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Novembre, #MoisSansTabac 1 an après

J’ai râté l’anniversaire !

Je avais que la date approchait, j’y ai pensé une quinzaine de jours avant, et puis j’y ai pensé après.

C’est de revoir le hashtag et les réseaux sociaux s’enflammer qui m’ont fait penser que j’avais tenté mon ascension de mon Everest à moi l’année dernière. Il y a un an, une éternité.

Et aujourd’hui ? Je n’ai pas de cigarettes dans mon sac, je n’ai pas d’odeur de tabac sur mon pull, je n’ai pas les doigts jaunis. J’ai un briquet dans mon bureau et il sert à ma collègue B quand elle oublie le sien.

J’accompagne parfois les fumeurs, mais j’ai l’impression qu’ils se font rares. Entre les projets bébés, l’hiver et la hausse du prix du tabac, on trouve vite une bonne excuse à laisser tomber la nicotine.

Je me sens bien, je ne me sens pas en manque, je n’ai pas l’impression de passer à côté d’un orgasme respiratoire ni de rater ma vie.

J’ai réussit à me débarrasser de cette saloperie d’habitude nauséabonde et cancérigène, et, je dois l’avouer, d’une belle façon.

Aujourd’hui, je me sens bien. Je n’y pense plus, ou pas, je me considère comme non fumeuse (et non ex-fumeuse). C’est derrière moi depuis un an maintenant, et j’espère vous faire le même message l’année prochaine.

Je n’ai pas se conseils, ni de bonnes astuces de grand-mère.

J’ai arrêté plusieurs fois. Pendant chacune de mes grossesses déjà. Et oui, ça me manquait ! Et je ne rêvais que de l’accouchement, la délivrance, oui, le mot était bien là, pour me fumer une cigarette… J’ai arrêté après notre mariage, avec mon amoureux. Lui, il n’a jamais refumé, moi j’ai tenu 4 ans. J’y pensais, matin, midi, soir, nuit et week end. Je rêvais de clope, je me rongeais les ongles à chaque vapeur nicotinique des voisins… Et puis un copain fumeur, et puis une latte, et puis une fin, et puis une clope, et puis une soirée où on se dit qu’il vaut mieux acheter un paquet pour éviter de taxer les copains, et puis on finit le paquet le lendemain… L’escalade quoi…

Mais la véritable escalade c’est d’arrêter une heure, un jour, une semaine, un mois et puis de se rendre compte qu’on n’y pense plus, qu’on a oublié comment ça faisait et que finalement on n’y trouve plus aucun plaisir.

J’ai lu un livre, j’ai choisi une date, j’ai rangé le paquet, et je me suis dit que même si j’arrêtais pour 3 jours, c’était déjà bien. Après les 3 jours, j’ai ressorti le paquet, j’ai fumé une journée comme si j’avais voulu prendre de l’avance et fumer les clopes que je ne fumerais jamais. J’avais la nausée mais je fumais, j’avais mal au cœur mais je fumais, j’avais mal à la tête mais je fumais. Et puis le soir, je me suis demandé où était le plaisir ?

Quand je fais l’amour, je jouis, j’ai du plaisir.

Quand je fume, la nicotine encrasse mes poumons, le goudron tapisse mes artères, je n’ai pas de plaisir. Je n’ai pas d’orgasme. Au mieux j’ai une sorte de sensation de bien être qui s’estompe rapidement et que j’ai moi même créé artificiellement. En effet, cette sensation de bien être est là parce que je mets fin à la frustration de ne pas fumer. Finalement, en fumant, j’entretenais ce cercle vicieux. Fumer donne envie de fumer. Imparable.

Alors cette décision de se débarrasser de mon ennemie volatile n’a pas été si difficile que ça, je savais que je faisais quelque chose de bien. Je n’ai pas été contrainte, je n’ai pas non plus été frustrée, je n’ai pas eu peur, je ne me suis pas sentie malheureuse. Finalement, je me suis sentie libre, légère et forte.

Et un an après, je me sens toujours libre, toujours fière, toujours forte !

9ème jour #sanstabac

Je vais pas mentir, quand j’ai arrêté de fumer en octobre 2011, j’avais galéré, à en vomir, en pleurer, à entrer dans des colères de dingues et à avoir des migraines folles.

J’ai tenu, longtemps.

J’ai tenu jusqu’en décembre 2015.

Et j’ai merdé.

J’ai commencé par en taxer une à des copains en soirée, puis j’ai acheté un paquet pour les après midi difficiles, et je suis passée progressivement de 1 à 2 clopes par semaine à une dizaine par jours.

Les enfants et mon mari n’appréciaient pas DU TOUT la situation. J’ai vraiment eu des réflexions merdiques et désagréables. Sauf que dans la balance contrainte/plaisir bah … le plaisir d’en griller une passait devant !

