Archives de Catégorie: La Fée stope la clope !

L’addiction n’existe pas !

J’ai décidé d’arrêter de fumer le 3 novembre 2017.

Presque toute seule, par ma motivation, et par un coup de pouce extérieur, un livre. Celui d’Allen Carr.

Au lieu de trouver ça difficile, d’y penser souvent, de me demander comment tenir, comment compenser l’envie et si ça n’allait pas me manquer… j’ai tourné la page. La clope n’est rien qu’un accessoire qui ne m’apporte rien, je n’en n’ai ni besoin, ni envie.

Je n’ai plus cette question de « comment je vais faire en soirée si il y a des fumeurs », je m’en fiche qu’il y ait des fumeurs. Chacun fait ce qu’il lui plait. Moi j’ai choisi et décidé, sans que personne ne me l’impose, ne de plus fumer et de vivre mieux. Alors je ne vais pas m’inquiéter pour ceux qui continuent à s’empoisonner.

Bon, ça ne se veut pas un article moralisateur, on sait que fumer c’est mal, que ça tue, et pourtant il y a des gens qui fument (dont je faisais partie) j’essaie de vous donner les grandes lignes du livre d’Allen Carr.

Le manque ? L’addiction ? 

Franchement d’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été traumatisée par mes arrêts de clope, que ce soit volontaire ou imposé (médicalement par la grippe, angine ou une grossesse). Cela me manquait et je me prenait des effets secondaires de merde (symptôme grippal, émotivité, colère inexpliquée etc…) Je vivais très mal cette frustration que je m’imposais, je rêvais de fumer, et je m’imaginais toujours le moment où je craquais comme une délivrance.

Le problème était que je n’avais pas conscience, ou je ne voulais pas le voir, que la délivrance était justement de ne plus fumer, que c’est cet état qui devait m’apporter du bien être et non la cigarette. L’impulsion donnée par la lecture d’Allen Carr a été de prendre conscience que je pouvais être heureuse et vivre parfaitement bien sans cigarette, que le plaisir chimique qu’elle procurait n’existait que parce que juste avant de fumer j’étais frustrée de ne pas fumer et que le manque procurait cette envie. Un peu comme une caresse après une fessée, plaisir décuplé si l’émotion précédente est contraire à l’autre. En gros, je n’aurai pas eu de plaisir avec la clope si je n’avais pas eu « mal » en état de manque.

C’est cette prise de conscience là, quand j’ai compris que chimiquement j’avais moi même créé mes états de manque et de plaisir avec un artifice comme la cigarette, que j’ai compris qu’il ne tenait qu’à moi de faire cesser le cercle vicieux du manque/plaisir pour passer à autre chose.

Le manque n’existe que parce qu’on lui en donne la possibilité. Nous sommes dans une société où on en vient à encourager les gens qui arrêtent de fumer avec le regard plein de compassion et de tristesse « courage ». Il n’y a pas de difficultés, à partir du moment où vous avez conscience que vous vous faites du bien, que chaque clope non fumée c’est du plaisir en plus et une corps en meilleure santé (et je passe sur les économies financières) c’est la fierté qui va guider votre chemin.

Je n’ai pas d’envie, je n’ai pas de manque, je n’ai pas de regret. Je suis contente et satisfaite d’avoir arrêter de fumer. J’ai décidé d’arrêter de fumer, moi même, alors pourquoi est ce que je me serai imposée de souffrir ? Au contraire, je ne peux qu’être contente d’avoir choisi de mettre fin à cette association de malfaiteurs.

Je n’ai jamais aussi bien vécu l’arrêt de la clope. Si vous fouinez sur le blog vous verrez que j’ai eu plusieurs arrêts et que les précédent ne se sont pas super bien passés… Mais j’étais dans une optique de contrainte, je m’imposais de cesser de fumer, je le voyais comme une non-décision. En novembre j’ai choisi, en toute conscience, de me débarrasser d’un truc qui ne m’avait jamais rien apporté mais qui coûtait cher (en Euros et en santé). Dis comme ça, ça vous parait logique mais c’est un vrai cheminement mental et personnel.

