L’addiction n’existe pas !

J’ai décidé d’arrêter de fumer le 3 novembre 2017.

Presque toute seule, par ma motivation, et par un coup de pouce extérieur, un livre. Celui d’Allen Carr.

Au lieu de trouver ça difficile, d’y penser souvent, de me demander comment tenir, comment compenser l’envie et si ça n’allait pas me manquer… j’ai tourné la page. La clope n’est rien qu’un accessoire qui ne m’apporte rien, je n’en n’ai ni besoin, ni envie.

Je n’ai plus cette question de « comment je vais faire en soirée si il y a des fumeurs », je m’en fiche qu’il y ait des fumeurs. Chacun fait ce qu’il lui plait. Moi j’ai choisi et décidé, sans que personne ne me l’impose, ne de plus fumer et de vivre mieux. Alors je ne vais pas m’inquiéter pour ceux qui continuent à s’empoisonner.

Bon, ça ne se veut pas un article moralisateur, on sait que fumer c’est mal, que ça tue, et pourtant il y a des gens qui fument (dont je faisais partie) j’essaie de vous donner les grandes lignes du livre d’Allen Carr.

Le manque ? L’addiction ? 

Franchement d’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été traumatisée par mes arrêts de clope, que ce soit volontaire ou imposé (médicalement par la grippe, angine ou une grossesse). Cela me manquait et je me prenait des effets secondaires de merde (symptôme grippal, émotivité, colère inexpliquée etc…) Je vivais très mal cette frustration que je m’imposais, je rêvais de fumer, et je m’imaginais toujours le moment où je craquais comme une délivrance.

Le problème était que je n’avais pas conscience, ou je ne voulais pas le voir, que la délivrance était justement de ne plus fumer, que c’est cet état qui devait m’apporter du bien être et non la cigarette. L’impulsion donnée par la lecture d’Allen Carr a été de prendre conscience que je pouvais être heureuse et vivre parfaitement bien sans cigarette, que le plaisir chimique qu’elle procurait n’existait que parce que juste avant de fumer j’étais frustrée de ne pas fumer et que le manque procurait cette envie. Un peu comme une caresse après une fessée, plaisir décuplé si l’émotion précédente est contraire à l’autre. En gros, je n’aurai pas eu de plaisir avec la clope si je n’avais pas eu « mal » en état de manque.

C’est cette prise de conscience là, quand j’ai compris que chimiquement j’avais moi même créé mes états de manque et de plaisir avec un artifice comme la cigarette, que j’ai compris qu’il ne tenait qu’à moi de faire cesser le cercle vicieux du manque/plaisir pour passer à autre chose.

Le manque n’existe que parce qu’on lui en donne la possibilité. Nous sommes dans une société où on en vient à encourager les gens qui arrêtent de fumer avec le regard plein de compassion et de tristesse « courage ». Il n’y a pas de difficultés, à partir du moment où vous avez conscience que vous vous faites du bien, que chaque clope non fumée c’est du plaisir en plus et une corps en meilleure santé (et je passe sur les économies financières) c’est la fierté qui va guider votre chemin.

Je n’ai pas d’envie, je n’ai pas de manque, je n’ai pas de regret. Je suis contente et satisfaite d’avoir arrêter de fumer. J’ai décidé d’arrêter de fumer, moi même, alors pourquoi est ce que je me serai imposée de souffrir ? Au contraire, je ne peux qu’être contente d’avoir choisi de mettre fin à cette association de malfaiteurs.

Je n’ai jamais aussi bien vécu l’arrêt de la clope. Si vous fouinez sur le blog vous verrez que j’ai eu plusieurs arrêts et que les précédent ne se sont pas super bien passés… Mais j’étais dans une optique de contrainte, je m’imposais de cesser de fumer, je le voyais comme une non-décision. En novembre j’ai choisi, en toute conscience, de me débarrasser d’un truc qui ne m’avait jamais rien apporté mais qui coûtait cher (en Euros et en santé). Dis comme ça, ça vous parait logique mais c’est un vrai cheminement mental et personnel.

