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Devoir d’inventaire [pause lecture au club de rugby]

Espace culturel Leclerc, un mercredi après midi vers 16h, je suis avec mes filles (père et fils sont chez le coiffeur) et on erre près des bouquins rugby.

Coup de coeur de ma miniature qui attrape le guide des rugbymen dont je vous parlerai bientôt. Mon regard à moi s’attarde sur le livre de PSA qui date un peu maintenant. J’hésite.

Des livres de rugby on en a quelques uns. Des qui racontent des belles histoires et des qui remuent la merde. Je pensais connaître le bonhomme et agrandir la première collection. J’ai acheté le livre.

Ça commence fort. Dans les 30 premières pages c’est Mermoz qui s’en prend plein la tronche. J’ai décroché complètement à ce moment là. J’ai lu le livre comme on lit un journal du mois dernier chez le dentiste. On n’y prête pas vraiment attention.

Mermoz, la taupe. Et rien à voir avec les yeux.

J’ai lu jusqu’au bout. Je n’ai pas aimé ce que j’ai lu. Je n’ai pas aimé l’amertume ni le sarcasme. Je n’ai pas aimé connaître certains secrets. Je n’ai pas aimé la colère qui s’en dégage, il y a de la peine, du regret, j’ai trouvé ça déplacé.

J’aimais beaucoup le bonhomme. Son côté « calimero taciturne » me faisait rire. Il avait une voix timide. Je pensais qu’il fallait ça au XV de France : un leader non charismatique qui ferait la lumière sur l’équipe et le jeu. Un anti-Lievremont (que j’adorais au passage)

Bon. Apparemment je me suis trompée.

Le livre est difficile d’accès. Les phrases sont longues. Il y a plein de subordonnées et le langage est parfois très familier. J’ai eu du mal à lire, on est loin des livres de Galthié, de Papé ou de Lievremont justement qui sont tellement proche du personnage qu’on a l’impression de l’avoir en face. ici, le « je » de PSA ne ressemble pas du tout à PSA, ce n’est pas du PSA, et ça sonne faux !

Anecdotes (croustillantes ?) coucou Choupi

Je n’imagine pas PSA dire « bite » et pourtant il l’écrit !

Mon homme m’a gentiment fait remarquer que c’était écrit sur la couverture que je n’allais pas aimer. Ça parle de « branlée »…

Blablabla

La quatrième de couverture parle de déclaration d’amour au rugby. Honnêtement je n’ai trouvé de vibrants hommages que dans la lecture de ses années sous le maillot du XV, et non dans le management de l’équipe de France. C’est dommage. Surtout pour un livre bilan.

Coucou Guy Novès !

Donc là, on comprend que PSA  a écrit le livre pour Guy Novès  « attends Guy, je vais te dire comment c’est trop la merde, et tu vas te planter aussi, mais c’est pas grave, c’est le job qui veut ça »

Je pensais que le livre ne ferait que le constat de soucis pratiques et techniques et qu’il établirait une volonté de changement dans le comportement du rugby à XV. Management et joueurs. On s’en approche à la fin du livre avec un programme intéressant et qui j’espère aura retenu l’attention de la fédé.

demandez le programme !

Le livre montre de jolies choses mais c’est comme le XV de France, il ne sait pas concrétiser. Pas encore ?

#ASM expérience : Au coeur de la #YellowArmy

Contexte : premier mardi des vacances scolaires, sur la route du retour, nous revenions de chez @Youminou, j’avais réservé un hôtel à Clermont, nous avions envie de montrer le stade Michelin aux enfants.

Réveil à l’aube (trois nains, petite chambre…), un bon petit dej et 5 douches plus tard, on prenait la route avec notre sac à dos et la voiture. On s’est garé à Jaude (parking payant du centre commercial) et on a commencé par la boutique ASM du centre commercial.

 

Les prix sont identiques sur le site internet, et je pense que sur internet on peut cumuler avec quelques réductions et offres spéciales. Finalement on a acheté sur place pour le plaisir.

On a ensuite rejoint en tramway le Stade Michelin.

Et on a fait des achats dans la boutique ASM du Stade. Les produits peuvent légèrement différer. Ainsi mon sac bandoulière bleu cyan était en bleu navy dans la seconde boutique. On a également trouvé des maillots pour les enfants et un nounours pour notre miniature (que vous ne pourrez pas voir en photo, sauf si elle décide de le lâcher avant la publication de cet article). Les deux boutiques interagissent, n’hésitez pas à demander à l’accueil pour avoir des conseils.

Ramener des souvenirs

Nous avons fait le tour extérieur du Stade, apercevant au passage quelques joueurs dans les bâtiments. Et puis nous sommes arrivés devant ASM EXPERIENCE, et là, on s’est dit « allons-y »

Nous étions juste tout pile à l’ouverture (10h). C’est raté pour la visite du stade, c’est uniquement sur réservation. Mais nous décidons de nous acquitter de nos billets pour l’espace culture et ludique.

