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Werber, Depuis l’Au-Delà. (attention, c’est un avis sur un livre lu)

Je suis une addict de cet auteur, je l’aime tellement d’amour que j’ai dévoré ses livres précédents, qui ont été maintenant malheureusement sans surprise car à force de lire l’auteur on devine ses trames (le cycle des dieux par exemple)

Oui mais là, je viens de lire les 80 premières pages. Et Même si on reconnait la plume de Werber, le texte est nouveau. C’est lui mais c’est nouveau. Ce n’est pas différent mais c’est quand même autre chose. C’est le style mais je suis surprise et là, je peux le dire, non je n’ai aucune idée de la suite du roman.

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Je viens de tourner la dernière page du roman.

J’ai été surprise jusqu’au bout ! Je n’ai pas été d’accord avec tous les choix mais j’ai aimé l’histoire, la trame et la fin. J’ai aimé le fil d’Ariane qui nous conduit doucement mais surement à la fin du roman. J’ai aimé approcher du doigt LA révélation sans la deviner.

FairyDesFolies lit Werber

Le roman est bien construit, toujours avec la richesse de l’encyclopédie du savoir relatif et absolu glissée au fil des pages. Que c’est agréable à lire, c’est si fluide.

Le roman nous plonge dans le suspense et la traque d’un roman policier, presque thriller, mais avec ce talent et ce gout de dépeindre l’après vie, qui réussit si bien à Werber. On a presque l’impression qu’il a lui même visité l’au delà pour savoir si bien expliquer ce qui s’y passe(rait). Il y a un peu des Thanatonautes dans ce roman. C’est grisant de retrouver un environnement qu’on connait et qui plait

J’ai aimé retrouver une plume familière dans un nouveau contexte. Je me suis sentie bien et en confiance, ni trahie ni déçue. Au contraire, valeur sure des écrivains qui donnent envie de lire, je suis agréablement surprise d’être … surprise !

 

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Où acheter des pyjamas pour fille presque ado ? (qui ne sont pas moches)

« Mamannnnnnnnnn !!!!! Je n’ai plus de pyjama !!!!! »

C’est par ce cri désespéré que ma N1, ma Grande, ma 11 ans, ma future Collégienne, m’a fait réaliser qu’effectivement, ça fait une paire de … mois ? années ? que je n’avais pas acheté de pyjama pour elle !

Made In Amazon

J’ai ouvert Amazon, j’ai tapé « pyjama fille 12 ans » et je suppose que algorithme magique a pris en considération mes derniers achats (déco Star Wars et patins à roulettes Chica Vampiro). Les licornes, j’ai du chercher moi même !

J’ai commandé le 25 février, livraison le 2 mars.

53.74€ livraison incluse.

J’aurai pu vous mettre la bande audio des hurlements hysteriques de ma Drôlesse à son retour du rugby, boue sur la face, genoux terreux et ongles noirs, du couinement intensif à la vue des licornes, aux yeux qui faisaient des coeur devant le Chica Vampiro (qui est arrivé dans un coffret cartonné super classe !) et alors les larmes de joies quand elle est revenue triomphante (mais toujours pleine de boue) avec le Star Wars sur le cul.

Elle kiffe.

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Lien pyjama Licorne – Amazon 

Lien pyjama Chica Vampiro – Amazon

Lien pyjama Star Wars – Amazon 

 

 

Polisse, merci #netflix !

Quand il est sorti, avec tout le tintouin autour, j’ai pas voulu le voir.

C’est l’effet tintouin, ça me bloque complètement.

Alors quand j’ai vu qu’il était sur le catalogue Netflix, un après midi de couture, j’ai tenté. J’ai accroché, j’ai pas vu le temps filer, et j’ai [attention spoiler] pas vu Iris sauter.

Du coup, 3 jours après, je propose au Dragon de le voir. Ensemble. c’est presque mieux la seconde fois ! Il accroche, et moi toujours autant.

Coup de projo sur un univers de deglingo, la brigade des mineurs, avec en hit parade, les affaires pédophiles, incestueuses et compagnie. Audrey Lamy est criante de vérité dans le rôle de la mère dépassée et détonante. On a envie de vomir par instant, de crier dans d’autres. J’avais le cœur arraché quand la mère abandonne son fils. Et j’avais la nausée quand le père raconte ses ébats avec sa fille.

