Contraception

LA MEILLEURE CONTRACEPTION, celle que l’on choisit !

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Les méthodes naturelles

On qualifie de « naturelles » toutes les méthodes qui visent à identifier la période de l’ovulation de manière à éviter d’avoir des rapports sexuels fécondants à ce moment-là. Ces méthodes vont des plus simples aux plus sophistiquées.

L’abstinence périodique ou méthode Ogino :

(du nom du chirurgien japonais qui la proposa) : elle consiste, pour une femme dont le cycle est régulier, à éviter les rapport sexuels non protégés pendant les jours « fertiles » qui précèdent ou suivent l’ovulation. Malheureusement, l’ovulation est imprévisible et peut se produire à n’importe quel moment, même chez les femmes dont le cycle est « régulier ».

La « méthode des températures » :

la température habituelle de la femme s’élève de 0,2 à 0,4 °C (de 36,7 à 37,1° C, par exemple) au moment de l’ovulation. Comme l’ovocyte vit seulement vingt-quatre heures, les rapports sexuels non protégés qui ont lieu plus de trois jours après l’élévation de température ne peuvent, en principe, pas entraîner de grossesse. Mais l’ovulation peut avoir lieu n’importe quand. Et si l’on a eu un rapport sexuel les jours qui précédent l’ovulation, les spermatozoïdes qui vivent jusqu’à 5 jours dans l’appareil génital de la femme, peuvent féconder l’ovocyte.
Pour déterminer la date de l’ovulation, il faut prendre sa température tous les matins à la même heure, au lit, avant de se lever… Et un simple rhume peut faire monter la température.

L’observation de la glaire cervicale ou « méthode de Billings » :

à l’approche de l’ovulation, les sécrétions du col de l’utérus (ou « glaire cervicale ») se modifient ; elle deviennent plus abondantes, plus fluides et provoquent un écoulement vaginal (ou « pertes blanches »), caractéristique. Mais beaucoup de choses peuvent modifier la glaire et sa consistance : le désir sexuel, le sperme, les infections vaginales… La méthode nécessite d’examiner la glaire avec ses doigts.

Le système Persona :

avec un minilecteur informatisé, on mesure la quantité d’hormones fabriquées par les ovaires au moyen d’une bandelette plongée dans les urines du matin. Le lecteur indique si la journée est « sûre » (lumière verte) ou « à risque » (lumière rouge), c’est-à-dire proche d’une ovulation. Le système Persona est en vente en pharmacie, sur le site Internet du fabriquant et en grande surface. Il est coûteux et ne convient pas à la contraception des adolescentes. Il existe par ailleurs d’autres tests d’ovulation, mais les préservatifs sont moins chers et plus fiables.

Le retrait :

Pour être efficace, le retrait nécessite de la part de la femme une grande confiance en son partenaire, et de la part de l’homme, une excellente connaissance des signes du moment de l’éjaculation (qui est réflexe, donc impossible à contrôler…).

Quelle est son efficacité ? Qu’est-ce qui peut compromettre cette efficacité ?

La méthode du retrait comporte entre 4 et 20 % d’échecs…
L’éjaculation peut être parfois incontrôlable. De plus, les premières gouttes de sperme, qui peuvent contenir beaucoup de spermatozoïdes, sortent parfois sans que l’homme ne les sente : le liquide pré-éjaculatoire contient des spermatozoïdes en nombre suffisant pour féconder l’ovocyte
A conseiller aux couples qui n’ont pas d’autre méthode à sa disposition peut choisir le retrait pour éviter une grossesse. Les couples qui désirent espacer les grossesses (et accepteraient une grossesse non programmée) et qui ne veulent pas utiliser de contraception hormonale, peuvent utiliser le retrait en alternance avec les préservatifs.

La méthode MAMA (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée) :

Cette méthode est utilisable pendant les 6 premiers mois après la naissance ou au moins jusqu’au retour de couches. Toutefois, cette méthode est très contraignante : elle suppose pour être efficace, un allaitement exclusif, à la demande, jour et nuit et l’absence de règles. Parlez-en avec votre médecin.

Quelle est l’efficacité des méthodes naturelles ? Qu’est-ce qui peut la compromettre ?

Leur efficacité est très variable (jusqu’à 20 % d’échecs), selon le couple, la femme, le mode de vie de chacun, etc. Même lorsque la femme connaît exactement la date de son ovulation (ou pense qu’elle la connaît) les méthodes naturelles sont très imprécises et peu fiables, car l’ovulation peut être avancée ou reculée par toutes sortes d’événements, à commencer par les émotions !

Quelles sont leurs avantages ?

Les méthodes sans appareillage sont gratuites, et ne nécessitent aucun matériel (sauf Persona).
Toutes les méthodes naturelles peuvent être associées aux méthodes « barrière » (préservatifs, diaphragme, capes, spermicides).

Quelles sont leurs inconvénients ?

Une méthode naturelle peut être parfaitement satisfaisante pour espacer les grossesses si le couple peut se passer de rapports sexuels avec pénétration pendant plusieurs jours. Et si le couple est prêt à accepter une grossesse, même si elle n’était pas prévue (car ces méthodes sont peu fiables).

Qui peut les utiliser ?

Tout le monde peut utiliser les méthodes naturelles, puisqu’elles ne sont ni invasives, ni dangereuses pour la santé.

Les préservatifs

Qu’est ce que c’est ? Comment ça marche ?

Les préservatifs (masculins et féminins) empêchent le passage des spermatozoïdes dans le vagin, et donc la fécondation.

Comment les utilise-t-on ?

Le préservatif masculin est en latex ou en polyuréthane (en cas d’allergie au latex). Il est déroulé sur le sexe masculin en érection avant toute pénétration. Le préservatif féminin est glissé à l’intérieur du vagin par l’utilisatrice, afin de recevoir le sexe masculin au moment de la pénétration.

Quelle est leur efficacité ? Qu’est-ce qui peut compromettre cette efficacité ?