Côté prix => adulte : 10€ / enfant (7-14 ans) : 7€ / gratuit pour les moins de 7 ans

L’espace est véritablement bien conçu. Les adultes peuvent lire, apprécier les détails, les vidéos mises à disposition pendant que les enfants jouent avec la multitude d’écrans sur le parcours. Quand on est une famille de geek, on adore !

C’est un environnement complètement ludique où l’enfant est actif : il valide des choix sur l’écran, il peut se mesurer à Vincent Debaty (ou presque), il peut se prendre pour un talonneur et s’essayer aux commentaires de match (notre fille s’est montrée particulièrement douée)

Le gros plus c’est que vous récupérez gratuitement les enregistrements par mail. Je ne vous les ferais pas écouter, mais franchement on s’est bidonné !

Viens, on joue au talonneur

Même notre fille de 3 ans s’est bien épanouie dans ce lieu plein de charme ! Déjà en prenant place sous une mêlée, et en plus, en cherchant tout les écrans sur lesquels elle pouvait jouer…

Autant de plaisir pour les grands, et pour les enfants

Il y a des vidéos tous le long du parcours, les enfants ont adoré être en immersion dans les vestiaires par exemple.

Les écrans géants

L’espace est aussi un musée… crampons, maillots, ballons, équipements, boucliers, maquettes … On en prend plein les yeux et c’est très agréable ! On ne voit pas le temps passer. La réceptionniste prévoit une heure à une heure trente de visite. Nous sommes sortis peu après midi, juste le temps de rejoindre le McDo à deux pas pour rassasier les enfants après leurs photos souvenirs avec Morgan Parra.

Pendant la visite il y a un fil rouge. En effet avec les badges prêtés, on valide des questions sur 7 écrans le long du parcours, et à la fin on reçoit par mail sa licence avec son poste dans l’équipe. Chez les Dragon-Fée nous avons 2 premières lignes, un 3 ème ligne, un poste charnière et un ailier, je vous laisse essayez de deviner qui est qui …

Nous avons beaucoup aimé ce moment ludique et instructif sur le club, les joueurs et l’impression de rentrer dans les secrets de l’équipe.

Le RUGBY TOUR CLERMONT s’est terminé au H Park, si vous ne savez pas ce que c’est alors … allez le découvrir ! Le Dragon s’y est pris une bière, parait que c’était très bon !

HPark – Clermont

Conseil d’hébergement : Hotel Kyriad Clermont Pardieu (79€ la chambre pour 5)

Conseil restauration : Sushi Ohashi (traiteur qui peut vous livrer dans votre chambre d’hôtel)

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Maintenant qu’on est bien équipé, on espère que Clermont va tout dechirer dimanche à Lyon !!! Allez l’ASM !!!

Le fameux nounours, subtilisé discrètement le temps de la photo

Viens je t’emmène voir le #Xvdefrance ! 

On y est, c’est le dernier billet… Celui qui va venir clore le chapitre Week end à Rome. Et merci de bien vouloir remarquer que je vous ai épargné la chanson (pas comme le Dragon qui m’a un peu soûlé…)

On a pris l’avion avec la FFR jusqu’à Rome, et nous sommes revenus avec le XV.

C’est d’ailleurs en salle d’embarquement au retour que nous avons plongé dans le XV de France, littéralement. Ils étaient tous là, une belle brochette. Certains sur les sièges, certains au bar, certains au téléphone … Alors on en a profité pour faire circuler ballon et maillot, glanant au passage quelques photos.

On n’a pas voulu abusé. Enfin, moi j’ai pas abusé du tout, j’étais tellement sous le coup de l’émotion que j’ai squatté un siège vide entre deux joueurs, et j’ai plus bougé. J’étais rouge carmin, comme mon manteau, et je bafouillais alors franchement, non, je n’étais pas capable d’aller tailler une bavette aux joueurs.

Mon homme a insisté pour que je pose avec Kevin Gourdon, sérieusement je ne sais pas comment je tenais debout. Alors je lui allée picoler du perrier pendant que mon homme parlait tactique à Monsieur Novès.

Monde parallèle je vous dis !

Je pourrais vous dire que les joueurs sont très sympa, bourrés d’humour et accessibles … mais en fait, pour le coup, ils sont surtout dans leur bulle. Ils ont tous accepté de jouer le jeu des autographes, c’est très gentil et très délicat. Mais à voir leur tête, on a l’impression que de croiser des fans ne les a pas vraiment enjoués… On ne leur en tient pas rigueur, je suppose qu’ils sont hyper concentrés pendant tout le tournoi, et il restait un match…

Mais ça restera pour nous un souvenir impérissable, même s’ils nous ont déjà oubliés. Je crois qu’ils ne se rendent pas compte des paillettes dans les yeux qu’on a pris, et de l’émotion de nos enfants quand on leur a montré nos photos.

On a passé deux nuits dans l’hôtel du XV et on les a croisé dans l’ascenseur

L’hôtel était un SAS, on ne pouvait pas vraiment tenter d’approche. Entre les séances vidéos, les sorties encadrées en bus et la garde rapprochée (aka la FFR au complet) on a vite laissé tomber l’idée première de se déguiser en femme de chambre … On a tenté l’incruste au ptit dej, on a tenté de feinter au bar, mais finalement, on n’aura pas eu plus de chance …

On a visité Rome, mais on ne les a pas vu au Colisée !

