Archives de Catégorie: Jolie comme un camion

Quoi mes cheveux ? Qu’est ce qu’ils ont mes cheveux ?

à vot’ santé mes cheveux

Du temps de mon enfance, ma mère décidait pour moi. Je n’en n’ai jamais été déçue ou frustrée mais je n’aimais pas le coiffeur. Je ne trouvais pas ça drôle. Ça m’ennuyait même.

Quand j’ai passé ma petite communion  (oui j’ai eu une vie avant de perdre la foi) j’ai demandé une permanente. J’avais vu une photo. Je trouvais ça joli. Le résultat était moins joli lui. Cheveux longs aux fesses. Humph. Choucroute garantie. Quinze jours après l’événement je demandais à ma mère de me ramener chez le coiffeur. Quartier libre. « Coupez sous les oreilles s’il vous plait » et Martine a coupé  (coiffeuse de village… Je m’en souviens encore)

J’ai adoré le fait de couper. La coupe était bien mais le fait de decider de couper était encore mieux. J’ai adoré d’être sensation d’aller contre le prétendu confort social des cheveux longs pour les femmes. Rebelle dans l’âme.

A partir de cette âge j’ai pu choisir ma fréquence chez le coiffeur. Une fois l’année. Bien suffisant. J’ai même volontairement raté des rendez vous.

J’ai eu les cheveux longs. Les cheveux courts. Re-longs …. re-courts.

Ils poussent vite. C’est bien. Mais chiant.

J’ai fait ma première couleur autour de 18 ans. J’ai commencé seule avec des gammes à base de mousse. C’était orange. Roux. Rouge. Bordeaux. Violet. Violine.

J’ai fait ça longtemps. J’ai aussi tenté des mèches blondes et des couleurs bleues qui finissaient en vertes ou rouges qui finissaient roses.

J’ai été jusqu’à faire une coupe quasi militaire. J’étais fascinée par Demi Moore dans À armes égales.

Jusqu’en 2016. Octobre 2016. Je commençais un emploi qui me demandait « un look ». Coiffeur. Bon. J’ai fait court et j’ai demandé une couleur naturelle dans les tons clairs pour cacher les restes de rouge-orange-blond. Résultat sympa.

Cette année septembre 2017. Merde ça fait pas un an! RTT … Je me dis que c’est l’occasion de couper. De nouveau ce besoin de m’ affranchir de cette étiquette « femme cheveux longs ». J’ai coupé.

Je n’ai pas refait de couleur. J’ai l’âge d’aimer mes cheveux naturels, quand je regarde mes cheveux, je les aime, comme ils sont, avec les boucles, sans les boucles, avec les épis, avec le lisseur ou sans, mouillés ou avec brushing… j’aime ma tronche au réveil quand il partent dans tous les sens, j’ai l’impression de croiser ma mère… Cela ne m’effraie pas, c’est une chouette femme, ma mère.

Je me sens libre.

Pour certain(e)s les cheveux sont la « preuve » de la féminité, pour moi c’est la liberté, c’est le symbole de la liberté.

(et du coup, 6 mois après avoir écrit cet article, j’ai envie de rainbow ! alors ? on saute le pas ?!)

Image google !

 

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Comment ranger ses bijoux ?

Je suis addict aux bijoux de la marque MILAWITHYOU, je t’en ai déjà parlé !

Ses boucles sont juste WAHOUUU ! Mais je rencontrais une certaine difficulté à leur trouver une place quand je ne les porte pas.

J’ai résolu l’affaire avec un superbe coffret à bijou commandé chez BOISDESOLUTHE. Il a été fait pour moi, mes dimensions, mes couleurs et même de la Fée dessus !

Le rangement est idéal, parfaitement étudié. Je suis ravie !

Je le laisse ouvert dans ma chambre (mes enfants n’y rentrent plus depuis que je leur ai dit que j’avais perdu de vue l’araignée géante qui dormait près du rideau…) et j’admire chaque matin ma petite collection…

Bienvenue dans ma chambre

Vous pouvez même voir les bracelets commandés chez LibertyLily dont je vous ai déjà parlé d’ailleurs … Notes aussi que j’ai des colliers (au premier plan) et que je n’ai pas trouvé comment les ranger pour l’instant, mais toute idée est la bienvenue à ce propos.

