvé juste à temps pour un feu d’artifice et une ballade sous la pluie (damned ! il y avait une fête forraine)

Dimanche c’est en Belgique que nous avons passé la journée. Il s’agissait pour moi de rencontrer une amie de longue date des abysses de l’internet et en profiter pour sortir nos enfants de France pour la première fois !

Les enfants ont « fait » de la batterie avec un merveilleux professeur et on a beaucoup bu, surtout moi. Le retour c’est fait dans les ronflements. On a diné avec la famille de notre hotesse, lasagnes maison et gâteau au chocolat. A 21h30 j’étais couchée !

Lundi, dernier jour. Le réveil après presque 12h de sommeil était quand même difficile.

C’est le dernier jour, on se disait qu’on irait bien à la plage mais comme tout bon dernier jour qui se respecte, la fatigue nous a assommé. J’aurai voulu faire 10 mètres, m’allonger sur le sable et dormir. Mais je n’en n’étais pas capable.

Je sais qu’il me reste 15 jours avant ma reprise, et que je pourrai dormir dans mon lit tout bientôt. Il est temps que cette parenthèse se referme, les enfants commençant à être pénibles et je voudrai que nos hôtes gardent une bonne impression de notre famille.

Nous avons pris la route après le dîner, très rapidement, trop sans doute pour que ça semble normal et naturel, mais il fallait bien. Les adieux ne sont pas mon fort. La route a été à la fois longue et courte, entre-coupée de mots doux, de baisers passionnés et de sommeil entrecoupé. Le LOL du retour c’est le silencieux qui s’est décroché de la voiture à 1h de la maison, il a fini dans le coffre. Nous avons couché nos enfants à notre arrivée et c’est tout imbibé d’amour et d’air iodé que nous avons rejoint notre lit pour une nuit sans rêve, une nuit du repos du juste, de celui et de celle qui n’ont que l’Amour pour bouclier.

C’était une belle semaine, pleine de surprise, de bons moments, de rencontres heureuses et de jolies découvertes. Il en restera de très bons souvenirs.

Au secours, elle va au collège toute seule !

Assez grande pour peindre elle même les meubles de sa chambre – meuble qui accueille aujourd’hui télé et lecteur dvd (pas de raccord télé ni internet, seulement dvd – faut pas déconner)

Tout a commencé quand j’ai pris conscience que ma fille allait rentrer en 6ème. Je n’ai pas pris de claque, j’étais prête pour cette étape car elle était prête pour cette étape ! Je la sentais autonome et j’avais confiance en elle.

MAIS.

J’appréhendais le trajet. De notre maison, il y a moins de 300m jusqu’au collège. Il y a deux trajets possibles tout en restant sur le même trottoir. L’un des trajets est à découvert tout du long, il n’y a pas d’éclairage et pas de maison. Nous l’avons donc déconseillé à notre fille, même si ça lui permettait de récupérer une copine sur le chemin. L’autre trajet consiste à se rendre jusqu’à l’école primaire (point de rassemblement des élèves du collège qui arrivent en car) puis de traverser un petit lotissement déserté par la circulation pour arriver à son établissement. Bien sur, c’est ce trajet que nous avons plébiscité.

J’ai grande confiance en ma fille. Elle respecte les consignes, elle respecte les horaires et la plus part du temps elle est très concentrée sur ce qu’on attend d’elle.

MAIS.

Mais j’ai peur des mauvaises rencontres. Personne n’est à l’abri. C’est aussi pour ça que les « check point » (école primaire, lotissement) sont importants, on va voir ma fille. Elle sait crier, elle sait courir, elle sait qu’au moindre signe de bizarrerie, au moindre doute, elle doit émettre un signal suffisamment fort pour qu’un adulte puisse intervenir.

J’avais peur qu’elle n’arrive pas à l’école, j’avais peur qu’elle ne rentre pas à la maison.

