Non …. rien de rien …

Non, je ne regrette rien …

Ni l’humidité, ni le froid, ni les limaces dans la maison (salle de bains, chambres,  cuisine, toilettes) …
Ni l’absence de contenaire à poubelle (qui m’oblige à 800m de voiture)
Ni l’escalier qui craque le soir quand tout le monde dort
Ni cette allée de terre qui se transforme en boue …
Ni cette pluie incessante
Ni ce brouillard 325 jours par an …

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VIVEMENT QU’ON SE CASSSSSSSSSSSE !!!!!

Et elle se mit à pleurer …

… parce qu’elle compris à quel point elle avait de la chance d’avoir 3 enfants en bonne santé.

Oui, c’est sur,  ce n’est pas facile, ils se chamaillent, se bousculent, tombent, se cognent, se coupent … parfois on enchaîne surveillance de trauma et points de suture.

Mais pas de maladie grave, pas de danger, pas de crabe.
Pas de saloperie de poison qui viendrait tout gacher.

Parfois j’aimerais oublier les risques, les statistiques,  les pourcentages.
Parfois j’aimerais juste les regarder jouer et leur dire « allez, courrez, vous vivrez! »

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J’ai passé, on a passé, une semaine très angoissante. A imaginer le pire.
Et en 1 minute un médecin formidable nous a rassuré.

Physiquement d’abord. Elle a posé sa main sur mon épaule et en plantant son regard dans le mien, elle a répété deux fois « faites moi confiance » et de fait j’ai baissé ma garde. En même temps que le fut’ de ma drôlesse. Et puis elle a sourit. « TOUT VA BIEN. »

Le reste c’est qu’un brouillard qui finit par se lever.
Un peu de flou dans la vie.

Et ce soir c’est soulagée que je vais (enfin) dormir.

La chanson de la semaine

Futur, Saule

Notre futur ne m’effraie pas
Je finirai vieux avec toi
On se baladera le dimanche
On mangera des tartes à l’orange

On redécorera la chambre
Pour la cinquante-quatrième fois
Et nous arroserons des plantes
Que nous effleurerons des doigts

Tant qu’il me restera ta main
Tant qu’il me restera nous deux
Aussi petite soit ma vie
Je le sais bien
Je pourrais devenir vieux

Notre futur ne m’effraie pas
Si tu m’écoutes à l’intérieur
Il y fait bon battre mon coeur
Et ça continuera comme ça

Chaque seconde et chaque endroit
Tout ce qu’encore je n’connais pas
Est une raison suffisante
Pour pouvoir vieillir avec toi


Je vous laisse gougueuliser pour l’entendre, mais elle est magnifique tant à lire qu’à entendre.

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Grandir

9kg980
71 cm

Ça passe si vite.
Tellement vite.
Bien plus vite que les fois précédentes.
Bien plus vite que toutes les mises en garde l’avaient prédit.
Bien plus vite que j’y étais préparée.

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Je t’habille en 18-24 mois, te chausse en 23.
Tu as deux petites quenottes sur le bas de la gencive.
Tu dis papa. Surtout quand il n’est pas là.
Tu commences à tenir assise.
Tu fais 3 repas « solides » par jour, tu gardes mon sein à volonté.

Tu commences à vouloir découvrir le monde.
Tu t’intéresses à tout.
Et à tout le monde.

Et dire qu’il y a 8 mois, tu n’étais qu’à moi.

Il y a 8 mois j’étais à l’abri de tout.
Il y a 8 mois tu étais à l’abri du tsunami qui nous embarqué il y a une semaine.

Il y a 8 mois on ne se doutait pas qu’un jour on serait en train de patienter dans la salle dattente d’un chirurgien pediatrique parce qu’aucun medecin ne pouvait dire ce que tu avais.

Il y a 8 mois j’étais loin de toute cette saloperie d’angoisse.
Il y a 8 mois on etait bien toi et moi.

Laisser dernière soi … un bout de vie

Les demenageurs n’interviennent qu’en novembre.
Nous emmenageons en octobre.

Il a fallu faire quelque choix.
Laisser derrières nous des affaires qui viendraient après.
Des choses dont nous n’avons pas besoin au quotidien mais qui ont une valeur très symbolique et affective.

Des cartons de lettres échangées (oui bon, y a 99% de lettres de moi mais quand même, il y en a quelques unes de mon homme et c’est suffisamment rare pour être precieux) des souvenirs de notre mariage (album avec les essais de menus, de guirlande, des images de la deco) les affaires de naissance de nos enfants (bracelets, premier pijama) etc etc …

C’est facile de les laisser pour des vacances.
Moins de les laisser en attendant que quelqu’un (que je ne co nais pas, c’est le principe des professionnels) fasse le transfert.

C’est finalement révélateur de ce bout de vie qui reste en Bretagne sans nous.

Les copains à qui ont dit qu’on donnera des nouvelles alors qu’on sait bien qu’après 3 ou 4 échanges il ne restera que quelque j’aime sur fcb …
L’école qui a fait grandir mes enfants …
Cette mairie où nous nous sommes dit oui …
Cet etang où inlassablement nous avons donné du pain au canard …

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Ce coin de paradis pour lequel nous avions quitté Paris, avec une princesse sous le bras et un bébé dans le ventre.
Ce coin de paradis, cette jolie Bretagne, qui nous a vu partir, revenir, repartir …

A bientôt.

Dire au revoir en alsacien

Des gâteau,  des gâteaux …

Mon éternelle recette de Schwowebreteles, 6 mains et beaucoup de bonne humeur.

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Dire au revoir en couture

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Des trousses, des marques-pages et un joli sac.

Deus ATSEM, une institutrice,  le maître du mercredi et la directrice qui aura eu 3 ans ma fille et un peu plus d’une année mon fils.
C’est un crève coeur de quitter cette école.

Tissus, rubans et fermeture choisis par les enfants et les marque-pages ont été réalisés avec mon fils qui manie très très bien la pedale et le guidage du tissus. Sera t’il le prochain Karl L, ou un JPG ?