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This is the end – just a story about mes nichons

501 jours

12 024 heures

721 440 minutes

43 286 400 secondes

Dès l’annonce de la grossesse, je savais que j’allais t’allaiter, toi mon fœtus (non mais LOL hein?). Je m’y suis préparée, avec des classeurs entiers d’informations, des fiches de la leche league, des témoignages de copines…

Je n’ai jamais douté que j’en serai capable. Ta sœur n’a pas été allaitée, je n’ai jamais eu d’allaitement dans ma famille et j’ai dû voir deux femmes allaiter leur bébé devant moi en 26 ans, mais je savais que c’etait gagné d’avance, je le voulais tellement, ça me dévorait de dedans !

Alors tu es né, et ça a été un peu la bousculade, pédiatrie et couveuse se sont mis en travers de ma route. Qu’à cela ne tienne, 4h après ta naissance je rodais dans les couloirs pour te donner une première fois le sein. Et j’ai pas eu peur d’y passer 22h sur 24 les premières semaines, quitte à défier les puéricultrices "toutes les 3 heurs madame, faut pas l’habituer" huhu^^ la bonne blague tiens !

Des crevasses j’en ai eu. Mais j’ai pas lâché, j’ai pris un abonnement à Lansinoh, et Castor Equi ! Le REF je le connaissait de nom, j’ai appris à l’aimer, parce que finallement ça permet de ne pas s’éterniser 20 minutes par sein, en 5 c’était bouclé ! Les balances ont parfois pu me faire peur, mais pour rien au monde j’aurai laissé tomber quitte à tricher et à te filer le sein juste avant la pesée ! Il y a eu les bibs de compléments, il y a eu le tire lait, mais j’ai pas laché, j’ai hurlé ce que j’ai pu, dénoncé ce que j’ai vu et je me suis accrochée !

Je t’ai allaité avec rage et passion ! Avec amour et peine aussi ! Souvent noyée sous les larmes du post partum ! Et riant aux éclats parfois !

A la maison la maladresse des premiers jours a disparu, il aura fallu 6 semaines pour que je maitrise vraiment l’allaitement, les positions et le degrafage du sousting de façon discrète. Les douleurs ont disparues ! Et les pics de croissance se sont éloignés !

Puis la routine, l’habitude, les sorties. Quelques teeshirts soulevés au milieu des ballades, au bord de mer ou à la campagne. Quelques moments magiques, au mariage ou chez ma maman. Quelque moments durs  quand le tire lait me déclarait la guerre ou quand il n’y a avait que mon sein pour te consoler à 3h du matin !

Et tu grandis et tu manges autrement. Et on diminue progressivement.

Le mois dernier tu me repousses pour la tétée du soir, notre calin … J’accuse le coup, je m’y fais, je m’y ferai !

Et là, c’est fini pour le matin, c’est toi qui a décidé que non tu ne prendrai plus ce sein que je te propose, tu as preféré aller dodelinant à la cuisine me montrer le lait ! Le biberon que ta sœur/ton papa pouvait te donner, et déjeuner avec tout le monde c’est sans doute mieux qu’au lit avec maman dans le calme matinal.

Tu as choisis ton moment, je n’insiste pas, je suis prêté à te suivre, à t’entendre, à t’écouter, prête à te voir grandir !

Tu vas avoir 17 mois et j’en suis fière, j’ai tenu bon quand ça n’allait pas, et j’ai tenu tête quand on m’a emmerdé ! Je suis contente de notre allaitement !

Merci mon fils, mon petit homme, mon petit prince !

Je vais te parler de mes nichons

La semaine mondiale de l’allaitement s’achève.

Moi je vais te parler de mes seins, de leur évolution surtout, une sorte d’avant, après, sans photos mais avec des métaphores qui devront être assez parlantes !

Un jour j’ai commencé ma vie sexuelle, ce jour là mes seins sont devenus mon atout Number One. Décolletés pigeonnants, paillettes dans le creux, la total ! Une fierté de me faire reluquer les jumeaux, ça va s’en dire !

Un jour j’ai connu le Dragon, qui n’a jamais eu le coup de foudre pour mes seins. Pas que mes seins le dérangent, pas de réels rejets non plus, mais sans grande attirance quoi. Ils sont là mais ne gène pas quoi ^^ C’était le temps du 100C.

Un jour j’ai été enceinte, j’ai eu une montée anti-allaitement. Réellement. Cela me faisait horreur (sur moi, pas chez les autres), j’avais ni envie d’essayer, ni envie de réussir, ni envie de me projeter, ni rien, quedalle. Mes seins n’ont pas pris une taille. Jamais. Ils n’ont pas bougé, comme si ils savaient qu’ils n’auraient pas le job.

Le temps a passé, une seconde grossesse s’installe. Et là j’ai une envie folle et subite d’allaiter, ça m’émeut, je m’y projette, je m’y prépare. 4 mois de grossesse et 5 tailles de soutif en +. J’ai fini en bonnet G. Ouep !

Une naissance bousculée et des premières tétées difficiles. On s’accroche à 3, le Papa m’aide beaucoup. Et la routine s’installe.

8 mois, des amis, des familles hallucinées de mon allaitement (zéro allaitement côté Fée, maxi 6 mois côté Dragon) et moi qui allaite tranquille en robe de mariée.

A 1 an, on passe progressivement de 6 tétées par jour à 2. En prévision d’un taf qui ne vient pas. Je ne tire pas mon lait, la diversification est faite.

16 mois mon bébé. Et toujours une tétée magique matinale, pour me dire bonjour. Même si le lait chocolaté suit presque immédiatement nos 15 min de plénitude. Et une tétée calin le soir. 3 min! 1.5 par sein.  Juste décorative avant d’aller au lit.

16 mois, un bonnet D stabilisé, seins vergeturés, gants de toilette façon savon au fond. Désarroi. Où sont mes seins de jeune fille ? (Dans ton Cul qu’on me dit…)

Lentement et surement on approche de la fin, je le sais, le sens, le ressent. Je savoure ces derniers instants magiques, prendront alors le relai d’autres moments, d’autres instants. Mais je suis contente pour mon petit Coeur, d’avoir fait ce bout de chemin avec lui.

Ici tu auras un max d’info si tu as envie d’allaiter

Et parce qu’elle le vaux bien, coup de projo sur La Mère Joie qui t’en fait carrément une dissert’ !