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La vie d’Adèle [ merci #Netflix ]

J’ai tardé, j’ai tardé, mais j’ai (enfin) vu le film.

(en novembre 2017 , mais je suis bonne élève, je programme mes articles)

En deux fois, à environ une semaine d’intervalle.

J’ai résumé mon avis sur twitter comme ça

Première partie 1h30 à trouver ça « too much » et « faux »

Seconde partie 1h30 en apnée, la souffrance est PARFAITEMENT cernée, la douleur de vivre sans l’autre, c’est brillant ❤

La dernière minute est « bof », j’attendais plus d’espoir.

Donc, on y va : première partie.

Adèle, elle mange la bouche ouverte, elle se laisse porter par la vie et elle est entourée d’un groupe de jeunes un peu con (comme on peut l’être au lycée). Adèle elle kiffe le français, elle aime lire. Elle n’aime pas le métal. Et elle n’aime pas faire l’amour aux garçons. Adèle, elle rencontre justement Emma, une lesbienne aguerrie et là, tout bascule. La première partie du film est vraiment axée sur cette découverte charnelle et passionnée entre les deux amantes, alors, forcément à voir, on a quand même un bon tiers de scènes de cul, soyons clairs on est limite dans le porno. On voit tout, on entend tout. Ok, désolée messieurs, y a pas de gros plans, mais je vous assure que la culotte frétille quand même !

Cette première partie, je n’y ai pas crue. peut etre parce que ça ne se passe pas vraiment comme ça la première fois qu’on couche (entre filles). peut etre que c’est un peu plus maladroit, et peut etre que c’est un peu plus hésitant, peut être que ça dure pas 40min, peut être que les positions sont moins sophistiquées…

On croit à la sincérité, à l’emballement, à l’envie d’être amoureuse, à l’envie de faire l’amour, au désir et à la recherche de la passion. On croit à leur couple. Si on met de côté les scènes redondantes de sexe, on y croit. Le sexe n’est pas gratuit, il exprime bien la passion et l’émotion. Adèle pleure en faisant l’amour, elle n’a pas mal, elle n’en peut plus, elle est saturée d’émotion, saturée d’orgasme et ça ne s’arrête pas, elle est dans l’emballement, dans le toujours plus, le « encore ».

C’est aussi là que se situe le seul moment homophobe du film, quand la troupe du lycée se mets à balancer des horreurs. Cela ne dure pas longtemps mais c’est là, et oui ça se passe comme ça, et oui c’est dégueulasse et non, on ne devrait pas laisser faire çà !

ça c’est la GROSSE CONASSE qui croit que quand tu es lesbienne tu vas forcement sauter sur la première nana à portée de main. LOL

La seconde partie fait tout basculer, on rentre dans la routine du couple, la fin de la passion, la fin des ébats passionnés et passionnants, le début de l’éloignement. Adèle grandit, mais mange encore la bouche ouverte. La vie professionnelle qui prend le pas sur le reste, et doucement on glisse vers le sentiment d’abandon qui mène à l’adultère… Et c’est la crise, les cris, les pleurs. la scène de l’aveu est terrifiante de sincérité, leurs regards, leurs larmes, leurs cris, le visage déchiré par la souffrance et la peine, tout est tellement vrai. J’en avais mal au ventre, j’en ai pleuré, ce passage m’a bouleversé. Adèle sombre dans une sorte de stupeur, elle reste prostrée avec ses larmes, c’est un moment du film qui m’a pris les tripes, c’était tellement vrai, cette douleur qui lui gâchait le visage en étant sublime…

Et tout doucement, lentement, la vie reprend. Mais c’est dur. La scène du café est assez terrifiante, on a envie qu’elles se disent les mots, qu’elles se parlent, et elles tournent autour du pot 5 min (oui le film est lent, tout est long, mais c’est pour que ça fasse comme dans la vie). Quand Adèle se lance, on y croit avec elle, on est emporté par sa main qui traîne celle d’Emma sous la table. On ne s’attend pas à être rejetée. Et ça fait mal.

Cette seconde partie m’a tenue en apnée pour ça, parce que j’avais mal, tout prenait un écho particulier, et pas besoin d’être lesbienne pour ça, n’importe quel couple, n’importe quel homme, n’importe quelle femme peut savoir ce que ça fait de se faire larguer, d’être encore amoureux et de souffrir de ce manque de celui qu’on aime. « On ne se respire plus » dit Adèle. « On ne respire plus » dit le spectateur.

La fin m’a tuée, parce que le garçon court après la fille et se trompe de coté, et il ne la rattrapera jamais.