Elle est parfois tête en l’air. Un peu comme le second jour d’école où au moment de partir elle s’est retrouvé face à moi en mini short => retour illico presto dans son dressing pour un changement de fringues impératif ! Et cela lui a valu de partir au collège en courant…

Exceptionnellement pour ses  premiers jours de collège, je pars suffisamment tard au travail pour être là et lui dire le « top départ » mais j’ai pleinement conscience que cela va être un gros enjeu pour elle de savoir quand partir (et surtout de ne pas OUBLIER de partir)? Elle sait lire l’heure, encore faut-il qu’elle pense à la regarder ! J’avais envie d’une alarme.

Au départ, j’ai pensé à un téléphone portable. Pour qu’elle m’envoie un texto en arrivant au collège et un quand elle en part. Pour mettre une alarme qui lui permettrait de savoir quand partir au collège (enfin techniquement DES alarmes, une qui sonne quand elle doit être prête, et une 5 min après pour qu’elle puisse partir).

MAIS.

Le collège interdit les téléphones, même éteints, même dans le sac. Donc on oublie. Et puis Mon Dragon était fermement opposé à cette idée.

Pour l’alarme, je réfléchis à mettre un réveil en plus d’une grosse horloge façon compte à rebours ( bah quoi ? c’est rigolo non ?) !

Pour remplacer les textos je me suis penchée assez sérieusement sur les balises GPS. J’ai fait des comparaisons, j’ai regardé les prix, les abonnements et le fonctionnement. Et puis un jour, je suis tombée sur une campagne publicitaire où une marque cherchait justement à faire tester leur balise GPS (qui fait aussi alarme et permet de communiquer à distance avec l’enfant). J’ai postulé.

Rien qu’à la lecture du mail me prévenant que j’allais avoir la chance de tester 3 mois le traceur gratuitement j’étais ravie ! Et surtout : RASSURÉE ! Aujourd’hui, quand j’écris ces lignes, ma plus grande peut est que ma fille ne soit pas là où elle doit être à l’heure où c’est prévu, j’ai hâte de recevoir le produit à tester pour ne pas rester en apnée toute la journée et aussi pour vous parler de l’autonomie de ma fille et de son ressenti !

[test produit à venir]

17 filles [ merci #netflix ] et le questionnement d’une mère face à la fécondité de sa fille

 

Source google image

J’ai découvert ce film cet été, pendant ma semaine d’arrêt de travail, en mode lit-canapé-repos.

Je connaissais déjà le téléfilm de 2010, américain, Le Pacte de Grossesse, que j’avais vu et plutôt aimé. Aimer, c’est un mot trop fort qui n’est pas adapté à une situation. Je ne connais personne qui aime l’idée de 17 gamines décident de tomber enceinte en même temps.

Le film français (tourné en Bretagne) est servi par un super casting, les filles sont parfaites, mention coup de cœur à Clémentine (Yara Pilartz).

Il faut quand même savoir que le film est tiré d’une histoire vraie, arrivée en 2008 aux Etats Unis. C’est de cette histoire que sont tirés les deux longs métrages.

Le film français, peut être parce qu’il est adapté à un décors que je connais, sans doublage, avec une situation économique que j’ai vécue, me parait tellement plus réel, tellement plus concret et réaliste que la version US, pourtant tout est bien vrai. Je ne me souviens plus si j’avais conscience en 2010 que c’était une histoire vraie.

Le pitch vite fait : une jeune femme tombe enceinte par accident, et une de ses copines également. Ces deux jeunes filles font des projets de vie en communauté, et lancent l’idée que leur groupe les suivent dans ce projet. C’est là qu’est convenu ce pacte, celui de tomber enceinte pour quitter leur vie actuelle, trouver quelqu’un à aimer qui les aimera (l’enfant) et s’émanciper de leurs parents.

Elles sont quasi toutes enceintes dans le même timing, ce qui ne surprend pas vu la fertilité à cet âge, sans compter que l’émotion d’un premier rapport sexuel peut déclencher une ovulation spontanée chez des fillettes encore irrégulières dans leur cycle.

On est surpris dans un premier temps par le fait qu’à aucun moment elles ne recherchent l’attachement d’un garçon ni un père pour élever leur enfant. Elles ont besoin d’un géniteur et la relation s’arrête au coït.

Une des jeunes filles est rejetée parce qu’elle n’est pas enceinte. C’est dire à quel point ce pacte influençait leur comportement social et l’instinct de groupe.

