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Zoo [merci #netflix – ou pas d’ailleurs]

2J’avais vu l’annonce du passage de la série sur TF1, ça avait attisé ma curiosité. J’ai sagement attendu plusieurs mois (années ?) que la diffusion sur NETFLIX m’évite de patienter des semaines entre les épisodes. J’ai avalé les 3 saisons en 3 semaines. (NB, la 3ème saison en streaming)

La première saison m’a bien emballé. J’avais plein de questions, j’avais du mal à dormir, ça me stressait de ne pas savoir la suite. J’ai accroché au personnage de Mitch et j’avais beaucoup d’empathie pour Jackson. Chaque intrigue d’animaux me fascinait, j’étais à fond, je réfléchissais tout le temps sur pourquoi, comment ! La dernière minute de l’épisode final de la saison 1 m’a fait halluciner, je ne m’y attendais pas du tout.

La seconde saison, je l’ai vu pour comprendre, pour savoir, pour apprendre. Je suis restée un peu interloquée de certains épisodes « bizarres » mais j’avais toujours beaucoup de sympathie pour Mitch, et un peu plus pour Jamie. Par contre Jackson m’a soûlé… On a bien flippé qu’il devienne un méchant tueur (comme sa mère) et certaines scènes étaient quand même bien chelou (le lézard réfrigérant, le paresseux qui fait trembler le monde) L’annonce de la grossesse de Dariella m’a secoué, et ça m’a mis la puce à l’oreille, à ce moment là j’ai compris ce qui se passait, j’ai compris ce qui allait se passer sur l’île de la Pangée. J’ai été émue de l’épisode final.

J’ai découvert à ce moment là que la saison 3 était la dernière. Je m’attendais donc à avoir des réponses. Alors je l’ai regardé.

Et je n’ai RIEN compris. Il se serait passé 10 ans mais personne n’a vieilli, Mitch est en vie, Abraham est gynéco, y a une cinglée qui commande les hybrides, c’est la soeur de Jackson, c’est officiellement une hybride (mais qui, quoi ?) Jackson commande les animaux normaux, Clémentine est enceinte, le père du bébé c’est le fils de Jackson, tout le monde se fait tuer mais Clémentine sauve tout le monde. Et dans le dernier épisode, le bébé est enlevé, et Jackson créait un passage pour que les hybrides envahissent le monde. Bonne ambiance.

Donc bon, je me me souviens plus comment ça a dérapé. Je ne sais plus comment on est passé de la mutation génétique, de la coalition animale à la création d’animaux complètement « fou » comme le serpent invisible, le loup à piquant (qui fait un peu un rappel du film le Pacte des loups) le rhinocéros à poils avec carapace et autre singe avec défenses) et aux aquariums régénérants. C’était too much. Et du coup, j’ai été moins nerveuse, moins gênée. j’ai même beaucoup rit (franchement Logan en super flic, non mais vraiment ?)

Cette dernière saison n’a pas de temps mort, j’ai pas pu m’arrêter, je l’ai bouclé en 3 jours, j’avais besoin de savoir. Sauf que je pensais pas qu’elle finissait comme ça. Comme une merde quoi. Y a pas de fin, c’est une sorte de cliffhanger, en attendant la saison 4. Sauf qu’elle n’existe pas la saison 4 et que du coup, on ne sait pas ce qui se passe ensuite ! Je suis restée là, frustrée, je pensais qu’il y aurait une fin bâclée (la cinglée qui meurt, les hybrides qui meurent, l’espoir d’un nouveau monde) mais une fin. Et en fait non. Donc bon, voilà, moi j’aime pas, j’aime pas que ça s’arrête là. Je préfère une fin nette. J’aurai au moins voulu qu’on nous dise par phrases sur l’écran à la fin « 10 ans plus tard, le monde lutte encore contre les hybrides, mais l’humanité est de nouveau fertile »

Sérieux, y a que moi qui est l’impression que les personnages sont toujours coincés là bas, dans l’attente d’une aide quelqu’onque ?