Ce film n’est pas « normal ». La façon dont c’est filmé c’est parfois dérangeant, on assiste, l’œil pervers, aux scènes de sexe (oui j’insiste mais je vous assure que y en a vraiment pas mal dans la première partie) et on est proche du documentaire par moments (les gros plans sur la bouche d’Adèle avec ses spaghettis). Il y a beaucoup de silence (pas de paroles mais des fonds sonores ou bruyants). Les expressions des acteurs suffisent (la scène de la manif, l’anniversaire, le vernissage) à nous faire tomber dans leur univers.

C’est un film qui doit être vu, oui parce que arriver à cerner et à rendre la souffrance d’une rupture ce n’est pas aussi facile et arriver à la faire durer autant c’est encore plus difficile. Ce n’est pas une ode à l’homosexualité, juste à l’amour.

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Miraculous LadyBug [ merci #Netflix ]

De mon temps il y a avait Cat’s Eyes, Sailor Moon et une fille avec un poudrier magique dont j’ai oublié le nom.

 

Aujourd’hui, il y a LadyBug !

(Parait que ça passe sur TF1, nous on l’a découvert sur Netflix)

Marinette est en 3ème au collège (mais donne l’impression d’avoir 12 ans), avec Adrien (fils d’un riche monsieur un peu secret).

Le grand méchant de l’histoire c’est le « Papillon » (tout est relatif hein) et il a le pouvoir de transformer les gens en « méchants » dès qu’ils ont un sentiment négatif (peine, peur, colère…) Le Papillon fait ça pour chopper les miraculous (objets magiques) des deux super-heros.

 

Marinette se tranforme en LadyBug, une sorte de coccinelle géante qui a un yoyo magique. Et Adrien se transforme en chat noir.

 

Marinette est amoureuse d’Adrien

 

Adrien est amoureux de LadyBug

 

Marinette n’est pas attirée par Chat Noir (surplus de confiance en lui, blague de mauvais gout, un peu coquin)

Et Adrien n’est pas attirée par Marinette (maladroite, timide, très discrète)

 

Voilà voilà

Donc, on regarde parce que déjà la musique est entêtante ! Et le clip rend addict (les paroles sont faciles à retenir, les enfants adorent !)

On regarde parce que chaque épisode = un problème. La tristesse, la peine, la colère, la jalousie, la honte, la solitude … tous ces sentiments qui font basculer du côté obscur ont leur moment de gloire. On décrypte les émotions des enfants, c’est très « Dany Le Tigre » finalement en regardant bien.

On veut savoir si les héros vous garder leur identité secrète l’un pour l’autre pendant longtemps, qui est le papillon (ma fille a une piste très sérieuse sur son origine) et s’ils vont enfin se dévoiler leurs sentiments.

*l’article est imagé avec les commandes Noellesques 2017 en lien avec le dessin animé, oui, les enfants sont addict, je sais.

Good Witch ! Merci #netflix

Titre français : un soupçon de magie.

Je connaissais Mister Denton de Desperate Housewives. Et Madame Bell de la série Jag (si tu connais prends ton coup de vieux et assieds toi, je te fais une tisane)

A l’origine il y a 5 téléfims, moi je ne savais pas et je n’en n’ai vu aucun. Ce sont les mêmes acteurs (mais le père de famille est mort, c’est de là que part la série, et le bébé a grandit, c’est maintenant une ado)

Puis il y a la série. Et là, je suis tombée dedans. Tout à fait ce qu’il me faut le soir quand je suis solo, avec mon plaid, ma bière et mon magnum.

De quoi ça parle ?

Une pseudo sorcière, Cassie, on sait pas trop, même au milieu de la saison 2, je ne sais pas vraiment ce qu’elle a comme don. Elle sent les gens, elle devine les choses, elle sait ce qui va et ce qui ne va pas. Parfois elle répare les objets. Elle travaille les potions et les herbes.

Sa fille, Grace, a héritée d’un don également, elle sent les choses, elle sent les gens, mais pour l’instant c’est assez flou pour elle.

Il y a une cousine, Abigail, qui a apparemment un don aussi, mais qui sous couvert de faire le bien, fout un peu le bordel autour d’elle. Voilà pour le coté magie.

Il y a bien sur des gens tout à fait normaux. Un médecin fraîchement débarqué de son divorce avec son fils, le meilleur ami de Cassie qui est dans l’immobilier et qui a des vues sur Cassie depuis toujours, la meilleure amie de Cassie qui est restauratrice (Stephanie), les enfants du defunt mari de Cassie (un flic marié avec une chieuse et une journaliste) et le père du defunt mari (Georges, homme à tout faire). On ajoute une Madame Le Maire completement barge, son mari inexistant et leur fils pique-assiette.

