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Devoir d’inventaire [pause lecture au club de rugby]

Espace culturel Leclerc, un mercredi après midi vers 16h, je suis avec mes filles (père et fils sont chez le coiffeur) et on erre près des bouquins rugby.

Coup de coeur de ma miniature qui attrape le guide des rugbymen dont je vous parlerai bientôt. Mon regard à moi s’attarde sur le livre de PSA qui date un peu maintenant. J’hésite.

Des livres de rugby on en a quelques uns. Des qui racontent des belles histoires et des qui remuent la merde. Je pensais connaître le bonhomme et agrandir la première collection. J’ai acheté le livre.

Ça commence fort. Dans les 30 premières pages c’est Mermoz qui s’en prend plein la tronche. J’ai décroché complètement à ce moment là. J’ai lu le livre comme on lit un journal du mois dernier chez le dentiste. On n’y prête pas vraiment attention.

Mermoz, la taupe. Et rien à voir avec les yeux.

J’ai lu jusqu’au bout. Je n’ai pas aimé ce que j’ai lu. Je n’ai pas aimé l’amertume ni le sarcasme. Je n’ai pas aimé connaître certains secrets. Je n’ai pas aimé la colère qui s’en dégage, il y a de la peine, du regret, j’ai trouvé ça déplacé.

J’aimais beaucoup le bonhomme. Son côté « calimero taciturne » me faisait rire. Il avait une voix timide. Je pensais qu’il fallait ça au XV de France : un leader non charismatique qui ferait la lumière sur l’équipe et le jeu. Un anti-Lievremont (que j’adorais au passage)

Bon. Apparemment je me suis trompée.

Le livre est difficile d’accès. Les phrases sont longues. Il y a plein de subordonnées et le langage est parfois très familier. J’ai eu du mal à lire, on est loin des livres de Galthié, de Papé ou de Lievremont justement qui sont tellement proche du personnage qu’on a l’impression de l’avoir en face. ici, le « je » de PSA ne ressemble pas du tout à PSA, ce n’est pas du PSA, et ça sonne faux !

Anecdotes (croustillantes ?) coucou Choupi

Je n’imagine pas PSA dire « bite » et pourtant il l’écrit !

Mon homme m’a gentiment fait remarquer que c’était écrit sur la couverture que je n’allais pas aimer. Ça parle de « branlée »…

Blablabla

La quatrième de couverture parle de déclaration d’amour au rugby. Honnêtement je n’ai trouvé de vibrants hommages que dans la lecture de ses années sous le maillot du XV, et non dans le management de l’équipe de France. C’est dommage. Surtout pour un livre bilan.

Coucou Guy Novès !

Donc là, on comprend que PSA  a écrit le livre pour Guy Novès  « attends Guy, je vais te dire comment c’est trop la merde, et tu vas te planter aussi, mais c’est pas grave, c’est le job qui veut ça »

Je pensais que le livre ne ferait que le constat de soucis pratiques et techniques et qu’il établirait une volonté de changement dans le comportement du rugby à XV. Management et joueurs. On s’en approche à la fin du livre avec un programme intéressant et qui j’espère aura retenu l’attention de la fédé.

demandez le programme !

Le livre montre de jolies choses mais c’est comme le XV de France, il ne sait pas concrétiser. Pas encore ?

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Au secours ! Je prends l’avion !

Ce billet est le premier d’une série de 4 sur notre séjour à Rome.

Le séjour est un gain à un jeu concours via PARAMOURDURUGBY. C’est mon mari qui a décroché le trésor en pariant sur Kévin Gourdon pour le talent d’or lors d’un match de la dernière tournée de novembre du XV de France.

Si vous suivez mes aventures sur Twitter, vous savez qu’on a failli ne pas partir. En effet il y a eu quelques oublis mais vite réparés, heureusement ! OUF !

Nous avions reçu comme consigne d’être à l’aéroport d’Orly Ouest, Hall 3, salle 31 à 9h00 le vendredi. Pour des raisons de logistique, notre voyage a commencé vers 22h. Nous avions pris la route le jeudi soir, évitant le stress du train (ou d’un autre avion). Nous avons pu faire une pause au MIN de Rungis dans la nuit, saluant au passage des anciens collègues du Dragon, et profitant d’un burger en amoureux dans la brasserie du coin.

Nous avions réservé notre parking par internet, le P0. Pour moins de 60 euros nous avons laissé la voiture en sécurité tout prêt de notre point de chute. C’était beaucoup plus rassurant pour nous que d’opter pour un de ces parkings « bons plans » qui grouillent sur internet mais dont les commentaires insatisfaits des voyageurs me faisaient complètement paniquer. L’avantage de la réservation sur internet c’est qu’on a un accès « privé » avec un code à taper à l’entrée et à la sortie. Pour le coup, à 4h du matin, on était tranquille mais on a pu savourer ce détail au retour, à 15h, quand la foule grouillait.

