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Epopia (le jour où ma fille est devenue Reine)

Aujourd’hui je lâche le bloc note et le manuel de marketing pour vous raconter mon expérience de maman. Et oui, FAIRYDESFOLIES c’est une super boutique mais c’est aussi Gwen, la maman de 3 trolls. (oui 3, on s’est dit que 2 c’était trop facile, no comment!)

Je suis (à l’origine) une grande amatrice de livres, je les dévore et, c’est l’inconvénient majeur, je peux en lire un par jour sans souci. J’ai toujours essayé de faire en sorte, de la même façon que ma mère m’a transmis cette passion, de la transmettre à mes enfants. Et je dois dire que j’en suis très fière, même si ça commence à nous coûter cher…

EPOPIA

Je suis tombée par hasard au moment de Noël sur une publicité facebook sur EPOPIA. L’idée de départ (en très très simplifié) c’est une aventure qui se passe par courrier, sorte de « livre dont vous êtes le héros » avec des décisions à prendre, des adversaires, des conseillers, mais surtout, une issue toujours positive quoi qu’il arrive (l’enfant ne fera JAMAIS de mauvais choix).

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Ma fille vient d’avoir 10 ans. Elle adore lire, et elle aime par dessus tout écrire. J’ai de suite su que cette aventure serait magique pour elle. Je me suis renseignée, sur le site EPOPIA et sur internet (j’ai cherché les avis des utilisateurs). Et puis bon, clairement, j’étais séduite ! Evidemment ! Comment ne pas l’être ? Franchement, si le concept était développé pour les adultes je serais trop contente d’y participer !!!!

Les Histoires

Actuellement il y a deux trames différentes, roi/reine d’un royaume et directeur/directrice d’un zoo. D’autres  intrigues sont en projets (il parait qu’une histoire de dinosaures seraient à l’étude). Connaissant ma fille, j’ai forcément opté (enfin, nous, mon mari et moi – mon homme qui a été complètement séduit aussi !) pour le royaume à gouverner. EVIDEMMENT !

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Pour ce qui est des tarifs, il y a (aujourd’hui) 3 formules. Nous avons choisi l’intermédiaire car même si j’espérais que ma fille allait adhérer, j’avais cette appréhension de me dire que peut être elle n’allait rien comprendre et ne pas vouloir rentrer dans le jeu (j’aurais été hyper déçue). Nous avons souscrit la formule « 3 envois » (39.99€)  mais je l’ai vite regretté quand j’ai vu ma fille se jeter à corps perdu dans l’histoire. A la fin de cet abonnement vous pouvez le prolonger de la façon dont vous le souhaitez, nous prendrons alors la formule contenant 12 envois pour poursuivre l’aventure commencée.

Sachez que la fin de l’aventure c’est vous qui la choisissez, si l’enfant en a marre (ou que vous ne souhaitez plus payer) vous pouvez demander l’envoi d’un courrier final qui terminera l’aventure de façon positive à n’importe quel moment de l’histoire. Nous on en n’est pas là, on a justement envie de prolonger encore et encore et encore …

Tentez l’aventure !

Alors, maintenant que vous savez ce que c’est dans les grandes lignes, je vais vous dire comment ça se passe pour nous, pour nous parents et pour ma fille.

Déjà, moi, en tant que le parent qui a passé la commande, c’était à moi de paramétrer certains détails (le prénom de l’enfant, sa couleur préférée, son plat préféré, le nom du royaume …). Le site est ergonomique, très intuitif (un grand parent pourra le faire facilement pour un enfant) Une fois que tout ça est fait, il se met en place un suivi par mail avec des conseils et une sorte de guide pour vous aider à mettre en place l’histoire, à lire les courriers, à répondre avec l’enfant. Il y a un teasing que vous pouvez organiser chez vous. Le site vous invite à télécharger un article de presse qui parle des personnages principaux de l’histoire et il y est mentionné qu’un roi ou une reine va être bientôt choisie. J’ai imprimé cet article et je l’ai glissé dans une enveloppe avec le blason de l’aventure, hop, un soir en rentrant de l’école, ma grande est allée relever le courrier.

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La magie a pris de suite, elle a plongé dans l’histoire instantanément, sans doutes, sans questionnement. Il s’est passée une vingtaine de jours avant que le premier courrier arrive, elle n’a eu de cesse de demander chaque matin si elle aurait VRAIMENT la chance d’être choisie. Et bien sur, ce jour là est arrivé …

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L’enveloppe est géante, elle contient beaucoup beaucoup BEAUCOUP de choses ! Dejà les courriers, il y en a un de chaque personnage, parfois c’est assez long d’ailleurs. Mais ça n’a pas découragé ma fille qui les a enchaîné !!! Le conseil par mail est de laisser l’enfant choisir s’il veut tout lire ou lire une partie. Le vocabulaire est étudié pour l’enfant (vous le choisissez au moment de souscrire l’abonnement) mais la longueur des lettres peut effrayer. Vous pouvez, en tant que parent, faire la lecture à votre enfant. Il y a bien sur des cadeaux, une carte du royaume, des autocollants, une couronne et un guide pour construire son bouclier … La couronne a trouvé sa place dans les 5 minutes. Le bouclier lui, attend encore son heure de gloire…

