La honte ressentie d’être celle qui doit faire et qui doit être et qui n’y arrive pas

KODAK Digital Still Camera

Je ne cesse de répéter à mes ami(e)s et mes proches qu’on doit chercher soi même sa part de bonheur, qu’il ne faut rien attendre de la vie, que nous devons être maitre ou maitresse de nos destins.

Je suis une de celle qui va féliciter un homme qui quitte sa femme puisque ça fait longtemps qu’il n’est plus heureux et qu’il a trouvé comment l’être ailleurs.

Je suis une de celle qui va trouver normal qu’une femme ait envie de dire à un tribunal qu’elle se contenterait de ses enfants un week end sur deux et la moitié des vacances scolaires.

Mais je suis celle qui est aujourd’hui incapable de se regarder dans la glace sans se dire qu’elle triche, qu’elle ment et qu’elle se déguise au quotidien.

Je suis celle qui doit faire à manger à ses enfants.

Je n’éprouve aucun orgasme à cuisiner des pâtes bolo ou mettre un poulet au four. Je ne vibre pas de joie à l’idée de faire une tarte à la tomate ou des beignets pour la kermesse de l’école (surtout quand tu trouves le mots de la maitresse à 20h pour le lendemain)

Je suis heureuse de faire un petit truc sympa à l’occasion quand je sais que ça sera apprécié de tous mais je t’avoue que malheureusement j’ai des nains avec qui les repas ressemblent plus à Call Of Duty qu’à un Diner Presque Parfait.

Et ça me gave. Oui, ça me gave, ça me soule. Faire à manger, m’interrompre dans une activité délibérément choisie pour faire à manger ça m’ennuie. J’essaie toujours de faire en sorte d’avoir l’idée du repas le matin, pour me simplifier les choses, pour éviter le désarroi devant le frigo « bon, les nains, nuggets ou cordon bleu ? »

Je ne te parle même pas de l’ambiance repas, les coups de pieds sous la table, les j’aime pas, c’est trop chaud, c’est froid, c’est quoi ça ? et compagnie …

Je me sens obligée de faire des repas équilibrés. Je me sens obligée de.

J’ai l’impression d’y être forcée. Comme si j’étais réellement obligée de.

Si je ne le fais pas ? Qui le fera ? Cela fait partie de mes responsabilités de mère ? Est ce que je ne devrais pas être heureuse et fière de les nourrir ? Mon homme est fier de ramener le salaire qui remplit le frigo lui. Moi je ne suis absolument pas fière de leur faire à manger.

Je suis celle qui doit s’occuper du linge

Déjà c’est MA machine à laver. C’est ce que j’ai de plus cher. Si. Presque 1000€ quand même. Tu m’étonnes qu’à ce prix là elle peut faire de la musique. Mais c’est une machine de compèt’.

Elle peut aller jusqu’à 18kg, elle est électronique et elle me facilite grandement la vie. Alors oui, la corvée du linge n’en n’est plus vraiment une puisque j’ai ma machine à laver de compèt’. Mais ça reste une corvée que je DOIS faire.

J’ai mis au point divers astuces pour me soulager la tâche. Panière blanche pour le blanc (sous vêtement, lingettes, linge de maison) panière bleue pour le reste. J’ai fait des affichettes que j’ai mis au dessus pour que les enfants s’y retrouvent. Rigole si tu veux mais celui qui a le plus de mal c’est le Dragon.

Bref. Je n’éprouves là encore aucun plaisir à ramasser la chaussette qui traine, le slip tâché du petit dernier ou le teeshirt qui pue la transpiration. Je n’ai aucun orgasme en choisissant ma lessive. Je ne jouis pas en étendant mon linge dehors.

Tu peux étendre ça à défaire le linge du séchoir, le plier, le ranger dans les armoires et éventuellement au repassage. Tu as compris l’idée.

Je n’éprouves là encore aucune fierté à ce que mes enfants aient du linge propre. Rien. Nada. Et pour tout te dire ils auront passé la moitié des vacances en boxer/culotte dans la maison. Et mes panières ont dégueulé de partout sans que je verse la moindre larme. Sauf que faut bien le faire.

Il FAUT.

Je DOIS.

Pourtant avant, j’étais une maman

Je me sentais tellement maman quand je leur lisais une histoire, chose que je ne fais plus depuis tellement longtemps …

Je me sentais tellement maman quand je partageais une activité avec eux, chose que je ne fais que rarement …

Je me sentais tellement maman en leur explicitant les choses de la vie au détour d’une ballade …

Tout ce qui me faisait plaisir est devenu tellement rare. J’essaie parfois de me l’expliquer par un quotidien déjà tellement saturé, les tâches que je DOIS accomplir, ma boutique dans laquelle j’ai mis tant d’énergie et que je voudrais développer encore pour enfin gagner ma vie, cet ordinateur chronophage qui me happe pour une minute et sur lequel je reste parfois des heures…

Je me cherche des excuses.

Si j’expédie le coucher en un bisou, c’est que je n’ai pas envie de rester 15 min près d’eux, que je préfère rejoindre mon homme devant un film.

Quand je vois mes enfants, des fois, j’en peux plus.

J’ai encore parfois cette envie de faire plaisir, alors j’organise tout, des vacances, une sortie, une activité… Et ça devient un vrai combat.

Les convaincre de bouger. Du plus petit au plus grand aucune motivation.

« pourquoi faire ? je veux pas bouger ! je suis bien là ! non y a le dino train qui va commencer. J’ai mal au pied. J’ai mal au ventre. Il pleut. Il fait trop chaud … »

Les trainer parfois. Les ralentir d’autres fois.

« ne cours pas tu vas tomber, ne cours pas tu vas tomber, ne grimpes pas là dessus, mais enfin descend, ne cours pas tu vas … BOOOM. Mais nonnnn tu ne saignes pas… »

Et puis de toutes façon, intérieur ou extérieur, ça se met sur la tronche dès que ça peut.

« C’est elle qui a commencé ! Non c’est lui qui m’a poussé. Oui mais elle m’a mordu. Menteur. Meuteuse toi même. »

Et on finit par rentrer. Je n’ai besoin que d’une seule main pour dénombrer les vrais moments familiaux agréables qui ont duré plus de 24h. Une main. Cinq doigts. 8 ans de vie maternelle.

J’ai merdé.

Je suis celle qui doit les élever au quotidien, qui doit leur transmettre des valeurs, des principes, peut être même leur donner l’exemple et les préparer à l’avenir.

Pourtant plus le temps passe moins je les sens sereins avec moi. Toujours cette même routine qui me permet de lâcher complètement prise et de contourner les combats incessants.

J’ai abandonné mes enfants, à leur télé, leur salle de jeux, leur tablette, leur dispute, leur chambre …

Je n’ai pas eu envie d’interrompre ce qui me faisait plaisir égoïstement pendant ces vacances. J’ai bloggué, j’ai cousu, j’ai apprivoisé un nouvel appareil photo qui n’appartiens qu’à moi, je me suis investis dans un groupe de créateurs …

Oui, j’ai honte. Je suis une mère qui ne fait rien. Ni avec eux, ni pour eux. Et quand je DOIS faire, je fais le minimum.

Je survis.

