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Mardi 18h40 chez les Dragon-Fée

Je rentre du travail. Un bisou à la tribu et au Dragon. On échange sur la journée de enfants, un point sur les devoirs et sur notre vie professionnelle. Le Dragon prépare son sac quand je défais le mien.

Bandoulière sur l’épaule, il quitte la maison. Entraînement. Rugby.

Quand il rentrera endolori je serais sur le canapé ou au creux du lit. Parfois il a « droit » à un massage et on débriefe ensemble. Parfois je me contente de lui sauter dessus (j’y peux rien, les quadra sportifs ça m’excite !)

Le vendredi même chose. À la nuance près que je récupère nos enfants au stade quand ils terminent le leur et laisse Mon Dragon à son propre entraînement. Là c’est moins drôle car récupérer 3 nains plein de sueurs (oui, la petite aussi) dans la voiture, les « contraindre » à se doucher (la grande est en période rebelle qui veut pas se laver, le fiston transforme la salle de bain en piscine, la petite préfère rester crasseuse parce que SAYPAGRAV…) et tout ça en faisant le dîner pour ensuite espérer me vautre devant Netflix tranquille avec ma bière.

Mon homme joue, il se blesse, parfois il doit sécher les entraînements le temps de se remettre, puis la reprise, et les matchs. Il y a des saisons plus compliquées que d’autres. Sa première saison, le club enchaînait défaite sur défaite, du coup, côté ambiance dans les vestiaires, c’était pas extraordinaire.Sa seconde saison, le club enchaîne les victoires, sauf que cette année, côté temps de jeu on peut dire qu’il n’a pas été très gâté. Les blessures ont eu raison de ses forces et malheureusement, même s’il s’est remis juste à temps pour les phases finales, il n’était pas sur la feuille de match.

Il était pourtant sur le terrain. Soigneur. Le gars qui court pour la bombe de froid et les bouteilles d’eau. C’est le mien ! Il n’aura pas abandonné son équipe, jusqu’au bout avec eux, au bord du terrain, sur la pelouse, au repas d’avant match, dans le bus du retour ou dans les vestiaires !

L’emploi du temps est toujours un peu difficile avec les entraînements (mari, enfants) et les tournois (mari, enfants). On jongle un peu sur l’organisateur familial quand on veut partir en week end ou qu’on a un anniversaire à fêter, surtout quand ça tombe toujours en plein milieu du 6 nations … Mais on kiffe cette vie.

J’aime chausser mes crampons et descendre sur le terrain avec eux, même si c’est juste pour lancer des ballons, faire des passes ou tenter des drops. J’aime bien être là, partager ça. j’aime crier au bord du terrain. Je prends autant de plaisir au Stade De France qu’au bord du terrain du village. Je crie pareil.

J’ai même une fierté de plus. Je couche avec un joueur. Si c’est pas la classe ça !

Je vous mentirai pas, j’ai bien les boules d’aller encourager enfants ou mari les jours de flotte. J’ai autant les boules quand je sais que c’est dans ma machine (qui coûte trois reins et 12 bras) que vont aller les fringues dégueulasses. Je gueule aussi quand les crampons ne sont pas tapés, et alors y a rien qui m’énerve plus que les blessures. Se chopper un arrêt de travail de 6 semaines pour un mauvais placage, y a rien de sympa je vous assure.

Mais cette vie là, on ne la changerai pour rien au monde.

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