La magie des lettres

La magie des lettres

Epopia

Epopia

Licorne et escargot

Ma fille a choisi de répondre et de raconter sa vie en même temps, en plusieurs jours. Ce sont 4 pages qui sont reparties, avec des dessins en bonus. La clé de l’aventure ce sont des choix à faire, l’histoire est ainsi complètement personnalisée et UNIQUE. Pour le premier courrier c’est « facile ». La couleur du château ? Rose. L’animal de compagnie de Sa Majesté ? Une licorne. Mais aussi Envoyer l’armée au nord ou à l’est ? Là, ça se complique. Deux personnages détaillent leur argumentaire, l’enfant doit prendre position. Ma fille a bloqué. A cet instant elle s’est senti incapable de décider. C’était trop important, une décision trop grave, la vie des gens était en jeu.

Conseils par mail pour les parents

Les conseils du site sont très bien fait. Ainsi, pour l’aspect psychologie, c’est à vous et à l’enfant de décider si l’aventure est un jeu ou si c’est « reel ». Vous retrouverez ces conseils par mail avec le suivi de l’histoire.

Epopia joue avec cette frontière entre rêve et réalité et naturellement je me suis également posé cette question. J’ai donc présenté EPOPIA à un pédopsychiatre de renom, le Professeur Bursztejn, qui m’a personnellement confirmé que c’était un très bon moyen pour stimuler l’imagination des enfants. Youpi !
La seule limite à respecter, et que nous rappelons toujours aux parents, est de ne pas mentir à leur enfant. Si l’enfant est enthousiaste et demande si c’est vrai, nous proposons de lui demander ce que lui en pense et ce qu’il aimerait, sans chercher à poser de certitude. Si, au contraire, l’enfant est inquiet, il faut lui expliquer clairement que c’est un jeu, mais dont il est le héros. Les parents connaissent mieux leurs enfants que nous et savent généralement trouver la bonne distance. Enfin, encouragez l’enfant à partager ses doutes avec les personnages de l’histoire, en leur demandant leurs avis. Ils sauront lui répondre intelligemment sur cette notion de vrai et de faux, avec philosophie et humour.

J’ai rassuré ma fille, elle a été choisi donc elle en est capable, mais je suis là et son papa aussi, pour l’aider et la conseiller. Je lui ai demandé de raconter ses doutes aux personnages. Mais non, elle a juste écrit que c’était dur de choisir MAIS elle a donné sa décision (qu’elle a justifié avec une histoire d’escargots d’ailleurs, no comment) Elle en a d’ailleurs pris plein d’autres (que personne ne lui demandait de prendre) comme l’instauration d’une soirée macdo par semaine xD

C’est son aventure, elle en fait ce qu’elle veut. J’ai juste mis un point d’honneur à lui faire tout écrire d’abord au brouillon pour recopier ensuite au propre. C’était ma seule exigence. Le reste ELLE décidait. Les écrivains d’EPOPIA, n’ont pas d’exigence sur l’orthographe, ni sur le vocabulaire, ni sur la longueur des lettres. Vous pouvez tout à fait laisser votre enfant seul.

Notre famille est un peu trop rapide. LOL. Ainsi le courrier du retour était déjà envoyé quand j’ai reçu pour consigne de prendre les lettres de ma fille en photos (option en conception actuellement : à la fin de l’aventure, quand vous le décidez, un livre pourra vous être proposé avec les courriers de votre enfant et en plus ça fait une garantie pour vous si la Poste perdait le courrier). OUPS. J’ai alerté de suite le site et une solution a été trouvé. Je me fais une tape sur la main et je promets d’y penser au prochain courrier ! Sachez que vous n’êtes pas obligé de faire un retour par courrier, vous pouvez répondre par l’interface du site (et économiser les timbres) en scannant le courrier de l’enfant ou en notant simplement ses réponses. Moi c’est justement le coté épistolaire qui m’a séduit… d’ailleurs on ne s’est pas privé. Les courriers ont été placé dans une enveloppe 21/29cm avec sceau à la cire de bougie et ruban rose. Puis cette enveloppe a été placée dans … mes enveloppes bulles d’expédition pour la boutique. par sécurité j’ai fait un affranchissement lettre suivie (1.86 €)

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J’ai eu une notification comme quoi le courrier de ma fille était bien arrivée (j’apprécie cette façon de rassurer les parents, d’être à leurs cotés pour cette aventure) et maintenant on a juste hâte de recevoir la suite !!! Je suis la Reine des pare pipi mais ma fille est la Reine de D… (Son royaume top secret)

10 jours après je recevais la notification comme quoi le retour était en cours, et il vient tout juste d’arrive à la maison ! Je sais qu’il y a un masque, et qu’il y a une énigme qui tourne autour d’un légume. Je n’en dit pas plus, sauf si vous me suppliez ! Mais faudrait que ma fille me laisse lire ses courriers …

Si vous avez envie de suivre avec moi cette aventure, je publie assez régulièrement sur instagram, suivez moi ! 

