Journal de bord (9) 37sa, début de la fin, debut du questionnement

37sa … J-28 … Vendredi 17 janvier / 6h46

Haaaaa. 37sa.

Cri du desespoir (ça se rapproche !)

Cri de bonheur (fin du cap de prématurité!)

Hier soir,  j’ai eu deux contractions.  2 ! Une pendant les infos sur M6 et une pendant un épisode d’ Elementary. Couchés à 22h, il a fallu géré les aller/retour d’un nain malade (qui tousse) vers minuit, vers 2h et vers 4h. Ensuite j’ai abandonné, il a finit sa nuit entre son père et moi. Ce qui a dû amuser mon bébé … qui s’est mis à jouer dans mon ventre comme si elle s’entraînait pour un triple lutz piqué.

Que du bonheur…

Aujourd’hui, si je voulais, je pourrais commencer mon homéopathie. Mais je vais attendre lundi. J’aime bien commencer des trucs le lundi. C’est bien un début de semaine.

J’ai rangé ma couture, jusqu’à mon retour de la maternité, jusqu’à ce qu’on soit 5. La station assise prolongée ne me réussit pas du tout. Et il est temps de dormir un max. Si ce n’est pas la nuit, ça sera la journée. Et puis j’ai un super Dragon qui fait parfaitement le ménage.

Le weekend approche. Il me fait un peu peur parce que je sais que c’est souvent là que je me ménage le moins. En plus il y a entraînement de rugby. Je ne sais pas encore si on traite la verrue de la Grande Princesse ce weekend. Mais on ne peux pas attendre trop non plus …

Il me reste des petites choses à préparer avant le grand depart, mes fiches sur l’allaitement, mon cahier d’écriture, une playlist pour m’endormir le soir à la maternité (je suis une handicapée du sommeil en célibataire, sans mon homme, je ne dors pas, ou très peu et très mal)… tiens ça me fait penser que je n’ai pas retrouvé mon MP3… il me faut aussi rajouter une boîte de mouchoirs, et des chaussons. Que je vais peut être acheter aujourd’hui vu l’état déplorable des miens … hum …

37sa. Aujourd’hui.

C’est dingue comme ça aura filé ! Je n’ai pas eu le temps de voir le temps passer. C’est plutôt normal pour un Troiz’ … on m’avait prévenu, tu peux moins regarder ton ventre, par priorité, tu as déjà des enfants et tu es déjà maman. Ça n’enlève rien à la nostalgie du Bidon Rond. Qui passera, je le sais, avec la ménopause.

La rencontre se profile. Aura t’elle mes yeux ? Ceux de sa soeur ? Ceux de son papa ? Ceux de son frère ? Aura t’elle les cheveux blonds ou noirs ? Crépus ou lisses ? Aura t’elle cette odeur si particulière qu’on eu mes 2 grands pendant des heures ? Pourra t’elle mettre du naissance pendant 2h, 2 semaines ou 1 mois ? Sera t’elle une dormeuse ? …

Je savoure encore ces moments où je ne la partage pas, où elle est en interaction et en osmose avec moi, bientôt il faudra veiller sur elle « de loin » … la partager … la voir dans d’autres bras…

Je prends le temps, comme avant chaque naissance, de dire à ce bébé que je l’aime. Parce qu’un accouchement peut aussi tout changer, tout bouleverser, tout transformer dans la relation mère-enfant. Qu’on peut être tétanisée par ce bébé qu’on ne reconnaît pas, qu’on peut se sentir incapable et bonne à rien, qu’on peut attendre l’instinct maternel des jours ou des mois …

J’ai vécu ce grand choc pour ma Grande Princesse. Je ne l’ai pas « reconnue » … j’avais pleinement investit ma grossesse, mais je n’étais pas prête à être mère. La naissance à côté de la plaque, sans réaliser quoi que ce soit, n’a pas aidé … J’étais paumée et complètement déroutée par ce bébé. J’ai eu la chance d’avoir un homme très disponible qui a investit son rôle de père à la première seconde. J’ai mis plus d’un mois à parler à ce bébé, à lui donner un bib sans pleurer, à la garder contre moi. Je flippais trop. Comment la petite merveille que je couvais pouvait être devenue un « vrai » bébé ? Ça m’a pris du temps mais petit à petit c’est venu, cet amour fou et inconditionnel.

Pour mon fils, j’étais déjà maman, je savais que la continuité de la grossesse était un bébé que j’aurais dans mes bras. Alors je n’ai pas investit à 100% ma grossesse, mais je me suis projetée avec mon fils dans l’après, dans l’allaitement, dans la vie avec 2 enfants. Du coup, il n’y a pas eu de doutes, je l’ai vu naître, je l’ai senti naître, je l’ai reconnu. Il était bien le bébé qui était dans mon ventre, je l’aimais déjà,  j’ai continué.

Pour la mini, je commence à me projeter, doucement, vers la vie avec 3 enfants, je pense à l’allaitement, je pense au quotidien … mais bien vite je me laisse envahir par le bien être de la grossesse, par cette envie de poursuivre encore l’aventure, encore un peu …

9h12. Les enfants sont à l’école. Un papa s’est étonné de me voir (encore?) … j’ai inspiré un bon bol d’air et en un souffle j’ai sorti cette merveilleuse réplique dont je vais de suite faire un teeshirt « une grossesse c’est 9 mois, pas 8. Oui il reste 28 jours. Tu vas t’étonner 28 fois de me voir ou je peux espérer profiter de mon dernier mois sans être harcelée ? » Parce que MERDE HEIN BORDEL DE CUL !

12h57. Une sieste d’une heure, ça fait du bien. Ce qui fait moins du bien ce sont les contractions qui reviennent. 

15h37. Une petite heure de sommeil de plus au compteur.  L’inconvénient c’est que je me sens dans le brouillard. Et puis j’ai mal à la hanche, au côté droit, comme si mon ovaire partait en manif en matraquant mes os avec des pancartes « rendez moi mon ovulation ! ».

16h12. Cherchage des nains à l’école. Début du marathon weekendesque. Des bisous. 

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2 réponses à “Journal de bord (9) 37sa, début de la fin, debut du questionnement

  1. Ces éternelles contradictions qui grandissent à mesure que la deadline approche… Bon week-end, copine clône baleine bretonne 😉

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