Je me lève à 5h le matin, pour avoir 2h de silence à moi avant que les enfants se lèvent, j’essaie de faire mes devis, mes patrons, tout ce qui me demande de la concentration et que je ne peux pas faire en leur présence. Ensuite je suis en apnée jusqu’à 12h. J’ai un sourire jusqu’aux oreilles quand mon homme rentre, ça dure 10min, ensuite il va se coucher. Je reprends mon inspiration, et je sombre jusqu’à la fin du repas, je couche la petite. Et je m’hypnotise sur ma machine à coudre.

Les enfants se battaient en fond sonore, j’ai mis la playlist des chansons Disney, maintenant je les entends chanter. Avant j’aurais trouver ça drôle. aujourd’hui ça m’agace, j’ai envie de leur demander de se taire.

Je reprends mon souffle après 16h quand je peux parler à un adulte, échanger plus longuement qu’en 140 caractères est une bénédiction quand on est mère au foyer. Je reprends mon sourire à 20h quand les enfants sont couchés et qu’il me reste 1h avant de rejoindre mon lit, 1h avec mon mari.

J’ai de plus en plus envie d’être seule, avec lui. J’ai de moins en moins envie d’être une mère, mais de plus en plus d’être une femme. Je ne me sens pas sexy en faisant un poulet au four, ni nettoyant la douche.

J’ai envie de temps pour moi. J’ai envie de prends soin de moi, d’aller aux réunions weight watchers, de retourner en salle de sport, de prendre un cours de pôle dance. J’ai envie de me regarder le nombril.

Je suis égoïste.

Je sais que j’ai fais le choix d’avoir mes enfants, et je ne les regrette pas. Je regrette seulement la façon dont je les vois aujourd’hui. je regrette de les voir comme un fardeau. Je regrette d’avoir l’impression d’être enchainée à eux.

Je les aime. Évidemment que je les aime. La pensée d’être séparée d’eux plus de 24h m’est douloureuse. Quand mon amie a enterré sa fille de 8 ans, quand j’ai imaginé l’espace d’une seconde que ce pourrait être ma fille, cette douleur intolérable m’a transpercé le cœur. Je ne veux pas vivre sans eux.

Mais il y a des jours où vivre avec eux m’est difficile. Il y a des jours, c’est franchement horripilant.

Quand je lis ma twitojumelle raconter son burn out maternel, ça me fait mal pour elle. Mal pour elle de la voir sombrer. Mal de savoir qu’elle a frôlé l’hospitalisation. Mal de voir qu’elle en est au point de se séparer de son homme et de ses enfants. Et pourtant je la lis tellement sereine et soulagée d’être SEULE.

Je l’envie d’être SEULE.

Et je l’envie d’avoir eu le courage de dire STOP.

Moi, je ne veux pas le dire …

Je vais bien, je me lève, je mange, je dors. Je ne trouve aucun plaisir à jouer les Cendrillon mais je compense dans mon addiction technologique. Et … et dans l’alcool. Oui. Je bois un verre de vin le midi quand je suis seule avec les enfants. Pour me donner du courage. Parfois un verre le soir quand ils sont couchés. Pour me récompenser. Ce verre qui me soutient quand je dois affronter le repas. Le verre qui me détend le soir. Ces verres qui ne peuvent pas être innocents. Ces verres qui, quelque part, signifient qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Je ne sais pas où j’irai après le congé parental, si je rependrais le boulot où si je pourrais être à mon compte. Je ne sais pas si je pourrais cumuler ça avec la maison, avec les enfants. Même s’ils grandissent, ils seront toujours plus où moins dépendant de moi (du moins, de la nourriture que je prépare ou du linge que je lave)

Quelques fois j’ai envie de partir loin, sans eux. Quelques fois je me dis que j’ai droit moi aussi à des vacances, à des jours fériés, à des week end … Quelques fois je repense à la dernière grasse matinée que j’ai faite et … je ne m’en souviens pas.

Quand on a fait notre week end en amoureux, ni le Dragon ni moi ne voulions rentrer. Mais il a bien fallu. Et bien pendant près d’une semaine j’ai pleuré en silence chaque matin et chaque soir d’être rentrée. Parce que c’était tellement bon, tellement bien d’exister un peu pour moi toute seule, de ne plus avoir à réfléchir aux interminables interdits de ma petite APLV, de ne plus me demander si j’ai bien mis la machine en route ou si j’ai éteint le four. C’était juste merveilleux pour une fois de penser à moi, au plaisir que je ressentais dans les bras de mon mari, au bonheur de la sueur qui coulait sur mes seins le temps d’un sauna, aux bulles réconfortantes du jacuzzi… Mais même sans ce plaisir au gout de luxe, mon meilleur moment était sans doute d’être allongée sur le lit pendant une minute qui semblait durer une éternité, seule, en silence à regarder le plafond et à décider de moi même, pour moi même et par moi même de me lever. Sans cette pression quotidienne qui m’assaille à chaque instant.

Quelques fois je pleure en me disant que j’étouffe dans cette vie que j’ai pourtant choisie. Quelques fois je me dis que j’ai de la chance parce que je l’ai choisie, cette vie. Et j’ai honte de ne pas l’apprécier cette vie. Je me sens bancale. Je me sens comme si je regardais cette vie sans en être actrice.

Pourtant j’ai fait le choix d’être à la maison. Il est normal que les tâches ménagères me reviennent, même si je préfèrerais fermer les yeux sur le linge et l’aspirateur, je suis à la maison. Je suis à la maison pour ça.

La vie d’adulte sans responsabilité me fait parfois rêver. Souvent en fait.

Te lever à pas d’heure, manger ce que tu veux (raviolis en boite froids, chips, tarte au fromage à 3€ au ptit casino du coin) devant une série sans quitter le lit (tu peux bien mettre des miettes c’est TON lit), fumer en te promenant en culotte chez toi (parce que justement, tu es chez TOI) faire le tour du wèb pour avoir un semblant d’échanges avec le monde humain, décider à 22h d’appeler un pote pour trouver de quoi faire un joint. Atterrir dans une soirée, enchainer la pizza et les films, finir en boite, prendre un petit dej’ à l’ouverture des brasseries quand ton mascara a finit en rouge à lèvres, rentrer chez TOI en titubant, ne pas te brosser les dents, fumer un joint en retirant tes talons, et te vautrer dans ton lit en pestant contre les miettes …

Oui. Tout ça, et un peu plus encore, ça me manque parfois.

J’ai la chance d’être soutenue et entourer au quotidien par un mari attentif à mon bonheur. Je n’ai qu’à demander pour avoir un coup de main en cuisine, à la buanderie ou avec l’aspi. Mais je culpabilise de lui demander, lui qui a déjà une journée de travail dans la tronche. Moi qui glande à la maison toute la journée.

Quand je regarde le tableau de cette vie trépidante sans responsabilités, je sais qu’elle est impossible à réaliser au long terme. Évidemment. Il n’y a pas de sexe boulot. L’argent est malheureusement une denrée précieuse et même si ça ne fait pas le bonheur je peux vous assurer que celui qui a trois millions en trop peut toujours me les donner hein… Et puis, il me manquerait quelque chose.

Bref, cette « vie idéale » ne l’est pas. Ce n’est pas une vie. On ne se réalise pas dans ces conditions.

On doit devenir quelqu’un, non ?

Je suis devenue mère, je suis devenue femme, je suis devenue épouse. J’ai sacrifié mes envies d’insouciances. Je me suis rangée dans ce que je croyais être « la vie idéale », celle qu’on dépeint dans les grands diners. Trouver un job, un mari, faire des bébés, acheter une maison, avoir un chien, un jardin et partir en vacances au moins d’Aout.