Bises du royaume,

Gwen

Créatrice Textile pour FAIRYDESFOLIES

Anne Marie Sicotte – Les accoucheuses

J’étais à la bibliothèque quand mon regard a croisé ces trois tomes, empilés sur la table « sélection du club lecture »

J’ai lu la 4ème de couverture du premier tome

Faubourg Sainte-Anne, Montréal, 1845. En pleine nuit, une sage-femme et sa fille vont accompagner une femme dans sa délivrance. À seize ans, Flavie entreprend ainsi l’apprentissage du métier d’accoucheuse auprès de Léonie, sa mère, qui caresse d’audacieux projets : la fondation d’un refuge pour femmes enceintes démunies et celle d’une école de sages-femmes. À l’instar de Simon, le père de Flavie, la société de l’époque, placée sous le règne tyrannique de la pudeur, est rebutée par ces nouveautés. Les membres du clergé se méfient comme de la peste de l’esprit d’entreprise de Léonie et de ses collègues. De leur côté, les médecins engagent une lutte de pouvoir afin de ravir leur clientèle aux sages-femmes. Séparés par un large fossé, les univers masculin et féminin ne se rejoindront qu’au moyen de trop fragiles passerelles, celles du respect et de l’amour.

Et je me suis dit à ce moment là que ce livre allait être LE livre dont j’avais besoin. J’avais besoin d’un bouquin qui allait me manquer à la seconde où j’allais le poser pour la nuit, j’avais besoin d’un bouquin qui viendrait dans mon sac partout, école, médecin, voiture… J’avais besoin d’un bouquin qui allait me faire vivre quelque chose. J’avais besoin d’un livre émotionnel, qui m’emporte dans quelque chose qui trouverait écho en moi.

Les accoucheuses a été ce livre

J’ai commencé un soir, sans me rendre compte que j’avalais les pages avec avidité, que les descriptions d’accouchement aux mains des sages-femmes allaient me faire vibrer l’utérus, sans me douter un instant que j’allais avoir de l’empathie pour son héroïne, Flavie.

J’ai dévoré les trois tomes, avec bonheur, avec rage, avec colère au gré des péripéties, avec tristesse parfois, avec les joues rougies par les passages les plus sensuels…

Touchée en plein cœur, remuée dans les tripes

Ce livre m’a fait profondément réfléchir à la condition féminine, à son évolution sur une cinquantaine d’année, le statut du couple, l’IVG, l’envie d’avoir un enfant, l’appartenance du corps de la femme, le droit au savoir, sur les gynécologues, les sages femmes, leur position, leur envies, leur avenir, la place de la religion, les influences judéo-chrétiennes, l’adultère, le besoin de suivre son chemin, quel qu’il soit, en harmonie avec son cœur et sa raison.

J’ai découvert une nouvelle part de moi à travers une écrivain fantastique, à aucun moment j’ai senti le poids de ses nombreuses pages et des grosses descriptions.

C’est le cœur lourd que je rends Flavie à la bibliothèque, en souhaitant que ces livres changent le destin d’une autre femme que moi…

Le cas Musso [no spoiler inside]

 

Depuis que je me suis calée sur le rythme de noctambule de mon chéri je lis beaucoup plus qu’avant, et ça fait du bien. Du fait, j’en profite pour rattraper mon retard sur certains bouquins, et je suis devenue une Fidèle de la bibliothèque municipale.

J’ai profite des vacances pour continuer ma quête de l’Impossible : comprendre le succès des bouquins de Musso.

J’avais gentiment lu Demain à sa sortie, et la fin m’avait laissé complètement pantoise, entre déception et colère d’avoir lu un pavé pour « rien ».

J’ai continué avec 7 ans après, Central Park, et toujours cette même impression de fin gâchée, de mauvaise écriture des dernières pages.

J’ai décidé de préserver d’abord avec Seras-tu là et l’Appel de l’Ange, bon, même combat, je suis à fond jusqu’au deux/trois derniers chapitres qui me tuent à chaque fois et me laissent vraiment sur ma faim.

J’ai lu l’Instant Présent, j’ai lu Que Serais-je sans toi.

Vous allez dire que je suis maso, que si je n’aime pas le style il ne faut pas que je lise, le Dragon a bien compris d’ailleurs, il a tenté trois fois, il a laissé tomber.

Mais moi, moi je suis une lectureuse, j’aime lire pour lire, pour le plaisir des mots. Quand j’étais ado je lisais le dictionnaire et les encyclopédies, c’est dire !

Bref. Ma mère qui a beaucoup lu Musso aussi (avant de finir par se sevrer en ramenant à d’autres lectures plus colorées) avait terminé une conversation téléphonique sur lui par « de toutes façon le pire c’est La fille de papier, alors autant les autres y a que la fin qui pêche un peu, autant celui là, le livre est pourri du début à fin, il n’a aucun sens »

Hum.