S’ils sont correctement utilisés, il n’y a que 3% d’échecs. Avec une utilisation moins « soigneuse » les échecs peuvent être plus importants, jusqu’à 14%. Les préservatifs ne sont efficaces que si on les utilise pour TOUS les rapports sexuels, à TOUT moment du cycle, car il n’y a pas de période « sans risque ».
Le préservatif masculin en latex ne doit pas être utilisé avec des lubrifiants gras (qui les ramollissent et les fragilisent). Le préservatif masculin peut craquer (c’est peu fréquent) ou glisser (surtout s’il est mal mis, et si l’homme ne se retire pas juste après avoir éjaculé). Vous pouvez associer les préservatifs à un autre moyen de contraception (pilule, spermicides…)

Quels sont leurs avantages ?

Ils ne nécessitent pas de prescription médicale.
Le préservatif masculin : c’est la meilleure des méthodes de contraception masculine ; on en trouve partout (dans les grandes surfaces…) ; c’est une méthode facile d’accès pour les adolescent(es). On en trouve à 20 centimes d’euro dans certains lycées, mais aussi dans d’autres points de vente hors pharmacie (cafés-tabac, presse, stations service, grandes surfaces).
Le préservatif féminin : il est très résistant ; ne nécessite pas que l’homme se retire juste après avoir éjaculé ; il peut être acheté par la femme et placé plusieurs heures avant le rapport si l’homme ne veut pas utiliser de préservatifs masculins.
Ces deux types de préservatifs constituent la seule protection contre les IST (infections sexuellement transmissibles).
Ils peuvent être utilisés seuls ou EN COMPLÉMENT d’une autre méthode (pilule, DIU, implant) par les femmes ayant plusieurs partenaires sexuels.

Qui peut les utiliser ? A qui sont-ils conseillés ?

Tout personne ayant des rapports sexuels avec un ou plusieurs partenaires peut utiliser des préservatifs. Pour les couples ne désirant utiliser ni contraception hormonale ni DIU, c’est une méthode très fiable à condition d’être utilisée lors de toute pénétration vaginale, quel que soit le moment du cycle.
Si vous n’avez pas de partenaire stable ou si vous ne savez pas si votre partenaire est porteur du VIH ou d’une autre IST, il faut utiliser des préservatifs à la fois pour vous protéger des IST et pour éviter une grossesse non souhaitée.
Il vaut mieux utiliser en même temps un autre moyen de contraception pour ne pas être enceinte au cas où un accident d’utilisation surviendrait (préservatif qui se déchire, qui est mal posé, oublié…)

Qui ne peut pas les utiliser ?

Les personnes (hommes ou femmes) allergiques au latex ne peuvent pas utiliser de préservatifs en latex. Mais il existe des préservatifs masculins en polyuréthane. L’un des deux préservatifs féminins commercialisés en France est également en polyuréthane. Il ne provoque pas d’allergie.

Lesquels choisir ?

Préservatifs masculins : il existe de nombreuses marques et tailles, disponibles non seulement en pharmacie mais aussi en grandes surfaces. Choisissez toujnours de préférence les marques portant le sigle CE (Communauté européenne) ou NF (Norme Française : liste disponible sur le site www.lne.fr, rubrique « certification »).
Préservatifs féminins : il en existe en polyuréthane et d’autres en nitrile synthétique.

Où se les procurer et à quel prix ?

On peut très facilement se procurer des préservatifs masculins : dans les pharmacies mais aussi dans d’autres points de vente tels que les cafés-tabac, les stations service, grandes surfaces ou encore les distributeurs automatiques. On en trouve à 20 centimes d’euro dans certains lycées.
On peut s’en procurer gratuitement dans les CPEF.
Le préservatif féminin est plus coûteux que le préservatif masculin. On en trouve en pharmacie mais aussi gratuitement dans les CPEF.

Anneau vaginal – Nuvaring

L’anneau vaginal est un anneau flexible en plastique poreux qui contient une association d’hormones (estrogène + progestatif), comme une pilule combinée. On l’insère au fond du vagin et à la chaleur du corps, les hormones diffusent à travers la paroi vaginale et passent dans le sang.

Comment l’utilise-t-on ?

L’anneau est efficace pendant trois semaines. Il doit être inséré le plus profondément possible dans le vagin, mais sa position n’a pas d’importance en soi. Ce qui importe, c’est qu’il tienne, et que vous ne le sentiez pas. On l’insère au fond du vagin, comme si c’était un tampon et on le garde pendant trois semaines. Au bout de trois semaines, on enlève l’anneau. Pendant la quatrième semaine, des « règles » apparaissent. Puis on en remet un autre. Pendant les 7 premiers jours, lors de sa première utilisation, il faut utiliser en plus une méthode barrière (comme des préservatifs) pour éviter les risques de grossesse non prévue.

Est-ce que c’est efficace ?

Oui, comme une pilule combinée, avec une sécurité supplémentaire : on le porte toujours sur soi, sans avoir à y penser, pendant trois semaines.

Attention aux erreurs d’utilisation :
Il peut être expulsé (après un rapport sexuel, par exemple). S’il est expulsé, vous devez le remettre en place. En revanche, s’il est expulsé depuis plus de 3 heures, vous devez prendre les mêmes précautions qu’après un oubli de pilule supérieur à 12h.
Comme pour la pilule combinée, c’est surtout le fait d’oublier de le remettre après la semaine d’arrêt qui fait courir le risque d’une grossesse.

Quels sont les avantages ?

Il est plus pratique qu’une pilule pour celles qui ont tendance à l’oublier. On l’a toujours sur soi.

Quels sont les inconvénients ?

Il peut provoquer les mêmes effets secondaires qu’une pilule combinée (nausées, gonflement douloureux des seins, saignements, etc.)
Il ne peut pas être utilisé par les femmes à qui la pilule combinée est contre indiquée.
Il n’est pas remboursé.
Il est parfois gênant pendant les rapports sexuels.

Qui peut l’utiliser ? A qui est-il conseillé ?

Il peut convenir aux femmes de moins de 40 ans qui ne veulent pas prendre de comprimés tous les jours, en particulier aux femmes qui se déplacent beaucoup et subissent le décalage horaire. Il peut aussi être utilisé de manière temporaire par une femme qui désire partir en voyage pendant quelques semaines sans devoir penser à sa pilule tous les jours.