Je ne m’imagine plus fumer, je n’envie pas les fumeurs occasionnels et même pire, je trouve ça triste de conserver une clope le week end qui va se retrouver transcendée par le côté « unique et rare » alors qu’elle est aussi dangereuse et néfaste que les autres. Ce n’est pas une cigarette qui compensera les 19 autres. Si vous en avez supprimées 19, la 20 ème n’est rien. C’est celle qui vous fait croire que vous êtes dépendant et que vous êtes incapable d’arrêter. C’est la pire de toutes.

L’addiction n’existe que parce que nous l’entretenons, c’est le grand principe du livre. Un petit peu de nicotine tout les jours toutes les 2h et quand vous franchissez un moment sans nicotine pendant 2h15, votre corps vous envoie un signal. Cela marche avec la bouffe. Vous déjeunez à midi tout les jours, et un jour vous êtes coincés au bureau à 12h15, votre corps vous envoie un signal. Oui, ça marche aussi avec le sexe. Bref. Ce n’est pas une dépendance, ce n’est pas un état de manque, c’est une habitude que vous avez entretenue et qui se rappelle à vous.

A partir du moment où vous avez décidé de ne plus fumer, ne fumez plus. Imposez à votre corps de vivre mieux, de vivre bien. Oui vous recevrez ces signaux pendant quelque jours, à plus ou moins forte intensité si vous vous écoutez, mais qui ne sont pas des messages de votre cerveau, il ne vous dit pas « fume, fume sinon je t’envoie une douleur dans le mollet » non, il vous dit « d’habitude, à cette heure ci, après ton café, tu fumes ». Vous pouvez prendre conscience de cette habitude « oui, d’habitude je fume, mais plus maintenant ». Votre cerveau de vous donnera pas de coup de jus dans la jambe. Il s’en fiche lui de votre habitude.

Si vous passez tout les matins par la même route, village A, village B, village C, village D et que un jour vous découvrez qu’en faisant village A, village E et village D vous gagnez 14 minutes, vous n’allez quand même pas renoncez sous prétexte que vous avez votre habitude ?

Même principe. Vous avez trouvé un autre chemin, meilleur, alors vous devez en tirer partie, en être fier et ne pas regretter.

C’est en substance ce que vous explique le livre d’Allen Carr. Qu’on aime ou pas cette façon « stand up américain » je dois avouer que le discours m’a plu et que malgré mes réserves, j’ai intégré un certain nombre de données qui m’ont permises d’aller au delà de mes doutes.

Je n’explique pas pourquoi mes arrêts précédents ont été synonymes de mal être, douleurs, nausées. Je pense avoir eu des effets placebo, engendrés par le stress et l’angoisse de ces arrêts que je n’avais pas réellement choisi (j’étais dans le « je dois arrêter » et non « je veux arrêter »). Je n’ai rien ressenti de tel à l’arrêt définitif, non seulement parce que je savais que j’allais vers le meilleur pour moi, mais aussi parce que j’avais levé mes doutes sur l’addiction et la dépendance. Et que j’étais super fière de me débarrasser, enfin, de la cigarette !

C’est un sujet discutable (la dépendance) et j’ai fait mon titre de façon tout à fait racoleuse, comme j’ai fait certaines phrases de façon simpliste pour aller à l’essentiel. Encore une fois je ne reprends que les idées du livre, que j’ai lu, qui donnent une vision différente de ce qu’on peut connaître actuellement. Il y a des tas d’étude scientifique sur la dépendance nicotinique, certaines s’opposent à d’autres. Je vous laisse chercher les travaux sur Google.

Le livre n’a pas de pouvoir magique, la méthode Allen Carr non plus. Vous n’aurez pas subitement envie d’arrêter de fumer. Vous serez confortée dans votre décision et y trouverez un soutien à la fois chimique et psychologique pour prendre conscience que oui, votre décision d’arrêter de fumer est la bonne décision.