Parait qu’ils y étaient. Et pas nous.

Par contre, quand même, faut que je vous parle du match. Même si, je n’ai plus aucun souvenir du score, je sais qu’on a gagné !

Sachez déjà qu’on avait beau être là POUR voir le match, on a failli le rater. On a tellement traîné le matin à faire des détours, on a déjeuné rapidement, mais le bus a aussi fait des siennes en nous déposant à l’autre bout de notre entrée.

Bref, on est arrivés tout juste pour les hymnes, le cœur gros, avec nos maillots sur le dos, et le drapeau breton dans les main !

Le stade est truffé de contrôles, punaise j’ai cru qu’on allait y passer 2h, heureusement ça va très vite finalement. Nous étions très bien placés, tout prêts de Monsieur Ibanez …

Et d’ailleurs on les a vu jouer avec leur téléphone 80% du match ^^ Bravo les gars …

Les italiens ne savent pas mettre l’ambiance, bon, pas au rugby en tout cas. mais la Marseillaise a bien raisonné. C’est un petit stade, pas très vertical comparé à Jean Bouin ou au Stade de France, mais ouvert et très venteux !

Le stade n’était pas plein. Mais franchement, on s’en foutait ! On a gagné !

On a beaucoup hurlé « Kevin ! Kevin ! » Parce que c’est grâce au talent d’or qu’il a obtenu que nous avions empochés le séjour …  Et des « Kevin président! » aussi. Parce que au point où on en est …

Après le match, on a savouré le stade vide. Enfin, les gradins vu que les italiens désertent vraiment vite les lieux … Nous on a regardé et applaudit notre XV de France victorieux qui faisait son tour d’honneur.

On a choisi de récupérer un max de souvenirs, donc une fois dehors, on a fait les petits vendeurs, ceux qui négocient les prix à la tète du client (vous l’avez ?) et on a eu 3 écharpes pour 30 euros (celui d’avant nous en a eu une seule pour ce prix, pour celui d’après c’était 5€ l’écharpe). Franchement on n’a pas cherché, on a pris nos écharpes et basta.

Mon homme est allé ensuite aux boutiques officielles pour glaner un maillot italien (non, ne le huez pas, c’est pour son coach, ne vous en faites pas!) et on a récupéré un ballon du match (celui qu’on a fait dédicacer par Kevin Gourdon un peu plus tard)

On a posé devant la plaque « Stadio Olympico » et puis on a rejoint le groupe (qui nous attendait, évidemment, depuis un bon moment)

Le soir là, le samedi, on a eu envie de se taper l’incruste au gala du XV, mais malheureusement il est allé faire la fête sans nous. Faut dire que nous n’avions pas prévu de smoking. Sinon on aurait pu le tenter. Bref, on a regardé le bus partir, les longues robes de soirées suivre …

Quand nous sommes rentrés, ils étaient dejà couchés. Halalala, ça veille au grain à la FFR hein, y a un couvre feux ^^ mais on a pu en profiter le lendemain donc …

De ce week end mémorable il reste maintenant les souvenirs, toutes les photos que vous ne verrez pas car il y a nos tronches, tous ces instants que je n’ai pas raconté, entre la réalité et le rêve d’une vie, toute l’émotion d’envoyer un mail à mes enfants pour leur raconter heure après heure notre voyage…

De ce week end il reste la victoire, du week end suivant il reste la magie. De ces moments rares il reste un volute de fumée, près à disparaître mais qu’on essaie de filmer pour ne jamais oublier.

On a vécu un truc de dingue. On a rencontré le Xv de France.

Week end à #Rome

Rome, Rome, Rome …

On a donc pris l’avion, et on a dormi dans un palace

Et on a visité Rome !

(Le XV de France c’est pour bientôt, patience petit Scarabée)

Ce qu’on a vu d’abord ce sont les rues de Rome, les grandes places, les obelisques … c’est ce qui attire l’oeil, c’est que qui fait qu’on se sent ailleurs.

Tu sens bien le dépaysement… Nous avons quitté la France sous la pluie et le brouillard, avec nos polaires et nos cagoules. Et nous arrivons là, sous un soleil éclatant, un ciel azuréen et un magnifique temps à se balader en teeshirt !

Un peu plus on s’y baignait dans cette fameuse Fontaine de Trévi… Mais on s’est contenté de jeter les pièces (avec la main droite, au dessus de l’épaule gauche) en espérant que nous y reviendrons … (c’était chose faite le lendemain soir, j’espère que ça ne compte pas!)

Nous avions sur place un super guide local, multilangues, épatant ! Il déroulait anecdotes, histoires et mythologies en flot continu. Jusépé si tu me lis, bisou !