Ce film a été l’occasion de me confronter encore une fois à mes ressentis.

En tant qu’ado, jeune femme que j’ai été, est ce que j’aurai pu faire ce pacte ? La réponse est OUI ! J’aurai pu en être l’instigatrice d’ailleurs, tant l’idée d’une communauté matriarcale pour élever des enfants me semble cohérente. J’aurai pu aussi être Clémentine, celle que personne ne veut baiser et me sentir rejeter.

En tant que mère, je pense que je serai passée par toutes les émotions dépeintes par les parents concernés dans le film. A savoir d’abord une profonde tristesse et une grande colère de me sentir quelque part trahie par l’éducation que j’aurai donnée. Et j’aurai surement fait preuve de compassion ensuite, pour cet enfant qui aurait choisi une telle échappatoire (paradoxal de faire un enfant pour échapper aux contraintes familiales).

Je réfléchis aussi à cette levée de bouclier face à l’école, premier environnement en dehors du cadre familial, qui favorise ou non cette constitution de pacte. En effet, pour les plus fervents défenseurs de la virginité, la mise à disposition de préservatif et de contraception est impensable car elle pousserait à la consommation. Pour ceux qui sont ouverts à la sexualité des ados, ce matériel est indispensable. Pourtant là encore, l’école n’a pas compris que ces enfants là, qui choisissaient de faire un enfant, n’avaient pas besoin de leur consentement d’adulte pour posséder leur corps jusqu’au fond de leur intimité.

Il ne s’agissait pas de filles faciles, il ne s’agissait pas de sexualité à outrance ni d’ado qui n’avait pas eu d’éducation sexuelle. Les filles savaient exactement ce qu’elles faisaient. Elles ont consommé les garçons pour se faire engrosser, pour la plus part c’était leur première relation sexuelle. Pas de préliminaires, pas de drague. On va à l’essentiel, quitte à proposer de l’argent.

Il faut les voir d’ailleurs, elles ont déjà cette impatience qu’on connu les femmes au désir d’enfant, celui des 15 jours à attendre pour le test. Elles ont la joie de porter la vie. Elles ont la peur du problème (une des jeunes filles a passé des examens complémentaires suite à une mauvaise échographie). Elles n’ont pas des peurs différentes de la plus part des femmes qui sont en âge d’avoir des enfants dans la pleine possession de leur moyen, sans influence. Elles assument sans assumer (alcool, cigarettes…)

La fin du film n’est pas extraordinaire. L’instigatrice du pacte perd son bébé à quelques semaines de la grossesse dans un accident de voiture. Les autres accouchent (ellipse totale dans le film) et on voit plus tard les poussettes (toutes le même modèle, effet de groupe) réunies. La voix off confirme qu’il n’y a jamais eu de vie en communauté et que chacune se démerde comme elle peut.

Je ne sais pas, en tant que moi adulte de 34 ans, passée par la maternité à 4 reprises, pourraient bien faire face à une telle situation. Je suppose que je commencerais comme les autres parents à rappeler que faire un enfant c’est un acte bouleversant pour la vie entière et que la responsabilité d’une vie est un pouvoir précieux qui engage tellement de choses que s’en est effrayant. Mais qui suis-je pour juger d’une telle décision. Il y a des tas de raisons pour faire (ou ne pas faire) un enfant, aucune n’est meilleure ou moins bonne que les autres. Chaque femme a son propre désir de grossesse et le vit, l’étouffe, l’explore dans son être intime de la façon qu’elle le souhaite.

Je suis pour l’appropriation du corps dans son intégralité, dans la libre décision de la femme, jeune femme, à l’utiliser comme elle l’entend sans influence extérieure, sans contraintes et dans le respect de ses propres convictions.

Mais cet environnement de « bien pensant » c’est quelque part ce qui va conditionner ma fille a ne pas concevoir d’enfant. Je l’élève dans l’objectif qu’elle puisse se prémunir d’une grossesse inopinée. Elle a presque l’âge des jeunes filles du film. Comment lui faire comprendre que ce passage à l’acte, même s’il lui semble être son choix, ne le serait pas (influencer par les autres, par un environnement ou un entourage). Comment lui dire que le choix de ne pas en avoir, de ne pas coucher, ou de coucher et se protéger contre une grossesse n’en n’est peut être pas un non plus, il pourrait être le mien, transmis par l’éducation et nos échanges honnêtes et sincères.