C’est merveilleux sur le papier.

Dans la réalité, on ne parle pas de cette routine insidieuse et du fait qu’à un moment faudra faire la cuisine, le ménage, le linge, l’aspirateur, qu’il faudra changer les couches et faire les carreaux, qu’il y aura les devoirs, les réunions d’école, le jour des courses, les visites médicales, les gastro et les varicelles …

On ne te dis pas forcément que dans le package maternité tu en prends pour plus de 20 ans. On ne te dis pas non plus que tu en auras peut être  marre. On ne te dit pas que tu ne vas peut être pas aimer ça.

Je crie sur mes enfants dès que le volume sonore s’emballe, dès qu’ils se chamaillent, dès qu’ils courent dans ce fichu escalier…

Je crie sur les enfants pour leur dire de venir manger, de venir se laver, de se brosser les dents, de ranger leur chambre, de me donner la main quand on sort, d’aller se coucher…

J’ai la voix fatiguée. J’ai la voix usée. Je n’ai pas envie de crier, j’en ai marre de crier. Mais si je ne crie pas je pleure. Et je ne sais pas leur dire pourquoi je pleure. Et même si je savais, je ne pourrais pas.

Pourquoi cette responsabilité de vie m’épuise autant ? Moi qui ne fait rien de mes journées (je ne travaille pas à l’usine, je ne bosses pas dans un bureau, je ne suis ni sportive ni chanteuse de rock), je ne fais qu’être là, pilier de la vie familiale, image de cette mère acariâtre qui hurle au moindre bruit et qui s’énerve pour une chaussette à côté du panier de linge en soupirante exagérément dès qu’un livre tombe ou qu’un des enfant pose une question…

Psychologiquement je suis dépassée. Je suis une mère dépassée. Je n’ai ni la force ni l’envie de me débattre dans un éternel recommencement de routine de pseudo vie « normale ».

Mais dépassée par quoi ? je ne fais rien …

Je ne sais pas ce que ça veut dire, je ne sais pas si c’est un ras le bol général, si c’est un appel aux dons à l’aide, si c’est juste la fatigue d’un rythme de vie qui ne me convient plus, si c’est la hâte de voir mon mari en vacances, si c’est de supporter mes 3 enfants H24 depuis plus de 4 semaines … mais je sais que là, aujourd’hui, j’ai envie de ne plus ni les entendre, ni les voir.

Je n’ai pas envie forcément d’être seule. Je pourrais apprécier la compagnie de mon mari et partager avec lui la couette pleine de miettes et la tarte aux 4 fromages du petit casino. Mais j’ai envie de laisser ces saloperies de contraintes s’envoler loin de moi pendant quelques jours, ou du moins j’ai envie d’espérer qu’un jour ça sera possible…

Bref, aujourd’hui, tu vois, ça ne va pas fort.

Et ne me demandez pas pourquoi, parce que là, je ne sais pas.

_____

Pour celles qui arriveraient là par hasard en tapant « burn out maternel » voici quelques lectures.

Maman pipelette

Psycho, l’épuisement maternel

Mère Débordée

Maman bobo, on s’en sort !

Madame Déjantée, menteuses de mères en filles

Amaeline, mes chers enfants, je pars …

Aevole, le glissement de terrain

 

*photo d’une raimbow dress pour ma miniature, pour croire que quelque part il y aura vraiment de la couleur dans ma vie.

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68 réponses à “La honte ressentie d’être celle qui doit faire et qui doit être et qui n’y arrive pas

  1. Hey ! demain c’est la rentrée !!! 😉

    • rigole mais bizarrement je viens de passer 3 jours avec eux non stop et … c’etait genial. J’ai même pas envie qu’ils reprennent l’ecole (je dis ça ce soir mais je pense etre ravie d’etre presque seule demain en fait)

  2. Bonjour les filles
    Ouah ton article m’a touché au plus profond de moi même ! J’en ai eu les larmes aux yeux. Je me reconnais dans tellement de point! Sauf que je travaille. Et j’ai 2 petites filles de 7 et 4 ans. Donc ça bouge pas mal. Je pense que ça fait 2 ou 3 bonnes années que je ne suis pas bien. Je vois un psy depuis juin mais je ne vois pas de changement. En vacances c’est cool pas de stress mais la je rebosse depuis une semaine et la c’est la panique à bord. Tout comme toi je suis blasée je n’ai envie de rien. Je ne sais même plus quoi faire à manger! les filles m’exaspèrent. Je n’ai plus de patience. Un rien m’énerve. Du coup avec mon mari s’est tendu. Et lui bosse beaucoup donc ne m’aide pas beaucoup. Et en plus nous habitons à 40 min du boulot. Ça fait de grosses journées donc le soir je n’ai qu’une envie me coucher. Je reste dans la cuisine jusque 21h 2 1h30 entre le repas les bain les gamelles pour le lendemain je ne m’ennuie pas et à cet âge là ça écoute pas bcp. Je suis fatiguée je n’ai plus envie de crier de m’énerver donc je les laisse je cède beaucoup et j’ai l’impression de ne plus avoir d’autorité sur elles. Elles écoutent plus papa que maman. Ça fait plaisir. Pfff et comme toi je cherche nimporte quel moment pour soit me retrouver toute seule ou passer des moments en amoureux. En faite je ne pense plus qu’à la maison aux filles au mari et moi je me néglige. Ça fait 15 jours que je dois refaire ma coloration. Mon épilation pareil. Je ne fais plus les magasins. Nous ne manquons de rien nous avons tout pour être heureux mais ça ne va jamais. Mon mari me couvre de cadeau. Il est adorable et moi je suis désagréable irritable. Je ne me reconnais plus et je ne sais plus quoi faire. Je pensais que min psy aurait pu m’aider mais déjà 4 séances et aucun changement. Alors je suis tomber sur ton site. Ça me réconforte je ne suis pas seule. J’ai aussi des amies qui me soutiennent qui sont adorables. J’ai peur de perdre mon mari. Qu’il se lasse. Je les aime tant. Et comme je lisais dans certain article j’en suis quelque fois méchante fessée cris quelque fois non justifie et je m’en veux après. Quelque fois je m’énerve tellement que j’en tremble que jê pleure et je vais m’enfermer dans ma chambre et je ne veux voir personne. Je me demande si je ne suis pas folle. Et si un jour je m’en sortirais pour enfin vivre sereinement. Je me dis que c’est peut être parce qu’elles sont encore petites. Voilà ma petite histoire. Pas exceptionnelle mais ça fait du bien d’en parler avec vous. Je n’aime pas trop raconter j’ai l’impression de me plaindre. Au plaisir d ehous lire les filles à bientôt sara

    • C’est tellement poignant ce que tu nous livres !!! Accroches toi, ne perds pas espoir, un jour ça finira par passer.
      Il faut remettre de l’ordre dans les choses, te faire une place pour toi dans cette vie mouvementée.
      Dejà est ce que un soir par semaine au lieu de rentrer chez toi tu peux t’arrêter à la piscine nager 1h, ou boire un verre avec une copine ? Une fois par semaine une heure par semaine, un petit temps pour toi et juste toi !
      Accroches toi, tiens le coup !
      Parle à ton mari, confie toi, ne reste pas seule !