Y a aussi des bijoux de @youminou sur la photo d’ailleurs …

Le coffret est PARFAIT ! Tout est à la bonne taille, j’en suis ravie !

Les longues boucles ont toute la place qu’ils leur faut

N’hésitez pas à la contacter sur sa page fcb ou Etsy, ou dans google BOIS DE SOLUTHE vous verrez que vous ne serrez pas déçus ! Amandine est adorable et très réactive !

BOIS DE SOLUTHE SUR ETSY

BOIS DE SOLUTHE SUR FACEBOOK

Je vous montre d’autres coffrets, elle s’adapte vraiment à vos envies, vos besoins. c’est du sur mesure, une personnalisation complète, même la possibilité de mettre un fermoir !

Sachez aussi qu’elle travaille aussi d’autre matières, comme le cuir, le tissus, et qu’elle fait des calendriers trop choupi …

Elle est spécialisée aussi en bandeau pour implants cochléaires.

C’est une talentueuse créatrice. Voici sa page FCB. 

n’hésitez pas à lui confier vos envies, elle fait beaucoup de sur mesure, toujours charmante et avec beaucoup d’efficacité ! Elle est très demandée alors faites un point avec elle sur des délais de livraison.

Et pour les Boucles de Mila, vous savez où aller !

Et dire que j’en ai recommandé d’autres … Il va me falloir plus d’oreilles !

Mila With You : La petite marque française qui fait son chemin

En cette période Noellesque, j’ai eu envie de vous parler de MWY, une marque française, avec un atelier dans le Nord de la France, qui réalise des bijoux uniques au monde.

Mila est une créatrice hors pair, elle dessine elle même ses motifs et réaliser ses bijoux avec talent ! La photo ci dessous c’est son best seller, le bracelet noir et blanc prénoms ! Mais elle a des versions bien plus colorées que celle ci, je vous invite à suivre ce lien pour avoir la totalité des bracelets personnalisés : Mila With You .

Elle vient d’ailleurs de s’offrir le luxe d’une nouvelle gamme axée sur la musique, complètement personnalisable, et avec des boutons de manchette pour les plus fervents admirateurs !

La plus part de mes bijoux viennent de Mila With You, les autres sont ceux que m’offrent mon mari. Les bijoux que j’offre (à ma mère, à ma fille, à mes amies) viennent de Mila With You, parce que la qualité est irréprochable, le talent est phénoménale et j’adore ce qu’elle fait !

Récemment elle a cré une collection pour « nos disparus ». On retrouve des bijoux classes et sobres pour garder une trace de nos Anges.

C’est une avant première, inscrivez vous auprès de la page fcb pour découvrir ce bijou à votre poignet

Il y a des nouveautés, comme l’arrivée d’un bracelet infini, à ne pas rater ! Et je sais que des bijoux pour homme sont en cours de reflexion. ils viendront s’ajouter aux deux petits nouveaux de la marque dejà accessible par le site.

Mila With You c’est de l’artisanat, un Atelier dans le Nord de la France et une équipe solide et efficace qui s’occupe de tout. Le Père Noël pourrait bien en prendre de la graine pour manager ses lutins !

Visitez son site, c’est une Caverne aux Merveilles 

Les vernis de l’été

Crush on blue – IEUV 

Manucure semi permanente – It Style Bourg en Bresse

Je crois que c’était Pinot noir de IEUV – mais sans certitude… oups !

 

Pretty in Ink – IEUV 

Pretty in Ink – IEUV – 

bewond worlds – IEUV – 

bewond worlds – IEUV – 

Manucure semi permanente – It Style Bourg en Bresse

 

L’après semi-permanent : la tronche de mes ongles ! [Article vérité]

Je te racontais mes deux premières poses de vernis semipermanent y a pas longtemps : Lien vers l’article 

La seconde manucure a tenu le choc des vaisselles, des coutures, des cartons et du clavier. Je peux vous montrer, c’est clairement pas dégueu pour une manucure de 20 jours .

Manucure semi permanent évolution J20

On voit que le bord libre est un peu dégagé, et que la lunule elle est bien visible (quazi 5mm sur mon majeur, 4mm sur les autres)

Semi permanent mains complètes J20

Sur les mains complètes tu peux voir quelques accro, main droite (majeur et annulaire).