26/07/2016

26/07/2016

Mais ça ne pouvait pas durer, j’avais besoin de cette béquille temporairement, j’avais juste envie de cette « pause clope » de quelque mois. Je m’étais donc fixée de profiter au maximum pendant les vacances et d’arrêter dès notre retour à la maison.

J’ai donc fumé ma dernière cigarette le mardi 30 août autour des 20h*. Et puis voilà, depuis RIEN. Ni manque, ni envie, ni colère, ni stress, ni migraines, ni tremblement, ni nausées. Cela ne me fait rien. Tout juste je m’inquiète de savoir ce que je fais du paquet plein qui erre dans mon sac à main. Le garder ? le laisser à la maison ? le trimballer avec moi ?

J’ai pris pour l’instant l’option « sac à main ». Bien sur j’espère ne pas l’ouvrir, mais tant qu’il est là, visuellement, je suis rassurée. je ne saurai pas dire pourquoi, je fais partie de ces fumeurs qui ont « des restes » rangés quelque part dans la maison…

J’espère ne plus fumer, mais je ne me fais pas d’illusion, j’ai un parcours d’addict, donc j’espère juste, tenir le plus longtemps possible !

Carpe Diem

*article écrit le 8 septembre

De la découverte du monde sans nicotine

C’est étrange comme d’un coup quand tu lâches tes accessoires (paquet de clopes et briquet pour ceux qui ne suivent pas) tu as en face de toi la planète des fumeurs. Et il n’y a que ça. Partout. Tout le temps.

Je vais faire les courses, et les 4 minutes passées sur le parking, il n’y a eu QUE des gens-clope-au-bec. Pas un seul non-fumeur ou ex-fumeur. Juste des fumeurs, des gens, comme moi avant. Ils n’ont pas l’air malheureux, ils n’ont pas l’air malades, ils n’ont pas l’air si esclaves que ça. Et d’un coup, je doute !

Je doute et je scrute le monde, je cherche des yeux mon sauveur, une personne qui aurait l’air gentil, quelqu’un qui ne me refuserait pas un dépannage, n’importe quoi, on s’en fiche, je cherche des yeux un mégot que je rallumerai avec une allumette ce soir quand tout le monde dormira. Non !

Non mais ça va pas bien ?!

Je me redresse, inspire, expire, m’étire, monte le son de l’auto-radio.

Mon cœur est pris par d’autres crimes
Il est pris par l’amour de toi
Et si deux tours manquent à New York
Mon amour toi tu manques à moi

Je souffle, plus fort, je chante, plus fort aussi. Je visualise cette cigarette allumée, je pourrais la porter à ma bouche, même en rêve.

Et non, je l’écrase.

Et autour de moi il n’y a plus ces volutes de fumée. Autour de moi les fous ont disparus. Autour de moi une mère et sa fille, sans clope. Autour de moi deux trentenaires, sans clope. Autour de moi des jeunes, sans clope.

Une main sur ma cuisse, celle de celui qui ne me laissera pas tomber.

A deux on est plus fort. A deux, on est meilleur.

Sans cette garce empoisonnée

L’avantage d’arrêter de fumer un vendredi soir (oui c’était le 26/10 à 20h) c’est que tu dors ensuite pendant les heures difficiles. Et le lendemain il suffit juste de se dire qu’on fumera notre clope « après », « plus tard » « tout à l’heure » et finallement quand on arrive au moment des 24h, il est déjà l’heure de se coucher.

Je me suis occupée les mains sur Gisèle. Mais c’était quand même difficile de résister aux tentations autour de moi (genre les 6 ou 7 Green Royal qui me reste). Mais bon, y avait mon homme, le stoppeur aussi, et du coup je voulais pas craquer si lui ne craquait pas.

Mais voilà, lundi matin, je me lève, je te bouscules, me douche, m’habille, me maquille, gère les enfants, enfourne la marmaille dans la voiture et met le moteur à chauffer et là, je sors mon briquet, farfouille dans les poches et … ha non, merde, j’ai arrêté. Mauvais réflexe. Du coup 5 min à me geler le cul dehors sans clope. C’est finallement long 5 min.

On dépose le mini, on rentre et là coup de téléphone de meilleure copine, sauf que je ne peux pas répondre, parce que je ne me sens pas capable de tuer mon automatique et perpétuel assemblage de téléphone = clope. C’est long le temps que la copine atterrisse sur répondeur.

Et pfiou quoi ! C’est difficile de s’occuper autrement, là où je fumais je dois trouver autre chose à faire. Et pour le moment je n’y arrive pas très bien, y a que la clope qui m’obsède, et mon cerveau qui me dit « allez, juste une, personne ne le saura » et moi je sais bien que si j’en fume une, même une seule alors je n’arrête pas de fumer. Et je veux arrêter de fumer. Et j’ai déjà dit STOP ! C’était vendredi dernier bordel !