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Cette putain de clope ! #moissanstabac

Allen Carr (le come back du retour)

A l’heure où j’écris ces lignes, je suis à 2 jours 9 heures et 28 minutes sans clopes.

La première tentative c’est soldé par un échèc à J3, rebelotte, donc.

Je me suis fait le coup de pouce « Allen Carr », mais au lieu de prendre « la méthode simple » je me suis tournée vers son remake de 2016 « dédié aux femmes ».

Alors, je ne sais pas trop comment vous en parler. Oui je comprends l’emballement autour de cette méthode, je comprends l’effet galvanisant, l’auteur répète toutes les méthodes et phrases clés des conférences « d’auto motivation » qui font un tabac (haha) aux Etats Unis (« soyez le meilleur, réalisez vos rêves, blabla »).

Il y a un effet galvanisant puisque c’est de l’auto suggestion, le livre, sous couvert de nous laisser décider, ouvre toutes les portes ouvertes en nous attirant là où il veut nous attirer, la réalité du tabac.

Pour résumé « vous pouvez trouver n’importe quelle excuse, ce que vous faites c’est nul, c’est mauvais, c’est destructeur, vous ne le faites pas par plaisir, ni par habitude, ni pas envie, ni pas besoin. Vous le faites car vous avez été influencé et vous êtes esclaves d’une cigarette dont vous voulez vous débarrasser »

Le truc qui marche avec ces conférences et ces livres comme ça, c’est l’effet de masse. C’est comme l’hypnose, si vous mettez 50 personnes dans une pièces et que vous essayez de les faire dormir, vous en aurez dans le tas, qui feront semblant. c’est l’effet de masse, le mimétisme, on n’aime pas se sentir le seul sur qui ça ne marche pas, on n’aime pas échouer.

Le livre est donc truffé de « merci Allen Carr, j’ai réussi à ne plus jamais fumer après la lecture du livre » et de « je n’y croyais pas, mais oui à la fin du livre j’ai compris que je ne fumerai plus ».

Et forcément, toi, tu lis le livre en te disant à chaque phrase « oui ok mais en quoi ça va m’aider ? » parce qu’il n’y a ni astuces, ni béquille, ni exercices d’auto motivation ou de respiration là dedans ! Et tu en viens à te dire « pourquoi ça a marché, qu’est ce qui a marché sur eux »

Ce qui a fonctionné c’est d’une part l’effet de masse « ça marche sur les autres, ça marchera sur toi » le fameux placebo, le magnifique placebo !

Ce qui fonctionne ensuite c’est l’effet « auto suffisant ». Le livre est fait pour qu’on se sente fier et génial en tant que non fumeur. Donc forcement on a une sorte d’orgie hormonale qui nous assaille à la fin du livre « je suis géniale, j’ai arrêter de fumer EASY et sans souffrance »

Y a pas que ça, bien sur. Le livre enfonce quelques portes. Certaines sont ouvertes (la nocivité du tabac, de la nicotine) et d’autres sont nouvelles (la dépendance n’existe pas, les habitudes n’existent pas, les symptômes de manques n’en sont pas – je vous en reparlerai de ça). A la fin du livre je me suis sentie mal.

La première raison : je suis une rebelle, je suis réfractaire à ce genre de méthode de masse, je me suis sentie « seule » et « en marge » comme celle qui refuse de faire la poule au spectacle d’hypnose.

La seconde raison : je n’avais plus ce poids sur mes épaules, ce poids que je porte depuis des années, à me dire que je vais souffrir, que la cigarette va me manquer à vie, que c’est un plaisir qui va me manquer, que chaque jour sera un combat. Quand j’ai arrêté pendant 5 ans, ça a été une douleur pendant 5 ans, pendant 5 ans la cigarette a obnubilé mes pensées et j’ai souffert de ce fantôme, croyant me sacrifier pour la bonne cause. C’est ce même sacrifice que je pensais refaire en ce mois de novembre sans tabac. Et en fait, non. Je me suis sentie con.