Je devais passer à une manucure classique mais je voulais tenter une french et Camille du salon It Style se sentait plus à l’aise avec du semi permanent. Après avoir négocié le nude rosé en 2 couches (au lieu d’une) je suis sortie satisfaite. Ce n’est peut être pas la french manucure classique mais j’adore cette version qui me ressemble un peu plus.

 

Concrètement en 9 semaines de sémi permanentes, en terme de soins, j’ai mis de huile de cuticule le matin et le soir (celle de la marque It Style, j’en cherche actuellement une plus parfumée si vous avez des conseils, je prends !), j’ai lavé mes mains 120x par jours et j’ai fait plein de vaisselles. J’ai coupé mes ongles de façon assez courtes à chaque pose pour vraiment les laisser pousser tranquille 3 semaines.

Je n’utilise pas de crème actuellement, je me lave trop souvent les mains pour perdre 10min à chaque fois pour re-crèmer. Mais j’utilise un savon au thé blanc (ramené de notre voyage en Italie) et quand il fait moins de 15 degrés, je porte des gants pour sortir. Je me suis offert une manucure complète avec trempage et massage avant de partir sur une troisième sémi permanente.

Point manucure french semi-permanente après 10 jours : le drame !

APOCALYPSE ! Le soir de l’enterrement de vie de jeune fille de ma soeur, juste après les thermes, je m’aperçois d’un accro sur mon majeur droit. Je ne veux pas couper mon ongle, l’accro est trop gros, ça va se voir. Je n’ai pas de dissolvant … Je tente de glisser un ongle sous le vernis … et le vernis part !!! En une couche ! Une pellicule de vernis à la poubelle … formidable ! Bref. C’est avec un ongle nu que je suis allée danser en boîte…

Le dimanche soir, chez moi, j’ai pris le temps de nettoyer avec un dissolvant, de reposer une base (ultra long de kiko que je ne trouve plus nulle part – je suis désespérée) et un Poshé (oui j’aime bien la brillance même sur une base). Mon ongle semble en bonne santé, regardez :

Manucure French semi permanente (salon itstyle) Photo 16ème jour

Petite photo avant la dépose … Car j’en ai perdu d’autres dans la bataille  (la faute à l’épaisseur du vernis posé exprès en plusieurs couches)

Le vernis part d’un seul coup, façon écaille, l’ongle est sain, non strié.

Ils ont encore bien poussé …

On a tout enlevé, proprement (papillottes, puis retirer delicatement les particules fondues, nettoyage, un peu de ponçage délicat)..  on a juste reposé une base après une manucure flash et une petite coupe.

Après 9 semaines de manucure semi permanente, mes ongles vont bien regardez !

Je retourne dans le salon IT STYLE BOURG EN BRESSE avant le mariage de ma soeur, ça me permettra de ne pas faire attention à mes ongles, ce que je suis en train de réapprendre à faire avec des vernis classiques, écaillés après 4 jours …

Si vous voulez êtres bien traitées … demandez Camille !

Yverdon les bains (la Suisse, les bulles et des filles en maillots de bain)

Pour l’enterrement de vie de jeune fille de ma sœur, ses copines avaient choisi une après midi sous le signe de la détente. Nous étions réunies pour l’occasion à quelques minutes de la Suisse, c’était donc naturel que nous passions la frontière le temps d’un ressourcement bien mérité !

Imaginez, vous êtes 5 femmes, 5 mamans (nombre total des enfants 9) et pour une fois vous délaissez lessives et haricots verts pour presque 36h de grosse déconnade dont une après midi  aux thermes d’Yverdon ! Il n’en fallait pas plus pour me faire venir, sur le papier et sur le site internet : ça envoie du lourd !

photo prise via mon téléphone à la sortie vers 21h

Nous sommes arrivées vers 15h30 (nous n’avions pas vu qu’il nous fallait autant de temps – 1h30 – pour y accéder et la route de montagne n’a pas aidé à appuyer sur le champignon). Il a fallu patienter une bonne grosse demi heure (le samedi y a foule mais une seule caisse d’ouverte) avant de pouvoir passer en caisse. Nous avions beaucoup de questions et la liste à rallonge des options ne nous a pas aidé à faire notre choix sur ce qu’on voulait… La caissière s’impatientait, elle nous a dit que le mieux c’était la formule piscines pour 3h. C’est ce qu’on a donc validé. On nous a remis un bracelet (on aurait aimé savoir s’il s’auto détruisait après les 3h) et on a été se changer aux vestiaires.