Et juste après le déjeuner, quand j’avais l’habitude d’aller cloper avec mon café… Aujourd’hui mon café a un sale goût je trouve. Même si pour une fois je le bois devant la blogo au lieu d’admirer les champs autour de la maison. Et que dire du fait que je flippe ma race d’aller chercher le courrier, parce que y a encore quelques jours de ça je profitais de l’occasion pour m’en griller une …

Que c’est pénible de décomposer chaque instant de ma journée en séparant la cigarette du reste. Comme si je laissais de côté une copine (oui ok, une copine toxique mais quand même), comme si j’étais seule maintenant.

Presque seule en fait puisque je compense par les liquides : eau plate, tisanes, café, thé, infusions etc …  Je bois en continu. Parce que ça me rassure d’avoir le geste de porter quelque chose à ma bouche, d’avaler aussi. Ne cherche aucun sens caché, y en a pas !

Il est compliqué de résister. Je me mets au défi de faire mieux que mon homme, de tenir plus longtemps que lui. Mais je flippe à la pensée qu’il tienne à vie. Parce que ça voudrait dire que jamais plus je ne fumerais. Et ça me fait drôle. Je sais que je suis prête et capable mais de le réaliser vraiment, ça me fait drôle.

C’est peut être ce qui explique les nuits agitées que je vis en ce moment, il semble que l’arrêt de la cigarette soit responsable de mes insomnies et de mes cauchemars. J’espère m’en débarrasser assez vite.

  • Les bronches se relâchent, ce qui facilite la respiration.
  • La capacité pulmonaire s’accroît.
  • L’énergie augmente.

Oui, mais j’ai encore le nez et la gorge encrassés, ceci expliquant les glaires (Ho Combien Glamour) et j’ai toujours les larmes qui montent aux yeux quand je pense à ce paquet qui reste dans mon living. Le jeter signifierait « arrêter pour toujours » alors que de le savoir là, immobile, c’est mon garde-fou, c’est mon « si je craque il est là ». Ne pas craquer signifie me montrer plus forte. Bref, tu as compris l’idée ? Je vais te raconter quelque chose.

Quand j’ai arrêté la première fois en 2005, j’ai aussi conservé un paquet. Je l’ai gardé 2 ans et quelques. Et un jour, je l’ai jeté, me disant que ça ne servait vraiment à rien de le garder, que j’avais fait le plus difficile. Le lendemain j’ai été atomisée de l’intérieur par l’envie insurmontable de fumer, ce qui ne m’étais pas arrivée depuis une éternité. Tellement irrépressible que j’ai fait faire 20min de métro-rer à un copain dans le seul et unique but de lui soutirer des clopes. De zéro je suis repassée à 20 par jour. Comme si mon arrêt n’avait été qu’une nuit sans sommeil.

Voilà pourquoi je veux garder mes clopes, tant qu’elles sont là, je sais que si je veux je peux, mais je ne veux pas alors je ne fume pas.

Alors je couds et recouds et coupe et recoupe, et épingles. Et entre chaque robe je me lève, enfile mon manteau, monte à l’étage, me brosse les dents, redescends, retire mon manteau, me rassois et reprends ma couture. J’essaie de faire comme si ça allait. Mais cette garce me manque, elle m’obsède et me rend dingue. Écrire sur elle m’apaise, je me sens forte de ne pas l’allumer.

On me parle d’astuces, de faire une tirelire. Genre là, mon compteur me dit que j’ai économisé 64 clopes soit 20€ sauf que je ne les ai pas, sérieux hein, on aurait trouvé les sous pour fumer si on avait été encore fumeur (comme de vrais toxicos) mais finallement là, on n’a pas besoin d’acheter de clopes et du coup je ne sais absolument pas où sont les 20€. Ma mère qui a arrêté depuis 3 ans me dit qu’elle n’a jamais réussit à mettre de côté les 40€ par semaine que lui coutait ses clopes, et pourtant ça aurait fait un joli pactole pour partir en vacances après 1 an. Dommage.

Un soutien homéopathique est venu naturellement se greffer à ma volonté. Tu veux connaître mon kit de survie ?

Matin et soir – 3 granules : argentum nitriam 9ch / nux vomica 9ch / tabacum 7ch / staphysagria 15ch / gelsemium 9ch

A chaque envie de clope – 3 granules : anacardium orientale 9ch / caladium 5ch / lobelia inflata 5ch

Voilà, ça, ça aide déjà un peu, au moins psychologiquement. Même si c’est placébo, même si c’est juste dans la tête, c’est un bâton de randonnée qui fait que je me sens moins en danger, moins au bord du gouffre !

J’essaie de penser à pourquoi j’ai arrêté : mes enfants. L’envie d’être là pour eux, plus tard. Et même si je ne suis pas à l’abri de passer sous un bus, j’écarte volontairement les risques du tabac de la liste des morts probables.

Alors je serre les dents, je fronce les sourcils et je résiste. Pas question de me retaper cette garce empoisonnée. Qu’elle aille se rhabiller !