  3. Je ne peux pas te lire comme ça sans passer faire un amical coucou même si je n’ai pas grand chose de bien malin à dire.
    Certains mots me parlent, pas tout. Chez moi, ce n’est pas le manque d’insouciance qui me pèse, mais bien aussi le bruit que font les enfants alors que j’ai tellement besoin de silence, de temps pour me retrouver seule avec moi-même ;-), les contraintes d’emploi du temps qu’ils impliquent, en particulier mademoiselle à l’emploi du temps de ministre et encore trop petite pour se gérer toute seule. Leur capacité à avoir des demandes sans cesse si on n’y met pas le hola. Bon, moi je crois que je suis assez claire et qu’ils savent que je suis une personne avec ses propres besoins, qu’il est dans leur intérêt d’en tenir compte. Mais parfois ils oublient et je ne suis pas non plus une reine de patience dans ces cas là. (oui, j’aime les euphémismes).

    Je me demande en te lisant dans quelle mesure leurs passages chez leurs pères respectifs ne me « sauvent » pas.
    Et sinon, même si je les aime très fort moi aussi, je ne peux pas imaginer deux mois de vacances (deux mois !) à plein temps avec eux. Le centre de loisirs, vous y avez pensé?

    Bises en tout cas !

  4. Salut, je je ne sais plus comment je suis arrivée ici. J’avais envie de témoigner mon soutien et de dire :
    1/ tu ne fais pas « Rien » comme tu sembles le croire. Tu maintiens la stabilité. Ton domicile reste vivable et tes enfants vivants. C’est énormément de boulot vu le chaos que peuvent entraîner des enfants.
    2/ Si tu le peux, organise toi rapidement un weekend seule ou avec une ou plusieurs amies. Un moment où tu peux de décompresser sans penser aux conséquences.
    3/ Parles en à un médecin, genre ton médecin traitant.

    • Merci !
      c’est gentil de venir ici me laisser un commentaire !
      C’est compliqué de partir (même 2h alors un week end …) mais j’y pense oui ! je pense qu’après la reprise de l’école ça ira mieux
      Je ne sais pas pour le medecin, mais pourquoi pas à l’occasion d’un vassin pour enfant ou autres …
      merci ❤

  5. Coucou Gwen,
    Moi, j’en ai juste deux et parfois, surtout pendant mon congé parental, pendant les deux mois d’été, je n’en pouvais plus de m’occuper d’eux 24h/24 et bien sûr la culpabilité m’étouffait.
    Lorsque mon ainé est née, j’ai fait une méga dépression parce que je ne me sentais pas du tout à la hauteur. Alors, je me suis faite aidée par une super nounou qui a prise ma puce sous son aile dès ces deux mois.Il me fallait me reconstruire ..
    Je pense que ton ras le bol, ta profonde lassitude est, on ne peut plus légitime, tu peux voir dans les commentaires que nous sommes nombreuses à être passés par là.
    En attendant que tes enfants aient grandis et qu’ils soient beaucoup plus autonomes ( Tu verras, cela arrive, ne t’inquiète pas ..), la seule chose à faire est de te ménager du temps, de vous ménager du temps avec ton mari , c’est essentiel pour ton propre équilibre et pour celui de ton couple. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire mais indispensable.
    La rentrée approche à grands pas et cela sera plus facile à mettre en place peut-être ??
    En attendant, ne culpabilise pas, ce que tu ressens semble vraiment normal, on n’est pas des wonders women , juste de simples femmes qui avons souvent des journées doubles ou triples ..
    Courage Gwen, c’est facile à dire comme ça, de loin , mais on pense à toi..

  6. J ai trouver ton article par hasard et boudiou combien il est réaliste !! Je suis six fois maman ( ou /et maso ) j aime plus que tout mes enfants mais je n assume pas toujours ce qu’ils me font vivre ou ce que je suis devenue maigres moi une mère dépassée qui crie et pleure sans vraiment parvenir à se retrouver ..une mère qui aime ses enfants mais une mère paumee .. ou ai je pu me perdre en chemin ?? Ou suis passée ?? Je rêve régulièrement d ai,leurs entre deux cris et contraintes courage a toi aussi j espère un jour qu’on arrivera à se réconcilier avec la mère que nous sommes devenue

    • 6 !!!!!!!!!!!!!!!!!! Mais enfin ???!!!!
      Non mais en vrai moi aussi j’avais des envies de grande famille, mais finalement 3 c’est dejà enorme.
      Tu es très courageuse, et je suppose que tu vis tout ça en étant maman au foyer, au coeur de la tempète !
      Ménage toi du temps, sors, vois des ami(e)s je sais que c’est dur (et moi qui galère à en caser 3 je n’ose pas imaginer les 6!!!) mais il faut survivre à tout cela, même si ça passe, même si un jour ça va mieux, faut s’accrocher !

  7. je passais par là par hasard (en fait j’ai suivi un lien sur FB) et j’ai lu ton article. Je me suis reconnue dans tes mots. Je suis épuisée physiquement et moralement actuellement mais je ne vois pas l’issue.
    merci d’avoir écrit cet article qui m’a permis de me rendre compte que je n’étais pas seule et que je n’étais pas un monstre.

  8. J’ai cliqué sur j’aime pas parce que j’aime, mais parce que tu as les mots pour parler des maux….
    Je suis un peu comme toi…. je travaille à la maison pour mon mari (je couche avec mon boss 😉)
    Nous avons 3 enfants dont des jumeaux de 7 ans…. J’adore mes enfants….. mais ils sont comment dire….. remuants et bruyants…..
    Ils m’epuisent… et je ne fais que crier…..
    Il me tarde la reprise de l’école en fait…..
    Mais nous parlons beaucoup donc ils savent quand ça va pas et je peux compter sur mon mari, heureusement….
    Merci pour ton article, et je souhaite que ça s’arrange pour toi.

    • Merde tu couches avec ton boss, mais c’est pas sérieux enfin !
      Blague à part j’espère que tu negocies regulièrement une augmentation !

      Merci de ton temoignage (des jumeaux, et dire que j’en revais …) et courage à toi aussi ! ❤

  9. Merci pour cet article! J’ai eu l’impression que j’aurai pu écrire la même chose! Enfin ce qui m’a sauvé c’est les 3 matinées de liberté que j’ai eu quand le petit dernier a eu une place en crèche et que du coup j’avais enfin du temps rien qu’à moi! Parce qu’a part 1 ou 2 copines qui ont vécu la même chose (et heureusement qu’elles sont la!) les autres me répétaient « mais de quoi tu te plains tu as des enfants en bonne santé pense à tous ceux qui peuvent pas en avoir » ou  » mais pourquoi tu te plains, t’es toute la journée à la maison, tranquille  »
    Bref c’est pas facile (surtout qu’en ce moment c’est les vacances, pas de famille dans la coin donc H24 avec 2 monstres) mais j’essaye de lâcher prise des que je peux et j’attends le 1er septembre avec impatience, petit dernier rentre à l’école! Je vais être libérée délivrée 😉
    C’est ma lumière au bout du tunnel !!
    Courage à toi!!

    • C’est ça, je pense qu’avec une babysitter, une femme de ménage, peut être aussi du temps pour moi j’en serais pas là. mais tout ça ne s’organise pas en 10 minutes malheureusement. On fait tous des choix qui impliquent des situations plus ou moins compliquées à gerer.
      Merci, merci de ton passage, de ton témoignage et oui, vivement la rentrée ! (et maintenant j’ai Elsa dans la tête)

      • Ah ça c’est sur, j’ai attendu 2 ans et demi la place en crèche, mais elle est arrivée au bon moment!! J’ai pas de belle famille, il ne me reste que ma mère avec qui les relations sont plus que tendues donc c’est clair que c’est pas évident!