En lui répétant qu’elle a le choix d’utiliser son corps de la façon qu’elle l’entendra, en respectant son être, son âme et ses sentiments, est ce que je fais le bon choix ? Est ce une façon de la mettre sur une mauvaise voix ou de la protéger ? Ce sont toutes ces questions qui aujourd’hui me hantent, ne sachant pas si je suis dans le vrai, dans le bien et n’ayant malheureusement, aucun droit à l’erreur.

Il est grand temps de rallumer les étoiles [Virginie Grimaldi]

Je viens de finir le nouveau roman de Virginie Grimaldi.

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Je me sens troublée et je ne pense pas que faire un article à chaud soit la meilleure idée du siècle, mais faut que je note !

Là, j’ai envie de dire que son nouveau roman m’a fait mal, et que du coup, je l’aime moins que le précédent (le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie), mais ça ne serait pas honnête…

Il me parle vrai, il me touche moi, dans mon corps, et dans mon âme. Il me renvoie en pleine gueule mes ratés, mes illusions, les conflits avec ma mère, la violence des gestes et toute cette souffrance qui m’a bouffé pendant des années.

Ce n’est pas parce qu’il a appuyé sur les bleus que je dois faire comme si je ne l’aimais pas. Parce que ce nouveau roman, il est génial !

Tour à tour dans la tête d’ Anna et Chloé, je me suis surprise à me retrouver aussi dans Lily. J’ai grandit. Cette trinité là, nous renvoie des images de nous, de nous en tant qu’enfant, en tant qu’ado et en tant qu’adulte. Il n’est pas toujours facile de grandir, et il est encore moins facile de faire grandir et d’aider à grandir quelqu’un qu’on aime.

Je ne sais pas si Anna fait le bon choix, si elle fait les bons choix, ni si elle a les bons mots sur ces maux, mais elle permet à chacun de se demander où on va, et comment y aller de la plus belle des façons. Bien sur je mentirais si j’avais pas eu envie de lui crier de faire usage de son argent autrement, mais je me connais assez pour savoir qu’être déraisonnable c’est aussi vivre plus fort. Et j’aurai fait pareil finalement.

C’est une nouvelle ode à la féminité (qui me rappelle le premier jour du reste de ma vie) et à la sexualité (comment, quand, pourquoi ou pour quoi …) et c’est encore avec beaucoup d’humour que l’ensemble se lit très bien et très vite. Mention coup de cœur à la narration du journal de Lily qui donne de la légèreté au livre.

Ce livre m’a donné envie de dire à ma mère que même si je l’ai détesté d’aller chercher à manger aux restos du cœur (je me cachais dans la voiture, j’avais trop peur de croiser quelqu’un du collège) je lui serais à jamais reconnaissante d’avoir toujours fait comme si tout allait bien, même si je savais très bien que ça n’allait pas. Je ne voulais juste pas l’entendre.

Ce livre m’a donné envie de dire à mes enfants à quel point leur père était extraordinaire. Je n’ai pas les mots pour leur raconter par quoi je suis passé avant lui, mais j’espère les en protéger.

Tous les jours j’ai cette conscience de me trouver chanceuse de vivre mes rêves et de réaliser des projets. Ils ne sont pas fous, je n’ai pas envie d’aller voir la Norvège en camping-car, ni les kangourous en Australie, mais ils sont fabuleux car ils font partie de moi, de mon histoire, de ma famille.

Ce nouveau roman est une nouvelle piqûre de rappel pour vous rappeler que vous êtes maîtres(se) de votre vie et que rien n’est perdu d’avance.

J’ai tourné la dernière page en souriant, et là, j’ai juste envie d’aller pleurer dans les bras de ma mère, en lui demandant si elle veut bien remonter dans le bus avec moi.

Articles précédent sur l’auteure :