La trame de chaque épisode est redondante, quelqu’un arrive à la maison d’hôte de Cassie avec un problème, et à la fin de l’épisode (ou du suivant) c’est résolu. Pendant ce temps là, l’intrigue des personnages avance, ainsi il y a des histoires d’amour qui se font, qui se défont et des baisers qui s’échangent.

Pour qui ?

Moi ! Romantique invétérée qui ne le reconnaîtra jamais, les histoires de neige qui tombe sur les amoureux et les demandes en mariages sous les lampions me font chialer. La magie intrigue, passionne et je me régale des personnages profondément attachants. c’est loin de ma vie, de mon quotidien, je ne peux me comparer à rien et ça fait du bien !

Où ?

Sur Netflix !

Les films romantiques qu’on regarderait bien tranquille avec un pot de glace

J’ai la chance d’avoir un mari qui a des goûts éclectiques en matière de cinéma, mais quand même, parfois, je n’arrive pas à le convaincre qu’un bon film bien niais qui fait chouiner pourrait nous faire passer une aussi bonne soirée qu’un Tarentino…

Ma seconde chance c’est que 2 soirs par semaine je suis en célibataire pendant 2h (entrainement rugby pour monsieur) Parfait pour un film que personne ne veut voir à part moi.

Ces derniers temps, j’ai donc utilisé la magie Netflix pour découvrir des films que je n’avais (SHAM SHAME SHAME) jamais vu !

J’ai commencé light avec « Vous avez un message ». J’ai enchaîné avec « Nuits Blanches à Seattle » et aussi « Quand Harry rencontre Sally ». Et puis j’ai eu envie de (re)voir Forrest Gump. Je me suis laissée glisser vers « Ma Meilleure ennemie » et j’ai bien chouiné ma race sur ce film.

Je pense avoir réussit ma remise à niveau. J’ai vu les « grands » films romantiques des années 90 et je crois qu’ils n’ont pas pris une ride. Toujours ce moment magique du coup de foudre, toujours cet amour qui marche pas, pourrait marcher, c’est trop compliqué, tant pis on va essayer, je t’aime, moi aussi. 

Les acteurs sont jeunes, beaux (Meg Ryan est superbe dans Nuits Blanches à Seattle, holalala) et ça donne presque envie de  vivre une histoire d’amour impossible, tellement c’est beau et émouvant.

En réfléchissant, j’ai eu mon histoire impossible, j’ai eu les kilomètres, j’ai eu les difficultés à s’entendre, l’écart d’âge, les caractères opposés, les cris, les larmes, les nuits blanches en Bretagne … Et j’ai eu les moments magiques, le je t’aime inattendu qui fait défaillir (de la grande mise en scène du tombage dans les pommes en culotte dans la cuisine, soyez en sure !) l’intensité des baisers, les gestes maladroits qui font frissonner, les orgasmes bruyants, les orgasmes discrets, ma main dans la sienne pour tout les moments importants de ma vie.

Mon Dragon, je t’aime.

Je n’envie rien à Meg Ryan, ni à Tom Hanks. J’envie le compte en banque de Julia Roberts, éventuellement. J’envie les musiques qui viennent emporter les personnages, dans la vie, je l’entends cette musique mais je voudrais parfois que tout le monde l’entende. J’envie la neige qui tombe sur ceux qui s’aiment, j’envie quand tout finit bien. Je veux que tout continue bien, et que ça ne finisse jamais.

Jane The Virgin [merci Netflix]

Bon.

Je me souviens, c’était un soir, je me sentais pas hyper bien, j’avais beaucoup de fatigue accumulée, j’étais peut être même éméchée après une bière.

J’avais besoin de me remonter le moral, je cherchais un bon gros film catastrophe à regarder sur Netflix, et puis, je ne sais pas, j’ai cliqué là.

Ce que j’ai aimé ?

Cela va vite ! Dès le premier épisode on apprend le pourquoi de la virginité, on apprend la grossesse, on apprend pourquoi, comment, qui, et ça avance vite. Chaque épisode on avance vraiment (parfois des bons de plusieurs semaines) et chaque épisode à son lot de retournement de situation. Les intrigues sont DU GRAND N’IMPORTE QUOI mais bordel c’est juste trop bon.

Pour une fois qu’on ne s’attend pas à la suite ! Il y a les morts qui reviennent, les morts qui reviennent pas, ceux qu’on voudrait voir mourir, ceux qu’on ne veut pas voir mourir, les méchants qui deviennent gentils, les méchants qui font croire qu’ils sont gentils, les gentils vraiment gentils, les gentils qui deviennent méchants mais c’était pour de faux…

Je viens de terminer la saison 2. Je suis incapable de résumer la première saison tellement c’était riche et énorme, alors la seconde, même pas en rêve ! Mais je me suis bien marée, c’est en effet une série très drôle … bon avec des histoires de meurtres mais c’est très drôle dans la narration.