  10. Tu as tout dis Gwen, tout dis sur la vie de maman, et ce n’est pas parce que tu dis ce que tu ressens que tu es une mauvais mère, tu es une femme avant tout et personne ne te demande de n’être qu’une maman …Vous devriez essayer de vous retrouver plus souvent ton mari et toi ,seuls, il y a certainement des baby sitter qui ne demandent qu’à travailler là où tu habites, ou des parents, des beaux parents …. J’essaye de garder le plus souvent possible mes petits enfants pour que ma fille souffle un peu… Nous sommes toutes passées par là mais moi à l’âge que j’ai, j’ai envie de te dire, profite d’aujourd’hui, même si tes enfants se chamaillent, sont prenant car demain ils seront indépendants et demain ça arrive très vite ….Ne te culpabilise pas ma petite Gwen, être parents ça ne veut pas dire passer après ses enfants, tu fais tout ce que tu peux pour eux, toute la journée, prends du temps pour toi, tu ne peux pas les mettre dans un centre de loisirs, les enfants adorent ça , au moins ils sont entre eux et occupés toute la journée … Gros bisous

    • ❤ c'est gentil de t'arretter par là dis donc ! ça me touche beaucoup ! c'est compliqué avec l'entourage, pas de belle famille, et la mienne est assez distante pour ce genre de chose … Et puis 3 à caser ça a l'air tellement compliqué.
      Le centre c'etait une piste mais financièrement ça ne suivait pas 😉
      La rentrée approche, j'essaie de me projetter !

      Merci, merci d'etre là !

  11. Je ne suis pas Maman mais j’ai eu les larmes aux yeux à la lecture de cet article. J’ai « compris » même si ça peut paraître présomptueux étant donné que je n’ai pas encore d’enfants. Mais parfois ce que tu décris me fait peur et m’angoisse, car je pense pouvoir un jour ressentir ça, cette exaspération causée par les personnes que tu es censée aimer le plus au monde.
    Tu as raison d’en parler, je ne trouve pas ça honteux, ça ne fait pas de toi quelqu’un de mauvais. Le quotidien d’une mère au foyer est un boulot à plein temps et je pense qu’il est difficile de ne pas pouvoir communiquer un autre adulte pendant plusieurs heures d’affilée, 5 jours sur 7.
    Le rôle de parent est difficile et même en tant qu’enfant je me dis que j’ai parfois (souvent) été ingrate avec mes parents.
    Courage, je n’ai pas de conseil à te donner car je ne connais pas cette vie en pratique mais je te souhaite du courage et de la force!

    • Haaa comme ça me parle cette ingratitude dont tu parles. je me sens mal par rapport à ma mère qui n’a jamais rien laissé paraitre … je me sens coupables pour cette enfance où j’ai du (enfin j’etais pas seule, 4 enfants !) depasser les bornes, l’exasperer plus d’une fois. Mais elle n’a jamais montré une fois son doute ! je ne l’ai jamais vu en larmes.
      Je ne sais pas comment elle a fait, quand je lui parle de cette difficulté à faire face à demi mot, elle sourit, me dit que c’est « la vie » et que ça ira mieux plus tard.
      Merci de ton commentaire, merci de ton passage !

      • oh oui mais quand on s’en rend compte le « mal » est déjà fait! Et même encore maintenant, à 26 ans, je sais que je suis parfois dure avec ma mère!
        Mais bon peut-être qu’effectivement au final on ne retient que les bons moments et qu’on se dit que c’est la vie, comme le dit ta Maman… C’est bien de pouvoir partager ça avec sa propre mère ceci dit.

  12. oh comme je te comprends, j’espère que écrire t’a fais du bien. ici j’ai 2 enfants 3 ans et demi et 10 mois et demi, on a d déménager après la naissance du second cause licenciement de l’homme qui a repris l’entreprise familiale. bref on est parti a 1h de la ou on habitais, de la maison qu’on venais d’acheter notre première maison, loin de ma famille, j’ai quitter mon boulot pour venir ici a la campagne prés de sa famille dans un coin paumé, moi la citadine. donc je me suis retrouvé la avec mes deux enfants, sans connaitre personne, en plein hiver. au bou d’un moment je sentais le burn out arrivé, l’homme bosse beaucoup, mon bébé demandé beaucoup, mon grand écouter rien, je ne les supportais plus, je me demandé mais pourquoi j’ai fais un second enfant?
    Et la j’ai dit l’homme demande a ta mère s elle peut les prendre 1 journée par semaine, oui elle qui bosse pas qui a 7 jours/7jours h24h pour elle peut elle s’occuper de ses petits enfants 1 journée? oui elle a fais 2 mois environ puis nous a fais comprendre que 1h ou 2h c’étais suffisant! crois moi je suis tombé de haut moi qui n’ai pas eu de grand parent je trouvais ca super pour mes loulou, pour moi j’avais ma journée je revivais, me retrouvais et tout c’est arrêter et rebelote et du coup je les mettais plus du tout chez ma belle mere. et un jour j’ai pris le téléphone et j’ai appeler la halte garderie pour inscrire bébé pour la rentrée comme le grand commence l’école enfin j’ai hâte. et ouf mon bébé a une place pour la rentrée mercredi journée et jeudi et vendredi matin, 3 matinées pour MOI et j’ai pas honte de dire aux gens que en plus du fait que je fais ca pour qu’il connaisse autre chose, se sociabilise et tout, je fais ca aussi pour MOI, pour me retrouver car ils me FATIGUENT, je les aiment à la folie, mon grand a fais une fausse route avec une tomate cerise j’ai cru qu’il allait mourir j’ai hurler, je ne pourrai pas vivre sans eux mais je suis aussi une femme, une compagne je dois pouvoir me retrouver pour etre bien et etre bien avec mes enfants.
    je ne regrette pas mon congé parental car je vis des choses avec mon second que j’ai pas eu avec mon premier, contrairement a toi j’aime cuisiner ca m’évade, et aussi j’ai un homme qui comprends qui ne rale pas si la maison est pas propre, si quand il rentre le repas est pas fais qui met la main a la pate mais comme toi ca culpabilise car on est la toute la journée et lui au boulot mais aujourd’hui je vais mieux j’ai appris a compter sur mon homme a arrêter de culpabiliser, papi mamie prenne les petits quand ils le veulent. la le grand est chez papi et mamie et on a été au resto avec bébé, on va aller faire les magasins car il est pas la pour faire ses crises, pleurer nous casser les oreilles et nous retourner la tête et on culpabilise pas car lui il va la plage au cirque faire du bateau.
    Je te souhaite du courage, il faut en parler ne pas avoir honte tu es une mère mais aussi une femme, une épouse, un être humain toutes mère aussi honnête soit elle passe par là

    • Tu traverses aussi une sale passe, le déménagement, personne qu’on connait, je l’ai vecu, et je n’avais pas le permis, je n’avais que deux bébés mais c’etait bien difficile 😦
      j’ai aussi pris mpon tel la semaine dernière, je vais rencontrer une ass mat’ qui me prendra ma dernière pour une journée à partir de la rentrée, reste à voir si financierement ça peut le faire (mon congé marental est total et du coup je pense etre completement de ma poche)
      C’est dur de tout concilier !