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I feel pretty : la (presque) pépite #netflix !

C’était mon dernier RTT avant le déménagement, le dernier jour pour mes commandes, le dernier jour pour les cartons…

La bande annonce m’avait fait de l’œil et le thème me semblait vraiment pas mal (la grosse rejetée qui ne s’aime pas qui prend confiance en elle le jour où elle se croit belle)

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L’actrice avait une tête bien sympa et j’aimais bien la bande son.

Bon. Techniquement ça vaut quoi ?

C’est presque drôle, le décalage entre Renée et le monde qui l’entoure. L’entretien d’embauche est absolument déglingo tellement le fossé entre les paroles, le ressenti et l’image est énorme !

J’ai aimé l’aplomb et la confiance dégagée par Renée mais j’ai trouvé qu’il y avait un malaise. Est ce que c’est parce que la confiance ne fait pas tout et qu’elle semble presque rendue ridicule par les réactions disproportionnées de son environnement ? Est ce que c’est par ce que le personnage de Avery semble sorti de l’imagination du scénariste de Saw ? Est ce que c’est parce que quelque chose sonne faux ?

Je suis quelqu’un de très cynique, qui fait parfois plusieurs heures de conversation en disant le contraire de ce que je pense. Et ce film m’a donné l’impression d’être coincé dans un monde parallèle bizarre. On est vraiment sur un fil étroit entre le drôle et le ridicule, comme quand Renée fait le show à l’élection du bikini.

On entend le double discours, on entend la douleur, la souffrance, on entend le mal-être de la fille banale et différente derrière Renée, ça résonne sans être plombant.

C’est un film léger qui se laisse regarder, ce n’est pas transcendant. Je m’attendais à une petite pépite dynamique et drôle dans la lignée de Bridget Jones ou de l’amour extra large, un truc soit sérieux, soit décallé, mais qui assume franchement la frontière entre le beau idéalisé et la normalité banale voire la laideur.

Renée n’est pas moche. Elle a un petit bidon, mais pas de bourrelet. Elle a un visage rond (tendance ovale) mais pas gros. Elle n’est pas grosse, elle est potentiellement ronde (un 40 ? peut être 42 ?). Elle porte des mini jupes extra courtes. Elle se tient debout nue et rien ne tombe ni ne tremble. Le film aurait été fondamentalement différent si ça avait été sa copine obèse par exemple.

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Renée a confiance en elle, et heureusement, car elle n’a pas de quoi être complexée. C’est une fille normale, banale, qui a des défauts physiques qui n’ont rien de rédhibitoires et qui peuvent même paraître sympathiques. Son coup à la tête la rend fière de son corps. Le malaise se fait dans l’excès de confiance.

Bien sur qu’on peut porter une mini jupe quand on est gaulé comme Rénée, bien sur qu’on peut faire un concours de tee shirt mouillé et draguer ouvertement. Mais balancer qu’on a « un potentiel mannequin » ou « une ligne de rêve » avec un beaucoup de foi, c’est décalé. C’est décalé parce qu’on n’y croit pas. C’est ridicule parce que les gens en face n’y croient pas. Au mieux elle passe pour une folle, ou une humoriste, au pire elle passe pour une folle ou une humoriste.

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La confiance qu’elle arbore lui permet d’exister, de se faire une place dans le monde professionnel de la beauté, dans les soirées privées, dans le lit des mecs.

Par contre la phrase « je suis mouillée, j’ai la diarrhée » en pleine drague, franchement comme échappatoire y a bien mieux, même pour quelqu’un qui a un excès de confiance.

Bon, la Rénée sûr d’elle gâche un peu la fête en se montrant un peu hautaine, prétentieuse et fait de l’ombre à ses amies. Elle est moins attachante, elle est beaucoup plus drôle et elle irradie de quelque chose de magique mais elle me plait moins.

Evidemment, elle se recogne la tête, elle redevient elle même, la fille banale qui a conscience de sa banalité. Celle qui a des complexes, qui se trouve grosse, qui se trouve moche, qui ne veut pas sortir de chez elle, qui ne veut pas qu’on la regarde.