Non, je ne sacrifie rien. Il n’y a pas de plaisir à fumer, il n’y a rien à gagner à fumer, je mérite mieux que de passer ma vie à penser à un monstre destructeur et toxique. Je vaux mieux que ça, je peux faire autrement, je dois me dire que j’ai fait le bon choix, que je suis libre et que je suis non fumeuse.

J’ai volontairement écrit ce dernier paragraphe, parce que c’est exactement ce que j’ai ressenti à la fin du livre. « Je vaux mieux que les autres fumeurs qui vont rester coincés dans l’image de la cigarette, je vais bien vivre mon non-fumage ».

Je ne peux pas vous dire que le livre est magique, je crois encore une fois qu’il est intéressant de le lire pour au moins avec une explication différente des sons de cloche habituels et que pour le prix, vous pouvez essayer de le lire, ça ne vous tuera pas, au mieux vous rentrez dans le jeu, au pire vous perdrez une demi journée.

Au moment où est publié ce billet je suis tout prêt de franchir le merveilleux cap des 14 jours !

#MoisSansTabac [cette fois c’est la bonne ! BORDEL !]

Enième article sur le sujet (ahem), je sais, j’assume !

A l’heure où j’écris ces lignes, je m’appète d’ailleurs à aller en griller une, sous les huées de la foule en délire de mes enfants et de mon mari.

J’ai arrêté si souvent que j’ai arrêté de compter. je garde seulement en tête les difficultés qui se dressent devant moi, et le record de près de 5 ans obtenus précédemment (c’est vrai que c’est con de craquer après 5 ans hein!)

J’ai peur, peur de ne pas tenir, de ne pas y arriver, de re-craquer dans 2 mois, 5 ans, 12 ans … Je ne me suis jamais vue comme non-fumeuse, ni comme ex-fumeuse, je me voyais en pause, toujours le paquet dans le sac (oui, même après 4 ans d’arrêt) et je me sentais vulnérable à chaque soirée, chaque sortie, chaque moment de solitude…

Je suis soutenue par mes proches, évidemment, mais ils ne sont pas là quand je prends ma pause au boulot, ni quand je traverse la ville avant de rentrer chez moi, ni quand j’ai cette envie de décompresser après une journée difficile.

Je me sens nulle et faible, je me sens dejà en difficulté rien qu’à l’idée d’arrêter de fumer ! je n’ai plus autant le choix qu’avant, ça devient compliqué de justifier mon choix de nicotine devant mes enfants et mon mari. Mon licken pourrait s’aggraver. Je me suis mise à manger mieux, à faire du sport, alors merde, cette clope, faut qu’elle dégage !

Je veux voir grandir mes bébés, je veux les voir s’épanouir. Je veux vieillir avec l’homme que j’aime. Je fuis le cancer.

Cette fois, j’ai choisi une date officielle, novembre le mois sans tabac. j’ai commandé mon kit, je me suis inscrite sur internet, j’ai même une page fcb qui me soutient. cette fois, ça va marcher !

C’est compliqué ! 

[Variante du titre : no pain no gain]

Je cherchais un titre à cet article. Je cherche quelque chose qui définirait le sujet et ces enjeux. Oui mais je cherchais aussi à faire de l’humour et à renvoyer une note optimiste. C’est compliqué.

Obésité morbide.

C’est l’idée générale. Je suis obèse. Le 15 mai 2005 je pesais 120 kilos. Le 1er avril 2010 aussi. Le 1er janvier 2017 aussi.

Je suis descendue autour des 70 plusieurs fois. Si vous me suivez depuis longtemps vous connaissez l’histoire redondante de ma vie, mon poids et ma (putain de) balance.

Ça pourrait ressembler à une nouvelle tentative désespérée mais c’est surtout là dernière tentative de la dernière chance.

Je vous avais dit rapidement qu’il il aurait une histoire d’altères dans ma vie. Et bien : on n’y est presque !