NDLR : le temps s’écoule de l’entrée à la sortie des locaux, donc le temps de séchage, de déshabillage etc…  doit être pris en compte. Sur un forfait de 3h, si vous passez déjà 15min avant d’arriver à mettre les pieds dans l’eau et 30 minutes (douche, séchage, brushing) avant de repartir vous passerez 2h15 dans l’eau.

Le petit plus : vos bracelets vous donnent accès aux salles et ils servent à verrouiller et ouvrir votre casier. Ils peuvent être roses ou bleus. Classe hein ?

Il est interdit de prendre des photos, j’ai donc récupéré les photos sur le site internet du centre thermal pour écrire cet article.

Une fois toutes en tenue de compet’, on arrive au niveau des piscines. Là, on est un peu surpris. On a vue sur un bassin interieur rempli de brassards rouges (des enfants). Il y a un petit escalier et un passage qui mène à deux bassins extérieurs, de là où nous sommes on ne voit pas le dehors et on cherche le jacuzzi … on se dit que c’est pas possible, y a forcement autre chose …

Quand c’est rempli d’enfants ça fait moins vendeur

On décide de revenir un peu sur nos pas. Nous voyons un panneau « espace détente ». Nous suivons l’escalier et arrivons à l’étage dédié au bien être après avoir passé la salle de sport et le salon des massages. D’ailleurs l’escalier est assez casse-gueule, on prendra l’ascenseur pour redescendre … Nos badges refusent d’ouvrir la porte, nous n’avons apparemment pas le bon forfait. Nous en parlons avec la personne chargée de la surveillante, elle nous fait valider un accès supplémentaire que nous devrons payer à la sortie.

Nous passons enfin le petit portillon.

A gauche le bain japonais (40 degrés sans bulle) En face le jacuzzi exterieur (34 degrés avec bulles) sur la terrasse

Nous décidons de commencer par le jacuzzi. Non sans s’être fait déjà reprendre par la surveillante générale « pas de bruit, ici c’est le silence » … OUPS Pour un enterrement de vie de jeune fille, le silence n’était pas sur la liste des animations … OUPS bis !

Nous profitons du jacuzzi, de la vue extraordinaire (il pleut, on est en pleine montagne, le ciel est orageux) et de nous retrouver entre nous. Nous rions (dehors la surveillante ne vient pas nous engueuler, il doit y avoir une tolérance ou alors elle a froid) !

Nous nous essayons ensuite au sauna. Le site en propose 2. Le premier à 90 degrés, le second à 70 degrés. Nous optons pour le second. La nudité est tolérée, il vaut mieux être prévenue. Cela sent bon l’eucalyptus.

Assis, couché, vautré .. le sauna c’est toi qui voit

Nous sommes assises toutes les 5, nous chuchotons. Un couple discute avec nous, ils sont suisses et ont une réunion de famille, ils logent à l’hôtel. Il semble prestigieux (l’hôtel pas le couple). Ils félicitent ma sœur pour son mariage et nous prenons congés après avoir perdu la moitié de notre peau déshydratée…

Douche tropicale à gauche, bain japonais en face. Photo depuis l’espace restauration.

Une bonne douche tropicale pour moi, froide avec le seau pour les plus courageuses, et on s’engouffre dans le bain japonais.

On y reste debout ou on s’assoit sur l’escalier. C’est petit. C’est très chaud. Et on ne peut pas discuter. Et en vrai y a pas de fleurs. Et les serviettes – personnelles qu’on a emmenées – sont en vrac à l’entrée, dans des casiers ou sur un rebord de carrelage.

Une fois bien détendue de la fesse, on décide de redescendre. On a surement raté quelque chose, il y avait des bassins dehors, allons voir ce qu’il en est …

Ha bah voilà. Ils sont là les bassins.

On commence par le premier bassin (au second plan sur la photo, on ne voit pas bien, je vous mettrai le plan après) On en fait le tour grâce à un circuit organisé. Il y a différents jets d’eau placés au bord de la piscine. A chaque signale visuel (gyrophare) vous vous déplacez vers le jet sur votre gauche. Ainsi vous faites le tour du bassin. Il y a des jets au niveau des mollets, des cuisses, des fesses, de votre clitoris selon la taille que vous faites, du dos, des épaules, de votre nuque etc… C’est un circuit très agréable mais on est assez espacé entre les jets donc on ne peut pas discuter à 5. Et certains baigneurs squattent un jet ad vitam eternam, c’est assez frustrant. L’eau était à 34 degrés et on a passé un très bon moment.