Cette Renée là, avec ses failles est attachante, et émouvante. Quand elle vient supplier ses amies pour un escape game, elle me fait de la peine. Quand elle pense que son mec ne la reconnaîtra pas au bar, c’est complètement hors du temps, cette scène où elle ne pense pas qu’il parle d’elle, c’est magique. Et ça fait tellement mal au cœur quand elle est au téléphone. Quand elle ne se rend pas compte de qui est elle, de comment elle est, de ce que les autres voient d’elle.

Le cours de vélo donne PRESQUE envie de s’y mettre.

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Le dialogue dans les vestiaires entre la bonasse qui s’est fait plaquer et Renée est complètement hors du temps. Renée prend conscience du décalage entre le ressenti et la réalité, entre la tête et le corps, entre la confiance et les complexes.

Le film pourrait presque s’arrêter là. Mais non…

On remet un peu de ridicule avec Rénée qui se prend une porte en voulant la défoncer, Rénée qui se rend compte en plein discours qu’elle est est la même, avant, après le coup sur la tête.

Son discours est beau, poignant, émouvant et on y croit. Et sa requonquête d’Ethan est très mignone.

« je te vois depuis toujours »

Je crois que c’est une phrase vraiment magique et elle résume vraiment bien l’idée de cette confiance, qu’on gagne ou qu’on retrouve grâce aux personnes qui nous aiment.

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Par contre, Ethan aurait il craquer, draguer Renée si elle n’avait pas eu cette confiance ? Le frère d’Avery aurait il tenter sa chance avec la Renée fade du début ou du supermarché ?

Non, non et non.

C’est ça qui peut être me rend mal à l’aise au générique de fin. Que cette sempiternelle morale « soyez vous même » et « aimez vous comme vous êtes » ne rime pas à grand chose puisque malheureusement il faut compenser quelque part et essayer d’attirer l’humain par un autre moyen que le physique. Soyez drôle, soyez gentil, soyez sympa, soyez généreux. C’est une injonction désespérante à l’acceptation de l’autre différent.

Je suis d’accord, quelqu’un qui chouine, qui se sent mal, qui le vit mal, qui se plaint, qui est triste en continu ne donne ABSOLUMENT pas envie de s’y intéresser !!! Mais il ne faut pour autant pas surjouer, ni tricher. Il ne faut pas faire semblant de s’accepter avec ses défauts (ça ne sert à rien à part craquer un jour et tout lâcher). Il faut les accepter vraiment.

Les gens autour de vous sont le meilleur miroir que vous pourrez trouver. Les mains que l’on vous tend, les baisers qu’on vous donne, les textos qu’on vous envoie sont les plus belles déclarations d’amour et d’amitié. Il n’y a aucune raison que votre regard soit moins bienveillant que leurs regards.

Aimez vous comme on vous aime.

(bordel, ça serait top sur un tee shirt ça !)

 

 

 

17 filles [ merci #netflix ] et le questionnement d’une mère face à la fécondité de sa fille

 

Source google image

J’ai découvert ce film cet été, pendant ma semaine d’arrêt de travail, en mode lit-canapé-repos.

Je connaissais déjà le téléfilm de 2010, américain, Le Pacte de Grossesse, que j’avais vu et plutôt aimé. Aimer, c’est un mot trop fort qui n’est pas adapté à une situation. Je ne connais personne qui aime l’idée de 17 gamines décident de tomber enceinte en même temps.

Le film français (tourné en Bretagne) est servi par un super casting, les filles sont parfaites, mention coup de cœur à Clémentine (Yara Pilartz).

Il faut quand même savoir que le film est tiré d’une histoire vraie, arrivée en 2008 aux Etats Unis. C’est de cette histoire que sont tirés les deux longs métrages.