Il n’en fallait pas plus pour me donner envie de lire ce livre (esprit de contradiction quand tu nous tiens).

Il m’a fait 2 soirées.

Je me souviens l’avoir terminé en souriant, je me souviens encore bien de l’émotion des dernières pages, de ce  point final de satisfaction qui ne me laissait pas sur ma faim, de cet apaisement pour les héros et l’envie de poser le livre et de dormir, paisiblement.

Pour moi, La fille de papier est le meilleur livre que j’ai lu de Musso. Aujourd’hui en tout cas. Et je n’ai qu’une hâte, continuer ma quête pour savoir si il y a d’autre chefs d’œuvre de ce genre.

*et pour accompagner vos lecture, pensez au marque page, vous les retrouverez sur la boutique @FairyDesFolies

La honte ressentie d’être celle qui doit faire et qui doit être et qui n’y arrive pas

KODAK Digital Still Camera

Je ne cesse de répéter à mes ami(e)s et mes proches qu’on doit chercher soi même sa part de bonheur, qu’il ne faut rien attendre de la vie, que nous devons être maitre ou maitresse de nos destins.

Je suis une de celle qui va féliciter un homme qui quitte sa femme puisque ça fait longtemps qu’il n’est plus heureux et qu’il a trouvé comment l’être ailleurs.

Je suis une de celle qui va trouver normal qu’une femme ait envie de dire à un tribunal qu’elle se contenterait de ses enfants un week end sur deux et la moitié des vacances scolaires.

Mais je suis celle qui est aujourd’hui incapable de se regarder dans la glace sans se dire qu’elle triche, qu’elle ment et qu’elle se déguise au quotidien.

Je suis celle qui doit faire à manger à ses enfants.

Je n’éprouve aucun orgasme à cuisiner des pâtes bolo ou mettre un poulet au four. Je ne vibre pas de joie à l’idée de faire une tarte à la tomate ou des beignets pour la kermesse de l’école (surtout quand tu trouves le mots de la maitresse à 20h pour le lendemain)

Je suis heureuse de faire un petit truc sympa à l’occasion quand je sais que ça sera apprécié de tous mais je t’avoue que malheureusement j’ai des nains avec qui les repas ressemblent plus à Call Of Duty qu’à un Diner Presque Parfait.

Et ça me gave. Oui, ça me gave, ça me soule. Faire à manger, m’interrompre dans une activité délibérément choisie pour faire à manger ça m’ennuie. J’essaie toujours de faire en sorte d’avoir l’idée du repas le matin, pour me simplifier les choses, pour éviter le désarroi devant le frigo « bon, les nains, nuggets ou cordon bleu ? »

Je ne te parle même pas de l’ambiance repas, les coups de pieds sous la table, les j’aime pas, c’est trop chaud, c’est froid, c’est quoi ça ? et compagnie …

Je me sens obligée de faire des repas équilibrés. Je me sens obligée de.

J’ai l’impression d’y être forcée. Comme si j’étais réellement obligée de.

Si je ne le fais pas ? Qui le fera ? Cela fait partie de mes responsabilités de mère ? Est ce que je ne devrais pas être heureuse et fière de les nourrir ? Mon homme est fier de ramener le salaire qui remplit le frigo lui. Moi je ne suis absolument pas fière de leur faire à manger.

Je suis celle qui doit s’occuper du linge

Déjà c’est MA machine à laver. C’est ce que j’ai de plus cher. Si. Presque 1000€ quand même. Tu m’étonnes qu’à ce prix là elle peut faire de la musique. Mais c’est une machine de compèt’.

Elle peut aller jusqu’à 18kg, elle est électronique et elle me facilite grandement la vie. Alors oui, la corvée du linge n’en n’est plus vraiment une puisque j’ai ma machine à laver de compèt’. Mais ça reste une corvée que je DOIS faire.

J’ai mis au point divers astuces pour me soulager la tâche. Panière blanche pour le blanc (sous vêtement, lingettes, linge de maison) panière bleue pour le reste. J’ai fait des affichettes que j’ai mis au dessus pour que les enfants s’y retrouvent. Rigole si tu veux mais celui qui a le plus de mal c’est le Dragon.

Bref. Je n’éprouves là encore aucun plaisir à ramasser la chaussette qui traine, le slip tâché du petit dernier ou le teeshirt qui pue la transpiration. Je n’ai aucun orgasme en choisissant ma lessive. Je ne jouis pas en étendant mon linge dehors.

Tu peux étendre ça à défaire le linge du séchoir, le plier, le ranger dans les armoires et éventuellement au repassage. Tu as compris l’idée.

Je n’éprouves là encore aucune fierté à ce que mes enfants aient du linge propre. Rien. Nada. Et pour tout te dire ils auront passé la moitié des vacances en boxer/culotte dans la maison. Et mes panières ont dégueulé de partout sans que je verse la moindre larme. Sauf que faut bien le faire.