Où se le procurer ?

Il est délivré en pharmacie sur ordonnance du médecin.

Le pacth contraceptif – Evra

Le patch est un timbre qui se colle sur la peau et qui contient une association similaire à celle d’une pilule combinée. Les deux hormones (éthynil-estradiol et le progestatif) pénètrent dans le sang à travers la peau.

Comment l’utilise-t-on ?

Le patch est efficace une semaine = vous devez en coller un par semaine, trois semaines sur quatre. Il doit être appliqué sur le ventre, sur les épaules ou au bas du dos (jamais près d’un sein). Pendant la quatrième semaine, il ne faut pas en mettre ; des saignements apparaissent. Vous êtes protégé pendant les 4 semaines (les trois semaines avec patch et la semaine sans). Les patchs sont vendus par boite de 3 (il s’agit d’une contraception pour quatre semaines).

Est-ce efficace ?

Oui, comme une pilule combinée, avec une sécurité supplémentaire : il est plus facile de se rappeler de mettre un patch par semaine (on le voit sur soi…) que de prendre une pilule tous les soirs.

Quels sont ses avantages ?

Il s’agit d’un moyen de contraception efficace, pratique pour celles qui ont tendance à oublier leur pilule.
Il est plutôt discret.

Quels sont ses inconvénients ?

Les effets indésirables possibles sont les mêmes qu’avec une pilule : nausées, gonflement douloureux des seins, saignements, migraines, etc. Il n’est pas remboursé.
Le patch est visible par votre partenaire ou lorsque vous vous rendez à la piscine ou à la mer, par exemple. Il comporte les mêmes contre indications que les pilules combinées

Attention aux erreurs d’utilisation :

Un patch peut se décoller sans que vous ne vous en rendiez compte. On peut le refixer ou en mettre un autre. Un décollement de patch de plus de 24 h, nécessite de prendre les mêmes précautions que pour un oubli de pilule combinée supérieur à 12h.

Qui peut utiliser le patch ?

Toute femme de moins de 45 ans, pouvant utiliser une pilule combinée peut utiliser un patch contraceptif. Il peut convenir aux femmes qui veulent une contraception plus simple à utiliser ou ne veulent pas prendre de comprimés tous les jours. Il peut aussi être utilisé temporairement par une femme qui désire partir en voyage pendant quelques semaines sans devoir penser à sa pilule tous les jours.
Qui ne peut pas utiliser le patch ?

Les femmes pour lesquelles la pilule combinée est contre indiquée.

Où se le procurer ?

En pharmacie, sur ordonnance du médecin.

L’implant – Implanon

Qu’est ce que c’est ? Comment ça marche ?

L’implant est un petit batonnet cylindrique, en plastique, de 4 cm de long et 2 mm de diamètre (la taille d’une allumette), C’est un réservoir contenant le même type de substance que les pilules progestatives. En France, un implant facile à poser et à retirer est disponible depuis 2001. Il est remboursé à 65% par l’Assurance maladie.

Comment l’utilise-t-on ?

Un médecin insère l’implant sous la peau du bras au moyen d’une aiguille spéciale, comme pour faire une prise de sang. Avant la pose, le médecin vous prescrira une crème anesthésique de manière à ce que l’insertion se fasse sans douleur. Une fois en place, l’implant est invisible et indolore. Le jour où vous voudrez le faire enlever, le médecin anesthésiera de nouveau la peau, avant de pratiquer une incision minuscule et de retirer l’implant avec une pince.
L’implant est efficace pendant 3 ans. Mais il peut être retiré plus tôt si vous le désirez.

Quelle est son efficacité ? Qu’est-ce qui peut compromettre cette efficacité ?

Une fois l’implant en place, l’hormone qu’il contient diffuse directement dans le sang et supprime l’ovulation (comme le font les pilules contraceptives). L’implant contraceptif est efficace à 99 %. Les effets de l’implant peuvent être diminués par certains médicaments qui inactivent aussi les pilules.

Quels sont ses avantages ?

Son efficacité sa durée d’action (3 ans), sa simplicité d’utilisation. L’implant est facile et rapide à poser, discret à porter, et facile et rapide à retirer. Si vous désirez en utiliser plusieurs implants de suite, il suffit d’en insérer un nouveau à la place de celui qui vient d’être retiré, en une seule fois. Une visite chez le médecin est nécessaire 3 mois après la pose.

Quels sont ses inconvénients ?

Avant de choisir un implant, vous devez savoir que certaines femmes peuvent prendre du poids avec un implant.
Les femmes qui sont en surpoids et celles qui ont pris beaucoup de poids (+ de 15 kilos) pendant une précédente grossesse sont les plus susceptibles de prendre du poids avec un implant. De plus, si vous pesez plus de 80 kilos, il vous est conseillé de changer l’implant plus tôt (au bout de 24 à 30 mois, et non 3 ans).

Certaines femmes peuvent avoir de l’acné avec un implant.
Les femmes ayant (ou ayant eu, par le passé) une acné importante risque une poussée d’acné plus ou moins longue avec un implant. Mais l’utilisation d’un implant n’empêche pas de faire traiter l’acné de manière efficace. Si vous êtes actuellement traitée pour une acné importante, vous pouvez vous faire poser un implant, il ne compromettra pas votre traitement.
Certaines femmes ont des modifications du cycle avec un implant.
– entre 20 % et 30 des utilisatrices d’implant n’ont pas de règles pendant tout ou partie des trois années d’utilisation. C’est le signe que l’implant a supprimé totalement l’ovulation, comme chez une femme qui prend sa pilule sans interruption.
– entre 50 et 60 % des utilisatrices ont des règles régulières ou moins fréquentes que d’habitude ; et parfois beaucoup plus courtes (moins d’une journée), parfois longues (une dizaine de jours).
– entre 10 et 20 % des utilisatrices ont des saignements très fréquents, surtout pendant les six premiers mois de pose de l’implant. Le progestatif a pour effet non seulement d’endormir l’ovulation, mais aussi d’amincir l’endomètre (la paroi intérieure de l’utérus) et de le rendre fragile. De ce fait, l’endomètre saigne un peu, mais fréquemment, ce qui peut être gênant et parfois très fatigant si les saignements sont importants.
Dans les deux premiers cas, si vous n’êtes pas gênée, il n’y a rien à faire. Si les saignements sont très fréquents ou quotidiens, il peut être nécessaire de consulter un médecin.