Le film français, peut être parce qu’il est adapté à un décors que je connais, sans doublage, avec une situation économique que j’ai vécue, me parait tellement plus réel, tellement plus concret et réaliste que la version US, pourtant tout est bien vrai. Je ne me souviens plus si j’avais conscience en 2010 que c’était une histoire vraie.

Le pitch vite fait : une jeune femme tombe enceinte par accident, et une de ses copines également. Ces deux jeunes filles font des projets de vie en communauté, et lancent l’idée que leur groupe les suivent dans ce projet. C’est là qu’est convenu ce pacte, celui de tomber enceinte pour quitter leur vie actuelle, trouver quelqu’un à aimer qui les aimera (l’enfant) et s’émanciper de leurs parents.

Elles sont quasi toutes enceintes dans le même timing, ce qui ne surprend pas vu la fertilité à cet âge, sans compter que l’émotion d’un premier rapport sexuel peut déclencher une ovulation spontanée chez des fillettes encore irrégulières dans leur cycle.

On est surpris dans un premier temps par le fait qu’à aucun moment elles ne recherchent l’attachement d’un garçon ni un père pour élever leur enfant. Elles ont besoin d’un géniteur et la relation s’arrête au coït.

Une des jeunes filles est rejetée parce qu’elle n’est pas enceinte. C’est dire à quel point ce pacte influençait leur comportement social et l’instinct de groupe.

Ce film a été l’occasion de me confronter encore une fois à mes ressentis.

En tant qu’ado, jeune femme que j’ai été, est ce que j’aurai pu faire ce pacte ? La réponse est OUI ! J’aurai pu en être l’instigatrice d’ailleurs, tant l’idée d’une communauté matriarcale pour élever des enfants me semble cohérente. J’aurai pu aussi être Clémentine, celle que personne ne veut baiser et me sentir rejeter.

En tant que mère, je pense que je serai passée par toutes les émotions dépeintes par les parents concernés dans le film. A savoir d’abord une profonde tristesse et une grande colère de me sentir quelque part trahie par l’éducation que j’aurai donnée. Et j’aurai surement fait preuve de compassion ensuite, pour cet enfant qui aurait choisi une telle échappatoire (paradoxal de faire un enfant pour échapper aux contraintes familiales).

Je réfléchis aussi à cette levée de bouclier face à l’école, premier environnement en dehors du cadre familial, qui favorise ou non cette constitution de pacte. En effet, pour les plus fervents défenseurs de la virginité, la mise à disposition de préservatif et de contraception est impensable car elle pousserait à la consommation. Pour ceux qui sont ouverts à la sexualité des ados, ce matériel est indispensable. Pourtant là encore, l’école n’a pas compris que ces enfants là, qui choisissaient de faire un enfant, n’avaient pas besoin de leur consentement d’adulte pour posséder leur corps jusqu’au fond de leur intimité.

Il ne s’agissait pas de filles faciles, il ne s’agissait pas de sexualité à outrance ni d’ado qui n’avait pas eu d’éducation sexuelle. Les filles savaient exactement ce qu’elles faisaient. Elles ont consommé les garçons pour se faire engrosser, pour la plus part c’était leur première relation sexuelle. Pas de préliminaires, pas de drague. On va à l’essentiel, quitte à proposer de l’argent.

Il faut les voir d’ailleurs, elles ont déjà cette impatience qu’on connu les femmes au désir d’enfant, celui des 15 jours à attendre pour le test. Elles ont la joie de porter la vie. Elles ont la peur du problème (une des jeunes filles a passé des examens complémentaires suite à une mauvaise échographie). Elles n’ont pas des peurs différentes de la plus part des femmes qui sont en âge d’avoir des enfants dans la pleine possession de leur moyen, sans influence. Elles assument sans assumer (alcool, cigarettes…)

La fin du film n’est pas extraordinaire. L’instigatrice du pacte perd son bébé à quelques semaines de la grossesse dans un accident de voiture. Les autres accouchent (ellipse totale dans le film) et on voit plus tard les poussettes (toutes le même modèle, effet de groupe) réunies. La voix off confirme qu’il n’y a jamais eu de vie en communauté et que chacune se démerde comme elle peut.