      • mon congé parental est total aussi, la halte garderie sera de ma poche mais ca devrai le faire et je me dit que c déductible des impôts par la suite lol. je me dit aussi je me priverai sur autre chose pour que mon fils et moi puissions s’épanouir c’est le plus important. j’espère que pour toi ca sera possible et que tu pourra souffler une journée

  13. ❤ Je te comprends pleinement, j'ai moi-même ce genre de pensées en ce moment, courage à toi. On culpabilise beaucoup de penser tout ça…

  14. Je viens de lire ces quelques lignes qui me font monter les larmes aux yeux… car je me sens juste pareille, égale, semblable… à la différence que je ne trouve plus de réconfort auprès de mon conjoint et que ma maman, avec qui j’ai une relation fusionnelle, se meurt d’un putain de cancer petit à petit… Bref, tout par en vrille… mais je me rends compte qu’au tour de moi, beaucoup sont exactement dans le meme cas, beaucoup de mes amies en tout cas… je parlais justement de cela comme une espèce de phénomène sociologique, une pression de le société dans laquelle nous évoluons : on nous a tellement élevé dans un moule « soit une bonne épouse, une bonne mère, une bonne maitresse de maison ET aies une carrière professionnelle au top! » ça fait beaucoup pour une seule et meme personne… parfois je me dis que le congé parental m’a tué, a tué mon couple et surtout cette envie d’avoir 2 enfants (le pire c’est que j’ai galéré medicalement parlant à avoir ce 2eme enfant!). Je reprends le travail en septembre, on verra bien où ça me mène…
    Tout ça pour dire que ça fait du bien de lire ton article et de pouvoir déposer ses sentiments quelque part…
    Donc merci pour cela et penses peut-ˆetre à te faire aider, je pense qu’un soutien extérieur, quelqu’un qui écoutera sans juger et qui saura t’aider à trouver les réponses, les ressources et à poser des mots, est le seul remède (dit celle qui a fait psycho mais qui n’arrive meme plus à théoriser quand elle hurle sur ses enfants…).
    Au plaisir de te relire (et je pense que je vais souvent relire cet article d’ailleurs)
    Auré

    • Merci de cette pause chez moi, de ce temoignage, de ce commentaire ! merci d’avoir toi aussi posé tes valises et tes mots ici. Et courage, parce que on s’en sort, mais c’est long.

  15. Salut la Fée! Contente d’être tombée sur cet article ce matin! J’aurais pu l’écrire à 90% et tu sais quoi? J’ai même pas honte! Je profite, je suis heureuse! Un jour, les enfants partent sans se retourner et tout ce que tu n’auras pas pris POUR TOI restera derrière et ils s’en fouteront bien tes mômes! Alors vis comme tu en as envie! ❤️

  16. Oh …. tant de choses qui me parlent et de mots que j’aurais pu écrire. … ça fait à la fois du bien de se dire qu’on est pas seule à ressentir ça et à vivre cette galère; et en même temps ça fait de la peine à lire ces mots parce qu’on a plein d’empathie pour une personne inconnue qui vit la même chose que nous….
    Pareil, je ne renonce pas à mes activités laissant mon équipe se gérer elle même pendant ces moments… mon petit verre de vin… mes chocolats… mon principe, tant pis s’il est égoïste, c’est de ne pas oublier de se faire plaisir à soi même quand on passe un quotidien ingrat à être au service du reste de la famille sans réelle reconnaissance. .. alors juste courage…. on aura des jours meilleurs!

  17. Ton article est touchant et très parlant.
    Je suis enceinte de mon 3e et des fois je me demande qu’elle idée nous est passée par la tête.
    Oh bien sur j’adore les bébé ils sont trop craquant les 6 premiers mois c’est que du bonheur maisaprès ca se corsé. J’ai déjà du mal avec mes 2 premier de 5ans et 2ans . Mon premier un petit mec est pénible dans le sens ou il parle h24( enfin h18) il pose 10000 fois les même questions et quand on lui répond il râle parcequon râle il répond tout le temps et il a une passion faire crier sa soeur. Sa soeur parlons en 2ans capricieuse a souhait pleurpour tout et rien crie pour tout et rien veux tout et rien en même temps elle veux manger comme sont frère boire comme sont frère bref c’est son ombre. Les tâches ménagère n’en parlons pas. Toutes les semaine je fini par crier dans la baraque que je suis pas une foutue boniche . J’ai les même problèmes de relation que toi avec ma machine elle lave et pour ça je l’en remercie mais elle pourrais secher plier et ranger le linge bon sang c’est pas grand chose qu’on lui demande! !!!
    Par contre moi parfois je suis égoïste . Avec ma meilleure amie ( la seule amie que j’ai ) comme on se vois peut quand on se vois cest la journee et la je pense qu’à ma poire les enfants restent avec papa et moi c’est shopping et resto tu devrais essayer cest revigorant c’est pas facile la premiere fois mais après y avoir goûter c’est addictif. Faut pas hésiter parfois à laisser papa avec ces enfant ok il bosse mais tu en fais bien assez c’est autant crevant. Je suis pas une femme au foyer sauf en ce moment sinon je travail de nuit et parfois le soir j’ai hâte d’aller bosser même si les patients sont parfois pire que les gosse mais je savoure le matin 7h45 les retrouvailles seule avec mon lit maison vide jusqu’à l’heure de chercher ma fille chez la nounou 14h petit dej seule au calme pfiouu
    Bref tout ça pour dire que tu n’es pas seule courage et prend du temps pour toi

    • Merci ❤ de ton message, de ce commentaire encore une fois touchant et qui fait du bien. cette impression de ne pas etre seule… On essaie de tenir bon. Je n'ai personne encore pour une ou deux soirées sans les enfants, c'est compliqué de lier connaissance sur ce sujet, on n'a pas forcement envie de dire "bonjour je suis la mère qui n'a plus envie de l'etre"
      On verra l'avenir, le temps, je me laisse un peu portée, en esperant ne pas couler.

  18. Je viens de lire votre article et je ne peux que vous comprendre, je suis en plein dedans. J’ai trois enfants qui sont certes en bonne santé mais que je ne supporte plus, un rien m’agace, je passe mon temps a crier meme pour des futilités!!!! Je rêve de pouvoir les mettrent en vacances chez un papi mais voilà je ne travaille pas dc personne ne comprend ma demande et du coup je ne suis pas « prioritaire » pour les faire garder par la famille, dc je me débrouille seule encore!!!!
    Dc courage a vous je reste persuadée que vous y arriverai et que le soleil est au bout du chemin😉

    • Le soleil n’est pas loin, il faut evidemment s’accrocher à ça ! mais c’est tellement usant, tellement erreintant, tellement epuisant …
      Courage à vous aussi.
      Et merci de ce témoignage !

  19. Très bon article!
    Je comprends tellement et en même temps tellement envie d’être près de toi histoire de boire un verre (ou bcp +)
    Je viens de lire l’article et j’ai du couper 4 fois pour « faire la loi ».
    Je me sens dans le même état et je culpabilise, parce que d’habitude je suis fatiguée de ma vie de maman mais je mettais ça sur le compte de mon taff+ deuxième journée maman. Mais la je passe 3semaines et demi seule avec elle. Il n’y a que mes enfants et ma vie de maman.. et je suis épuisée, vidée, j’ai envie de tout claquer et j’admire les femmes au foyer.