J’ai modifié les fondations de mon alimentation. J’apprends tous les jours de mes erreurs. Aujourd’hui je mange mieux et je me sens mieux  (à l’intérieur de moi). Je ne mange plus de pâtes, ni de riz. Les plats en sauce sont bannis et il n’y a plus rien d’industriel qui passe par ma bouche. Et plein d’autres choses mais je n’ai pas envie d’en faire une liste. Je n’ai jamais été un exemple à suivre et je ne le souhaite pas. Je peux vous conseiller de regarder ce tableau des aliments et leur index glycémique. J’essaie de rester sur les Ig bas le plus possible. Le tableau est fait sur deux colonnes, un classement alphabétique (pratique pour chercher un aliment) et un décroissant par Ig (pratique pour faire ses courses avec des aliments à Ig bas)

Ce n’est pas un chemin facile psychologiquement. Au contraire, les années de nourritures malsaines et sales (je parle comme ma coach – bisous ma Belle) ont entraîné des addictions et des dépendances qui entraînent une sorte de frustration ponctuelle.

Jusqu’à présent je me « shootais » au gras/sale un repas tout les 10 jours. Mais par deux fois je n’ai pas réussi à me lâcher.  J’ai même mangé plus de salade que de mont d’or. Humph.

Je me sens mal dès que je fais ce repas « sale ». Il me rend malade physiquement  (nausées, sueurs froides…) et je culpabilise presque instantanément sur ce que je fais à mon corps. Je ne lui donne pas ce quila besoin, je le détruis, je rajoute du gras à mes artères et je réponds à des envies primitives de gamine capricieuse.

Je deviens une guerrière et je veux transformer mon énergie pour en faire une force.

Ce changement d’alimentation était nécessaire à ma survie. Il n’était plus possible de continuer à me tuer à petit feu. Ce poids me mettait en danger et me pourrissait la vie.

Quand tu ne peux plus lacer tes chaussures, tu sais que tu as un problème. Alors oui, j’aurai pu changer de chaussures, mais j’ai choisis un chemin beaucoup plus difficile.

Je respecte mes besoins nutritionnels et petit à petit ils prennent la place de mes envies. J’en étais à -15 kilos la semaine dernière.

Et puis en fait, j’ai repris 2 kilos. Non pas avec une moitié de moitié de mont d’or mais avec … (attention, roulement de tambour)… Les 15 jours alcoolisés précédents.

Le mojito c’est le mal absolu

Un petit vin blanc. Un petit rosé. Un mojito. Deux mojito.

Je suis idiote. Je n’ai pas pensé que ça pourrait influer sur cette (putain de) balance. Et pourtant il y a une histoire de sucre et d’alcool qui viennent perturber la lipolyse. Et c’est vraiment pas cool. Je te laisse satisfaire ta curiosité sur GOOGLE.

Donc 3 mois de rééducation alimentaire plus loin, j’en suis à un apéritif ponctuel une fois par Week end. Autant vous dire que c’est très déstabilisant.

Je suis (du verbe suivre – c’était pas clair en me relisant) une sorte de désintoxication au sucre, au gras, à l’alcool et … A la clope !

Oui j’ai aussi, une nouvelle fois, arrêté de fumer. Pour plein de raisons aussi diverses que mon homme qui me faisait la gueule, la demande de mes enfants, ma capacité respiratoire qui doit augmenter un peu pour éventuellement commencer le sport.

Le sport. Le fitness. La musculation.

Haha. Jamais jamais jamais je ne m’étais sentie aussi seule qu’hier. A faire mes premiers squatts, debout dans mon salon, en me filmant pour que ma coach me corrige niveau position. J’ai pas peur du ridicule mais sur le moment, quand je me suis vue sur la video, je me suis dit « alors c’est ça, c’est à ça que je ressemble vraiment » et c’est pas du tout l’image mentale que j’ai de moi.

Vu que j’ai jamais vraiment complexé physiquement de mon surpoids et de mes bourrelets, je me suis jamais vu obèse. Dans ma tête j’étais ronde, oui, grosse à la rigueur mais ce n’étais pas opposable au sexy, au jolie et à l’épanouissement  …

D’ailleurs, ça ne l’est toujours pas. Physiquement je n’ai pas encore réalisé que j’allais modifier mon corps. Je ne sais pas si je peux l’accepter, pour l’instant. Je cherche surtout à obtenir une meilleure santé, un meilleur déplacement et à vivre plus longtemps en courant derrière mes gosses. Après, franchement si ça fait que je perds 2 tailles de seins et une de cul, je prends ! Cela simplifiera les achats de fringues.