Il FAUT.

Je DOIS.

Pourtant avant, j’étais une maman

Je me sentais tellement maman quand je leur lisais une histoire, chose que je ne fais plus depuis tellement longtemps …

Je me sentais tellement maman quand je partageais une activité avec eux, chose que je ne fais que rarement …

Je me sentais tellement maman en leur explicitant les choses de la vie au détour d’une ballade …

Tout ce qui me faisait plaisir est devenu tellement rare. J’essaie parfois de me l’expliquer par un quotidien déjà tellement saturé, les tâches que je DOIS accomplir, ma boutique dans laquelle j’ai mis tant d’énergie et que je voudrais développer encore pour enfin gagner ma vie, cet ordinateur chronophage qui me happe pour une minute et sur lequel je reste parfois des heures…

Je me cherche des excuses.

Si j’expédie le coucher en un bisou, c’est que je n’ai pas envie de rester 15 min près d’eux, que je préfère rejoindre mon homme devant un film.

Quand je vois mes enfants, des fois, j’en peux plus.

J’ai encore parfois cette envie de faire plaisir, alors j’organise tout, des vacances, une sortie, une activité… Et ça devient un vrai combat.

Les convaincre de bouger. Du plus petit au plus grand aucune motivation.

« pourquoi faire ? je veux pas bouger ! je suis bien là ! non y a le dino train qui va commencer. J’ai mal au pied. J’ai mal au ventre. Il pleut. Il fait trop chaud … »

Les trainer parfois. Les ralentir d’autres fois.

« ne cours pas tu vas tomber, ne cours pas tu vas tomber, ne grimpes pas là dessus, mais enfin descend, ne cours pas tu vas … BOOOM. Mais nonnnn tu ne saignes pas… »

Et puis de toutes façon, intérieur ou extérieur, ça se met sur la tronche dès que ça peut.

« C’est elle qui a commencé ! Non c’est lui qui m’a poussé. Oui mais elle m’a mordu. Menteur. Meuteuse toi même. »

Et on finit par rentrer. Je n’ai besoin que d’une seule main pour dénombrer les vrais moments familiaux agréables qui ont duré plus de 24h. Une main. Cinq doigts. 8 ans de vie maternelle.

J’ai merdé.

Je suis celle qui doit les élever au quotidien, qui doit leur transmettre des valeurs, des principes, peut être même leur donner l’exemple et les préparer à l’avenir.

Pourtant plus le temps passe moins je les sens sereins avec moi. Toujours cette même routine qui me permet de lâcher complètement prise et de contourner les combats incessants.

J’ai abandonné mes enfants, à leur télé, leur salle de jeux, leur tablette, leur dispute, leur chambre …

Je n’ai pas eu envie d’interrompre ce qui me faisait plaisir égoïstement pendant ces vacances. J’ai bloggué, j’ai cousu, j’ai apprivoisé un nouvel appareil photo qui n’appartiens qu’à moi, je me suis investis dans un groupe de créateurs …

Oui, j’ai honte. Je suis une mère qui ne fait rien. Ni avec eux, ni pour eux. Et quand je DOIS faire, je fais le minimum.

Je survis.

Je me lève à 5h le matin, pour avoir 2h de silence à moi avant que les enfants se lèvent, j’essaie de faire mes devis, mes patrons, tout ce qui me demande de la concentration et que je ne peux pas faire en leur présence. Ensuite je suis en apnée jusqu’à 12h. J’ai un sourire jusqu’aux oreilles quand mon homme rentre, ça dure 10min, ensuite il va se coucher. Je reprends mon inspiration, et je sombre jusqu’à la fin du repas, je couche la petite. Et je m’hypnotise sur ma machine à coudre.

Les enfants se battaient en fond sonore, j’ai mis la playlist des chansons Disney, maintenant je les entends chanter. Avant j’aurais trouver ça drôle. aujourd’hui ça m’agace, j’ai envie de leur demander de se taire.

Je reprends mon souffle après 16h quand je peux parler à un adulte, échanger plus longuement qu’en 140 caractères est une bénédiction quand on est mère au foyer. Je reprends mon sourire à 20h quand les enfants sont couchés et qu’il me reste 1h avant de rejoindre mon lit, 1h avec mon mari.

J’ai de plus en plus envie d’être seule, avec lui. J’ai de moins en moins envie d’être une mère, mais de plus en plus d’être une femme. Je ne me sens pas sexy en faisant un poulet au four, ni nettoyant la douche.

J’ai envie de temps pour moi. J’ai envie de prends soin de moi, d’aller aux réunions weight watchers, de retourner en salle de sport, de prendre un cours de pôle dance. J’ai envie de me regarder le nombril.

Je suis égoïste.

Je sais que j’ai fais le choix d’avoir mes enfants, et je ne les regrette pas. Je regrette seulement la façon dont je les vois aujourd’hui. je regrette de les voir comme un fardeau. Je regrette d’avoir l’impression d’être enchainée à eux.