Il y a un narrateur, qui a des idées sur ce que doivent ou pas faire les personnages, c’est assez sympa, souvent le spectateur a envie de dire « non, bordel ne fait pas ça » et lui le fait !

Les personnages sont attachants, il y a un trio féminin qui représente vraiment la maternité dans toutes ses évolutions, ses forces et ses faiblesses (la grand mère, la mère, la fille) et le reste gravite autour d’elle.

Je ne vais pas vous décrire les personnages, ils évoluent tellement vite dans l’histoire que ça vous gâcherais la série ! Je vous invite à prendre un bon plaid, un bon pot de glace et de commencer la série rapidement.

(Évitez la présence des enfants, certains épisodes sont interdis au moins de 16 ans, à cause des meurtres hein y a pas de sexe, elle est vierge, et elle l’est toujours après 2 saisons …)

#13reasonswhy [merci, merci #netflix]

En une semaine c’était plié.

Cette série est un bijou.

De mon point de vue de maman elle devrait être diffusée dans tout les collèges et lycées de France (et d’ailleurs)

Bien sûr qu’elle fait mal. Bien sûr qu’elle ouvre des cicatrices. Bien sûr qu’on est tous et toutes un jour victime ou bourreau. Bien sûr qu’on ne prend jamais la mesure des conséquences de nos actes quand on a 15 ans. Bien sûr qu’on fait des conneries et que ça fait rire des copains. Bien sûr qu’on pleure. Bien sûr qu’on a mal. Bien sûr qu’on a envie de disparaître.

J’ai vécu des moments dramatiques  (pour moi) au lycée. J’ai eu cette envie de mettre fin à la souffrance que je ressentais. J’ai eu mal, si mal. Et je n’ai jamais rien dit.

J’en ai parlé une fois ou deux sur le blog. Et après avoir visionné la série, j’en ai parlé à mon mari. J’ai 32 ans 3/4 et je ne suis pas libérée de ces moments douloureux qui ont gâché ma scolarité.

J’ai été la victime mais j’ai aussi été bourreau. J’ai été méchante et cruelle. J’ai humilié et fait du mal. J’ai longtemps pensé que c’était drôle et que c’était l’effet de groupe. Je ne me suis pas demandé si je faisais un truc grave et pourtant je savais ce que ça faisait.

On ne peut pas protéger nos enfants de tout. On ne peut pas les garder à la maison à vie. On ne peut pas faire un vaccin contre la méchanceté.

On ne peut que leur apporter amour et sérénité et les inviter à se confier. On ne peut que chercher les signes d’un malaise. On ne peut que tendre la main. On ne peut que leur dire que le ressenti est propre à chacun. On ne peut que leur dire 7qu’on les aime et qu’ils ont le droit d’être respectés. On ne peut que réexpliquer qu’ils peuvent être bons et bienveillants.

C’est le job d’une vie que de faire que nos enfants deviennent de bons adultes et soient de belles personnes.

Ne rien lâcher. Être là pour eux.

Ne jamais baisser sa garde.

Jamais.

Grace et Frankie [Merci Netflix]

Un concentré de bonne humeur !

C’est une série que j’ai découvert grâce au sextoy qui la representait.

Oui je suis comme ça : curieuse !

Au départ, rien de très drôle pourtant. C’est l’histoire de deux couples qui volent en éclat le jour où les deux hommes annoncent leur homosexualité et leur amour.

Les couples sont de l’âge de ceux qui ont des enfants adultes et des petits enfants. De ceux qui ont vécu l’oppression de la société et des tabous. Et c’est là que la série prend un virage étonnant en désamorçant les conflits.

J’ai été émue de la douleur de ses femmes criantes de sincérité.

Mais la série est drôle. Les acteurs sont énormes. Les personnages sont profondément attachiants (attachants et chiants).

Les caractères sont doubles. Il n’y a pas de méchant ou de gentil. Il y a des hommes et des femmes avec leurs qualités et leurs défauts.

Il y a beaucoup de joints et beaucoup d’alcool. Il y a de l’amour sincère et de l’amitié. Il y a des histoires de famille et la série aborde tous les sujets délicats comme l’adoption, la place de la femme dans l’entreprise, la religion, la drogue ou encore le divorce.

Ce petit bijou est plein d’amour et de tendresse. J’ai beaucoup rit et beaucoup pleuré.

Et rien que pour les bandes sons prodigieusement bien choisies vous devez courir vous mettre sur votre canapé pour la regarder.