Qui peut l’utiliser ?

Si vous ne redoutez ni prise de poids ni acné, et si vous avez moins de 40 ans, vous pouvez, comme la majorité des femmes, utiliser un implant. Le progestatif qu’il contient est sans danger pour la santé en dehors des contre indications propres à la pose de progestérone.

L’implant ne nécessite pas de surveillance particulière.
Comme pour les toutes les femmes (n’ayant pas de problème gynécologique), un frottis vaginal de dépistage tous les trois ans minimum à partir de 25 ans est la seule surveillance recommandée. L’âge fixé pour faire le premier « frottis de dépistage » est 25 ans pour toute femme ayant eu des rapports sexuels (vous pouvez néanmoins le faire faire dès 20 ans si vous le souhaitez). Le deuxième frottis peut être fait un an plus tard si le 1er frottis est normal, puis au minimum une fois tous les 3 ans.

Qui ne peut pas l’utiliser ?

L’implant est contre indiqué en cas de phlébite, d’embolie pulmonaire, de tumeur dépendante de la progestérone, de saignements vaginaux inexpliqués et de maladie grave du foie.

A qui s’adresser pour se faire poser un implant ?

L’implant est délivré en pharmacie, sur ordonnance d’un médecin. Certains médecins (généralistes et gynécologues) n’ont pas l’habitude d’en poser (ou acceptent de les poser mais ne veulent pas les retirer !). Ils sauront toutefois vous orienter vers quelqu’un de compétent pour le poser ou le retirer.
Vous pouvez aussi vous adresser à un CPEF (centre de planification et d’éducation familiale).

Diaphragme et cape cervicale

Qu’est ce que c’est ? Comment ça marche ?

Le diaphragme et la cape cervicale en latex ou en silicone tous les deux sont des protections qui se glissent dans le vagin, au contact du col de l’utérus, pour empêcher le passage des spermatozoïdes vers l’intérieur de l’utérus.

Comment les utilise-t-on ?

Le diaphragme ou la cape cervicale peuvent être posés au moment du rapport sexuel mais aussi jusqu’à deux heures avant le rapport sexuel. Ils doivent être utilisés en association avec les spermicides pour une meilleure efficacité. Le diaphragme et la cape peuvent être réutilisés plusieurs fois.
Le diaphragme et la cape cervicale doivent être laissés en place pendant 8 heures après le rapport sexuel (et retirés au plus tard dans les 24 heures qui suivent le rapport).

Quelle est leur efficacité ? Quest-ce qui peut compromettre cette efficacité ?

Diaphragme : entre 80 et 94% d’efficacité
Cape cervicale : entre 80 et 91% d’efficacité chez les femmes n’ayant pas d’enfant ; seulement 60% à 75% d’efficacité chez les femmes ayant déjà au moins un enfant (la cape « couvre » moins bien le col de l’utérus).
Les principales causes d’échec sont : le manque d’habitude, les erreurs de manipulation, la non utilisation à certains moments du cycle… (Il n’y a pas de période « sans risque »)

Quels sont leurs avantages ?

Ils peuvent être mis en place à l’avance. Ils sont réutilisables.

Quels sont leurs inconvénients ?

Leur manipulation est un peu délicate et peut rebuter certaines femmes. Avant d’acheter un diaphragme ou une cape, il faut déterminer la taille nécessaire (variable selon la femme) avec l’aide d’un professionnel de santé qui connaît la méthode (médecin ou sage femme). Ni le diaphragme ni la cape ne protège contre les IST.
Le diaphragme et la cape sont peu coûteux (puisqu’il peuvent être réutilisés), mais les spermicides coûtent cher.

Qui peut les utiliser ?

Les femmes qui ne sont pas gênées par les manipulations vaginales qu’ils nécessitent : pose, vérification, retrait, entretien.

A qui sont-ils déconseillés ?

Aux très jeunes femmes, à qui ils paraîtront trop contraignants et pour pour lesquelles ils constituent une contraception insuffisante.
Aux femmes qui sont mal à l’aise avec une contraception vaginale.
Aux femmes pour lesquelles une grossesse ferait courir un risque grave (maladie cardiaque, par exemple) : la protection n’est pas suffisante.
Aux femmes souffrant d’infections urinaires à répétition ou ayant un prolapsus (« descente d’organes ») à la suite de grossesses nombreuses.
Aux couples qui désirent une contraception aussi fiable que possible.
Les capes cervicales sont déconseillées aux femmes ayant déjà eu plusieurs enfants.

Comment se les procurer ?

Diaphragmes et capes cervicales ont longtemps été difficiles à trouver en France. Aujourd’hui, on peut se les procurer sur commande en pharmacie, ou au Mouvement français pour le planning familial après une consultation chez votre médecin traitant, un gynécologue ou une sage femme.

les spermicides

Qu’est ce que c’est ? Comment ça marche ?

Les spermicides sont des substances qui, comme leur nom l’indique, inactivent ou détruisent les spermatozoïdes.
Comment les utilise-t-on ?

Sous forme d’ovules, de crèmes ou d’éponges insérés au fond du vagin. On peut les utiliser seuls ou, de préférence, en association avec une méthode « barrière » (préservatif masculin ou féminin, diaphragme, cape cervicale).

Quelle est leur efficacité ? Quest-ce qui peut compromettre cette efficacité ?

Leur efficacité est très aléatoire : entre 6 et 26 % d’échecs. Comme pour les préservatifs, le diaphragme ou la cape, leur efficacité dépend largement de l’usage qui est en est fait. Le moment de l’utilisation varie avec le type de spermicide: l’éponge (qui s’insère comme un tampon) peut être mise en place plusieurs heures à l’avance, mais pour être efficaces les ovules doivent fondre au fond du vagin, à la chaleur du corps… ce qui prend dix minutes ! Les crèmes peuvent être utilisées juste avant le rapport sexuel… quand on sait qu’il va avoir lieu. La durée d’action est variable : 60 minutes pour les ovules, 8 heures pour les crèmes et 24 heures pour les éponges spermicides.