Je n’ai pas d’objectif physique, j’ai un objectif sur la balance. Je veux descendre sous les 99 avant mon anniversaire et sous les 85 pour Noël.

Mais je vais pas mentir, si je deviens une Bombasse autour de mes 35 ans et que mon cul passe dans un 38 je ne vais pas pleurer ! Je serai même ravie.

Le sport, la musculation et la perte de poids me permettront peut être un jour de réaliser mon rêve : prendre des cours de pole danse.

Mais c’est pas forcément facile.

Je me suis sentie vraiment mal au rayon des poids de sport 2000. Je me sentais con et pas du tout à ma place. Profitant d’une promo je me suis équipée avec les haltères demandées par ma coach et le tapis. J’ai ai pris un tapis moyenne gamme pour avoir un minimum de confort sur le dos en cas d’abdo mais qui coûtait pas un bras. Il était à 30.00 euros. Je l’ai eu à 15 en promo (2 euro de plus que leur premier prix) et 12.90 les haltères. Bleues (2x3kg) Bon. Je préfèrerais en rose mais tant pis. La prochaine fois j’irai à décathlon  (plus de choix).

Bref, je commence doucement mais surement. Et on verra où ça nous emmènera.

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*Poids 1/01/17 : 120 kilos – 6/04/17 : 105 kilos

Carnaval, cigarettes et pancakes 

Les enfants fêtent Carnaval le 31 mars. L’occasion pour moi de faire travailler Gisèle.

Pour mon fils et mon aînée, le thème semi-imposé  (on n’oblige pas mais on insiste fortement) était la mythologie.

La grande a choisi Aphrodite et du taffetas.  Mon petit gars a choisi le Dieu de la mer !

Côté maternelle, les contes de fées ont gagné. Et même si Boucle d’or avait eu tout son amour, mon bébé fille a décidé de se rabattre sur le Chaperon Rouge et les paillettes.

Je dois vous dire que j’aime beaucoup le rendu de ces nouvelles heures de travail.

J’ai aussi adoré aller faire les photos dans le coin de verdure en bas de l’immeuble.

Maintenant je vais attaquer les pâtisseries demandées par l’école pour ce jour là. Au programme des bugnes lyonnaises bien sur, un marbré, et pourquoi pas une tarte aux fruits.

Les pancakes ne sont pas vraiment une pâtisserie mais avec une recette basique vous pouvez vous régaler et tenir plusieurs heures. Voici celle que je fais actuellement pour mon homme, pour son petit dejeuner

5 oeufs + 250g de flocons d’avoine + 1 petit verre de lait. Le tout mixé et poêlé sans matiere grasse. C’est une pâte très épaisse mais c’est très bon (surtout tartiné de Nutella… hein chéri ?)

Côté santé, mon poids continue de descendre. -15 kilos déjà  (1er janvier – 25 mars) et on attaque bientôt le « sport ». Qui va aller se chercher ses jolies baskets repérées à Décathlon ?  Et ses altères ?

Niveau cigarette on s’approche de la première semaine. C’est toujours difficile. C’est encore compliqué. Mais je m’accroche vraiment à l’espoir fou que j’arrêterai d’y penser un jour.

J’utilise deux applications :

  • « arrêter de fumer » (logo rouge avec clope blanche) qui me permet d’avoir tout facilement temps sans fumer, argent economisé, ce que j’y gagne en santé, et mes recompenses eventuelles que je peux programmer)

 

  • « tabac info service » (logo bleu) qui est l’appli officielle de la sécu et du ministère de la santé. Que je ne trouve vraiment pas terrible en pratique mais qui me permet d’avoir des mini jeux pour m’occuper l’esprit quand j’ai envie. Honnêtement dès que j’aurai trouvé des mini jeux rigolos directement à DL, je bazarde cette application.