    Je suis comme toi sur plusieurs détails, notamment la chance d’avoir un homme qui vit pas dans les années 50 qui sait ce que c’est qu’être en couple, avoir des enfants, tenir à peu pres convenablement une maison. Il este très attentif à chacune de nous. Et des fois je culpabilise vraiment quand je vais le chercher en secours parce que je ne m’en sors pas alors que lui en fait autant que moi.

    Bref, je me reconnais dans tout ça. J’ai honte de me dire que je n’étais peut être pas faite pour être mère. Je ne regrette rien je ne pourrais plus vivre sans elles, mais je suis nostalgique des moments perso ..

    Je t’embrasse fort jolie fée.
    Te soutient complètement et je boirais une bière pour toi ce soir!

    • Et juste pour finir,
      Ça fait vraiment du bien de lire ce genre d’article. Surtout que je ne pense pas qu’on devrait en avoir honte. Même si le sujet est délicat et on ne sait comment la personne en face le prendra et surtout se permettrait elle de juger?

      Des bisous

      • j’ai peur qu’un medecin me dise que je suis bonne à enfermer, ou qu’un copain me dise que j’en rajoute.
        Ni trop malade, ni pas assez …

    • Pfiou hein. C’est pas simple tout ça, la culpabilité, la honte. On ne sait pas par quel bout on est mangée … mais on se sent tellement bouffée. Rien que là, par deux fois j’ai dû me lever pour separer les grands qui se chamaillent. Encore.
      j’aimerai bien un placard pour m’y enfermer 1h, un truc insonorisé. imagine. le silence …

      c’est dur d’avancer en ce moment.

      Merci, merci d’etre là

      • J’avoue avoir du mal à décharger tout ça, a part a mon mec, j’ai peur de la réaction des gens tout en me disant que le premier qui fait une remarque déplacée je lui laisserais mes mômes 1mois… (médecin compris)
        Donc je comprends, tout ça.Je ne sais juste pas comment faire pour être la pour toi, te soutenir
        Compassion, câlins, des bisous

        • je n’ose pas en parler, c’est facile sur la toile (bien que j’ai eu du mal à sortir les mots) mais en live j’arrive pas. et je me sens afreusement honteuse auprès de mes amis qui me lisent, j’ai peur d’etre jugée. mon homme ne sait pas ce que je ressents, j’essaie de ne pas lui montrer mes doutes, il essaie dejà de porter l’aspect « financier » de notre foyer 😦
          merci d’etre là !

  20. Comme je te comprends et je n’ai qu’une fille… j’avais aussi ma boutique…qui me ramenait zéro euros… et un jour j’ai dit à mon mari que j’avais besoin de reprendre mon souffle. Je suis partie une petite semaine…loin, pour pleurer,pour ressentir ce qui me manque et ce qui était réellement important dans ma vie. Ce n’est pas une solution miracle car je ne suis toujours pas la maman parfaite des magazines qui joue non stop avec son enfant et avec le sourire,mais cela m’a permis de respirer pour ne pas craquer et faire de réelle bêtises. Écoutes toi et n’écoutes pas les autres, c’est une question de survie. Bon courage ma belle.

    • Merci pour ce témoignage ! merci de ce commentaire ❤ c'est bon de ne pas avoir l'impression de pleurer dans le vide et d'etre seule. C'est tellement compliquée d'avancer dans ces moments là …
      Merci !

  21. Des millions de bisous et de douces pensées… J’ai essayé de te répondre un peu dans mon article https://aevole.wordpress.com/2015/08/11/mon-epuisement/
    Je voudrais te dire de ne pas avoir honte, mais je sais comme ça pèse à la fois beaucoup et à la fois peu. Pour ma part il n’y a vraiment qu’en en sortant que j’ai compris à quel point il n’était pas normal de ressentir tout ça.
    Alors je te le dis quand même, en espérant que ça puisse t’aider un petit peu.
    C’est normal ce que tu ressens. Mère au foyer en soi c’est lassant. C’est un job difficile, à grandes responsabilités, très répétitif et à la fois demandant d’être toujours au taquet pour les situations très changeantes qui se présentent.
    On peut y être bien. Tu l’as été. Tu le seras si tu le souhaites (pas dans le sens où tu « n’as qu’à le vouloir pour aller mieux » !!! surtout pas. Dans le sens où si tu souhaites rester au foyer, il est possible d’y retrouver du bonheur). Mais ça demande du travail, et pas du travail pour tes enfants, du travail pour toi.
    On dit qu’à l’origine d’un burn out il y a un loup à débusquer. J’espère avoir trouvé le mien, je crève de trouille qu’il y en ait un autre. Essaie de trouver le tien et de le regarder en face. C’est ton loup, un bout de toi, un bout de toi qui te fait beaucoup de mal. Et que tu peux transformer en gentil toutou à câliner.
    Tu es responsable de plein de petites vies. Mais aussi, surtout, et avant tout, de la tienne. Tu dois prendre soin de celle-là avec autant d’attention que de celles de tes enfants.
    En attendant que tu t’aimes, et même un peu après, je t’aime, et je t’embrasse.

    • Pfiou hein. c’est dur tout ça.
      De pas savoir si ce qu’on fait là, ni si c’est bien, ni pourquoi et ni dans quel but … Et est ce que ça va durer ?
      je cherche mon loup, mais j’ai trop peur de ce que je pourrais trouver …
      Merci, merci d’etre là, merci d’etre plus qu’un tweet pour moi ❤

  22. J’ai vécu la même chose que toi, car je suis restée à la maison jusqu’aux six ans de ma troisième enfant. Et comme toi, je vivais mal le fait d’être celle qui ne sert qu’à faire les corvées, qu’à « élever » du mieux qu’elle pouvait les trois enfants, et je n’osais pas dire, car vu de l’extérieur, les mamans qui travaillaient hors de chez elle m’enviaient d’être à la maison, et de « faire ce que je voulais de mes journées ». Je ne te mentirai pas en te disant que les choses ont mieux été lorsque je suis allée travailler moi aussi à l’extérieur de la maison. Du coup j’étais fatiguée de mes journées mais si heureuse de retrouver les enfants. Quant au désir d’avoir du temps pour moi, aujourd’hui encore, alors que mes enfants ont de 26 à 21 ans, je le privilégie. Ma vie de couple est aussi importante que les enfants. Il faut réussir à concilier les deux, c’est pas évident, du tout, mais il faut se garder du temps pour le couple. A l’époque où j’étais à la maison avec les enfants, j’avais l’impression d’être dans un huis-clos étouffant, et de ne pas exister. Tu as la chance d’avoir un soutien moral de ton mari, j’espère que ton coup de blues va s’atténuer, sinon, n’hésite pas à en parler avec ton doc, on peut se faire aider, en parlant, en s’exprimant. Ne te décourage pas MIss !

    • ❤ merci d'etre passé là !
      Tu sais je pense aussi parfois que reprendre un truc "hors maison" m'aiderait. même coudre hein, mais pourquoi pas dans un local prevu pour, juste pour avoir cette impression de ne plus etre attachée à la logistique de la maison…
      Je ne sais pas encore si je veux en parler, cet article m'a dejà fait du mal en l'ecrivant, je ne me sens pas la force de partager ça oralement aujourd'hui.
      On s'accroche, c'est dejà ça !