Et j’ai rit, oui, j’ai rit quand une ado explique qu’elle tient tellement à son téléphone qu’elle est prête à sucer pour le récupérer. les nerfs ont lachés, trop de pression. Tout explose.

Sandrine Kimberlain est affolante de justesse, Karine Viard est perçante (mais flippante) et Marina Fois est détestable et attachante, à tour de rôle et à tour de bras.

Il n’y a pas un rôle en dessous. Les rôles d’hommes sont parfaitement maîtrisés, justes et aussi ambigus qu’émouvants.

Et les enfants … Je crois que le plus flippant est de se dire qu’ils ont compris comment jouer une douleur sourde et secrète sans en avoir vécu une miette. Monde de merde on on doit dire à nos gosses que peut etre quelqu’un essaiera de leur faire du mal.

Joey Starr a le juste rôle, à sa mesure, à hauteur de gueule, dans les cris et dans la passion. Maiween bat la mesure, impeccable dans sa froideur et son retrait.

La vie de ses agents est bousculée, basculée même, par et pour ce qu’ils vivent (endurent) au quotidien. On se sent pris dans un documentaire, tout sonne tellement vrai que c’est difficile à un moment de revenir sur terre sans se poser des questions.

La fin du film a fait débat, je crois qu’elle au contraire très juste et pleine de poésie. L’enfant sera sauvé, Iris n’aura pas réussi à se réparer.

J’ai adoré !

 

I.Boy

Ce film a fait l’objet d’une soirée chez nous en août. Tombés dessus par hasard sur Netflix, on s’est dit qu’il avait l’air drôle mêlant nouvelles technologies et univers Marvel du super héros.

Oui. Mais non.

Un garçon, ado, une fille, ado aussi, des amours naissants … jusque là c’était niais et chiants.

La fille se fait violer. Son ami surprend un gang et se barre quand il se fait menacer avec un flingue. Un mec lui tire dessus au moment où il téléphone aux services du 911  (urgences).

Il survit mais (attention) il a des morceaux de son téléphone incrustés dans le cerveau. Et ça lui permet d’avoir accès à tout ce qui est électronique  (banque de données, ordinateur, compte bancaire) et de tout contrôler à la force de son esprit (rajouter des sous sur un compte, envoyer des textos en clignant des yeux sans avoir de ligne téléphonique hors de prix, demarrer une voiture à 3km de lui…)

Comme chaque humain qui se verrait doté de ce genre de pouvoir, il s’en sert pour lui et pour se venger.

Le gang est contrôlé par une sorte de mafieux pervers qui est finalement son père  (Dark Vador appréciera) et les tentatives de pénétrations technologiques vont creer plein de souci à ses potes, sa copine et lui même.

Bon. Tout finir bien hein. C’est américain.

On souligne la performance de Arya (Game of Thrones) méconnaissable dans l’ado violée, niaise et qui a besoin d’être protégée. Et la bande son, plutôt agréable et bien placée.

Pour le reste le film se laisse regarder et on passe vite à autres choses après.

2 jours à #Clermont pour changer d’année !

Techniquement le passage 2016/2017 on était au club de rugby, donc on était sorti… le passage 2015/2016 on recevait des amis… le passage 2014/2015 je n’ai aucune idée de où on était (mais on avait un bébé, alors je crois qu’on a pas bougé) …

Mais cette année, cette année je voulais être ailleurs que dans cet appartement, ailleurs que dans ce village, ailleurs qu’ici. Je voulais fêter la fin de 2017 et les grands projets de 2018, j’avais envie d’être avec mon homme et mes enfants, de voir un feu d’artifice et de faire ça bien !

J’en avais parlé à mon homme en novembre, il avait gromelé un truc genre « ouais mais non ». J’avais parlé de Lyon, même de Clermont … Tant pis. j’avais ravalé mon envie d’ailleurs en me disant qu’au pire j’irai mettre le feu chez les voisins. Haha.

Le 22 decembre, mon homme me dit que c’est « dommage » car il y a un match le 31 à Clermont, que si on s’y etait pris à temps on aurait pu y aller.

(HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA => cri interieur)

Qu’à cela ne tienne, quelques clics sur le site de l’ASM, quelques clics sur Tripadvisor. Hotel pour 5 c’est d’habitude dur à trouver (la dernière fois j’ai passé 2h) et là, coup de chance, un truc à moins de 200€ pour les 2 nuits du réveillon ! Vite le match, hop, 5 places (là où il y a de la place, finalement ça nous coûte plus cher d’aller au match que d’aller à l’hôtel).

Et donc le 30 nous quittons l’appartement dans la matinée, nous arrivons sur Clermont en début d’après midi, en vadrouille l’après midi (petit train, Jaude, marché de Noël…) . Le 31 au matin nous avons fait une grande ballade à pied, nous avons été au match l’après midi et réveillonné dans notre chambre (nous n’avons pas eu d’informations concernant le feu d’artifice, d’après l’hôtel il avait été annulé et finalement de la chambre, nous avons entendu quelques bruits laissant entendre que peut être, un feu d’artifice avait lieu, au milieu de la tempête… On était mieux au chaud !)

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Côté repas du réveillon :  l’Avocat 

Repas du 31 decembre / burgers et foie gras saumon

Nous avions choisi un service de livraison indépendant pour profiter de la cuisine bien notée de ce restaurant un 31 décembre sans quitter notre hôtel.
Je ne jugerai pas l’attente interminable (commande demandée à 20h, annoncée à 20h30, livrée à 22h après deux relances téléphoniques auprès du resto) ni le service, je garde ça pour le jour où nous reviendrons et pourrons tester le resto « en live ».

Côté menu, nous avons pris du foie gras, du saumon et de la charcuterie. Les deux premiers étaient bons (sans toute fois sembler exceptionnels), mais la charcuterie terriblement insipide.

Nous avions pris des cheesburgers pour les enfants (qui ont adoré), un Classico et un Montagnard. Les frites étaient froides mais les burgers vraiment bons (même si le steak saignant ce n’est pas du tout ma tasse de thé!!!)

3 petits pots de glace pour les enfants, un tiramisu qui a été transformé en tarte citron par manque de stock (pour un produit maison, c’est surprenant) et un fromage blanc crème de marron. Voilà pour les desserts.

Une note à 103€ si on compte les boissons pour 5 personnes.

Les burgers sont vraiment très très bons et ça nous a convaincu de revenir essayer.

(ps, au moment où j’ecris l’article j’attends toujours le contact promis par Allo-Resto pour palier à l’attente indélicate de la livraison ainsi qu’au prix payé contre le prix facturé suite à la modification de dessert)

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Repas sur place le 31 décembre à midi : Le lion

Rentrés par hasard dans ce restaurant le 31 décembre à 11h30, l’accueil a été un peu froid, c’est vrai… On nous annonce que le service commence à 12h. On ne s’inquiète pas, on demande à prendre l’apéritif en attendant. Nous étions en couple avec nos 3 enfants.

Finalement personne n’est jamais venu prendre notre choix avant le début du service, on a donc séché l’apéro. La carte est assez vaste mais finalement bien faite donc on peut aller à l’essentiel. Nous optons tous pour des pizzas.

Le service est plutôt rapide, et tant mieux, nous étions pressés (et affamés).
Les enfants ont eu une pizza de leur choix mais taille enfant, en forme de bonbon. Evidemment ça leur a beaucoup plus, tant sur le gout que sur la forme. Ma grande fille a préféré un cornet de frites, présentations sympa, frites maison, et apparemment très bonnes puisqu’elles n’en n’a pas laissé.

La pizza auvergnate était très bonne. Rien à redire !
Garniture suffisante, pâte souple, taille conséquente !

Le prix n’était pas exorbitant (67.40€) et on a pu régler en chèque déjeuner.

Serveur très sympathique, souriant pour la majorité de ceux présents.

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Repas dans la chambre, le 30 au soir : Susho Ohashi

C’est fou, quand on est venu sur Clermont à Pâques, on a fait livrer la même chose par ce resto. Et c’était divain.

Et là, grosse deception.

On est fan de japonais et on n’a même pas pu manger la moitié !

Les sushis étaient grossiers et il y avait clairement un problème de fraîcheur. La glace est arrivée liquide , à boire à la paille ! On a été très très déçus !