Mon homme était bien fatigué par la route, une fois la salle repérée, il a choisit de faire une sorte de sieste. Moi je communiquais mon stress sur twitter, et j’essayais de trouver des moyens de me calmer (comme aller fumer clope sur clope ou admirer les avions sur le tarmac)…

J’ai pris des photos du lieu vide, c’est presque tranquille.

Mais en fait il y avait des enfants un peu plus loin, très turbulents (des enfants quoi!) et ça m’a sorti de mon angoisse, j’ai basculé dans une déprime toute relative de savoir les miens avec ma maman pour le week end (vous saviez que je leur avait écrit une lettre à chacun, au cas où ? …)

Un petit dej’ chez Paul, surtout pour mon homme, mon estomac lui était noué et l’heure avançait péniblement jusqu’à 8h30. C’est à ce moment que l’aéroport a commencé à vivre. Nous avons repéré un jeune homme tout à fait charmant (surtout moi qui le trouvait charmant en fait) avec des cartons FFR, on avait trouvé notre chemin. On est allé le saluer, il nous a demandé de patienter le temps d’installer l’accueil. Et là, on a compris qu’on serait très nombreux. Nous avons vu arriver une foule de gens : la délégation FFR (facilement reconnaissable en costume, avec leurs bagages siglés FFR ou ALLBLEUS) et puis bon, Bernard Laporte ne passe pas inaperçu hein …

Un peu plus loin on a repéré un petit groupe de « lambda », les autres gagnants du concours. On s’est approché un peu, mais déjà on nous demande de nous enregistrer. Mon homme passe, enregistre son bagage (un sac de sport ALLBLEUS) et retire son billet. C’est à mon tour, je tends ma carte d’identité.

L’hôtesse AIR FRANCE ne me retrouve pas sur la liste, ni avec mon nom d’épouse, ni avec mon nom de jeune fille. Elle est embêtée (et moi donc !). Un des organisateurs (Michel, qui sera notre chaperon sur place) intervient, ne comprend pas ce qui coince, et fait intervenir un chef de la FFR. La liste de la FFR indique que je suis Madame Dragon, née Ee. Au lieu de Fée. L’hôtesse me trouve donc à Ee. Sauf que ma carte d’identité ne correspond pas. Donc pour elle impossible d’embarquer. Elle me demande de sortir de la file, et d’attendre sur le coté. C’est là que je bénis la FFR, heureusement que ce sont eux et pas nous qui devions organiser (en même temps je me serais pas trompée sur mon nom hein). La première chose qu’ils ont fait c’est me rassurer personnellement « nous ne partions pas sans vous, ne vous inquiétez pas ». Ils sont ensuite intervenus auprès d’Air France, on fait venir un responsable et après 30 minutes de manipulations informatiques, j’ai eu un billet à mon nom entier à moi. J’ai pu enregistrer ma valise (traditionnelle, rouge, 6 kilos) et me rendre avec les autres aux contrôles.

J’étais hyper mal, j’ai cru défaillir déjà 10 fois, j’avais la nausée. Entre la peur du vol, et la frayeur du billet d’avion, je commençais à me dire que c’était un signe et que je ne pourrais pas partir. Ou alors, que je ne reviendrais pas. A la Destination Finale quoi … Bref, j’étais en panique quand on approchais des portiques de sécurité. J’ai posé mon manteau et mon sac, et j’ai traversé. J’ai précisé que j’avais un briquet et deux spasfons. On m’a laissé passer. Mon homme a sonné (les clés dans la poche, ces traîtresses). Et nous sommes allés en salle d’embarquement. On a pu boire un coup, essayer de nous détendre (surtout moi). Mon homme a pris des selfies avec Bernard Laporte pendant que je fumais des clopes sur le toit du monde avec le haut du panier de la FFR.

Une vraie faille temporelle !

Et puis, voilà, on nous a demandé de rejoindre une navette sur le Tarmac. Et elle nous a conduit au pied de l’avion. Je l’ai fait mécaniquement, au radar, collée à mon homme, les larmes aux yeux, en bredouillant des « bonjour » ultra coincés à toute la stratosphère rugbystique. C’est pas tout les jours qu’on croise Serge Simon hein.

Il a fallu monter quelques marches, et voilà, nous étions dans l’avion. C’est un truc tout nouveau pour moi à ce moment là, je scrute chaque détails et j’angoisse comme le jour où j’ai accouché de mes enfants, comme le jour où j’ai fait mon premier pas sur scène au théâtre, comme le jour où j’ai fait l’introduction dans un amphi pour présenter Noel Mamère. J’étais une loque, une serpillière, j’étais à l’opposé de ce qui fait que je suis moi. Tétanisée. J’ai serré fort fort mon mari et si j’avais pu, j’aurai pris un shoot de tequila.

