
Vendredi 23 au matin, ma dent du haut me chatouille. Vendredi après midi j’en pleurais. J’ai testé le doliprane par 1g toutes les 3h sans que la douleur ne s’efface. J’en ai pleuré, hurlé, vomis. Et je me suis même assommé contre un mur mais non, la douleur avait décidée de s’incruster.
Tu le sais, rien n’arrive jamais au bon moment. Pas de voiture, pas de potes pour gérer les enfants, pas encore d’enregistrement mutuel, pas de paie tombée … bon, j’ai attendu le retour de mon mari à 20h pour qu’il m’emmène aux urgences locales.
J’explique au medecin urgentiste que j’ai très mal au dents et qu’il faut qu’il soulage ma douleur. Il m’envoie voir le medecin de garde. OK.
Le medecin de garde me fait un sourire quand il entends ma demande, répond qu’il n’est pas dentiste et qu’il ne fera rien d’autres que regarder et éventuellement prescrire un doliprane. Vu que j’aime pas son ton de merde, je lui fout dans la gueule que c’est juste une saloperie de toubib qui se fiche des gens et je claque la porte.
Retour aux urgences, on m’apporte des antibio pour deux prises, un truc codéiné censé me soulager, un anti inflamatoire et un lexomil. Je devais prendre les premiers sous ses yeux, je l’ai fait. On est rentré à la maison,j’ai pris le reste et je n’ai pas dormi.
La douleur s’est faite plus vicieuse la nuit, la position allongée augmentait ma douleur, me donnait nausées et vertiges, et j’ai passé la nuit à pleurer.
Au matin quelque chose avait changé. Ma tronche. Ma joue faisait la taille de mon épaule. Œil façon coquard. Douleur ++++
Le 24 au matin, on a sorti la liste des dentistes de MAVILLE. On les a tous appelés, tous en repos, personne avant le 26. On a appelé les dentistes de VINGTBORNESDEMAVILLE. Pareil. On a été jusqu’à rappelé les 3 hôpitaux près de chez nous, pas de dentiste. Et ma douleur qui montait, montait.
J’ai rappelé les urgences, leur demandant conseils. Ils m’ont dit d’appeler le samu, de voir avec le medecin conseil. Lui m’a dit d’attendre le dimanche matin, car il y avait un dentiste de garde. Mais moi dimanche matin je me serais déjà jetée sous les roues d’une voiture.
Je suis retournée aux urgences. Je leur ai dit que s’il ne s’occupait pas de moi je revenait après un accident de la route. Ils seraient bien obligés de s’occuper de moi ! Ils se sont alors mis à téléphoner à tous les dentistes de MAVILLE. Pas de bol au premier qui a décroché le medecin a dit "vous êtes réquisitionné pour une urgences" et hop, j’ai vu un dentiste.
Pour le dentiste, aucun doute, c’est un abcès. Malheureusement, impossible de percer la dent, trop bien bouchée par un précédent dentiste. Impossible d’entailler la gencive sans savoir où est l’abcès avec précision. Il faut que je fasse une radio, labo fermée, journée de merde. Donc antibio, anti inflammatoire et anti douleur. Il m’a promis un Noël sans douleurs. Et on se revoit mercredi.
NE JAMAIS CROIRE AUX PROMESSES DES DENTISTES !
Ok le 24 après midi j’ai dormi une petite heure. Mais la nuit jusqu’au 25 a été horrible, moins de 2h de sommeil, une joue encore plus gonflée, un oeil qui a disparu sous les paupières gonflées, et la douleur, toujours plus forte, toujours moins contrôlable.
Le 25 se passe difficilement, la douleur est latente, je l’entend sournoise, prête à revenir au moins mouvement de ma part. J’ai le visage tuméfié qui ne ressemble plu à mon visage mais à celui des femmes pour la campagne contre les violences faites aux femmes.
Le 25 au soir, je prends deux dafalgan codéiné, espérant dormir. Raté. je suis debout dès 23h. J’ai mal, très mal. J’ai envie de me jeter sous une voiture, de me foutre en l’air, j’ai trop mal pour rester comme ça à attendre que ça passe. 1g de machin codéiné plus tard je m’aperçois que la douleur est là, encore. Medoc de merdasse !!!! J’aurai pleuré, tapé ma tête contre les murs et essayé de m’arracher la dent jusqu’à 6h du mat’.
6h, ce matin, mon homme se lève, voit mon état, et tente de me consoler. On passera quelques minutes enlacées comme ça, lui se sachant pas gérer ma détresse, m’implorant de résister, moi qui aurait voulu lui filer un peu de ma douleur pour alléger ma souffrance. mais oui, il doit aller bosser, et moi gérer nos enfants.
Sans sommeil, avec la tronche l’elephantman, un œil valide et des nausées de malade…
Si ma voiture avait fonctionnée, si la nouvelle mutuelle était enregistrée, si j’avais eu de l’argent sur mon compte, là ce matin, je partait au labo faire la radio, dans la foulée j’allais voir mon dentiste pour qu’il fasse quelque chose.
Je veux que cette putain de douleur s’arrête.

NB : tu penses bien que si tu me parles de clous de girofle, de bain de gros sel ou de massage du cartilage de l’oreille je vais être énervée, parce que bien sur, j’ai déjà TOUT essayé ! Et RIEN ne marche !
WordPress:
J’aime chargement…