Je suis incapable de vous dire tout ce que nous avons vu, déjà parce que je n’ai recuperé mon audition qu’à 16h, et qu’ensuite, noyée sous une avalanche d’informations, j’ai perdu pied. je me suis concentrée sur ce que je vivais, chanceuse et reconnaissante d’être là…

Des petites églises au Panthéon, le fil rouge était le grand silence qui régnait dans les lieux, à chaque fois la même consigne, regarder partout, émerveillez vous !

J’ai eu l’occasion de visiter Rome (en quelques heures il y a plus de 15 ans lors d’un voyage à destination de la Sicile) et j’avais en tête des choses vieillies, dépossédées de leurs âmes, avec du bruit partout.

Je n’ai pas reconnu ce que j’avais vécu. Là tout n’etait que beauté, magnificence et silence. Un respect des lieux comme nulle part ailleurs. Haaa si les italiens respectaient autant le silence au moment où les français passaient les pénalités hein …

Le premier jour donc, on en a pris plein les yeux.

Et le second, c’etait … WAHOU !

Le Vatican, évidemment, la Basilique St Pierre, la chapelle Sixtine …

Aucune photo ne vous donnera l’âme de ces œuvres, aucune photo ne transpirera de toute cette beauté architecturale qu’on ne trouve pas ailleurs.

ceci est un garde Suisse

Bien sur que tout ça fait rever … Comment ne pas en prendre plein la vue ?

Le Colisée nous n’avons pu que passer devant, c’est un regret mais surtout une bonne occasion pour revenir !

Rome est une ville pleine de surprises, il faudrait plus de 3 jours pour tout voir. Il faudrait prendre le temps. Sur ma liste je garde en tête le Musée Napoléon, il vaut le coup d’oeil, c’est une certitude !

Si vous devez visiter Rome, laissez vous surprendre par tout ce qu’elle dégage, de récent, comme de l’ancien. c’est ce mariage des genres, entre baroque, renaissance et modernité, entre Mussolini et Michel-Ange qui donne à Rome sa toute puissance magnifique.

Côté souvenirs « typiques » nous n’avons pas bataillé… J’avoue, non sans honte, que par manque de temps nous avons fait nos achats dans une seule boutique souvenirs, petite rue près de la place d’Espagne (et ses ENORMES escaliers) Teeshirt, casquettes, trousses… le vrai cliché du touriste ! J’assume !

Oui, je reviens très vite pour vous raconter le match et les joueurs (et peut etre que je vous dirai qui a eu plus peur que moi en avion…)

Et si on menait la vie de château ?  

Je vous ai laissé à la descente de l’avion quand nous prenions un mini bus avec les autres gagnants.

Si tu veux relire le billet précédent, clic !

Il a d’abord fallu rallier Rome  (nous avons atterri à l’aéroport Fiumicino) et pendant que notre accompagnatrice Claudia nous faisait l’histoire de Rome, nous prenions un coup de massue sur la beauté architecturale de la ville.

Notre première étape était le restaurant Taverna Capranica.

Rien qu’à la devanture  (et aux prix affichés) on a compris que ce restaurant n’était pas une brasserie de quartier.

Les menus étaient programmés d’avance. Pour ce premier repas nous avons goûté des gnocchis avec une sauce au poivre, du veau je ne sais quoi qui fondait dans la bouche et une pannacotta traditionnelle des plus savoureuses. Dans tous les restaurants nous avons eu des pâtes en entrée et en plat. J’avoue que ça déroute un peu.

Le restaurant bouscule les habitudes de tout le monde, on nous sert les meilleurs vins, on nous sert notre eau plate ou gazeuse, on nous tient notre chaise. (Vous imaginez qu’après 2 jours de ce train de vie, le retour à la réalité quotidienne a été des plus compliqué)

L’après midi à été des plus agréables. Une promenade à pied dans les ruelles de Rome. (Billet à venir)

Ce qui me plaisait beaucoup  (BEAUCOUP) dans le cadre du voyage à Rome, en dehors de coller au plus près du XV de France, c’était d’avoir la chance de loger dans l’hôtel le plus vieux de Rome, dans un cadre typique Renaissance : le palace aux 5 étoiles The Westin Excelcior.

J’avais préparé notre venue en cherchant un max d’information sur internet. J’avais déjà des paillettes plein les yeux avant d’arriver devant l’hôtel. J’avais même le maillot de bain pour le spa (que nous n’avons pas du tout eu le temps de faire)

Le mini bus s’est gâré à 18h30 le vendredi. Et là j’en ai pris plein la vue. Déjà la devanture de l’hôtel avec le voiturier et le concierge, franchement ça en impose !


Le concierge a même fait tourner le portillon pour nous. Les fois suivantes on s’est débrouillé nous même mais là franchement c’était énorme.

La réception est magnifique, la décoration est bluffante et quand tu prends tes accès pendant que Brice Dulin sort courir, ça fait double dose de paillettes.

On est monté dans notre chambre  (le terme suite serait plus approprié) en prenant un ascenseur magnifique avec des boiseries. Le couloir du 6 ème étage est habité de canapé et de tableau. Tout était déjà magnifique avant de franchir la porte de la chambre.


Mais l’intérieur…


Cette impression de devenir une princesse pour le weekend, les dorures et les lustres, tant de magie et de beau. J’en ai eu le vertige.