Je les aime. Évidemment que je les aime. La pensée d’être séparée d’eux plus de 24h m’est douloureuse. Quand mon amie a enterré sa fille de 8 ans, quand j’ai imaginé l’espace d’une seconde que ce pourrait être ma fille, cette douleur intolérable m’a transpercé le cœur. Je ne veux pas vivre sans eux.

Mais il y a des jours où vivre avec eux m’est difficile. Il y a des jours, c’est franchement horripilant.

Quand je lis ma twitojumelle raconter son burn out maternel, ça me fait mal pour elle. Mal pour elle de la voir sombrer. Mal de savoir qu’elle a frôlé l’hospitalisation. Mal de voir qu’elle en est au point de se séparer de son homme et de ses enfants. Et pourtant je la lis tellement sereine et soulagée d’être SEULE.

Je l’envie d’être SEULE.

Et je l’envie d’avoir eu le courage de dire STOP.

Moi, je ne veux pas le dire …

Je vais bien, je me lève, je mange, je dors. Je ne trouve aucun plaisir à jouer les Cendrillon mais je compense dans mon addiction technologique. Et … et dans l’alcool. Oui. Je bois un verre de vin le midi quand je suis seule avec les enfants. Pour me donner du courage. Parfois un verre le soir quand ils sont couchés. Pour me récompenser. Ce verre qui me soutient quand je dois affronter le repas. Le verre qui me détend le soir. Ces verres qui ne peuvent pas être innocents. Ces verres qui, quelque part, signifient qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Je ne sais pas où j’irai après le congé parental, si je rependrais le boulot où si je pourrais être à mon compte. Je ne sais pas si je pourrais cumuler ça avec la maison, avec les enfants. Même s’ils grandissent, ils seront toujours plus où moins dépendant de moi (du moins, de la nourriture que je prépare ou du linge que je lave)

Quelques fois j’ai envie de partir loin, sans eux. Quelques fois je me dis que j’ai droit moi aussi à des vacances, à des jours fériés, à des week end … Quelques fois je repense à la dernière grasse matinée que j’ai faite et … je ne m’en souviens pas.

Quand on a fait notre week end en amoureux, ni le Dragon ni moi ne voulions rentrer. Mais il a bien fallu. Et bien pendant près d’une semaine j’ai pleuré en silence chaque matin et chaque soir d’être rentrée. Parce que c’était tellement bon, tellement bien d’exister un peu pour moi toute seule, de ne plus avoir à réfléchir aux interminables interdits de ma petite APLV, de ne plus me demander si j’ai bien mis la machine en route ou si j’ai éteint le four. C’était juste merveilleux pour une fois de penser à moi, au plaisir que je ressentais dans les bras de mon mari, au bonheur de la sueur qui coulait sur mes seins le temps d’un sauna, aux bulles réconfortantes du jacuzzi… Mais même sans ce plaisir au gout de luxe, mon meilleur moment était sans doute d’être allongée sur le lit pendant une minute qui semblait durer une éternité, seule, en silence à regarder le plafond et à décider de moi même, pour moi même et par moi même de me lever. Sans cette pression quotidienne qui m’assaille à chaque instant.

Quelques fois je pleure en me disant que j’étouffe dans cette vie que j’ai pourtant choisie. Quelques fois je me dis que j’ai de la chance parce que je l’ai choisie, cette vie. Et j’ai honte de ne pas l’apprécier cette vie. Je me sens bancale. Je me sens comme si je regardais cette vie sans en être actrice.

Pourtant j’ai fait le choix d’être à la maison. Il est normal que les tâches ménagères me reviennent, même si je préfèrerais fermer les yeux sur le linge et l’aspirateur, je suis à la maison. Je suis à la maison pour ça.

La vie d’adulte sans responsabilité me fait parfois rêver. Souvent en fait.

Te lever à pas d’heure, manger ce que tu veux (raviolis en boite froids, chips, tarte au fromage à 3€ au ptit casino du coin) devant une série sans quitter le lit (tu peux bien mettre des miettes c’est TON lit), fumer en te promenant en culotte chez toi (parce que justement, tu es chez TOI) faire le tour du wèb pour avoir un semblant d’échanges avec le monde humain, décider à 22h d’appeler un pote pour trouver de quoi faire un joint. Atterrir dans une soirée, enchainer la pizza et les films, finir en boite, prendre un petit dej’ à l’ouverture des brasseries quand ton mascara a finit en rouge à lèvres, rentrer chez TOI en titubant, ne pas te brosser les dents, fumer un joint en retirant tes talons, et te vautrer dans ton lit en pestant contre les miettes …

Oui. Tout ça, et un peu plus encore, ça me manque parfois.

J’ai la chance d’être soutenue et entourer au quotidien par un mari attentif à mon bonheur. Je n’ai qu’à demander pour avoir un coup de main en cuisine, à la buanderie ou avec l’aspi. Mais je culpabilise de lui demander, lui qui a déjà une journée de travail dans la tronche. Moi qui glande à la maison toute la journée.