Attention : Il ne faut pas pratiquer d’injection vaginale après le rapport, ni utiliser de savon pendant 6 à 8 heures, car tous les savons peuvent inactiver les spermicides.

Quels sont leurs avantages ?

Les spermicides sont discrets et peuvent être utilisés aussi quand le partenaire recourt aux préservatifs, ce qui en augmente l’efficacité. Ils s’achètent sans ordonnance. Ils peuvent servir de lubrifiant vaginal. Ils ne sont pas irritants pour la paroi du vagin, sauf s’ils sont utilisés très souvent (plusieurs fois par jour).

Quels sont leurs inconvénients ?

Ils sont coûteux, pas toujours faciles à utiliser et peu efficaces seuls ; ils doivent être associés à un préservatif, à un diaphragme ou à une cape cervicale.
Ils ne doivent pas être utilisés en cas de lésion du col de l’utérus découverte par un frottis de dépistage.
Les spermicides ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles. La seule protection en cas de rapport à risque (partenaires multiples, partenaires occasionnels…) est le préservatif, masculin ou féminin.

Qui peut les utiliser ?

les femmes qui viennent d’accoucher et allaitent leur nourrisson (certains spermicides ne passent pas dans le lait) ;
les femmes de plus de quarante-cinq ans ayant des rapports sexuels occasionnels, car leur fécondité est faible (mais pas nulle) !
les couples stables en complément – ou à la place – des préservatifs ;
les femmes utilisant un diaphragme ou une cape cervicale doivent utiliser des spermicides en complément ;
en complément des méthodes naturelles (retrait ou coït interrompu, abstinence périodique, etc.) par les couples qui désirent seulement espacer les naissances.
N. B. : En cas d’échec de la méthode, les spermicides ne sont pas nocifs pour une grossesse.

Qui ne peut pas les utiliser ?

Les femmes qui souffrent d’IST, de mycose vaginale, d’infections urinaires à répétition, ou qui ont une plaie du vagin. En effet, les spermicides peuvent être inactivés par les médicaments administrés par voie vaginale (ovules ou crèmes pour traiter les mycoses, par exemple).

Comment se les procurer ?

Il existe de nombreuses marques de spermicides disponibles en pharmacie et les produits utilisés sont tous les mêmes. Demandez à votre pharmacien de vous donner la liste de tous les produits dont il dispose ou qu’il peut se procurer. Choisissez la forme qui vous convient (crème, ovules, éponge imprégnée).
Si vous allaitez votre enfant, interrogez-le sur la compatibilité du spermicide avec l’allaitement.

La pilule combinée

Qu’est ce que c’est ?
Comment ça marche ?

Ce sont les plus prescrites en France. Elles contiennent un progestatif (lévonorgestrel, noréthisthérone, désogestrel, norgestimate, gestodène) ET un estrogène : l’éthinylestradiol ou « EE ». Leur composition est inscrite sur la boîte.
Elles agissent par 3 mécanismes :
– elles bloquent l’ovulation
– elles rendent la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes
– elles empêchent l’implantation de l’oeuf dans l’utérus
Qui peut utiliser une pilule combinée ?

Les pilules combinées sont une excellente contraception pour beaucoup de femmes, mais elles ne sont pas utilisables par toutes les femmes.

Les principales situations dans lesquelles la pilule combinée est contre indiquée :
– chez les femmes qui ont souffert par le passé ou souffrent actuellement d’un accident vasculaire cérébral (« attaque cérébrale »), d’angine de poitrine (angor) ou d’un infarctus du myocarde, d’une phlébite quelle qu’en soit la cause (accident, phlébite sous plâtre) ou d’une embolie pulmonaire ;
– chez les femmes dont le père ou la mère, un frère ou une sœur ont souffert d’une phlébite, d’une embolie pulmonaire, d’un accident vasculaire avant 45 ans, ou d’anomalies de la coagulation révélées à la prise de sang ;
– chez les femmes ayant une prédisposition héréditaire acquise à la thrombose (formation de caillots) artérielle ou veineuse, confirmée par des anomalies de la coagulation à la prise de sang.
– chez les femmes souffrant d’obésité importante (chez ces femmes, la pilule combinée est aussi moins efficace)
– chez les femmes handicapées souvent alitées ou se déplaçant en fauteuil roulant ;
– chez les femmes de plus de 35 ans qui fument (ou les femmes qui fument plus de 15 cigarettes par jour quel que soit leur âge) ;
– chez les femmes dont la tension est toujours supérieure à 160/95 ;
– chez les femmes souffrant de migraines intenses accompagnées de signes neurologiques (troubles visuels, paralysie d’une main ou du visage, etc.) ;
– chez les femmes souffrant d’un diabète grave avec complications vasculaires (avec atteinte de la rétine, des reins, des artères ou du coeur).
– chez les femmes ayant une maladie grave du foie ou une tumeur du foie (bénigne ou maligne, ancienne ou évolutive)
– chez les femmes ayant une insuffisance rénale sévère ou aigue
– chez les femmes ayant ou ayant eu un cancer du sein ou de l’utérus.
– chez les femmes ayant des saignements vaginaux d’origine inconnue.
– chez les femmes qui allaitent
– chez les femmes ayant des troubles lipidiques (cholestérol total supérieru à 3g/l. par exemple).

Comment prend-on une pilule combinée ?