Surtout vu le prix qu’on a mis dedans encore une fois !

repas du 30 decembre / japonais

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Le repas du midi du 30 décembre avait été « pris » sur l’aire d’autoroute Avia-Casino-Monop de Neronde « Coeur de Blé ». C’était immangeable, on a laissé nos assiettes presque sans y toucher, j’ai gardé le tichet de caisse, j’essaie de trouver comment contacter un responsable tellement c’était absolument lamentable. On a fait Mcdo pour remplir nos estomacs en arrivant sur Clermont.

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Il y a beaucoup de resto, de bars qui ont l’air incroyable ! Je crois qu’il faudrait qu’on y retourne en amoureux avec mon Dragon … A bon entendeur 😉 12

La résiliation #SFR (suite et fin) 

Je vous avais laissé au moment d’envoyer les courriers. Ce que nous avons fait correctement, dans les bons délais, avec les justificatifs et le tralala.

Sans surprise nous avons reçu de jolies factures de résiliation… celles des deux portables… avec des frais de résiliation de malade!!!!

Je me suis fâchée. Ceux qui me connaissent savent que ça signifie crise d’hystérie. Et protocole de protection.

J’ai refait un courrier. En joignant le premier pour rappel (avec 40 pages de justificatifs) et j’ai envoyé la copie à l’antenne DGCCRF et 60 millions de conso près de chez moi.

15 jours après nous avons reçu des avoirs correspondant aux frais de résiliation. Ces avoirs sont venus se déduire de nos factures impayées  (oui on avait coupé le prélèvement auto, et heureusement vu les frais de résiliation qu’ils auraient ponctionné sans avoir vérifié avant) et nous avons soldé notre dette (la facture de juillet et le montant qu’il restait sur l’échéancier pour l’achat de nos téléphones).

La facture de la box est restée un mystère. D’abord on a reçu une demande par mail pour renvoyer le matériel. Ce qu’on a fait. Et ils ont décidé qu’il manquait des trucs. Haha.

On a sollicité le service SFR sur Twitter  (injoignable par téléphone quand on n’a plus de ligne sfr. Bravo) qui nous a embrouillé. D’abord tout allait bien. Ensuite on allait nous rendre des sous  (alors qu’on en devait… ahem), que la résiliation était prise sur fin août  (non merci) et pour finir après une énième crise de « mais ils nous prennent pour des cons » on a reçu un avoir venu se déduire de nos factures  (avec un bonus pour les excuser) et on a pu régler nos dettes.

On a tout imprimé. Au cas où. Les échanges mail et Twitter. Les screen shot des paiements et des factures sur le site. J’ai des copies de chaque courrier. Au cas où.

On est passé chez orange, on se dit que c’est pas forcément mieux, genre frais d’installation de 50.00€ facturés sans avoir été prévenus, outch ! Mais bon, On tire le trait sur SFR après des millénaires chez eux.

PS : nous avons reçu une réponse de 60 millions de conso, juste pour nous dire qu’ils ont eu notre courrier et de la documentation sur les frais de résiliation. Bon, au moins, ils ont répondu.

PS2 : nous avons reçu un chèque de remboursement de 6.00 € de SFR en octobre (résiliation en août), on ne sait pas pourquoi, ni comment, mais bon, on l’a encaissé hein^^

La vie d’Adèle [ merci #Netflix ]

J’ai tardé, j’ai tardé, mais j’ai (enfin) vu le film.

(en novembre 2017 , mais je suis bonne élève, je programme mes articles)

En deux fois, à environ une semaine d’intervalle.

J’ai résumé mon avis sur twitter comme ça

Première partie 1h30 à trouver ça « too much » et « faux »

Seconde partie 1h30 en apnée, la souffrance est PARFAITEMENT cernée, la douleur de vivre sans l’autre, c’est brillant ❤

La dernière minute est « bof », j’attendais plus d’espoir.

Donc, on y va : première partie.

Adèle, elle mange la bouche ouverte, elle se laisse porter par la vie et elle est entourée d’un groupe de jeunes un peu con (comme on peut l’être au lycée). Adèle elle kiffe le français, elle aime lire. Elle n’aime pas le métal. Et elle n’aime pas faire l’amour aux garçons. Adèle, elle rencontre justement Emma, une lesbienne aguerrie et là, tout bascule. La première partie du film est vraiment axée sur cette découverte charnelle et passionnée entre les deux amantes, alors, forcément à voir, on a quand même un bon tiers de scènes de cul, soyons clairs on est limite dans le porno. On voit tout, on entend tout. Ok, désolée messieurs, y a pas de gros plans, mais je vous assure que la culotte frétille quand même !