  23. Pingback: Mon épuisement | Aevole

  24. Je t’ai lu et je trouve ça bien que tu ais posé les mots !! Pas mal de choses qui me parlent aussi ! et qui font qu’en partie c’est pour ça que je n’ai pas l’envie d’avoir d’autre enfant 🙂 pourtant même avec 1 je connais, faire à manger, la lessive, l’amener et le récupérer à l’école/centre malgré mes +3h de train/jour tout ça…
    Tu n’es pas que maman et tu le sais, le facteur qui joue et complique c’est le temps… et il faut profiter des moments de femme même s’ils sont rares pour le moment… je pense que lorsque ta mini sera à l’école, si tu reprends le taf ou si tes créations te permettent de te mettre à ton compte, ça ira beaucoup mieux… en attendant n’hésites pas à demander de l’aide à ton Dragon, ne culpabilises pas qu’il travaille et de lui demander, justement c’est la soupape de sécurité qu’à un moment tu ai besoin qu’il t’aide. Et ta maman n’est pas très loin non plus ? Peut-être pourrais-tu voir avec elle pour essayer de te libérer du temps une fois par semaine ? Bon ce sont mes petits conseils de moi, maman d’un seul, donc bon je me doute que c’est peut-être facile à dire pour moi mais compliqué à appliquer pour toi, donc fais au mieux et moi je vois cet article comme un pas vers le « aller mieux »… n’aies pas honte en tout cas, être maman (+ au foyer), personne n’a dit que c’était facile ! moi je te trouve courageuse 🙂

    • Je me suis longtemps demandée pourquoi tu avais choisis de t’arrêter à un … Quand je vois tes photos passées je suis hallucinée de cette amour et cette complicité, cette joie de vivre qui se degage. Tu pourrais brancher une cam en permanence chez moi tu ne verrais que quelques sourires echangés…
      Ma mère n’est pas loin mais elle n’aime pas que je me decharge de ma maternité sur elle, je dois accepter le job, j’ai signer, 3x, pour ça …

      On fait ce qu’on peut, pas toujours comme on aimerait !

      Merci en tout cas, pour tout !

      • Oh il n’y a pas que ça, enfin je ne sais pas si c’est un « choix », il y a aussi le parcours du combattant PMA (mais ça quand on est motivé, on y fonce tête baissée), et tout simplement l’envie n’est pas là, je ne ressens aucun besoin/envie d’une autre maternité/ d’un autre enfant… c’est un tout…
        Concernant les photos, ce ne sont que des moments de vie, ici aussi il y a des moments plus difficiles, fatiguants etc et en fait, ce qu’on ne voit pas dans les photos : on a une relation assez indépendante mon fils et moi, on a jamais été collés, parce qu’au fond je suis indépendante et un peu solitaire peut-être. Mais ça fonctionne comme ça donc tant mieux !
        Pour ta maman, dommage mais effectivement il ne faut pas imposer. Comme tu dis ce qu’on fait ce qu’on peut et pas toujours comme on aimerait !
        Courage pour la suite, il faut juste de la patience, 3 tonnes de patience ^^

  25. Impossible pour moi de ne pas commenter ton billet du jour…J’espère déjà que de ne plus contenir cela en toi t’a soulagé…<3
    On échange de temps en temps sur twitter mais je refais les présentations… Je ne suis pas maman… mais je vis avec l'homme et sa tribu de 3 kids (1 gars et 1 paire de twinettes) 1 semaine sur deux.
    Chaque année avec mes copines de fac (toutes des mamans) on se fait le week end "lâcher prise" pour parler de nos vies de tout ça… Certaines se tapent même 3h de route… Pour se dire cela…
    Qui kiffe faire à bouffer tous les jours et d'avoir en remerciement un "beuuurk"… alors que toi tu as cherché l'idée, fait les courses, cuisiné… pour que se soit en + expédié en 5 minutes…
    Difficile aussi de kiffer quand le kid te dit qu'il s'est proposé de ramener un gâteau car son copain lui ramène des boissons à l'école et que du coup tu sais que ta soirée avec l'amoureux va être amputée d'une demie heure … collée en cuisine…
    Franchement qui aime laver le linge ? A la rigueur la cuisine, perso j'ai toujours aimer la pâtisserie (mais malheureusement on m'a dit que les menus gâteaux ça plait aux enfants mais que c'est mauvais pour la santé ! ;)) )…. mais ….le LINGE O__O
    J'ai envie de te dire que c'est normal d'être arrivée à ton niveau de saturation surtout finalement quand on a pas de contrat de travail… (Volontairement je ne dis pas boulot…) Mais néanmoins ce n'est pas normal de vivre ca… tu ne devrais pas subir ta vie de mère ainsi :((

    Ton contrat de travail … il est a la maison… tu l'exprimes bien …
    Ton lien de subordination tu l'as pris avec tes enfants… Et les enfants c'est avant tout ingrat… Car tout ce que tu fais ils ne le voient pas… Et dans ton billet ce que je vois… ce qui te manque avant tout c'est un cri pour de la Reconnaissance. Ce cri la, on le fait toutes lors de notre week end entre filles…

    Et quand tu dis que tu laisses tes enfants se disputer etc… tu ne lâches pas prise malheureusement… tu laisses tomber.. et c'est toi que tu laisses tomber dans l'histoire.
    Je ne suis pas d'accord sur le fait que tu ne fais rien !!! Tu accomplies des milliards de choses… et tu as raison de consacrer du temps à ta couture, ton plaisir car c'est indispensable de ne pas laisser passer toujours les autres ou pire… les corvées avant soi… Mais aujourd’hui"hui ta couture c'est ton seul espace de reconnaissance c'est pour cela que tu te plonges dedans en apnée..
    Je vais arrêter mon roman mais je pense qu'il est important pour toi de d'exprimer ce que tu as sur le coeur pour tout remettre en ordre… il est complètement chamboulé entre vie de femme, épouse et mère… La "partie" mère te mange beaucoup d'énergie et de temps pour réaliser de la logistique alors la effectivement tu n'en peux plus… tu ne peux pas rester comme ça pour toi … tu n'as pas besoin que je te l'écrive pour le savoir d'ailleurs…
    Tu peux aussi serrer les fesses jusqu'à la rentrée qui approche mais cela ne changera pas qu'au final tu souffres ….tu es fatiguée… et en plus tu culpabilises de tout même de ce qui t'apporte un peu de bonheur…

    • J’ai tellement honte de cet article, quand je me relis je suis horrifiée de ce que j’écris. Comment une mère peut preferer son ordi ou sa machine à coudre ou une épisode d’orange is the new black à une lecture avec son gamin ou une tarte aux pommes avec sa fille ?
      Je me sens mal de leur faire subir ça, cet abandon là.
      je culpabiliserai beaucoup de les laisser une journée pour aller m’amuser ailleurs, même si oui c’est tentant et oui ça doit etre revigorant.
      Je me sens juste pas prête, ni à avancer ni à faire demi tour.
      J’ai garé la voiture, j’attends.

      merci, merci pour tes mots !

      • ❤ ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ ❤
        Pourquoi choisir ? Tu peux passer 45 minutes avec "Piper" (j'adore orange aussi) en bouffant la dernière part de tarte au pomme que tu aurais fait dans l’après midi avec ta fille 😀 ? sans culpabiliser … Pense-y quand tu vas redémarrer ta voiture :))
        ❤ ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ <3<3 ❤ ❤ ❤

  26. Comment dire tout haut ce que la plus part (pour ne pas dire la majorité) des femmes pensent tout bas… il n’y a pas de honte à avoir…
    Que celle qui n’a jamais ressenti ça te jette la première pierre…

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