La plupart des pilules combinées sont présentées en plaquettes de 21 comprimés. On prend sa pilule, tous les jours à heure fixe, pendant 21 jours et on arrête 7 jours pour « avoir ses règles ». En cas d’oubli de pilule supérieur à 12 h, on n’est plus protégé.
Il existe par ailleurs des plaquettes de 28 comprimés (24 comprimés actifs + 4 comprimés placebo ou 21 comprimés actifs + 7 comprimés placébo).
Liste des pilules combinées disponibles en France (en 2007) :

Adepal, Belara
Carlin 20, Carlin 30
Cilest, Cycléane 20, Cycléane 30
Daily Gé (générique de Trinordiol)
Efezial 20, Efezial 30
Felixita 20, Felixita 30
Effiprev
Gestodène-éthinylestradiol
Harmonet, Jasmine, Jasminelle
Ludéal Gé (générique de Minidril)
Méliane
Mélodia (pilule à 28 comprimés : 24 comprimés actifs + 4 placebos)
Mercilon / Ethinylestradiol 30/ Desogestrel 150
Minesse (pilule à 28 comprimés : 24 comprimés actifs + 4 placebos)
Minidril, Miniphase, Minulet
Mirlette 20 (générique de Mercilon)
Mirlette 30 (générique de Varnoline)
Mirtinu (Générique de Varnoline Continu)
Moneva, Ortho-Novum 1/35
Perleane, Phaeva
Stédiril, Triafémi
Tricilest, Triella
Triminulet, Trinordiol
Varnoline / Ethinylestradiol 30/ Desogestrel 150
Varnoline continu (Varnoline + 7 comprimés placebo)

la micropilule ou la pilule progestative

Qu’est ce que c’est ?
Comment ça marche ?

Les pilules progestatives ne contiennent qu’une seule hormone, un progestatif, en quantité très faible. Leur principal effet est (supprimé : d’abord) d’épaissir les sécrétions du col (entrée) de l’utérus et d’empêcher le passage des spermatozoïdes.
Les pilules microprogestatives (PP) ne bloquent pas systématiquement l’ovulation. Chez certaines femmes, ces pilules suppriment l’ovulation, et les utilisatrices alors n’ont pas de règles.
Les traitements progestatifs sont habituellement utilisés pour traiter certaines maladies (endométriose, règles hémorragiques, fibromes, troubles du cycle par manque de progestérone, troubles de la pré-ménopause). Pris 3 semaines par mois, ils suppriment l’ovulation comme les pilules combinées – et rendent la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes et l’utérus inapte à recevoir l’œuf.

Qui peut ou ne peut pas utiliser une pilule progestative à faible dose ?

Ce type de pilule peut être utilisé sans danger par l’immense majorité des femmes, et tout particulièrement par celles qui ont des contre-indications aux pilules combinées. Si vous avez eu de l’acné, les pilules microprogestatives peuvent la « réveiller ». Elles peuvent aussi favoriser une prise de poids chez certaines femmes prédisposées. Elles entrainent souvent des troubles des règles (saignements entre les règles, règles irrégulières).

Comment prend-on une pilule progestative microdosée ?

Les pilules progestatives doivent être prises 365 jours par an, chaque jour à la même heure. Le retard de prise ne doit pas dépasser 3 heures.

Liste des pilules progestatives disponibles en France (en 2007) :

Cérazette
Microval
Milligynon
Ogyline

Traitements progestatifs bloquant l’ovulation (à condition d’être pris 3 semaines sur 4), disponibles en France (en 2007) :

Lutényl
Lutéran
Surgestone
Orgamétril
Primolutnor
Ils ont les mêmes effets indésirables possibles que les pilules progestatives (acné, prise de poids si vous y êtes prédisposée).

DIU – SIU – sterilet

Qu’est ce que c’est ? Comment ça marche ?

Un DIU (« dispositif intra-utérin », plus couramment appelé « stérilet », mais ce terme devrait être remplacé car un DIU ne rend pas stérile….) est un dispositif contraceptif inséré dans l’utérus.

Il existe deux types de DIU :

1° les DIU au cuivre, mesurent 3, 5 cm de long, ils ont le plus souvent la forme de la lettre « T », et sont en plastique, portant un ou plusieurs manchons de cuivre. Plus la surface de cuivre est grande, plus le DIU est efficace, car c’est le cuivre, qui est contraceptif : il rend les spermatozoïdes inactifs. Le DIU est inséré dans l’utérus par un médecin. Sa pose est très rapide (environ 2 minutes).
DIU (« stérilets ») au cuivre disponibles en France en (2007) :

TT 380 : 380 mm² (efficace pendant 10 ans)
Gynelle 375 : 375 mm² de cuivre (efficace 5 ans)
MLCu 375 : 375 mm² de cuivre (efficace 5 ans)
NT 380 : 380 mm² (efficace 5 ans)
UT 380 : 380 mm² (efficace 5 ans)
L’existence de deux tailles (« short » et « standard ») pour la plupart des DIU au cuivre est justifiée par le fait qu’une femme sans enfant (dont l’utérus est plus petit) peut parfaitement se faire poser un DIU.
En France, un DIU est agréé pour être laissé en place 10 ans. Les autres DIU peuvent être laissés en place 5 ans.

2° le DIU hormonal contient une hormone progestative (lévonorgestrel) délivrée en petite quantité pendant cinq ans. Cette hormone a plusieurs effets :
– un effet contraceptif : elle épaissit les sécrétions du col (« entrée » de l’utérus) et les rend infranchissables par les spermatozoïdes.
– un effet thérapeutique : le DIU hormonal diminue la durée et le volume des règles ainsi que les contractions douloureuses qui les accompagnent ; certaines utilisatrices n’ont d’ailleurs pas de règles pendant 5 ans, ce qui est sans danger pour la santé ou la fertilité.

Comment se fait-on poser un DIU ?

Tous les DIU sont mis en place au cours d’une consultation simple, soit par un médecin généraliste, soit par un gynécologue. Avant la pose, il peut-être utile d’effectuer une hystérométrie (on introduit dans l’utérus une tige graduée afin d’évaluer la forme, les dimensions et la sensibilité de l’utérus).
En principe, l’insertion d’un DIU est peu ou pas douloureuse. Les femmes n’ayant jamais eu de grossesse peuvent prendre des médicaments anti douleur 2 heures avant la pose.

Quelle est l’efficacité d’un DIU ?

Les DIU sont d’une très grande efficacité.Le DIU hormonal doit être inséré de préférence durant la semaine qui suit les règles. S’il est inséré plus tard dans le cycle, il faut utiliser des préservatifs entre la période de vos règles et deux jours après l’insertion du DIU hormonal (pour éviter qu’il y ait un risque de grossesse au moment de la pose).