Nous devions retrouver le groupe à 20h pour aller dîner (les italiens disent souper : ils dînent quand nous déjeunons)

J’ai sauté dans la baignoire. Double jet réglable, massage hydrologique… Et les fioles de soin au thé blanc on fait fondre la fatigue et les dernières gouttes de stress du voyage. J’ai enfilé le peignoir et les chaussons de l’hôtel pour aller me vautrer sur le lit. Et franchement si ils avaient annulé là soirée j’aurai pu trouver le sommeil instantanément.

Le temps de se préparer, d’enfiler des talons et de se faire passer pour des gens super classe pour une soirée, nous étions à 20h dans le hall. Nous avons retrouvé notre groupe, échangé sur nos vies et les moments de folie  (croiser Yohan Huget dans l’ascenseur) et commencer à sympathiser.

Le dîner était réservé à la CASA COPELLE. C’est pour moi le meilleur restaurant du séjour.  Les plats étaient évidemment formidables  (pâtes parmesan, lasagnes aux brocolis et aubergines, dessert chocolaté) mais la décoration et le service était au delà de tout ce qu’on peut imaginer. A couper le souffle.

On a même eu accès  (un membre du groupe et moi) à une terrasse privée avec canapé et fauteuils pour une cigarette.

Ce restaurant était incroyable. Les vins étaient extrêmement merveilleux. J’ai quelques photos de moi avec la bouteille de blanc que j’aurais voulu ramener d’ailleurs.

De retour à l’hôtel on s’est laissé tenté par un verre au bar de l’hôtel. Nous étions 6 ou 7 sur 12. Et nous avons savouré la musique  (le pianiste jouait) et les têtes connues qui allaient et venaient. C’est incroyable de boire un Limoncello à côté de Bernard Laporte. Je m’en remettrai jamais.

Par contre le Limoncello je n’ai pas aimé. Je pensais que c’était quelque chose de doux et sucré. Je n’ai senti que l’alcool. A titre d’information la bière + le Limoncello = 24 euros.

Voilà pourquoi finalement on n’a pas pris soin d’ouvrir le mini bar de la chambre…

La literie démentielle nous a permis de faire les plus doux rêves. Sans compter qu’aucun enfant n’est venu nous réveiller. Bon, en même temps on avait rendez vous à 8h pour le Vatican donc à 6h30 réveil.  Et oui, ça piquait !

Le petit déjeuner à été une mission périlleuse. La réception de l’hôtel n’avait pas compris que nous étions « à part » de la délégation. Nous avons atterri dans la salle petit dej du XV de France. Je vous dis pas le malaise.

Mais les ouailles sont bien gardées. Un cadre nous a recadré et nous avons atterri dans la salle de la délégation.

Tour de la salle FFR, et paillettes plein des yeux

Sauf que là encore, on n’avait rien à y faire. Et enfin on nous a accompagné à la salle « traditionnelle » du petit déjeuner.

Mais on a eu le temps de faire une vidéo du buffet (sensiblement le même dans la salle traditionnelle, en moins joliment disposé)

Video buffet de la délégation

La salle est agréable, bien aérée. Nous sommes placés par un maître d’hôtel, et le café vient jusqu’à nous…


Le buffet fantastique sous les yeux, j’avoue que j’ai craqué complètement sur le salé. Saumon, mozzarella (qui n’a rien à voir avec ce qu’on peut trouver en France) pain complet et jambon de Parme.  Le tout arrosé de café. Un café dont je suis tombée amoureuse. Moi qui avait arrêté complètement, je suis retombée dans cette délicieuse liqueur.

Je pourrais vous dire que je n’ai rien trouvé à critiquer, mais c’est faux. Ils n’avaient pas de beurre salé. Il y avait 7 sortes de sucre (roux, blanc, sans sucre, substitut vegan etc…) mais le beurre c’était margarine ou beurre doux. Mais franchement, on s’en est remis.


Nous avons pris le temps de tout savourer. Le Dragon s’est fait plaisir sur les fruits, les omelettes et les viennoiseries. Je crois qu’il s’est régalé ! Enfin, j’en suis sûre. Anonymat oblige je ne peux pas vous montrer nos photos d’amoureux mais j’en suis encore émue quand je les regarde. La magie de la Dolce Vita…

Le déjeuner du samedi a été très rapide. Nous avions le match qui nous attendait. Il ne fallait pas traîner. Mais le MOLTO a su faire chavirer nos cœurs. Nous avons là encore été accueilli avec les meilleurs vins et un service digne des rois.

L’entrée était composée de charcuterie, mozzarella et mousse de brocolis. Je ne sais pas si le brocolis est italien  (chéri ?) Mais punaise ils savent le rendre incontournable !

Le plat principal était très copieux, cannellonis façon bolognaise. Et le dessert … Le meilleur du séjour !  Un mille feuilles revisité à la top chef avec une mousse stratciatella et des tuiles d’amandes incroyables. On s’est régalé.