La seconde (au premier plan sur la photo du dessus) est à 28 degrés (et on l’a bien senti passer) c’est un bassin avec des mini jacuzzi. On n’y a rien trouvé d’extraordinaire, on s’en ai vite échappé en grelottant !

Avec plein de monde et de jour ça rend moins bien, je ne saurai pas expliquer pourquoi …

Nous sommes allées dans le bassin intérieur, cette fois vidé des enfants. Nous avons là encore un circuit avec différents jets, mais plus rapprochés qu’à l’extérieur, nous pouvons parler, crier, rire à gorge déployée, c’est un peu plus agréable ! L’eau est à 34, on pourrait y rester dormir.

On décide d’aller refaire un point détente. La surveillante est ravie de nous revoir … hahaha… Les filles veulent faire le bain japonais, j’embarque une des copines dans le hammam. Mon premier ! Il y a 3 salles. Une salle réservée aux femmes, une salle pour les hommes, une salle mixte. Et la nudité est là encore tolérée. Vous êtes prévenues par des panneaux sur les portes. En même temps avec la vapeur qu’il y a, on dirait un brouillard épais, on ne voit rien. On s’installe sur le carrelage, on s’allonge … Je crois que je me serais endormie. On respire bien mieux que dans un sauna, mais le moindre mouvement est coûteux en oxygène. Je me suis sentie mal après 10 minutes. J’ai rejoins le bain japonais après une douche tropicale (je veux ce truc chez moi!)

Nous avons passé un bon moment, nous guettions l’heure. Avec le rallongement de notre forfait, on avait 1h de plus, 4 h donc de l’entrée à la sortie. On était entrée vers 16h, il nous fallait badger à 20h.  On est sorti de l’eau vers 19h15.

Nous n’avons pas trouvé de cabines de douches individuelles, ça nous a manqué. Nous avons dû nous contenter d’un rinçage en maillot, d’une douche rapide en maillot et ensuite il a fallu batailler pour occuper un des vestiaire. Ils sont très petits. Je pense à ceux qui sont venus avec des enfants, c’est carrément pas possible d’en habiller un là dedans sans se cogner les coudes sur mes murs !

La salle des sèches cheveux – photo tripadvisor

Bref, nous avons apprécié la salle des sèches cheveux, miroirs, sièges … La très bonne idée du site pour pouvoir faire le brushing correctement ! Et nous avons été régler notre dépassement budgétaire à la caisse. A 19h55 nous étions dehors.

Côté prix

  • espace piscine (les deux bassins exterieurs + le bassin interieur) pour 3h : 19 CHF (environ 17 €) par personne
  • espace détente (la totalité des bassins piscine + l’etage jacuzzi sauna etc… ) pour 4h : 30 CHF (environ 27€) par personne

Il y a toute une carte des soins, massages etc … prodigués ainsi que le spa privatif (ça doit être top en amoureux) à cette adresse

Le parking est gratuit, on trouve facilement avec un GPS (suivre « bains, thermes » et pas l’hôtel). Prévoir de quoi se restaurer après, car sur place c’est hors de prix et on sort de là affamé !

Le site peut fournir la prestation EVJF, pour 40CHF (36.50 €) par personne vous avez accès illimité aux bassins et à la zone détente + une coupe de champagne. Nous n’avons pas souscrit cette option (10 CHF de plus que celle pour laquelle on a opté) car on n’aurait pas passé la journée complète dans le lieu, aussi douillet soit il (et ça fait cher la coupe de champagne). Les offres proposées (fête des mères etc…) peuvent vous intéresser si vous êtes dans les parages, voir sur le site directement.