Je ne sais pas, en tant que moi adulte de 34 ans, passée par la maternité à 4 reprises, pourraient bien faire face à une telle situation. Je suppose que je commencerais comme les autres parents à rappeler que faire un enfant c’est un acte bouleversant pour la vie entière et que la responsabilité d’une vie est un pouvoir précieux qui engage tellement de choses que s’en est effrayant. Mais qui suis-je pour juger d’une telle décision. Il y a des tas de raisons pour faire (ou ne pas faire) un enfant, aucune n’est meilleure ou moins bonne que les autres. Chaque femme a son propre désir de grossesse et le vit, l’étouffe, l’explore dans son être intime de la façon qu’elle le souhaite.

Je suis pour l’appropriation du corps dans son intégralité, dans la libre décision de la femme, jeune femme, à l’utiliser comme elle l’entend sans influence extérieure, sans contraintes et dans le respect de ses propres convictions.

Mais cet environnement de « bien pensant » c’est quelque part ce qui va conditionner ma fille a ne pas concevoir d’enfant. Je l’élève dans l’objectif qu’elle puisse se prémunir d’une grossesse inopinée. Elle a presque l’âge des jeunes filles du film. Comment lui faire comprendre que ce passage à l’acte, même s’il lui semble être son choix, ne le serait pas (influencer par les autres, par un environnement ou un entourage). Comment lui dire que le choix de ne pas en avoir, de ne pas coucher, ou de coucher et se protéger contre une grossesse n’en n’est peut être pas un non plus, il pourrait être le mien, transmis par l’éducation et nos échanges honnêtes et sincères.

En lui répétant qu’elle a le choix d’utiliser son corps de la façon qu’elle l’entendra, en respectant son être, son âme et ses sentiments, est ce que je fais le bon choix ? Est ce une façon de la mettre sur une mauvaise voix ou de la protéger ? Ce sont toutes ces questions qui aujourd’hui me hantent, ne sachant pas si je suis dans le vrai, dans le bien et n’ayant malheureusement, aucun droit à l’erreur.

#CallTheMidwife – Merci netflix !

Je viens de finir la saison 5.

Je crois que j’ai pleuré au moins une fois par épisode.

Source Allocine

Cette série est un bijou humain, frais, rassurant, emprunt d’amour et de dévotion sur fond de discussions religieuses et médicales.

L’avortement, les bébés mal-formés, les prémices des médicaments donnés à tort pendant la grossesse, l’arrivée des laits infantiles, les maisons maternelles, l’homosexualité, la pauvreté, la mort, la foi, l’alcoolisme, la violence conjugale, les filles-mères, les maladies psychiatriques, la contraception et la propagande du gaz relaxant sont des thèmes abordés, parfois plusieurs fois, parfois en toile de fond sur certain personnage.

L’univers est féminin. Il s’agit de sages femmes, infirmière et/ou religieuses. Elles sont la dévotion même, au côté de la femme, de la future mère, de celle qui accouche. Les scènes d’accouchements sont réalistes de ce que j’ai pu voir des accouchements à domicile et chaque instant de l’accouchement ressemble à une bulle d’amour et de sérénité. Cela me replonge en 2009, quand j’envisageais la naissance de mon fils et que je me renseignais sur l’accouchement à domicile, tellement respectueux de la femme, de ses envies, de sa douleurs, de son silence, de ses cris….

La saison commence dans les années 50, la saison 5 se termine dans les années 60. Les personnages changent, évoluent. Il faut se dire au revoir, parfois en souffrance, comme dans la vie. Les personnages sont très attachants.

Source telequebec

Vivement la suite !

#TheCrown S01 et S02 (merci Netflix)

La Bande Annonce m’a piqué au vif.

photo netflix officielle

Comment rendre aussi épique, aussi fort, aussi poignant, comment captiver, comment romancé, comment mettre du suspense et du drame dans une sorte de biopic distillé en épisodes ?