Quand je regarde le tableau de cette vie trépidante sans responsabilités, je sais qu’elle est impossible à réaliser au long terme. Évidemment. Il n’y a pas de sexe boulot. L’argent est malheureusement une denrée précieuse et même si ça ne fait pas le bonheur je peux vous assurer que celui qui a trois millions en trop peut toujours me les donner hein… Et puis, il me manquerait quelque chose.

Bref, cette « vie idéale » ne l’est pas. Ce n’est pas une vie. On ne se réalise pas dans ces conditions.

On doit devenir quelqu’un, non ?

Je suis devenue mère, je suis devenue femme, je suis devenue épouse. J’ai sacrifié mes envies d’insouciances. Je me suis rangée dans ce que je croyais être « la vie idéale », celle qu’on dépeint dans les grands diners. Trouver un job, un mari, faire des bébés, acheter une maison, avoir un chien, un jardin et partir en vacances au moins d’Aout.

C’est merveilleux sur le papier.

Dans la réalité, on ne parle pas de cette routine insidieuse et du fait qu’à un moment faudra faire la cuisine, le ménage, le linge, l’aspirateur, qu’il faudra changer les couches et faire les carreaux, qu’il y aura les devoirs, les réunions d’école, le jour des courses, les visites médicales, les gastro et les varicelles …

On ne te dis pas forcément que dans le package maternité tu en prends pour plus de 20 ans. On ne te dis pas non plus que tu en auras peut être  marre. On ne te dit pas que tu ne vas peut être pas aimer ça.

Je crie sur mes enfants dès que le volume sonore s’emballe, dès qu’ils se chamaillent, dès qu’ils courent dans ce fichu escalier…

Je crie sur les enfants pour leur dire de venir manger, de venir se laver, de se brosser les dents, de ranger leur chambre, de me donner la main quand on sort, d’aller se coucher…

J’ai la voix fatiguée. J’ai la voix usée. Je n’ai pas envie de crier, j’en ai marre de crier. Mais si je ne crie pas je pleure. Et je ne sais pas leur dire pourquoi je pleure. Et même si je savais, je ne pourrais pas.

Pourquoi cette responsabilité de vie m’épuise autant ? Moi qui ne fait rien de mes journées (je ne travaille pas à l’usine, je ne bosses pas dans un bureau, je ne suis ni sportive ni chanteuse de rock), je ne fais qu’être là, pilier de la vie familiale, image de cette mère acariâtre qui hurle au moindre bruit et qui s’énerve pour une chaussette à côté du panier de linge en soupirante exagérément dès qu’un livre tombe ou qu’un des enfant pose une question…

Psychologiquement je suis dépassée. Je suis une mère dépassée. Je n’ai ni la force ni l’envie de me débattre dans un éternel recommencement de routine de pseudo vie « normale ».

Mais dépassée par quoi ? je ne fais rien …

Je ne sais pas ce que ça veut dire, je ne sais pas si c’est un ras le bol général, si c’est un appel aux dons à l’aide, si c’est juste la fatigue d’un rythme de vie qui ne me convient plus, si c’est la hâte de voir mon mari en vacances, si c’est de supporter mes 3 enfants H24 depuis plus de 4 semaines … mais je sais que là, aujourd’hui, j’ai envie de ne plus ni les entendre, ni les voir.

Je n’ai pas envie forcément d’être seule. Je pourrais apprécier la compagnie de mon mari et partager avec lui la couette pleine de miettes et la tarte aux 4 fromages du petit casino. Mais j’ai envie de laisser ces saloperies de contraintes s’envoler loin de moi pendant quelques jours, ou du moins j’ai envie d’espérer qu’un jour ça sera possible…

Bref, aujourd’hui, tu vois, ça ne va pas fort.

Et ne me demandez pas pourquoi, parce que là, je ne sais pas.

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Pour celles qui arriveraient là par hasard en tapant « burn out maternel » voici quelques lectures.

Maman pipelette

Psycho, l’épuisement maternel

Mère Débordée

Maman bobo, on s’en sort !

Madame Déjantée, menteuses de mères en filles

Amaeline, mes chers enfants, je pars …

Aevole, le glissement de terrain

 

*photo d’une raimbow dress pour ma miniature, pour croire que quelque part il y aura vraiment de la couleur dans ma vie.

Le livre Les Mamans Testent [concours]

Acheté en double exemplaire il y a un petit moment déjà,  j’avais dans l’idée d’en faire gagner un exemplaire à mes fidèles lecteurs-lectrices cet été. 