Les DIU au cuivre en revanche, sont efficaces dès le jour de leur insertion. On peut les poser jusqu’au 19e jour du cycle (ou 5 jours après la date théorique de l’ovulation).
Leur efficacité permet également de les utiliser comme contraception d’urgence.
Un DIU peut être retiré à n’importe quel moment, dès que la femme le désire, par un médecin. Il suffit pour cela de tirer sur le fil attaché au bout du DIU, et visible à l’entrée de l’utérus. Le fil est coupé très court par le médecin. Il en reste un fragment assez long qui ne gênera pas votre partenaire pendant les rapports sexuels, mais qui permettra au médecin de retirer le DIU, avec une petite pince.

Le DIU hormonal est-il plus efficace que les DIU au cuivre ? Lequel choisir ?

La différence d’efficacité entre DIU au cuivre à 380 mm² de cuivre et DIU hormonal est très faible. Si vous devez choisir un DIU, ce n’est pas pour son efficacité, mais pour le confort qu’il vous procurera. Si vous avez des règles douloureuses et abondantes, il sera plus confortable utiliser un DIU hormonal. Si vous préférez avoir un cycle naturel et ne prendre aucune hormone, choisissez un DIU au cuivre.

Quels sont les avantages ?

La simplicité. Le confort. L’efficacité. La durée d’utilisation. L’absence d’hormones (pour le DIU au cuivre). Les effets thérapeutiques pour les règles douloureuses et abondantes (pour le DIU hormonal).

Quels sont les inconvénients ?

Les DIU au cuivre peuvent allonger les règles. Si vos règles sont courtes et peu abondantes, la différence sera imperceptible. Si vos règles sont déjà abondantes, utilisez plutôt un DIU hormonal.
Le DIU hormonal peut provoquer les mêmes effets secondaires que les contraceptions contenant des progestatifs : saignements répétés ou au contraire disparition des règles (ce qui est sans gravité) ; prise de poids ; poussée d’acné.

Qui ne peut pas utiliser un DIU ?

Les femmes ayant une malformation de l’utérus (ce qui est rare) ou un gros fibrome : le DIU ne pourra pas être inséré ; celles dont le col (orifice) de l’utérus est trop large en raison d’accouchements multiples ou difficiles (le DIU risque d’être expulsé).
Les femmes ayant un cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre (avant traitement).
Les femmes porteuses d’une IST (mais le DIU peut être inséré une fois que l’IST a été traitée et a guéri depuis plus de 3 mois).
Les femmes ayant une infection génitale haute (de l’utérus ou des trompes) en cours, récidivante, ou datant de moins de 3 mois.
Les femmes ayant des saignements vaginaux inexpliqués.
Les femmes venant d’accoucher (il faut attendre entre 48 heures et 4 semaines après l’accouchement).
Les femmes ayant eu une infection après accouchement ou après avortement il y a moins de 3 mois.
Les femmes ayant eu une tuberculose génitale
Pour le DIU hormonal, les contre indications sont les mêmes mais il faut rajouter les contre-indications liées à l’hormone : phlébite, embolie pulmonaire, cancer du sein, de l’endomètre ou de l’ovaire, tumeur (bénigne ou maligne) du foie, maladie aigue du foie (hépatite virale aigue).
Le DIU ne nécessite pas de surveillance particulière. Cependant, un suivi gynécologique régulier est nécessaire, comme pour les toutes les femmes (n’ayant pas de problème gynécologique) : un frottis vaginal de dépistage au minimum une fois tous les 3 ans à partir de 25 ans est la seule surveillance recommandée.
L’âge fixé pour faire le premier « frottis de dépistage » est 25 ans pour toute femme ayant eu des rapports sexuels (vous pouvez néanmoins le faire faire dès 20 ans si vous le souhaitez). Le deuxième frottis peut être fait un an plus tard si le 1er frottis est normal, puis tous les 3 ans.
A qui dois-je m’adresser (gynécologue ou généraliste) pour me faire poser un DIU ?

A votre médecin traitant. Si lui-même ne pose pas les DIU, il peut vous indiquer un gynécologue qui les pose aux femmes sans enfant (s’il en pose aux femmes sans enfant, il en pose à toutes les femmes).
A un Centre de planification et d’éducation familiale (CPEF).
A un gynécologue.

Les DIU sont-ils remboursés ?

Tous les DIU (au cuivre et hormonal) sont remboursés à 65% par l’Assurance maladie.

les injections de progesterone – médroxyprogestérone

Qu’est ce que c’est ?
Comment ça marche ?

Un progestatif de synthèse (médroxyprogestérone) est injecté par piqûre dans la fesse tous les trois mois. Pendant 12 semaines, le produit assure une contraception constante.

Comment les utilise-t-on ?

Les injections doivent être faites à intervalles réguliers par un médecin ou une infirmière.

Quelle est leur efficacité ? Qu’est-ce qui peut compromettre cette efficacité ?

Lorsque les intervalles d’injection sont respectés, l’efficacité est de 99 % (moins de 1 % d’échecs). Cette efficacité augmente avec l’âge de l’utilisatrice mais peut être diminuée par certains médicaments (rifampicine, phénylbutazone, certains anti-épileptiques).

Quels sont les avantages et les inconvénients des progestatifs injectables ?

Les progestatifs injectables sont très efficaces, mais ils peuvent avoir les mêmes effets indésirables que l’implant (notamment la prise de poids et les troubles des règles). Or, une fois injectés, il n’est plus possible de les retirer, il faut attendre que leurs effets cessent. Leur principal effet secondaire, l’irrégularité du cycle, peut être un arrêt des règles ou des règles irrégulières et très fréquentes.

Qui peut l’utiliser ? À qui la méthode est-elle conseillée ?

Comparée aux autres méthodes existantes, elle n’est ni aussi pratique, ni aussi confortable. Elle peut cependant être adoptée par les femmes qui ne peuvent pas utiliser d’autre méthode contraceptive.

La méthode des injections de progestatifs est contre-indiquée dans les cas suivants :
– cancer du sein,
– cancer de l’endomètre (muqueuse de l’utérus),
– obésité,
– diabète,
– hypertension artérielle,
– règles abondantes et/ou saignements entre les règles non explorés,
– fibrome utérin,
– hépatite ou antécédent récent d’hépatite,
– maladies du foie au stade d’insuffisance hépatique,
– maladies thrombo-emboliques artérielles et veineuses (phlébite = caillot dans une veine, embolie pulmonaire, infarctus, accident vasculaire cérébral, caillot dans une artère des membres inférieurs).