NETFLIX l’a fait !

The Crown est une série qui raconte la Reine, ou plutôt l’histoire d’Elisabeth II d’Angleterre.

photo netflix officielle

La série commence juste avant le mariage, la naissance ces premiers enfants, traverse la mort du roi Georges, le couronnement d’Elisabeth, les difficultés pour son mari Philippe de trouver sa place, les crises politiques, de défilés des premiers ministres, la dualité avec Margareth etc…

Je ne connais pas l’Histoire de cette Reine, je n’en sais que très peu, et je me découvre presque suspendu à cette série tant elle me passionne.

J’ai eu envie de lire l’autobio de Chruchill par exemple. Quel homme, quel plume ! Quel orateur extraordinaire ! Et l’acteur John Lithgow est incroyable !

Les acteurs sont formidables.

On a reconnu des acteurs de passages sur un épisode, comme la sœur de Théon de GOT qui joue une secrétaire de journaliste (à contre emploi, fade, timide, presque ennuyeuse) et Dexter qui vient jouer Kennedy.

Mais les rôles titres… excellents choix !

Margareth

Margarteth est ENORME. Physiquement l’actrice Vanessa Kirby est extraordinaire mais aussi dans les gestes, le regard. le rôle est très complet, méticuleusement découpé entre les facettes de sa personnalité, entre la douleur et la joie.

Philippe

Matt Smith (Philippe) est désarçonnant de vérité. Je n’aime pas l’acteur mais son rôle brillant me convint jour après jour que j’aurai mis des claques au Prince Philippe si j’avais été Elle.

Elisabeth

Claire Foy, la Reine, Elisabeth, est parfaite. Tout à tour émouvante, et forte. Parfois j’ai de la compassion, de la peine, peut être une certaine tendresse envers celle, si jeune, qui n’a jamais (en tout cas pas les premières saisons) pu se dégager du joug de la couronne et de la pression protocolaire.

Photo netflix officielle

N’hésitez pas longtemps à découvrir cette série !

Les acteurs vont changer pour les saisons S03 et S04, je vous ferai un debrief quand on aura vu le résultat !

Vivre #rugby Penser #rugby Vibrer #rugby 

Mardi 18h40 chez les Dragon-Fée

Je rentre du travail. Un bisou à la tribu et au Dragon. On échange sur la journée de enfants, un point sur les devoirs et sur notre vie professionnelle. Le Dragon prépare son sac quand je défais le mien.

Bandoulière sur l’épaule, il quitte la maison. Entraînement. Rugby.

Quand il rentrera endolori je serais sur le canapé ou au creux du lit. Parfois il a « droit » à un massage et on débriefe ensemble. Parfois je me contente de lui sauter dessus (j’y peux rien, les quadra sportifs ça m’excite !)

Le vendredi même chose. À la nuance près que je récupère nos enfants au stade quand ils terminent le leur et laisse Mon Dragon à son propre entraînement. Là c’est moins drôle car récupérer 3 nains plein de sueurs (oui, la petite aussi) dans la voiture, les « contraindre » à se doucher (la grande est en période rebelle qui veut pas se laver, le fiston transforme la salle de bain en piscine, la petite préfère rester crasseuse parce que SAYPAGRAV…) et tout ça en faisant le dîner pour ensuite espérer me vautre devant Netflix tranquille avec ma bière.

Mon homme joue, il se blesse, parfois il doit sécher les entraînements le temps de se remettre, puis la reprise, et les matchs. Il y a des saisons plus compliquées que d’autres. Sa première saison, le club enchaînait défaite sur défaite, du coup, côté ambiance dans les vestiaires, c’était pas extraordinaire.Sa seconde saison, le club enchaîne les victoires, sauf que cette année, côté temps de jeu on peut dire qu’il n’a pas été très gâté. Les blessures ont eu raison de ses forces et malheureusement, même s’il s’est remis juste à temps pour les phases finales, il n’était pas sur la feuille de match.