Je ne m’imagine plus fumer, je n’envie pas les fumeurs occasionnels et même pire, je trouve ça triste de conserver une clope le week end qui va se retrouver transcendée par le côté « unique et rare » alors qu’elle est aussi dangereuse et néfaste que les autres. Ce n’est pas une cigarette qui compensera les 19 autres. Si vous en avez supprimées 19, la 20 ème n’est rien. C’est celle qui vous fait croire que vous êtes dépendant et que vous êtes incapable d’arrêter. C’est la pire de toutes.

L’addiction n’existe que parce que nous l’entretenons, c’est le grand principe du livre. Un petit peu de nicotine tout les jours toutes les 2h et quand vous franchissez un moment sans nicotine pendant 2h15, votre corps vous envoie un signal. Cela marche avec la bouffe. Vous déjeunez à midi tout les jours, et un jour vous êtes coincés au bureau à 12h15, votre corps vous envoie un signal. Oui, ça marche aussi avec le sexe. Bref. Ce n’est pas une dépendance, ce n’est pas un état de manque, c’est une habitude que vous avez entretenue et qui se rappelle à vous.

A partir du moment où vous avez décidé de ne plus fumer, ne fumez plus. Imposez à votre corps de vivre mieux, de vivre bien. Oui vous recevrez ces signaux pendant quelque jours, à plus ou moins forte intensité si vous vous écoutez, mais qui ne sont pas des messages de votre cerveau, il ne vous dit pas « fume, fume sinon je t’envoie une douleur dans le mollet » non, il vous dit « d’habitude, à cette heure ci, après ton café, tu fumes ». Vous pouvez prendre conscience de cette habitude « oui, d’habitude je fume, mais plus maintenant ». Votre cerveau de vous donnera pas de coup de jus dans la jambe. Il s’en fiche lui de votre habitude.

Si vous passez tout les matins par la même route, village A, village B, village C, village D et que un jour vous découvrez qu’en faisant village A, village E et village D vous gagnez 14 minutes, vous n’allez quand même pas renoncez sous prétexte que vous avez votre habitude ?

Même principe. Vous avez trouvé un autre chemin, meilleur, alors vous devez en tirer partie, en être fier et ne pas regretter.

C’est en substance ce que vous explique le livre d’Allen Carr. Qu’on aime ou pas cette façon « stand up américain » je dois avouer que le discours m’a plu et que malgré mes réserves, j’ai intégré un certain nombre de données qui m’ont permises d’aller au delà de mes doutes.

Je n’explique pas pourquoi mes arrêts précédents ont été synonymes de mal être, douleurs, nausées. Je pense avoir eu des effets placebo, engendrés par le stress et l’angoisse de ces arrêts que je n’avais pas réellement choisi (j’étais dans le « je dois arrêter » et non « je veux arrêter »). Je n’ai rien ressenti de tel à l’arrêt définitif, non seulement parce que je savais que j’allais vers le meilleur pour moi, mais aussi parce que j’avais levé mes doutes sur l’addiction et la dépendance. Et que j’étais super fière de me débarrasser, enfin, de la cigarette !

C’est un sujet discutable (la dépendance) et j’ai fait mon titre de façon tout à fait racoleuse, comme j’ai fait certaines phrases de façon simpliste pour aller à l’essentiel. Encore une fois je ne reprends que les idées du livre, que j’ai lu, qui donnent une vision différente de ce qu’on peut connaître actuellement. Il y a des tas d’étude scientifique sur la dépendance nicotinique, certaines s’opposent à d’autres. Je vous laisse chercher les travaux sur Google.

Le livre n’a pas de pouvoir magique, la méthode Allen Carr non plus. Vous n’aurez pas subitement envie d’arrêter de fumer. Vous serez confortée dans votre décision et y trouverez un soutien à la fois chimique et psychologique pour prendre conscience que oui, votre décision d’arrêter de fumer est la bonne décision.

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