Anne Marie Sicotte – Les accoucheuses

J’étais à la bibliothèque quand mon regard a croisé ces trois tomes, empilés sur la table « sélection du club lecture »

J’ai lu la 4ème de couverture du premier tome

Faubourg Sainte-Anne, Montréal, 1845. En pleine nuit, une sage-femme et sa fille vont accompagner une femme dans sa délivrance. À seize ans, Flavie entreprend ainsi l’apprentissage du métier d’accoucheuse auprès de Léonie, sa mère, qui caresse d’audacieux projets : la fondation d’un refuge pour femmes enceintes démunies et celle d’une école de sages-femmes. À l’instar de Simon, le père de Flavie, la société de l’époque, placée sous le règne tyrannique de la pudeur, est rebutée par ces nouveautés. Les membres du clergé se méfient comme de la peste de l’esprit d’entreprise de Léonie et de ses collègues. De leur côté, les médecins engagent une lutte de pouvoir afin de ravir leur clientèle aux sages-femmes. Séparés par un large fossé, les univers masculin et féminin ne se rejoindront qu’au moyen de trop fragiles passerelles, celles du respect et de l’amour.

Et je me suis dit à ce moment là que ce livre allait être LE livre dont j’avais besoin. J’avais besoin d’un bouquin qui allait me manquer à la seconde où j’allais le poser pour la nuit, j’avais besoin d’un bouquin qui viendrait dans mon sac partout, école, médecin, voiture… J’avais besoin d’un bouquin qui allait me faire vivre quelque chose. J’avais besoin d’un livre émotionnel, qui m’emporte dans quelque chose qui trouverait écho en moi.

Les accoucheuses a été ce livre

J’ai commencé un soir, sans me rendre compte que j’avalais les pages avec avidité, que les descriptions d’accouchement aux mains des sages-femmes allaient me faire vibrer l’utérus, sans me douter un instant que j’allais avoir de l’empathie pour son héroïne, Flavie.

J’ai dévoré les trois tomes, avec bonheur, avec rage, avec colère au gré des péripéties, avec tristesse parfois, avec les joues rougies par les passages les plus sensuels…

Touchée en plein cœur, remuée dans les tripes

Ce livre m’a fait profondément réfléchir à la condition féminine, à son évolution sur une cinquantaine d’année, le statut du couple, l’IVG, l’envie d’avoir un enfant, l’appartenance du corps de la femme, le droit au savoir, sur les gynécologues, les sages femmes, leur position, leur envies, leur avenir, la place de la religion, les influences judéo-chrétiennes, l’adultère, le besoin de suivre son chemin, quel qu’il soit, en harmonie avec son cœur et sa raison.

J’ai découvert une nouvelle part de moi à travers une écrivain fantastique, à aucun moment j’ai senti le poids de ses nombreuses pages et des grosses descriptions.

C’est le cœur lourd que je rends Flavie à la bibliothèque, en souhaitant que ces livres changent le destin d’une autre femme que moi…

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