Cette première partie, je n’y ai pas crue. peut etre parce que ça ne se passe pas vraiment comme ça la première fois qu’on couche (entre filles). peut etre que c’est un peu plus maladroit, et peut etre que c’est un peu plus hésitant, peut être que ça dure pas 40min, peut être que les positions sont moins sophistiquées…

On croit à la sincérité, à l’emballement, à l’envie d’être amoureuse, à l’envie de faire l’amour, au désir et à la recherche de la passion. On croit à leur couple. Si on met de côté les scènes redondantes de sexe, on y croit. Le sexe n’est pas gratuit, il exprime bien la passion et l’émotion. Adèle pleure en faisant l’amour, elle n’a pas mal, elle n’en peut plus, elle est saturée d’émotion, saturée d’orgasme et ça ne s’arrête pas, elle est dans l’emballement, dans le toujours plus, le « encore ».

C’est aussi là que se situe le seul moment homophobe du film, quand la troupe du lycée se mets à balancer des horreurs. Cela ne dure pas longtemps mais c’est là, et oui ça se passe comme ça, et oui c’est dégueulasse et non, on ne devrait pas laisser faire çà !

ça c’est la GROSSE CONASSE qui croit que quand tu es lesbienne tu vas forcement sauter sur la première nana à portée de main. LOL

La seconde partie fait tout basculer, on rentre dans la routine du couple, la fin de la passion, la fin des ébats passionnés et passionnants, le début de l’éloignement. Adèle grandit, mais mange encore la bouche ouverte. La vie professionnelle qui prend le pas sur le reste, et doucement on glisse vers le sentiment d’abandon qui mène à l’adultère… Et c’est la crise, les cris, les pleurs. la scène de l’aveu est terrifiante de sincérité, leurs regards, leurs larmes, leurs cris, le visage déchiré par la souffrance et la peine, tout est tellement vrai. J’en avais mal au ventre, j’en ai pleuré, ce passage m’a bouleversé. Adèle sombre dans une sorte de stupeur, elle reste prostrée avec ses larmes, c’est un moment du film qui m’a pris les tripes, c’était tellement vrai, cette douleur qui lui gâchait le visage en étant sublime…

Et tout doucement, lentement, la vie reprend. Mais c’est dur. La scène du café est assez terrifiante, on a envie qu’elles se disent les mots, qu’elles se parlent, et elles tournent autour du pot 5 min (oui le film est lent, tout est long, mais c’est pour que ça fasse comme dans la vie). Quand Adèle se lance, on y croit avec elle, on est emporté par sa main qui traîne celle d’Emma sous la table. On ne s’attend pas à être rejetée. Et ça fait mal.

Cette seconde partie m’a tenue en apnée pour ça, parce que j’avais mal, tout prenait un écho particulier, et pas besoin d’être lesbienne pour ça, n’importe quel couple, n’importe quel homme, n’importe quelle femme peut savoir ce que ça fait de se faire larguer, d’être encore amoureux et de souffrir de ce manque de celui qu’on aime. « On ne se respire plus » dit Adèle. « On ne respire plus » dit le spectateur.

La fin m’a tuée, parce que le garçon court après la fille et se trompe de coté, et il ne la rattrapera jamais.

Ce film n’est pas « normal ». La façon dont c’est filmé c’est parfois dérangeant, on assiste, l’œil pervers, aux scènes de sexe (oui j’insiste mais je vous assure que y en a vraiment pas mal dans la première partie) et on est proche du documentaire par moments (les gros plans sur la bouche d’Adèle avec ses spaghettis). Il y a beaucoup de silence (pas de paroles mais des fonds sonores ou bruyants). Les expressions des acteurs suffisent (la scène de la manif, l’anniversaire, le vernissage) à nous faire tomber dans leur univers.

C’est un film qui doit être vu, oui parce que arriver à cerner et à rendre la souffrance d’une rupture ce n’est pas aussi facile et arriver à la faire durer autant c’est encore plus difficile. Ce n’est pas une ode à l’homosexualité, juste à l’amour.