 Et sinon tout va bien dans le meilleur des mondes. Enfin, aujourd’hui déjà. 

9ème jour #sanstabac

Je vais pas mentir, quand j’ai arrêté de fumer en octobre 2011, j’avais galéré, à en vomir, en pleurer, à entrer dans des colères de dingues et à avoir des migraines folles.

J’ai tenu, longtemps.

J’ai tenu jusqu’en décembre 2015.

Et j’ai merdé.

J’ai commencé par en taxer une à des copains en soirée, puis j’ai acheté un paquet pour les après midi difficiles, et je suis passée progressivement de 1 à 2 clopes par semaine à une dizaine par jours.

Les enfants et mon mari n’appréciaient pas DU TOUT la situation. J’ai vraiment eu des réflexions merdiques et désagréables. Sauf que dans la balance contrainte/plaisir bah … le plaisir d’en griller une passait devant !

26/07/2016

26/07/2016

Mais ça ne pouvait pas durer, j’avais besoin de cette béquille temporairement, j’avais juste envie de cette « pause clope » de quelque mois. Je m’étais donc fixée de profiter au maximum pendant les vacances et d’arrêter dès notre retour à la maison.

J’ai donc fumé ma dernière cigarette le mardi 30 août autour des 20h*. Et puis voilà, depuis RIEN. Ni manque, ni envie, ni colère, ni stress, ni migraines, ni tremblement, ni nausées. Cela ne me fait rien. Tout juste je m’inquiète de savoir ce que je fais du paquet plein qui erre dans mon sac à main. Le garder ? le laisser à la maison ? le trimballer avec moi ?

J’ai pris pour l’instant l’option « sac à main ». Bien sur j’espère ne pas l’ouvrir, mais tant qu’il est là, visuellement, je suis rassurée. je ne saurai pas dire pourquoi, je fais partie de ces fumeurs qui ont « des restes » rangés quelque part dans la maison…

J’espère ne plus fumer, mais je ne me fais pas d’illusion, j’ai un parcours d’addict, donc j’espère juste, tenir le plus longtemps possible !

Carpe Diem

*article écrit le 8 septembre

Viens, on arrête de fumer et on change le monde !

Hé ! ça fait déjà plus d’une semaine que je n’ai pas touché une cigarette.

(là normalement, vous faites la ola)

Faisons du monde un feu d'artifice

Faisons du monde un feu d’artifice

Merci !

Alors, je me sens relativement bien. Je n’ai pas eu de manque comme les nombreuses fois où j’ai arrêté, j’en sais rien, peut être que mon corps est persuadé que je vais reprendre alors il attend sagement. Je n’ai pas eu de crises de nerfs ou de moments difficiles.

J’ai eu envie, oui, et j’ai encore parfois envie, je dirai entre 4et 5 fois, ponctuellement sur ma journée. Souvent à des moments stratégiques.

  • quand le téléphone sonne

L’habitude d’aller dehors, de me poser sur la terrasse et de papoter en enchainant les clopes avec un café…

  • quand les enfants sont déposés à l’école

Je prenais 10 min dehors avant de commencer « ma » journée, une façon de donner le coup d’envoi du temps pour moi.

  • quand la mini est couchée

Souvent c’était l’heure de mon café-clope, alors forcement maintenant, j’ai des pics d’envie, et je continue de croire que me (re)débarrasser du café est la clé

  • quand tout le monde est couché le soir

Évidemment, ça c’était mon « soufflage » je me détendais sur la terrasse, dans le silence, en sachant que j’étais maintenant tranquille pour la soirée-nuit.

Bon, on peut rajouter de façons ponctuelles les apéros. Boire une bière ne m’a jamais autant donné envie de fumer. La plaie ce truc ! Ma théorie vaut pour l’alcool en général, le vin me donne très envie aussi.