Le dernier dîner a eu lieu dans un restaurant de remplacement suite à une annulation. Je n’ai pas retenu le nom du restaurant et … C’est sans regrets !

Nous étions conditionnés au grand standing, au service du vin à peine une gorgée prise, aux femmes servies d’abord, à la discrétion des serveurs. Et à la finesse des plats… On s’habitue vite au grand luxe en fait.

Ce dernier restaurant nous a remis les pieds sur terre. Ou sur mer. Déjà l’accueil avec des voix très fortes, et puis le standing un ton en dessous (on a dû passer nos assiettes…) Il s’agissait d’une entrée à base de poulpe (qui m’a paru similaire au gout du poulet mais visuellement j’ai eu du mal à manger) d’un plat de pâtes aux écrevisses et coques (j’ai récupéré les écrevisses des copains et j’ai filé mes coques) et le dessert une sorte de glace vanillée. Bref. Ce n’est pas un bon souvenir dans l’assiette mais on s’est tellement amusé avec les copains.

Cette dernière soirée à Rome à été passée dans un Pub irlandais. On y a trouvé un coin de terrasse en travaux le temps de siroter une Guiness.

Et puis la dernière nuit à l’hôtel. Les quelques minutes sur la terrasse pour en prendre encore plein la vue … Le bonheur d’être à deux, amoureux. Et le dernier petit dej’ qui vient ponctuer un chapitre magique et dépaysant.

On reprend quelques photos. On essaie de mémoriser les détails. Et on glisse les chaussons dans la valise. Un dernier au revoir à l’hôtel, aux restaurants. On essuie une larme discrètement en montant dans le mini bus qui nous conduira à l’aéroport …


[Oui vous saurez dans le prochain billet si j’ai récupéré mon audition]

Au secours ! Je prends l’avion !

Ce billet est le premier d’une série de 4 sur notre séjour à Rome.

Le séjour est un gain à un jeu concours via PARAMOURDURUGBY. C’est mon mari qui a décroché le trésor en pariant sur Kévin Gourdon pour le talent d’or lors d’un match de la dernière tournée de novembre du XV de France.

Si vous suivez mes aventures sur Twitter, vous savez qu’on a failli ne pas partir. En effet il y a eu quelques oublis mais vite réparés, heureusement ! OUF !

Nous avions reçu comme consigne d’être à l’aéroport d’Orly Ouest, Hall 3, salle 31 à 9h00 le vendredi. Pour des raisons de logistique, notre voyage a commencé vers 22h. Nous avions pris la route le jeudi soir, évitant le stress du train (ou d’un autre avion). Nous avons pu faire une pause au MIN de Rungis dans la nuit, saluant au passage des anciens collègues du Dragon, et profitant d’un burger en amoureux dans la brasserie du coin.

Nous avions réservé notre parking par internet, le P0. Pour moins de 60 euros nous avons laissé la voiture en sécurité tout prêt de notre point de chute. C’était beaucoup plus rassurant pour nous que d’opter pour un de ces parkings « bons plans » qui grouillent sur internet mais dont les commentaires insatisfaits des voyageurs me faisaient complètement paniquer. L’avantage de la réservation sur internet c’est qu’on a un accès « privé » avec un code à taper à l’entrée et à la sortie. Pour le coup, à 4h du matin, on était tranquille mais on a pu savourer ce détail au retour, à 15h, quand la foule grouillait.

Mon homme était bien fatigué par la route, une fois la salle repérée, il a choisit de faire une sorte de sieste. Moi je communiquais mon stress sur twitter, et j’essayais de trouver des moyens de me calmer (comme aller fumer clope sur clope ou admirer les avions sur le tarmac)…

J’ai pris des photos du lieu vide, c’est presque tranquille.

Mais en fait il y avait des enfants un peu plus loin, très turbulents (des enfants quoi!) et ça m’a sorti de mon angoisse, j’ai basculé dans une déprime toute relative de savoir les miens avec ma maman pour le week end (vous saviez que je leur avait écrit une lettre à chacun, au cas où ? …)

Un petit dej’ chez Paul, surtout pour mon homme, mon estomac lui était noué et l’heure avançait péniblement jusqu’à 8h30. C’est à ce moment que l’aéroport a commencé à vivre. Nous avons repéré un jeune homme tout à fait charmant (surtout moi qui le trouvait charmant en fait) avec des cartons FFR, on avait trouvé notre chemin. On est allé le saluer, il nous a demandé de patienter le temps d’installer l’accueil. Et là, on a compris qu’on serait très nombreux. Nous avons vu arriver une foule de gens : la délégation FFR (facilement reconnaissable en costume, avec leurs bagages siglés FFR ou ALLBLEUS) et puis bon, Bernard Laporte ne passe pas inaperçu hein …

Un peu plus loin on a repéré un petit groupe de « lambda », les autres gagnants du concours. On s’est approché un peu, mais déjà on nous demande de nous enregistrer. Mon homme passe, enregistre son bagage (un sac de sport ALLBLEUS) et retire son billet. C’est à mon tour, je tends ma carte d’identité.