NDLR : nous avons passé un bon moment, nous étions détendues (et nous avions très faim – je radotte) en sortant. Nous avons seulement regretté ne pas pouvoir discuter mais nous avons respecté le silence exigé (on n’a pas eu le choix, sinon on était viré^^)  J’aurai peut être envie d’y aller avec mon homme (quitte à prendre une suite à l’hotel pour l’occasion) après tout nous ne sommes qu’à 2h20 … A suivre 😉

Le plan des thermes – photo Tripadvisor

Putain de souffrance(s)

 

tintintin, tin, tintin, tintintin … (marche de l’Empereur)

[avant propos ON] Je tiens d’abord à m’excuser pour cet article « vrac ». Quand je l’ai commencé c’était très clair dans ma tête et très ordonné. Et puis j’ai commencé à écrire, et petit à petit j’en rajoutais ici ou là. Et du coup, je me suis parfois un peu emportée dans le flux des idées … Bref. Bonne chance et bon courage si vous avez toujours envie de lire. Bisous. [avant propos OFF]


Je crois que j’ai pris conscience de ma « différence » autour du Cm1/cm2. Déjà là j’avais des difficultés avec les autres. J’étais souvent rejetée. On ne voulait pas jouer avec moi. J’ai développé à ce moment là une sorte de naïveté sarcastique. Je riais de moi même. Je faisais face. L’humour comme porte de sortie. Et du fait, c’était bien accueilli et les gens « me supportaient » dans le quotidien.

En 6 ème la gène est montée d’un niveau. Je me souviens du vestiaire de sport. Des douches collectives. Des copines à poil(s). De mon maillot de bain. Je me souviens de ma poitrine qui était déjà flagrante. Et de mes pantalons de velours dans lequel mes copines s’amusaient à rentrer à deux. Je riais de leur blague. J’en faisais même sur moi même. Je m’auto flagellais, ça faisait rire. J’étais le clown et j’avais la pression, toujours faire rire, toujours faire diversion de ce corps. Alors j’ai commencé à être insolente. L’agressivité que je ressentais, je la balançais aux adultes qui voyaient et laissaient faire sans intervenir.

Je voudrais leur demander un jour pourquoi ils ont été méchants avec moi ? Il y a un prestige à taper sur la grosse ?

Le lycée a été l’apothéose de toutes ces années de souffrance. J’ai surpris ma classe de seconde à écrire des insultes sur le tableau. A mon intention. Et la surprise était préméditée, c’était un piège organisé pour que je vois ce tableau. L’année suivante il m’est arrivé à peu de choses près la même chose avec une autre classe. J’avais beau savoir qu’on ne m’aimait pas, quand ce sont des personnes différentes qui vous rejettent, vous pensez forcément que le problème vient de vous. Et ça fait évidemment super mal !

J’étais pas spécialement susceptible, mais je le suis forcément devenue. A force de m’en prendre plein la tronche j’ai fini par penser que la moindre personne qui m’adressait la parole finirait sa phrase par une insulte.

Plus j’étais rejetée et plus je cumulais les conneries : les joints, la bouffe, l’alcool, le séchage de cours… Je savais que j’étais un problème et je ne savais pas le résoudre. Je m’enfonçais et je n’ai pas trouvé comment tenir la tête hors de l’eau.

Pendant toutes ces années, de la primaire au lycée, les régimes et les rendez vous avec les nutritionnistes ont rythmé ma vie. Les crises de larmes, la spasmophilie et les tentatives de suicide aussi.

Ma maman n’a jamais été la main tendue. Ou alors on ne s’est pas comprises sur le principe. Elle a essayé de me priver de bouffe (imaginez, vous avez 12 ans, vos soeurs ont accès libre au ptit écolier chocolat et vous vous ne pouvez même pas manger un demi biscuit dans la semaine – la variante « pâtes » et « riz » a été tenté aussi) et de se la jouer « sorcière ». Je m’en prenais plein la tronche devant mes soeurs, mes amis, j’etais la grosse, pour elle aussi. Peut être qu’elle pensait que ça me mettrai un coup de pied au cul. Raté !

Humiliation sur humiliation. Je ne pense pas qu’elle ait cherché à me faire mal, je pense qu’elle ne s’est pas rendue compte de la portée de ses mots et que mon ressenti était exagéré par ma tristesse et ma colère. Les virées shopping étaient une souffrance. La carte bleue brûlait pour mes frangines. Et moi j’avais un haussement d’épaules « bah oui mais tu rentres dans rien, c’est pas ma faute ». Vous imaginez comment j’ai été soulagée de « quitter » le nid après mon bac !