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Alors oui, toi, toi là derrière ton écran,  je te propose de gagner ce livre pour profiter en bonne compagnie de ta piscine,  plage,  chaise de cuisine …

Si tu ne connais pas Marie,  je te propose d’aller zoner sur son site webesque : http://www.mamanstestent.com

C’est du fou rire en barre, des moments d’émotion de folie et de quoi réfléchir parfois sur la condition maternelle …

Je m’apprête à devenir mère d’une tribu.  Oui je vais avoir un troisième enfant.  Je vais avoir une famille nombreuse. Ce livre m’a donné le sourire plusieurs heures tant je me suis projetée.  Bon, avoir un nain N2 déjà capable de faire autant de bordel que 3 nains réunis aide beaucoup à relativiser …

Ce livre est aussi un recueil de petits conseils qu’il fait bon avoir sous la main.

La blogo a été unanime à la sortie du livre, un bon moment de lecture.  Pour ma part, je l’ai trouvé moins « acide » que le blog, mais c’est normal,  un blog et un livre ne peuvent se construire de la même façon.  Il reste un régal de toute façon. 

Alors voilà,  si le coeur t’en dit, tu peux gagner un peu de lecture, si tu l’as déjà,  tu peux soit en faire collection,  soit le faire envoyer à un ami, une amie, soeur, voisine, bientôt multi, ou pas d’ailleurs,  qui pourrait kiffer cette attrayante lecture. 

Pour que je puisse bien comptabiliser les participations, dites bien « JE JOUE » et racontez moi une anecdote croustillante sur un de vos étés,  qu’elle concerne ou non vos/des enfants.

Le concours prend fin le 22 août 2013 à midi (ça change de minuit). Random tira au sort le gagnant ou la gagnante le jour même.  Le livre sera expédié le lendemain sauf impératif incontrôlable.

Même si ça fait très plaisir d’être partagée,  je deteste vraiment les gens qui le gont juste pour gagner un cadeau etc .. alors si mon blog vous plaît,  partagez le simplement, hurlez le si vous voulez, faites le pour vous, pas pour moi, ça ne rapporte rien.

Bonne chance.

EDIT DU 22

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Le numéro 6 a gagné !

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Je t’ai donc envoyé un mail 🙂

Si je n’ai pasde retour lundi, je referais un tirage au sort ..

Et voilà … mardi matin pas de nouvelles …

Twitter a retiré au sort …

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Et c’est Youminou qui gagne …
Bravo 🙂

Nullipare, le livre.

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Petite lecture de vacances conseillée par ma mère qui a rencontré cette auteure à plusieurs occasions. 

Il m’a fallu une après midi de tranquillité (confier les enfants à ma mère donc) pour le commencer, et le finir. 

C’est le titre, Nullipare,  qui a attiré mon attention. 

Et finalement ce livre n’en parle pas tant que ça. 

En s’intéressant à l’origine du mot, au sens pronfond, peut être caché,  on découvre l’histoire d’une femme qui n’est jamais devenu mère mais qui est devenu quelqu’un, une femme qui n’est pas « nulle part » …

Un bon petit moment de détente pour ma part qui permet aussi de réfléchir à la place qu’on donne à son utérus, à son contenu … et surtout à nos origines,  ce qui nous a poussé, inconsciemment ou pas, nous primi ou multipare, à donner la vie …

Le journal de moi, Maman.

Je déclare ce livre d’utilité publique. 

Il devrait figurer sur l’ordonnance de sortie de la maternité, avec les séances de rééducation du périnée…

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Parce qu’il m’a fait revivre ce que j’ai déjà traversé par deux fois, et d’une façon que je n’aurai pas pu imaginer.

Je me suis sentie happée par l’écriture de Mumu, je me suis sentie envahie de l’amour qu’elle donne et qu’elle reçoit.

Je me suis sentie une … Mumu

Et parce que tout est remonté, j’ai pleuré.

La maternité et les mains qui m’arrachaient mes enfants, le retour à la maison et les doutes, les débats interminables sur l’allaitement, les conseils de la factrice, le premier vaccin, le retour de la libido, la découverte de celui qui est devenu le papa, les chamboulements du couple…

Je me suis retrouvée dans ces lignes, dans ces instantanés de vie, dans ces bouts d’amour …

Et j’ai aimé ça.

Moi, la maman de deux qui va passer j’espère maman de trois … j’ai adoré ce livre.

Il est d’utilité publique, il fait rire, sourire et pleurer. Il fait chaud au cœur et mal au ventre. Il est aussi l’avertisseur pour les futurs parents de ce qu’ils vont très probablement traversé. Ce tsunami de la parentalité dont on nous dit que c’est que du bonheur, même si ce n’est pas tout à fait vrai…

Là c’est mon cœur qui parle.

Il est aussi un guide. Parce que ponctué de repères propres à l’enfant et de conseils, sur les modes de garde par exemple. Il se range pas trop loin des dictionnaires de la maison, à côté des carnets de santé ou plus pratique encore, dans le sac à mains, devenu sac à langer.

Merci à l’auteure pour cette parenthèse littéraire qui fait du bien au cœur et à la tête.

Je vais attaquer bientôt le premier livre de Muriel Ighmouracène (on vérifie 24 fois qu’il n’y a pas de fautes) le devenu célèbre Journal De Moi … Enceinte, je vous dirais vite ce que j’en pense.