L’hôtesse AIR FRANCE ne me retrouve pas sur la liste, ni avec mon nom d’épouse, ni avec mon nom de jeune fille. Elle est embêtée (et moi donc !). Un des organisateurs (Michel, qui sera notre chaperon sur place) intervient, ne comprend pas ce qui coince, et fait intervenir un chef de la FFR. La liste de la FFR indique que je suis Madame Dragon, née Ee. Au lieu de Fée. L’hôtesse me trouve donc à Ee. Sauf que ma carte d’identité ne correspond pas. Donc pour elle impossible d’embarquer. Elle me demande de sortir de la file, et d’attendre sur le coté. C’est là que je bénis la FFR, heureusement que ce sont eux et pas nous qui devions organiser (en même temps je me serais pas trompée sur mon nom hein). La première chose qu’ils ont fait c’est me rassurer personnellement « nous ne partions pas sans vous, ne vous inquiétez pas ». Ils sont ensuite intervenus auprès d’Air France, on fait venir un responsable et après 30 minutes de manipulations informatiques, j’ai eu un billet à mon nom entier à moi. J’ai pu enregistrer ma valise (traditionnelle, rouge, 6 kilos) et me rendre avec les autres aux contrôles.

J’étais hyper mal, j’ai cru défaillir déjà 10 fois, j’avais la nausée. Entre la peur du vol, et la frayeur du billet d’avion, je commençais à me dire que c’était un signe et que je ne pourrais pas partir. Ou alors, que je ne reviendrais pas. A la Destination Finale quoi … Bref, j’étais en panique quand on approchais des portiques de sécurité. J’ai posé mon manteau et mon sac, et j’ai traversé. J’ai précisé que j’avais un briquet et deux spasfons. On m’a laissé passer. Mon homme a sonné (les clés dans la poche, ces traîtresses). Et nous sommes allés en salle d’embarquement. On a pu boire un coup, essayer de nous détendre (surtout moi). Mon homme a pris des selfies avec Bernard Laporte pendant que je fumais des clopes sur le toit du monde avec le haut du panier de la FFR.

Une vraie faille temporelle !

Et puis, voilà, on nous a demandé de rejoindre une navette sur le Tarmac. Et elle nous a conduit au pied de l’avion. Je l’ai fait mécaniquement, au radar, collée à mon homme, les larmes aux yeux, en bredouillant des « bonjour » ultra coincés à toute la stratosphère rugbystique. C’est pas tout les jours qu’on croise Serge Simon hein.

Il a fallu monter quelques marches, et voilà, nous étions dans l’avion. C’est un truc tout nouveau pour moi à ce moment là, je scrute chaque détails et j’angoisse comme le jour où j’ai accouché de mes enfants, comme le jour où j’ai fait mon premier pas sur scène au théâtre, comme le jour où j’ai fait l’introduction dans un amphi pour présenter Noel Mamère. J’étais une loque, une serpillière, j’étais à l’opposé de ce qui fait que je suis moi. Tétanisée. J’ai serré fort fort mon mari et si j’avais pu, j’aurai pris un shoot de tequila.

Les consignes de sécurité commencent, l’avion commence à avancer, je mâche frénétiquement mon chewing gum. Je suis collée au hublot. Et tout d’un coup il se redresse, il se redresse BEAUCOUP ! Putain je comprends rien, c’est un avion ou une fusée ? On est limite à la verticale, je crois que je vais vomir, ou pleurer, ou les deux. Je me sens hyper mal, j’ai très très peur. Et puis d’un coup, on passe au dessus des nuages, et là, tout est si tranquille. Je me sens apaisée. D’un coup. Je relâche la main de mon mari, j’essaie de sourire. On fait une photo, on regarde dehors. On savoure.

Le vol était court, décollage 11h, atterrissage prévu à 13h. En fait à 12h45 on était descendu de l’avion. On a pourtant eu une collation des plus agréable (ça détend de manger, c’est bien) avec l’autocollant de la délégation française de rugby. La classe hein ?

Pas le temps de lire, de dessiner ou de se faire un sudoku, l’avion amorce sa descente. C’est … déconcertant. Les ailes qui basculent d’un coté, puis de l’autre, j’ai le cœur qui bascule aussi. Mon estomac avec. Je me sens vraiment pas bien, j’ai mal dans les bras, dans les jambes, j’ai le souffle court, et les oreilles qui me font souffrir (j’ai encore un chewing gum pourtant). L’atterrissage est fun, j’aime assez, mais mes oreilles restent coincées sur « mute » : je n’ai plus le son*.

On descend de l’avion, on récupère nos bagages et nous abandonnons à regret la délégation FFR pour un mini bus entre gagnants avec Michel (notre chaperon donc) Nous retrouvons là Claudia, notre « accompagnatrice » qui nous fait les commentaires sur tout ce qu’on voit de l’aéroport jusqu’à notre restaurant.