Par ailleurs, les progestatifs injectables réduisent le taux normal des oestrogènes (« hormones féminines naturelles ») et ainsi provoquent une diminution de la densité minérale osseuse, d’où un risque d’ostéoporose. Ce type de contraception n’est donc pas recommandé :
– chez les adolescentes et les adultes jeunes (en période de constitution du capital osseux)
– chez les femmes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose (par exemple consommation chronique d’alcool et/ou de tabac, antécédent de fracture ostéoporotique chez la mère, traitement au long cours par des corticoïdes de synthèse…).

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OUBLI DE PILULE, COMMENT RÉAGIR ?

C’est un risque de grossesse. Parce que tout oubli peut entrainer une ovulation et que toute ovulation peut mener à une grossesse quand il y a rapport sexuel.

Lors d’un oubli de pilule, il faut prendre la pilule du lendemain dans les 72h (plus c’est tôt mieux c’est) Le taux d’efficacité chute d’un tier après les premières douze heures ! Elle s’appelle NORLEVO et est vendu en pharmacie ou donnée dans les collèges/lycées et planning familiaux.

Si tu as eu des rapports dans les 5 jours precedents l’oubli ou dans les 7 jours après, tu encours un risques de grossesse. Un oubli peut suffir pour declancher l’ovulation. Et le sperme peut resister longtemps dans l’uterus, jusqu’à 8 jours parfois !

Donc, surtout tu continues de prendre  ta pilule correctement une fois par jour à la même heure jusqu’à la fin de la plaquette,  tu ne fais pas la pause des 7 jours, tu enchaines directement avec une autre plaquette et tu regarde ta notice et tu te protège (soit 7 jours, soit 1 mois, en fonction de ta notice). Et si tu as déjà commencé ta pause, tu reprend ta pilule dès la fin de la pause quoi qu’il arrive, et encore une fois, en fonction de ta notice, tu respecte le delai de protection.

Que tu ais des saignements de privations s’apparentant ou non à des règles, tu fais un test de grossesse. Parce que sous contraceptif hormonal, les règles/saignements ne sont ni un signe de grossesse, ni un signe d’absence de grossesse.

test urinaire – le batonnet pour faire pipi en pharmacie – 10/12 euros : fiable 23 jours après le dernier rapport sexuel à risques.

prise de sang en laboratoire – 20 euros remboursé si ordonnance : fiable 13 jours après le dernier rapport sexuel à risques.

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CONTRACEPTION DÉFINITIVE

Depuis 2001, la loi autorise toute personne majeure qui en fait la demande à subir une intervention chirurgicale à visée contraceptive (vasectomie pour l’homme ou ligature des trompes ou pose de ressorts pour la femme).

La stérilisation à visée contraceptive ne peut être pratiquée que si la personne intéressée a exprimé une volonté libre, motivée et délibérée après avoir reçue une information claire et complète sur ses conséquences.

Lors de la première consultation médicale, le médecin apporte des informations sur les méthodes contraceptives alternatives, sur les techniques de stérilisation qui existent et remet un dossier d’information à la personne.

L’intervention n’est réalisée qu’après un délai de réflexion de 4 mois après cette première consultation médicale.

Il n’y a pas de condition d’âge, de nombre d’enfants ou de statut marital. En revanche, la stérilisation à visée contraceptive ne peut être pratiquée sur une personne mineure.

Seule la personne concernée par l’intervention a la responsabilité du choix d’une stérilisation et donne son consentement. Le médecin peut refuser de pratiquer l’intervention lui-même mais il doit en informer la personne ou le couple en demande dès la première consultation et doit les diriger vers un praticien qui la fera.

La stérilisation a visée contraceptive doit être considérée comme définitive : les réparations chirurgicales, le plus souvent, ne rétablissent pas complètement la fécondité, et entraînent parfois des complications (grossesses extra-utérines, en particulier).

La « ligature des trompes » (intervention destinée aux femmes) nécessite une hospitalisation de 24 à 48 heures et une anesthésie générale. Elle peut se faire par voie abdominale, souvent par coelioscopie. Elle peut avoir des suites douloureuses (douleurs abdominales).

Une nouvelle méthode d’intervention chirurgicale féminine, par hystéroscopie (par les voies naturelles), sans anesthésie générale ni hospitalisation, est de plus en plus pratiquée en France. C’est par insertion de ressorts pour obstruer les trompes (methode essure) La méthode n’est efficace qu’au bout de 3 mois, pendant cette période une contraception est donc indispensable.

L’efficacité de la stérilisation à visée contraceptive n’est pas garantie à 100 % : elle est variable en fonction des différentes méthodes.

Avant l’âge de 35 ans, une stérilisation des trompes est moins efficace qu’une contraception réversible. En effet, il peut y avoir des échecs de ligature des trompes dus à des reperméabilisations spontanées (la circulation des ovocytes dans les trompes redevient possible).

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Donc 2 methodes (en France, je sais qu’aux USA il y a d’autres trucs)

par cœlioscopie : anesthesie generale, il faut sectionner et coaguler les trompes, et poser des clips sur les trompes

par hysteroscopie : methode essure, anesthesie locale ou generale (fonction du patient, du medecin)  mais pas d’hospitalisation, on depose en passant par le vagin des micro implant en forme de ressort dans les trompes, c’est les cellules qui vont se deposer dessus qui feront obstruer la trompe, pas de cicatrice, efficace 3 mois plus tard.

source 1 : choisir sa contraception

source 2 : contraception ORG

ligature des trompes, pour bien comprendre

un article du Quebec qui explique Essure

questions – réponses sur Essure

sur l’aspect psy de « essure »

Une réponse à “Contraception

  1. Merci pour cet article. Pour creuser encore un peu les méthodes naturelles, passez par chez moi j’en ai fait mon sujet. En attendant, la meilleure contraception est celle que l’on choisit :-). A la prochaine!

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