Les consignes de sécurité commencent, l’avion commence à avancer, je mâche frénétiquement mon chewing gum. Je suis collée au hublot. Et tout d’un coup il se redresse, il se redresse BEAUCOUP ! Putain je comprends rien, c’est un avion ou une fusée ? On est limite à la verticale, je crois que je vais vomir, ou pleurer, ou les deux. Je me sens hyper mal, j’ai très très peur. Et puis d’un coup, on passe au dessus des nuages, et là, tout est si tranquille. Je me sens apaisée. D’un coup. Je relâche la main de mon mari, j’essaie de sourire. On fait une photo, on regarde dehors. On savoure.

Le vol était court, décollage 11h, atterrissage prévu à 13h. En fait à 12h45 on était descendu de l’avion. On a pourtant eu une collation des plus agréable (ça détend de manger, c’est bien) avec l’autocollant de la délégation française de rugby. La classe hein ?

Pas le temps de lire, de dessiner ou de se faire un sudoku, l’avion amorce sa descente. C’est … déconcertant. Les ailes qui basculent d’un coté, puis de l’autre, j’ai le cœur qui bascule aussi. Mon estomac avec. Je me sens vraiment pas bien, j’ai mal dans les bras, dans les jambes, j’ai le souffle court, et les oreilles qui me font souffrir (j’ai encore un chewing gum pourtant). L’atterrissage est fun, j’aime assez, mais mes oreilles restent coincées sur « mute » : je n’ai plus le son*.

On descend de l’avion, on récupère nos bagages et nous abandonnons à regret la délégation FFR pour un mini bus entre gagnants avec Michel (notre chaperon donc) Nous retrouvons là Claudia, notre « accompagnatrice » qui nous fait les commentaires sur tout ce qu’on voit de l’aéroport jusqu’à notre restaurant.

(la suite sera pour un prochain billet, concentrons nous ici sur l’avion)

Au retour, nous sommes emmenés à l’aéroport par le même mini bus, avec Michel, toujours. Nous devons là encore procéder à l’enregistrement, et je fais face à la même connerie qu’à l’aller. Madame Ee. Humph. Sauf que là, Air France made in Italie, ils ne sont pas d’accord pour créer un billet à madame Fée qu’ils ne connaissent pas. Ils veulent faire un billet de retour à madame Ee. Sauf que Madame Ee n’a pas pris l’aller vu que c’est moi qui l’ai prit. Humph. Là encore la FFR vole à mon secours et 15 minutes après tout le monde je peux enfin peser ma valise (qui a pris 4 kilos) et rejoindre le groupe aux contrôles.

Cette fois, j’ai sonné. Je ne saurais jamais si c’est mon piercing, si c’est ma baleine de soutif ou mon bouton de jean, j’ai sonné, et j’ai été fouillée. Et après je suis arrivée dans la salle d’embarquement privée. Au milieu du XV de France.

(les détails de ce moment ÉNORME seront dans un prochain billet)

Une fois dans l’avion, je me sentais moins mal qu’à l’aller. Bien sur le décollage a été très impressionnant mais j’ai pu passer le reste du vol à boire, manger, écrire, prendre des photos sans me sentir mal. J’ai même filmé l’atterrissage pour les enfants.

Et puis, être assise juste derrière un joueur du XV 100x plus tétanisé que moi, malgré l’habitude des avions, malgré l’hôtesse qui lui propose d’aller en cabine de pilotage, ça m’a drôlement rassurée. Si lui il a le droit d’avoir peur, moi aussi.

A 13h nous étions à Paris.

Vidéo de l’atterrissage à Paris Orlys

Nous avons récupéré nos bagages (avec une mini frayeur pour le Dragon, les joueurs ayant aussi les mêmes bagages… haha) et dit au revoir à nos Bleus (Et le TROP ADORABLE Baptiste Serein qui nous a souhaité un bon retour). La FFR nous a offert deux sacs ordinateurs, des pins et des biscuits au citron. Et nous sommes partis boire un coup avec les copains du week end, le temps de redescendre de notre nuage… et de croiser un ancien du XV qui passait par là par hasard …

Et ça c’est bonus, pour vous.

Vidéo Sortie des joueurs

[la suite, bientôt]

*pour savoir à quelle heure j’ai récupéré mon audition, merci de revenir au prochain billet.

Mets du #RUGBY dans ta vie

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Voilà de quoi se faire plaisir !

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Déjà, je pense que si tu es sur Touitteur, il te faut absolument m’ajouter. Si. Je suis pleine de drôlerie et j’y vais tellement peu que je ne te pourrirai pas trop ta page d’accueil…


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