(la suite sera pour un prochain billet, concentrons nous ici sur l’avion)

Au retour, nous sommes emmenés à l’aéroport par le même mini bus, avec Michel, toujours. Nous devons là encore procéder à l’enregistrement, et je fais face à la même connerie qu’à l’aller. Madame Ee. Humph. Sauf que là, Air France made in Italie, ils ne sont pas d’accord pour créer un billet à madame Fée qu’ils ne connaissent pas. Ils veulent faire un billet de retour à madame Ee. Sauf que Madame Ee n’a pas pris l’aller vu que c’est moi qui l’ai prit. Humph. Là encore la FFR vole à mon secours et 15 minutes après tout le monde je peux enfin peser ma valise (qui a pris 4 kilos) et rejoindre le groupe aux contrôles.

Cette fois, j’ai sonné. Je ne saurais jamais si c’est mon piercing, si c’est ma baleine de soutif ou mon bouton de jean, j’ai sonné, et j’ai été fouillée. Et après je suis arrivée dans la salle d’embarquement privée. Au milieu du XV de France.

(les détails de ce moment ÉNORME seront dans un prochain billet)

Une fois dans l’avion, je me sentais moins mal qu’à l’aller. Bien sur le décollage a été très impressionnant mais j’ai pu passer le reste du vol à boire, manger, écrire, prendre des photos sans me sentir mal. J’ai même filmé l’atterrissage pour les enfants.

Et puis, être assise juste derrière un joueur du XV 100x plus tétanisé que moi, malgré l’habitude des avions, malgré l’hôtesse qui lui propose d’aller en cabine de pilotage, ça m’a drôlement rassurée. Si lui il a le droit d’avoir peur, moi aussi.

A 13h nous étions à Paris.

Vidéo de l’atterrissage à Paris Orlys

Nous avons récupéré nos bagages (avec une mini frayeur pour le Dragon, les joueurs ayant aussi les mêmes bagages… haha) et dit au revoir à nos Bleus (Et le TROP ADORABLE Baptiste Serein qui nous a souhaité un bon retour). La FFR nous a offert deux sacs ordinateurs, des pins et des biscuits au citron. Et nous sommes partis boire un coup avec les copains du week end, le temps de redescendre de notre nuage… et de croiser un ancien du XV qui passait par là par hasard …

Et ça c’est bonus, pour vous.

Vidéo Sortie des joueurs

[la suite, bientôt]

*pour savoir à quelle heure j’ai récupéré mon audition, merci de revenir au prochain billet.

Aux larmes, citoyens !

A l’image d’un XV de France qui n’a pas sourcillé devant le Haka, le match n’aura été que dans un sens.

Nos Bleus – en rouge – n’auront pas eu la chance de beaucoup briller, à l’image de Fofana qui s’aventure seul vers l’en but néozélandais, et qui cherche du soutient l’œil en panique, le visage apeuré.

On a passé notre temps à leur courir après, et encore, parfois, on ne courrait même pas.

Image source : Le Parisien

Oui, on a essayé de donner le change. La première mi-temps a maintenu l’espoir, mais plus haut a été porté l’espoir, plus difficile a été la chute. D’un immeuble. D’une tour du Qatar. D’un Boeing. De la Lune.

J’y ai cru, oui, bien sur, pendant 45 minutes. Après c’était insoutenable, j’en venais à supplier les All Blacks de nous laisser jouer. Comme quand j’interromps mes grands qui se chamaillent pour un jeu et que je sais que mon petit n’arrivera pas à attraper l’objet que tient la grande.

Deux niveaux de jeux totalement différents. Mais les Blacks n’ont pas brillé, on est loin le temps de la grosse équipe qui sait transcender le jeu. Là, c’est juste du rugby, du rugby scolaire, du rugby de base.

Merde, ça veut dire que même ça, nous, on ne sait plus le faire.

On a pourtant (eu) des supers joueurs. Et c’est un gâchis phénoménal de les avoir vu perdre 4 ans. Car non, ils n’ont rien gagné. On ne retiendra pas leur sélection dans un XV de France aussi … décadent.

Je ne taperai pas sur PSA, même si j’ai longtemps désapprouvé le choix du sélectionneur (c’est vrai, il a mis Choupi sur le banc) il n’était pas seul à décider. Il a été entouré de deux comparses inaptes à la mise en place du moindre mouvement de jeu, et tout a été chapeauté par un Serge Blanco plus faux qu’un billet de 650 euros. PSA a fait le job, comme il a pu, avec les moyens qu’il (n’) avait (pas). Et je lui souhaite bon vent, qu’il trouve la paix auprès des siens (à qui je souhaite du courage, parce que être fils de sélectionneur au collège ça doit être dur) et j’ai hâte de lire son livre (tout le monde écrit un livre non ?)

Il aura essayé, c’est ce qu’on retiendra de l’histoire de ces 4 années.

Ça, et Dulin à l’aile.

Bien sur qu’il y a des choses complètement dingues, complètement folles et complètement à revoir. Mais on verra demain. Aujourd’hui, y a (encore) rugby.

BRR

Et pour sécher vos larmes, je vous fais un joli cadeau, un -50% sur toute la sélection rugby, avec le code RUGBY. Alors à défaut de la Webb Ellis, ramenons un souvenir…

Avec du #rwc2015 et du #allbleus et plus encore dedans