Il était pourtant sur le terrain. Soigneur. Le gars qui court pour la bombe de froid et les bouteilles d’eau. C’est le mien ! Il n’aura pas abandonné son équipe, jusqu’au bout avec eux, au bord du terrain, sur la pelouse, au repas d’avant match, dans le bus du retour ou dans les vestiaires !

L’emploi du temps est toujours un peu difficile avec les entraînements (mari, enfants) et les tournois (mari, enfants). On jongle un peu sur l’organisateur familial quand on veut partir en week end ou qu’on a un anniversaire à fêter, surtout quand ça tombe toujours en plein milieu du 6 nations … Mais on kiffe cette vie.

J’aime chausser mes crampons et descendre sur le terrain avec eux, même si c’est juste pour lancer des ballons, faire des passes ou tenter des drops. J’aime bien être là, partager ça. j’aime crier au bord du terrain. Je prends autant de plaisir au Stade De France qu’au bord du terrain du village. Je crie pareil.

J’ai même une fierté de plus. Je couche avec un joueur. Si c’est pas la classe ça !

Je vous mentirai pas, j’ai bien les boules d’aller encourager enfants ou mari les jours de flotte. J’ai autant les boules quand je sais que c’est dans ma machine (qui coûte trois reins et 12 bras) que vont aller les fringues dégueulasses. Je gueule aussi quand les crampons ne sont pas tapés, et alors y a rien qui m’énerve plus que les blessures. Se chopper un arrêt de travail de 6 semaines pour un mauvais placage, y a rien de sympa je vous assure.

Mais cette vie là, on ne la changerai pour rien au monde.

Polisse, merci #netflix !

Quand il est sorti, avec tout le tintouin autour, j’ai pas voulu le voir.

C’est l’effet tintouin, ça me bloque complètement.

Alors quand j’ai vu qu’il était sur le catalogue Netflix, un après midi de couture, j’ai tenté. J’ai accroché, j’ai pas vu le temps filer, et j’ai [attention spoiler] pas vu Iris sauter.

Du coup, 3 jours après, je propose au Dragon de le voir. Ensemble. c’est presque mieux la seconde fois ! Il accroche, et moi toujours autant.

Coup de projo sur un univers de deglingo, la brigade des mineurs, avec en hit parade, les affaires pédophiles, incestueuses et compagnie. Audrey Lamy est criante de vérité dans le rôle de la mère dépassée et détonante. On a envie de vomir par instant, de crier dans d’autres. J’avais le cœur arraché quand la mère abandonne son fils. Et j’avais la nausée quand le père raconte ses ébats avec sa fille.

Et j’ai rit, oui, j’ai rit quand une ado explique qu’elle tient tellement à son téléphone qu’elle est prête à sucer pour le récupérer. les nerfs ont lachés, trop de pression. Tout explose.

Sandrine Kimberlain est affolante de justesse, Karine Viard est perçante (mais flippante) et Marina Fois est détestable et attachante, à tour de rôle et à tour de bras.

Il n’y a pas un rôle en dessous. Les rôles d’hommes sont parfaitement maîtrisés, justes et aussi ambigus qu’émouvants.

Et les enfants … Je crois que le plus flippant est de se dire qu’ils ont compris comment jouer une douleur sourde et secrète sans en avoir vécu une miette. Monde de merde on on doit dire à nos gosses que peut etre quelqu’un essaiera de leur faire du mal.

Joey Starr a le juste rôle, à sa mesure, à hauteur de gueule, dans les cris et dans la passion. Maiween bat la mesure, impeccable dans sa froideur et son retrait.

La vie de ses agents est bousculée, basculée même, par et pour ce qu’ils vivent (endurent) au quotidien. On se sent pris dans un documentaire, tout sonne tellement vrai que c’est difficile à un moment de revenir sur terre sans se poser des questions.

La fin du film a fait débat, je crois qu’elle au contraire très juste et pleine de poésie. L’enfant sera sauvé, Iris n’aura pas réussi à se réparer.

J’ai adoré !