Sans regrets ?

Un matin (encore bien trop tôt pour les autres gens) je suis tombée sur le tweet d’Ali (bisous au passage)

Sur l’instant, j’ai pensé que c’était vachement mieux d’être au milieu des moutons que dans des bibliothèques poussiéreuses ou des musées aseptisés.

Et puis j’ai commencé à repenser à mes études, aux choix que j’avais fait, ou pas d’ailleurs. Et je me suis sentie assez mal finalement d’être passée à côté de ce que je voulais (à cette époque là). je ne sais pas si je regrette vraiment, mais il y a quelque chose qui me « chiffonne »

C’est au collège que j’ai du pour la première fois formuler des vœux pour la suite de mes études et choisir comment y accéder au travers d’options. Soyons honnête, j’avais quoi ? 14 ans ? Je ne comprenais rien à la vie, je venais de vivre la décès de mon papa et j’ai donc annoncé, fièrement, que je serais chercheuse pour la lutte contre le cancer. J’ai coché que je voulais donc faire des études scientifiques mais coté laboratoire (j’avais déjà compris que le bac S c’était mort pour moi) et je m’orientais doucement mais surement vers un Bac STL.

Ma classe de seconde s’est faite de façon très compliquée sur tout les plans. J’avais le « choix » : refaire ma seconde pour doubler (ou tripler) mes notes en maths et physique ou aller en première littéraire pour conforter mes excellentes notes en français. A ce moment là, je n’avais pas DU TOUT envie de refaire une année de seconde. Je me suis dit que l’important c’était le Bac et peut importe le reste, le Bac m’ouvrirait la porte des universités, on verrait bien à ce moment là.

J’ai eu mon bac. Mais je me suis sentie un peu malheureuse de ne plus toucher aux tubes à essai et au bleu de méthylène ces deux autres années. Mais je m’en suis remise, comme quand on termine la dernière saison de Breaking Bad. J’aime pas quand quelque chose de chouette prend fin.

En terminale il a fallu formuler des vœux, bon, je ne sais pas si ce jour là j’étais énervée après quelqu’un mais en tout cas ça m’avait bien gonflé d’éplucher toute la documentation fournie sur les formations sur les laboratoires, et pire, j’avais vu qu’il existait un BTS pour ça. Moi je rêvais à de longues études du coup, déception ! Impossible d’imaginer travailler dans les 2 ans, ho, pis quoi encore ?

Idée de génie, sortie de nulle part, faire de la psycho. Mais je voulais un truc bien particulier qui ne se faisait pas près de chez moi, un truc de psycho clinique spécialisée enfants et ado genre 7 ans d’études.  J’ai demandé Dijon. J’ai eu Besançon.

Quand j’ai vu le nombre de place dans l’amphi, quand j’ai vu les élèves debout dans les allées, quand j’ai compris que je ne pourrais pas prendre de note debout pendant 3h, je me suis dit que ça allait me gonfler. J’ai demandé dès la première semaine à changer de voie, je me suis inscrite en lettres modernes.

J’ai travaillé un peu au début. je suis passée en seconde année mais avec la nécessité de rattraper des cours de 1 ère année. Ils n’ont pas voulu faire ça pour la troisième année, j’ai redoublé. Redoublement fictif puisque techniquement je ne suis jamais allée en cours. J’ai tout envoyé bouler. Je me suis tirée de l’autre côté de la France. L’Amour !

Après la naissance de ma fille aînée et le cumul des petits boulots de merde, je n’avais toujours aucune idée de ce que j’avais envie de faire. Bien sur que je voulais être astronaute, commentateur sportif de rugby, animatrice radio, sage femme et même homéopathe. Mais techniquement, choisir de m’engager dans une voie professionnelle revenait à rejeter les autres, je n’étais pas prête.

Je me suis dit qu’on allait me foutre la paix si je faisais un petit parcours tranquille sur 2 ans, genre BTS alternance. J’avais choisis l’école (ISIFA PARIS) et demandé le bts communication. Et puis y avait pas de place, j’ai demandé où je pouvais m’inscrire « assistante gestion » allez, VENDU !

J’ai été diplômée, j’ai travaillé, on m’a proposé un CDI, j’ai flippé, je suis partie. J’ai fait un second bébé, j’ai refait une formation métiers de la logistiques en rêvant de devenir responsable d’exploitation. Cela a duré 3 mois. J’ai trouvé un poste dans un établissement scolaire, j’ai eu envie de présenter les concours d’adjoint administratif, que j’ai foiré la première année et oublié par la suite. J’ai fait un autre bébé.

Si j’avais pu je serais repartie à l’école. Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, à un moment, on est censé travailler, utiliser ses compétences. Moi j’aime bien avoir plein de compétences et être « polyactif ».

J’ai été commerciale le temps d’une période d’essai. J’ai presque cru que j’allais devenir riche. Et puis non. Et pour finir mon CV j’ai ce CDI, mon premier, le premier de ma vie (les autres ne comptent pas puisque j’étais en période d’essai quand je suis partie) et j’en suis très fière.

Je suis aussi TNS, je travaille le textile, je m’emploi à le faire bien. je n’ai eu que la formation de mon mari pour ça, et ça a plutôt bien marché. FairyDesFolies se développe, continue de progresser et j’en suis très fière !

J’ai toujours envie d’être animatrice radio, ou commentateur sportif, mais je ne me sens pas capable de quitter mon « confort » pour faire ça. J’ai envie de croire que le destin me fera évoluer et que le reste ne sont que les rêves d’une ado tourmentée que je trimbale encore dans ma besace d’étudiante.

On n’a pas juste une vie, on en a autant qu’on veut.

 

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