La fac a été une sorte de renaissance. Je rencontrais celle qui allait devenir une amie, un brin de femme qui assumait pleinement son corps et son obésité. Pour la première fois je n’étais pas obligée de me cacher, je pouvais faire comme elle. Pour la première fois je pouvais commander une pizza et aller la chercher, j’en n’avais rien à foudre du regard des gens. J’ai acheté de la lingerie à la limite du porno et je me suis éclatée en boite de nuit dans les salles techno à transpirer comme un bœuf ! Peut être que ça dérangeait certaines personnes mais pour la première fois je m’en foutais.  

Il n’y avait ni peine, ni honte, ni souffrance. Je me sentais bien. Je me sentais moi. Je pouvais rire aux éclats sans retenue, je ne regardais plus les autres, je me regardais moi et je me plaisais. Et plus je me plaisais, moins je me sentais agressée, plus j’étais entourée et moins je me sentais seule !

J’ai pris encore du poids à ce moment là jusqu’à atteindre les 120 kilos au compteur. Et des conquêtes dans mon lit qui faisaient la moitié de mon poids. J’étais épanouie et je le faisais savoir. J’avais beaucoup de relations. Je m’affichais beaucoup en public. J’étais dans le trop, trop grosse ? Peut être mais surtout « trop bruyante, trop drôle, trop allumeuse, trop sympa et trop géniale ». J’arborais des fringues très voyantes, des cheveux très rouges, du maquillage très « voiture volée » et un langage très fleuri. Dans le trop, toujours le trop !

Paradoxalement, j’ai commencé à ce moment là à surfer sur internet pour rencontrer des gens, au départ c’était mon occupation pour ne pas aller en cours. Et puis très vite, je me suis rendue compte que j’aimais ça, j’aimais créer du lien avec des gens sur qui je ne me serais peut être pas attardé dans la rue !

Et puis il y a eu la rencontre avec mon Dragon. Je me suis sentie mal quand il a fallu envoyer une photo. J’ai beaucoup pleuré à ce moment là. J’étais de nouveau la gamine qui n’était pas à l’aise. J’ai longtemps cru que je m’étais trompée de monde et qu’il fallait que j’en sorte vite, que le Dragon n’était pas fait pour moi, qu’il y avait une raison (merdique) à sa volonté de se mettre en couple avec moi, que j’étais la roue de secours, le faire valoir, que j’étais là au bon moment, que je lui faisais bien à manger ou que je voulais des enfants et surtout pas me marier…

Je n’ai pas été complexée quand il a fallu me déshabiller pour notre première fois ensemble, ni pour la visite gynéco où j’allais apprendre ma grossesse. Je n’ai pas été complexée pour me lever la nuit à poil pour allaiter mon fils. Ce n’était pas mon corps, c’était mon âme qui me complexait ! J’étais trop vulgaire, trop méchante, trop branchée cul, trop chiante, trop plaintive, trop colérique. J’avais peur qu’il me rejette pour ça.

Là, c’est là que j’ai compris que mon poids c’était peut être l’excuse idéale. Quand on me rejetait, quand on se moquait, quand on ne voulait pas de moi, je disais toujours que c’était pour mon poids. Et puis, en fait, c’était surement pas le cas pour tout le monde. Je pense juste qu’il y a des gens qui n’aimaient pas qui j’étais dedans. C’est la véritable douleur d’être mal aimée pour ce qu’il y a en dedans.

C’est là, la véritable souffrance : savoir qu’on est pas quelqu’un d’assez bien.

Dans les bras de mon mari j’existe en tant que moi. Il m’aime pour le dedans. Et je suis jolie. Et je me sens bien. Il suffit qu’il plonge son regard dans le mien et je me sens Julia Roberts ou Demi Moore. Il suffit qu’il m’enlace la taille et je me sens comme Bébé dans Dirty Dancing.

Mais je reste la femme qui crie sur son mari, sur ses gosses. Vous trouvez le personnage de Bernadette mignon dans Big Bang Theory ? Welcome dans mon monde ! Je crie tout le temps. Pour tout. Je parle fort. Je ne sais pas chuchoter. Je suis en colère pour tout et pour rien. C’est ce caractère et cette personnalité qui sont aujourd’hui mon véritable fardeau. Bien sur que je me soigne, bien sur que je corrige le tir à chaque sortie de route, mais c’est dur, et ça fait mal. Et pas que à moi. Alors parfois je referme les yeux, j’éteins les oreilles, et je me regarde dans le miroir. Cette fichue enveloppe !