Je n’arrive pas à dire que j’ai arrêté définitivement, même si j’en ai envie. Je résiste chaque jour à l’envie d’aller acheter un paquet, parce que j’aime fumer. Même si c’est mauvais et compagnie. J’aime ça. C’est chiant. Je préférais avoir des maux de tête, des nausées et des glaires. Cela pourrait m’aider à trouver ça mauvais. (non, ne me parlez pas de cancer, j’ai ma dose, merci)

J’essaie de ne pas compenser mais je suis une addict.

Que je le veuille ou non, je suis une addict. Je compense un manque par une nouvelle addiction. Qui n’est pas forcément meilleure que la précédente d’ailleurs. Je pensais faire la liste des addictions possibles mais … tout, tout peut être addictif. le principe de l’addiction c’est que ça devient une drogue, et tout peut l’être. Twitter, les fraises, la photographie, la couture, les jeux vidéos, le sport, le shopping etc …

Pour l’instant je compense la clope avec moitié internet (forum/blog/mail) et moitié nourriture (plus ou moins saine, d’ailleurs, surtout depuis que j’ai découvert le feuilleté au camembert) mais je compte échanger cette seconde moitié avec ma nouvelle passion « chasser les F1« . Je garde forum/blog/mail, j’aime trop ça (alors que le feuilleté camembert, même si au moment M c’est un orgasme culinaire, au M+2h c’est douloureux et je passe des heures à me rouler en boule dans un coin en chouinant que plus jamais jamais jamais)

Petit point PLV, parce que en fait, ils sont réintroduits dans notre vie, ça s’est fait progressivement de façon minimaliste par cuillère et notre miniature tolère même très bien tout ça. mais moi, bah, j’ai buggé. Mon corps avait tellement été « nettoyé » qu’il n’a pas très bien compris le retour des PLV. Et je le paie au prix fort. Une portion (tout confondu sur 24h) de 30g maxi. Ce qui est en plus, me rend affreusement malade (douleurs physiques, digestives, nausées, sueurs, frissons, vomissements, parfois jusqu’à l’insomnie).

la disparition des PLV avait ouvert un « nouveau monde » et on avait pu se découvrir une « culture » du sans plv. Et je me suis beaucoup interrogé sur le veganisme etc… Je ne suis pas vegan (je rassure mon mari qui commence sérieusement à se demander si c’est pas la finalité ultime de ma démarche anti F1) mais je m’interroge sur l’éthique en général, et le consommer éthique. Je lis des articles, je regarde des vidéos, je m’intéresse beaucoup à tout ça, sans savoir où cela me mènera. Aujourd’hui je ne me sens pas capable de faire disparaitre les plv, pourtant nous l’avons fait 27 mois.

Mais ces 27 mois de difficultés, à l’extérieur (le resto, cette plaie !) et même à la maison (rappelez vous le vinaigre de cidre marque CASINO avec des plv dedans !) ont laissé des traces. Sur les enfants, sur mon mari, sur moi. Nous avons vu la vie en mode « compliqué. Tout était devenu compliqué. Je suppose que quand on choisit par conviction de ne plus consommer de plv, on choisit aussi de fustiger leurs présence et les contourner devient une rébellion et une manifestation d’opposition presque politique. c’est plus facile de dire « je ne VEUX pas » et de l’assumer que de passer son temps à dire « je ne PEUX pas ».

Je n’ai pas choisi donc de devenir végan, le sujet m’interpelle, et je me sens concernée par l’avenir de l’humain mais pas au point de mettre à la poubelle les glaces Ben & Jerry’s Cookies Dough (on a tous nos faiblesses hein ?)

Je ne suis pas de ces consommateurs qui savent dire « non, je n’en n’achète pas ». C’est comme la cigarette, je pense qu’il faut interdire. Dire « c’est dangereux » ou « c’est nocif » (pour l’humain, pour la planète) et les faire disparaitre complètement, puisque c’est le cas. Autant protéger les gens contre eux même plutôt que de faire de la « mise en danger de la vie d’autrui » de façon indirecte (le libre arbitre, cette vaste fumisterie)

Bon, sur ce, je vais passer mon envie de clope dans une tomate. Ha non. Zut. Bon, bah je vais coudre hein, ça sera ça de fait !