Je n’ai pas de complexe à être en maillot de bain, en robe courte ou en top moulant. Je me sens désirable dans les yeux de mon mari et c’est bien tout ce qui semblait compter jusqu’à présent.

Mais (sinon ce serait trop simple) je ne me sens pas moi. Quand j’achète un pantalon grande taille, je me demande si c’est possible que ce ne soit pas pour moi. Je voudrais avoir le corps que je visualise en pensée. Je me sens toujours très sexy sur mes talons et avec ma robe noire. Mais le miroir ne me donne pas l’image que je veux.

Tiens, l’autre jour j’ai enfilé une robe violette (offert par mon amie Youminou) et je me sentais trop belle dedans, sauf que j’ai fait une photo et que ça rendait pas du tout comme dans ma tête, du coup j’en ai fait une autre où on voit quasi rien… C’est pas moi avec ce gras qui dépasse ? si ? sérieux ? Mais enfin comment c’est possible qu’il y a 10 tailles d’écart avec ce que je vois dans ma tête !?

Alors j’ai fait ce que j’avais pas fait depuis des millions d’années. Je me suis mis en sous vêtements et j’ai essayé de me prendre en photo dans le miroir. Oui. Mais non. Je ne rentre pas dans le miroir. Je. Ne. Rentre. Pas. Dans. Le. Miroir.

Je déborde du miroir.

La claque.

Je pense que même le jour où je rentrerai dans un 40 vous ne verrez pas ces photos. J’en ai refaite sans miroir après cet épisode. Et celles ci je vais les garder précieusement avec celles que je prendrais chaque mois maintenant. Et celles ci seront peut être le point d’origine d’un avant-après. Qui sait ?

Je suis frustrée de ce décalage entre ma tête et mon image (d’où l’importance des photos). C’est pour ça aussi que je veux le gommer et faire en sorte de coller au plus près à l’image que je veux voir dans le miroir. Merde je vais avoir 33 ans, j’ai déjà eu l’occasion de ressembler à ce que je voulais, il est temps de remettre ça et de tout faire pour changer ce qui ne me plait pas !

La souffrance du corps est passagère. La souffrance de l’âme, elle … En fonction des gens qui m’entourent et des mots qui sont dits, je ne ressens parfois qu’un simple malaise. Ça va de celui qui se dit bienveillant en te conseillant le dernier régime à la mode à celui qui pense que tu t’en fous et te sers un « j’adore ta façon d’assumer ton obésité » … Parfois ça fait mal. Parfois pas. Mais j’ai grandis et la gamine du lycée n’encaisse plus comme avant.

Aujourd’hui je ne peux pas être celle que je veux. Je ne peux pas faire du pôle danse, je ne peux pas faire mes lacets sans me couper la respiration ni courir dans un escalier. Je ne peux pas m’asseoir sur les genoux de mon mari. Je ne peux pas m’habiller partout et j’ai toujours peur de casser la chaise sur laquelle je m’assois.

J’aimerai m’asseoir sensuellement sur un coin de table, ou faire l’amour debout contre un mur, des conneries futiles, des caprices peut être mais si j’en ai envie, après tout, pourquoi ne pas tout faire pour les réaliser.

Tu vois, je fantasme sur le fait que mon homme pourrait me porter pour un pas de danse … (bon la morsure dans le cou et la jambe en vrac je passe mon tour)

 

Ce sont des détails qui sont devenus important pour moi aujourd’hui. J’ai déplacé le curseur de la souffrance. Je vais morfler physiquement et moralement pour perdre ces putains de kilos. Et j’espère que ça paiera.

Bien sur que c’est douloureux moralement, au fur et à mesure que l’enveloppe s’ouvre je libère des émotions, des sensations, des doutes qui sont comme Kiubi pour Naruto, un peu de moi mais beaucoup de « je n’en veux pas ».

On a les références qu’on mérite 😉

La souffrance physique, oui, je suis dedans. J’ai découvert les mountains climbers et j’ai failli vomir dans mon salon. Mais je vais remettre ça. Encore, et encore, et encore ! 

NDLR : le mois d’avril a été très bof, mais je suis à – 18 (donc sur 4 mois) et je m’accroche à ma nouvelle alimentation, à mes nouvelles habitudes (eau, thé, marche, fitness) j’ai pu m’offrir des fringues de 2 tailles de moins qu’en décembre, et je suis à 3 kilos de l’objectif fixé pour le 12 juillet !